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Le problème avec l’herpès c’est qu’on devient parfois un peu parano.  Dans les premières années, lorsque j’étais en relation avec un cher petit moldu, je paranoyais au moindre petit picotement, chatouillement, grattement ou irritation que je pouvais ressentir au niveau génital.  Et si c’était l’infâme qui s’annonçait?, m’alarmais-je à tout moment.  C’était pratiquement une maladie en soi.

Avec les années et l’absence totale de récidive, je me suis faite moins alarmiste.  Et si c’était l’infâme?  Ben ce sera l’infâme et pis c’est toute!  Chéri est au courant et, bien que je ne le souhaite NULLEMENT, il fera comme nous tous et il négociera avec un petit ami dans sa culotte!  Comme je vis presque bien avec le virus, et égocentrique comme seul l’humain peut l’être, je me dis qu’il saura en faire tout autant. En fait, je vous avoue que la majorité du temps, j’oublie qu’un passager voyage à bord de mes ganglions.

Alors l’autre jour, lorsque Chéri m’a téléphonée et qu’il m’a balancé un « ben….je crois que je fais parti de votre gang », j’ai mis un petit moment à comprendre ce qu’il voulait dire.

Hein!?, ai-je grimacé toute étonnée que ça puisse arriver, tu penses que t’as l’herpès?

Je regrettais quasiment de l’avoir encouragé à ne pas faire le test de l’herpès lors de sa qualification pour l’obtention de son diplôme de Petit-gars-propre-et-exempt-de-toute-trace-de-maladie-honteuse.  À quoi bon savoir lorsqu’on ne peut rien y changer, que j’me disais et que je me dis toujours!  Heureux les creux non?!  Sauf que là, je me disais que je ne pourrais jamais savoir si c’était moi la coupable ou si monsieur se faisait squatter la culotte bien avant d’avoir visité la mienne.  Et connaissant ma mauvaise foi, c’est certain que j’aurais blâmé Béatrice ou Muguette ou Solange!  Mais MOOOÂ?  Jamais.

Alors docteur Nitouchka a enfilé son chapeau de pro et au téléphone, dans mon bureau, au travail, j’ai tenté de diagnostiquer le petit bobo de mon pauvre Chéri qui avait le caquet bien bas.

Bon on commence par se calmer.  C’est pas tous les chiens qui s’appellent Fido!  Ça ressemble à quoi ton truc?

Ben c’est rouge, c’est douloureux, c’est autour du pénis, sur le pubis….

C’est un bouton?

Ben….(en s’examinant la zone sinistrée j’imagine)…. n..non….. C’est plus comme des petites lésions, une irritation.

Bon!  Va sur internet et tape molluscum contagiosum sur un moteur de recherche.  C’est un autre virus qui peut s’attraper sexuellement mais qui est en fait également un virus d’enfant du même ordre que la varicelle.  C’est peut-être ça……….

En terme de petits virus étranges et inquiétants, j’ai eu ma part.  Et ce petit molluscum, believe it or not, je l’ai eu sur les cheville et j’ai couru paniquée à l’Actuel, convaincue qu’une forme mutante et rampante d’herpès m’envahissait.

Lorsqu’on s’est fait pincer une fois, on devient plus méfiant.  Et parce que nous avons tous, bien qu’à différentes intensités,  une tendance toute humaine à imaginer le pire, on saute facilement aux plus macabres conclusions.

Mais ça c’est en ce qui me concerne.  Parce que pour Chéri, je ne m’en faisais pas tant que ça.  D’une part, je le dis et le redis, l’herpès c’est loin d’être le pire des maux, et d’auter part, parce que je demeure convaincue que je peux difficilement le transmettre.  Pensée magique?  Peut-être.  Mais je vous assure que j’aime me sentir ainsi et que je ne changerais pas ma place pour quelque crise d’angoisse que ce soit!

Toujours est-il qu’une fois rendue à la maison, j’ai examiné l’apparence du malfaisant et franchement, c’était comme confondre Dany De Vito avec Daniel Craig.  Ou une robe cocktail avec des bottes à cap.  Bon…. une fraise avec une framboise d’abord.  Mais non, ô non, pas une mûre avec une framboise!  Ça non quand même.  Chéri avait des rougeurs.  Vous savez le genre de « rash » qui arrivent d’on ne sait où et qui repart quelques jours plus tard.  Il m’arrive parfois d’en avoir sur le visage.  Une forme de champignon peut-être.  Le genre de truc qui ne donne pas du tout envie d’aller faire la queue à la clinique parce que le temps d’avoir un numéro, c’est déjà parti.

– Tu vois Chéri, tu t’en faisais pour rien!  Je te l’ai dit, je suis « transmission proof »!! Hé! Hé!  …..qu’est-ce que tu fais?………mais….. non!  Ah non Chéri!  Pas ce soir….. tout à coup que ton petit truc rouge, ton petit De Vito, ce serait contagieux?  Ben quoâââ??  Quand on s’est fait pincer une fois….. 😉

Il nous arrive de magnifiques cadeaux sous formes de commentaires et de messages.  Des cadeaux qui nous font vachement plaisir.  Parce qu’on a beau le faire d’abord pour nous, sans trop d’attentes, il n’en demeure pas moins qu’il est bon de savoir qu’on fait du bien aux autres. On aura beau dire, l’altruisme c’est jamais gratuit. 

Alors chacun de vos commentaires, quel qu’en soit la nature, nous fait plaisir.  Parce qu’on aime pas parler seule et parce qu’on aime savoir que ce qu’on fait ici peut servir à d’autres. 

C’est dans cet esprit que j’avais envie de partager avec vous deux messages que nous avons reçus et qui sont des success story made in MPB.  Bon……. pas juste MPB mais quand même, on y a en quelque sorte contribué et franchement, on en est pas peu fières!

D’abord ce commentaire de Betty.  Qui nous a beaucoup touchées. Beaucoup.  Parce qu’on voulait aider.

Et ensuite ce message de Julie que nous avons reçu dans notre boîte courriel et qui rappelle qu’en plus d’aider, on voulait démystifier……et dé-démoniser l’infâme!

Elle a gentiment accepté qu’on le publie, sans en changer un mot ni une virgule.

*************************

 Bonjour à vous trois,

Vos deux derniers articles m’ont vraiment interpelés (« …Réponse à Monsieur B » paru le 9 avril et »Figer sa position » paru le 12 avril dernier) parce que je suis de ces fous (ou folle dans mon cas) qui vous aiment (ou plutôt aime un de ces « Zerpétiques »).

J’ai envie de partager avec vous mon histoire.

Il y a bientôt un an, j’ai rencontré ce gars pour lequel j’ai eu un véritable coup de foudre! Quelques jours à peine après notre rencontre, avant même qu’il ne soit soit passé quoique ce soit autre que des discussions qui ne finissaient plus (pas d’échange de salive et encore moins de soirée torride) il a quitté pour un mois dans le cadre d’un voyage pour son travail. Durant tout ce temps, on s’est écrit, tous les jours, parfois même plusieurs fois par jour, c’était génial! Quand il est revenu, on s’est revu, ça n’a pas pris de temps pour qu’on s’embrasse à bouche que veux-tu, mais après une dizaine de jours de ce régime, il n’avait toujours rien risqué pour attenter à ma pudeur. Je commençais à trouver ça louche. Surtout pour un gars de presque 40 ans qui avait tout de même réussit à faire deux enfants à sa blonde précédente. J’y allais d’hypothèses du genre: il est peut-être juste respectueux, il fait peut-être partie d’une génération qui précipite moins les choses, il n’a peut-être pas eu beaucoup de femmes dans son lit, il ne sait peut-être plus comment faire en début de relation après tout ce temps passé avec la même femme. J’avais en partie raison sur toutes ces hypothèses, mais la seule que je n’avais pas vu venir c’était celle qui le retenait au delà de tout: il avait l’herpès.

Le soir où il me l’a annoncé, c’était comme si mon monde s’écroulait. J’avais ENFIN trouvé un homme avec qui je me voyais faire ma vie, il était parfait en tout, sauf pour ça. Après 4 ans de célibat, j’avais eu largement le temps de constater que de rencontrer quelqu’un avec qui on clique si fort n’était pas chose facile. Il était nerveux, m’expliquant comment c’était arrivé, me racontant comment il vivait bien avec la situation surtout depuis qu’il prenait du Valtrex tous les jours et qu’il n’avait plus de crises. J’ai écouté, attentivement, et lui ai demandé de réfléchir à tout ça.

Puis m’est revenu en mémoire une adresse, celle de votre blogue. Celui sur lequel j’étais tombé 2 ans auparavant, quand après un one night et un condom qui glisse étaient apparus d’étranges symptômes. N’étant pas du genre à me précipiter à l’urgence, j’ai enduré cette terrible démangeaison qui me grattait l’entrejambe et qui rendait inconfortable toute position assise et même le port de la petite culotte, jusqu’à ce qu’elle passe. Quand quelques semaines plus tard elle est revenue, j’ai attendu quelques jours et me suis présentée à la clinique. Diagnostic? Vaginite à levures. On m’a prescrit du flaconazole, et une dizaine de jours plus tard j’étais comme neuve. Puis c’est revenu, encore et encore, je me suis présentée à la clinique je ne sais combien de fois durant une période d’environ 6 mois. Dans la majorité des cas, les docteurs ne voyaient rien. 1 ou 2 fois on me diagnostiquait à nouveau une vaginite. Je suis restée perplexe. J’ai demandé à faire des tests sanguins dont celui de l’herpès. Résultat? J’avais un type 1. Comme j’avais déjà fait des « feux sauvages » étant plus jeune, pas moyen de confirmer quel était ce mystérieux mal qui me brûlait régulièrement de l’intérieur. Puis comme c’était venu, les démangeaisons me quittèrent du jour au lendemain, pour ne plus revenir depuis. Je suis toujours restée sur un questionnement à savoir si c’était vraiment les vaginites la cause de cet inconfort. J’ai beaucoup lu au sujet de l’herpès, j’ai fouillé votre blogue de fond en comble, mais j’ai surtout appris à démystifier. Quand j’étais ado, l’herpès était la pire chose qui pouvait m’arriver après le VIH. Je suis restée convaincue de ça durant bien des années. Au fil de mes lectures, mon préjugé a diminué. Votre blogue est en grande partie responsable de ça, mais aussi plusieurs sites de références médicales qui sans banaliser le virus expliquent que ce n’est vraiment pas la fin du monde et que peu importe les précautions que l’on prend, on n’a jamais de garantie de ne pas contracter le virus, surtout avec le type 1 qui se propage de plus en plus sous la ceinture et l’augmentation des relations bucco-génitales.

J’avais donc tout ceci qui me revenait en tête, j’avais surtout la conviction que si je passais à côté de ce gars à cause de son petit bobo, je m’en voudrais toute ma vie. J’ai donc rapidement décidé de foncer, mais en prenant mon temps 😉 Il s’est écoulé encore un autre mois avant qu’on n’ait une première relation sexuelle complète, toujours avec condom et surtout avec la promesse de la part de l’hommme de la situation de me tenir au courant si le petit bobo se pointait. Sans vouloir entrer dans les détails, c’en fut toute une. En fait, l’expérience se répète à chaque fois que nous faisons l’amour depuis. Je croyais au départ que j’aurais toujours en tête le coloc entre nous deux lorsqu’on ferait l’amour et à mon plus grand étonnement, je crois que si j’y ai pensé 2 ou 3 fois max depuis c’est bien beau. Après environ 4 mois du régime condom, et après être allés passer des tests de dépistages et appris que son petit bobo était de type 1, mais surtout après une soirée beaucoup trop arrosée, on a oublié le condom et on ne l’a pas réutilisé depuis, donc depuis plus de 6 mois. Et dans mes bobettes? Toujours rien!

Je sais que rien ne me garantis que jamais je ne l’attraperai, mais j’ai décidé de vivre avec le risque et je ne l’ai toujours pas regretté. Bien sûr il m’arrive de me demander ce que je ferais si je l’attrapais et que notre histoire était terminée. Est-ce que ma vie serait terminée? Non, je ne crois pas! C’est certain que ce serait probablement plus difficile lors des rencontres, parce que pour moi le fait que mon copain me l’ait dit avant que notre relation ne soit trop avancée et surtout avant que nous ayions notre première relation sexuelle a tout changé. Ça peut paraître étrange mais ça a grandement contribué à établir une solide base de confiance à son égard. Chose qui m’apparaissait difficile auparavant avec les gars que je rencontrais. Je l’ai vu comme un signe de respect envers moi, comme un choix qui m’appartenait. J’aurais détesté me faire mettre au pied du mur. Ma décision aurait probablement été toute autre s’il me l’avait dit après avoir couché avec moi. J’aime avoir le choix, j’aime pouvoir décider des risques que je prends, et mon amoureux a su me donner cette liberté. Bien entendu, quand on s’engage dans une relation où le petit bobo sera toujours présent en filigranne, il faut être conscient que quoi qu’il arrive, ça ne sera pas le porteur de l’herpès qui sera responsable si on l’attrape, mais bien soi-même. Mon copain fait sa part pour me protéger (Valtrex et examen régulier et minutieux de cette partie de son anatomie) et moi j’accepte que malgré ça, rien ne garantie que le risque sera réduit à 100%. C’est mon choix, à moi, pas le sien.

Je trouve dommage que l’herpès soit encore un sujet si tabou quand on sait que près du quart de la population est atteinte du type 2, et que 9 personne sur 10 ont le type 1. Ça fait beaucoup de monde, mais surtout beaucoup de gens qui ignorent souvent leur condition et plus encore les modes de transmission. Alors avec mon amoureux ou un autre, qu’est-ce qui me garantis que je ne l’aurais jamais attrapé (si je ne l’ai pas déjà) et surtout qu’est-ce qui me garantis que je ne l’attraperai peut-être jamais? (on dirait vraiment que les filles de MPB m’ont brainwashé hein? 😉

La vie est ainsi faite, peu importe combien on pense faire les bons choix, elle nous réserve parfois des surprises, bonnes ou moins bonnes. Et si faire le bon choix dans mon cas c’était de choisir l’homme qu’il y a quelques années à peine j’aurais rejeté sous prétexte qu’un coloc partageait 3 ou 4 fois par année ses boxers alors que pour le reste il était parfait?

Pour terminer, il y a un truc auquel je réfléchis souvent, et c’est la façon dont on se lance rapidement dans une relation sans vraiment savoir ce qu’il en est. Je me dis que ce petit bobo a peut-être fait en sorte que nous fassions les choses dans le bon ordre, plutôt que de tout mélanger et restés pris avec les dégâts… peut-être que finalement le coloc a aidé au bon déroulement de notre relation (j’ai vraiment l’air pro herpès là, non 😉

Bientôt un an, et oui, je suis toujours follement amoureuse d’un homme qui me le rend au centuple. C’est tout ce qui compte pour moi! Le reste qui peut me garantir quoi que ce soit? J’ai décidé de suivre mon coeur, et jusqu’à présent, c’est une des meilleures décisions de ma vie.

Je désire donc vous dire un beau GROS merci, parce que sans votre blogue les filles, je serais peut-être restée sur mes vieux préjugés et je serais passée à côté d’un homme plus que merveilleux.

Julie 🙂

Cet homme (dont nous avons retiré la photo) est un criminel notoire. Son crime? Ne pas avoir mis de condom!

Non mais pincez-moi!  Je rêve!  Je feuilletais ici et là et je suis tombée sur cette…… chose!!

Un homme de Toronto de 35 ans est accusé d’avoir eu une relation sexuelle avec une femme sans l’avoir avertie qu’il souffrait d’herpès, une infection transmise sexuellement contre laquelle il n’y a aucun traitement.

Selon la police de Toronto, le couple a eu relation sexuelle sans protection en mars dernier. L’agent Tony Vella, a indiqué que l’homme «n’aurait pas informé sa partenaire de son état de santé».

Lorsque la femme de 28 ans a appris que son partenaire avait reçu le diagnostic d’herpès génital (virus HV2), elle a porté plainte à la police.

James David Hogg, surnommé Jimmy, a été arrêté et accusé d’agression sexuelle grave. Il devra comparaître le 26 septembre à Toronto.

L’accusé n’est pas connu des policiers.

Les enquêteurs ont publié une photographie de M. Hogg pour découvrir s’il y aurait d’autres victimes. L’accusé mesure 1,78 m (5 pi 10 po) et pèse 82,5 kg (165 lb). Il a les yeux bruns et les cheveux noirs, et parle avec un accent britannique.

Quiconque a de l’information peut appeler le 416-808-1400.

Agression sexuelle grave!?!?!?! 

Pas connu des policiers!?!?!?! 

Découvrir s’il y a d’autres victimes?!?!?! 

Je rêve bordel!  Je rêve! On dirait entendre parler de Paul Bernardo!

Rajoutons-en et pas qu’un peu! Et voilà qu’on peut se retrouver au banc des accusés entre Mom Boucher et Ted Bundy pour avoir omis de mettre un condom!  Et l’autre conne elle?  Cette pauvre écervelée de 28 ans?! Elle en a mis un condom?  Elle se croit où?  Dans un conte de Grimm?  Got news for you honey: Le prince charmant qui vient sauver la belle dans son château, c’est de l’histoire inventée!!  L’histoire ne dit pas si elle l’a chopé ou non mais un bon petit cours d’éducation sexuelle lui serait utile à celle-là !

Le Globe and Mail pose une question intéressante à savoir: Est-ce que le fait de ne pas divulguer l’herpès devrait être considéré comme un crime?  faisant référence au fait de ne pas dévoiler qu’on est Séropositif ou atteint du Sida.  C’est rassurant de voir certains commentaires des gens, particulièrement celui-ci qui résume ce que je pense personnellement:

Mick1977

1:28 PM on September 7, 2011

This is insane. Most people that think this is a good idea are incredibly ignorant about the herpes simplex virus. It’s about as common as they come, almost everyone contracts the virus before they die. A recent UK study found by age 25 75% of people have at least one of the two strains (HSV1, HSV2) and a recent US study found that in unmarried women aged 45-50 50-70% have genital herpes caused by HSV2 (so this doesn’t even take into consideration the cases caused by HSV1 which account for around 30-50% of new cases of genital herpes due to the fact less people acquire HSV1 orally as a child these days). It’s just that for most people (80% of carriers) it goes unnoticed either due to symptoms being too minimal to be detected (e.g., what appears to be nothing more than a scratch, thus not prompting the individual to seek medical advice) or due to them being 100% asymptomatic.

Criminalising this guy risks setting a worrying precedent that could criminalise the majority of the population and require the majority of the population to disclose their HSV+ status before even kissing anyone (the virus can be passed mouth -> mouth, genitals -> genitals, or mouth -> genitals (and vice versa)). There is no distinction between oral herpes (aka « cold sores ») and genital herpes apart from in people’s minds, as perpetrated by social stigma. Both can be caused by either strain. It would be entirely inconsistent to criminalise the passing on of genital herpes without criminalising the passing on of oral herpes. I think every (reasonable) person would agree that the later would be ridiculous. To realise this is to realise that the former is equally ridiculous, it is the same thing. To reiterate the distinction is not based in reality.

Those calling for this to become a criminal offence should take a minute to realise that depending on their age they will almost certainly carry at least one strain of the virus themselves and if they are unlucky enough to have contact with one of the minority of the uninfected members of society out there they may find that next time it’s their them in the court room. Most people don’t realise that almost everyone carries this virus and will be contagious from time to time even if they have never had any symptoms.

It’s basically a fact of life that if you are sexually active you are going to get herpes at some point. The answer is education and de-stigmatisation not criminalisation

Comprenez bien, je suis de celle qui croit qu’on se doit de divulguer une ITS, à tout le moins, se protéger et protéger ses partenaires.  Je ne lui donne pas le bon Dieu sans confession à ce type!  Mais de là à lui apposer l’étiquette de criminel, il y a des limites qu’il est drôlement dangereux de dépasser!

Comme quoi le travail d’éducation ne sera  pas une tâche facile.

Merde et moi qui ai transmis le rhume à au moins 3 collègues au bureau!  Ne vous surprenez pas si vous apercevez ma photo au poste de police de votre quartier!

L’amoureux fait des feux sauvages.    On a beau savoir qu’il s’agit également d’herpès, on ne peut nier que c’est une tare beaucoup plus facile à porter que celle qui se loge dans nos culottes.

Mais quand même, d’l’herpès c’est d’l’herpès.

L’Amoureux et moi dinions au resto avec des amis.  Toute la soirée durant, j’avais cette petite irritation sur la lèvre qui m’agaçait.

De retour à la maison, je lui fais remarquer cette enflure qui grossit sur ma lèvre supérieure.

On dirait bien un feu sauvage, me fait-il remarquer innocemment.

J’éclate alors de rire.  Devant son air surpris je lui explique.

C’est bien pour dire.  En final ce ne sera pas moi qui t’aurai refilé l’herpès.  Ce sera toi qui m’aura fait cadeau d’un deuxième petit coloc!

Cette histoire aurait été bien croustillante si elle s’était avérée mais finalement, l’herpès présumé s’est révélé être une réaction allergique à une quelconque épice indienne.

N’empêche, ce n’est pas sans me rappeler que la menace n’arrive pas toujours d’où l’on croit.

Et que l’herpès prend plusieurs visages.  On a juste hérité du plus laid.

Le récit qui suit est un mélange de réalité et de fiction.  On vous laisse le plaisir de deviner qu’est-ce qui relève de quoi.  Il faut bien savoir clore en riant!!

À quel moment et dans quelles circonstances doit-on annoncer à notre nouvelle flamme qu’on a l’herpès?  Dès les premières rencontres?  Au premier baiser?  Aux premières caresses?  Ou alors on ferre le poisson bien comme il faut avant de lui mettre sous le nez les termes illisibles d’un contrat qu’il aura déjà, en quelque sorte, tacitement signé?

Comme nous sommes désormais toutes les trois célibataires, vous comprendrez que, bien qu’il l’ait toujours été, c’est plus que jamais un sujet chaud au parlement des copines de MPB.

La dernière question débattue en caucus était :  On le dit ou on ne le dit pas aux aventures d’un soir? 

On a chacune notre opinion sur la question et, en vraies politiciennes,  on se tient chacune de notre côté de la chambre. 

Centre :  Je ne lui ai pas dit parce que c’était clair que c’était pour un soir uniquement et qu’après, on ne se reverrait plus.  J’avais envie de me laisser aller sans penser aux lendemains et sans me soucier de lui présenter mon coloc.

Droite :  Vous avez couché ensemble?

Centre :  Oui mais y’a pas eu de pénétration.  On s’est juste…… amusés quoi!

Gauche :  T’as bien fait!

Droite :  Tu sais que même si vous n’avez pas eu de pénétration, tu pourrais lui avoir donné.  Et si ça se trouve, c’est peut-être aussi risqué, sinon plus, de l’attraper sur la bouche lors d’un cunnilingus.

Gauche :  Je ne vois vraiment pas en quoi c’est plus risqué mais peu importe, on s’entend tu que de toute façon, c’est mille fois moins pire de l’attraper sur la bouche que sur le sexe.

Droite :  C’est ton avis.  Mais il n’en demeure pas moins que c’est de l’herpès quand même et qu’après, ce gars là pourrait aller faire un cunnilingus à une autre fille et lui transmettre génital.

Gauche :  Ben oui pis cette fille là ferait l’amour avec un gars qui l’attraperait sur le pénis et là une autre fille qui lui ferait une pipe l’attraperait sur la bouche et elle pourrait le donner à……….. Ça finit pus après ça!  On peut également remonter en sens inverse pour retrouver le coupable originel et le crucifier sur la place publique tant qu’à y être!  Mais ça changerait quoi?

Droite :  Ça changerait que si le coupable originel avait fait sa job on ne serait pas ici à se faire chier à se gratter le bobo!

Centre :  J’comprends chacune votre point de v………….

Gauche :  Justement ça sert à rien de se gratter le bobo parce que le coupable originel ne se lèvera pas pour venir nous sauver de tous ses péchés!   Et même s’il venait en rampant s’excuser, y’est là le bobo pis y partira pas!  Alors je refuse de porter à moi seule le fardeau de tous ceux qui ont pris coloc avant moi. Je veux bien être vertueuse et minimiser les risques pour mes partenaires mais viarge, faut pas charrier!  Je n’arrêterai pas de vivre c’est certain!  Pas à mon âge!  Pas pour l’herpès surtout!  Y’en a qui on le sida, le cancer, la sclérose en plaque, le lupus, la dystrophie musculaire, l’asthme chronique, l’ostéoporose….. name it!………. et qui n’arrêtent pas de vivre pour autant!  Je ne vais certainement pas mettre une croix sur une partie de ma vie sous prétexte que malgré toutes les précautions que je puisse prendre, j’ai quand même 0.02% de risque de transmettre l’herpès?  No Way!

Centre :   Mais vous savez les f ………..

Droite :  Ben moi j’y pense à ce 0.02% et je ne veux en rien faire vivre à quelqu’un ce que moi je vis présentement.  J’aime mieux me priver de spontanéité plutôt que de prendre le risque de briser la vie de quelqu’un.  Je préfère m’en tenir aux gens qui, comme moi, ont l’herpès!  Comme ça des risques y’en n’aura plus. 

Centre :  C’est un choix qui……..

Gauche :  BRISER??  Tu charries pas un peu.  La vie en soi est risquée!  Vivre est une condamnation à mort!  Pas l’herpès!  Voyons on n’en meure pas de ça!  Ta vie n’est pas brisée.  Pourquoi tu ne te donnerais pas la chance de rencontrer quelqu’un qui va t’aimer malgré l’herpès.    S’il l’a tant mieux mais sinon, y’en a plein de gens que ça ne dérange pas.  O. ça ne l’a pas dérangé.  S. et E. non plus.  Même M. a pris le risque en sachant qu’il n’y avait pas de lendemain.  Et c’est sans compter C. et N. et j’en passe.

Centre :  C’est vrai y’a chose aussi le chum de ……

Droite :  Peut-être mais n’empêche qu’ils ont beau dire oui oui oui et accepter le risque, tu ne sais pas ce que c’est tant que tu ne l’as pas eu.  Et la coupable après, ce sera moi! 

Centre:  Ben …..

Gauche :  Wo minute!  La coupable?  Faudrait pas exagérer. Si l’autre est au courant, le risque il l’accepte et il devient partie intégrante du contrat.  Je fais attention de ne pas te le transmettre mais en retour, tu acceptes que ça puisse arriver.  Ce n’est pas parce qu’on t’offre un Remington en cadeau que tu deviens responsable du service après vente de la compagnie.  Je refuse de porter à moi seule le fardeau de l’herpès sous prétexte que je l’ai.  C’est une responsabilité sociale. 

Droite :  Peut-être mais n’empêche que je ne suis pas d’accord d’avoir des relations sexuelles sans en avertir l’autre.  Pas sur qu’il aurait dit oui pour une histoire sans lendemain s’il avait connu le risque.

Gauche :  Le risque! Le risque! Je comprends et je suis d’accord mais faudrait quand même pas être plus catholique que les Sœurs Grises.  Il n’y a même pas eu de pénétration.  Elle prend du Valtrex à la pelletée…..et tu sais très bien que si Centre avait eu le moindre doute qu’une crise se pointait, elle n’aurait jamais accepté qu’il la touche.

Centre :  C’est vrai même que……

Droite :  MAIS LE RISQUE EST LÀ PAREIL!!!

Gauche :   Peut-être mais toi es-tu au courant de tous les risques que tu coures chaque jour?  Est-ce que ça t’empêche de……..

Centre :  VOS YEULES!!!

Gauche : ….

Droite : ….

Centre :  Bon!  J’peux-tu parler astheure?  C’est MON histoire après tout!  Oui c’est vrai que j’aurais pu lui dire. En fait j’aurais DÛ lui dire.  Je me sens d’ailleurs un peu coupable quand je pense à la petite chance qui subsiste de lui avoir transmis….

Gauche :  Ben là quand même tu……..

Centre :  …MÊME si j’ai pris toutes les précautions qui s’imposaient pour le protéger, ça aurait été plus responsable de lui dire… 

Droite :  C’est clair!  Tu aurais pu au moins……

Centre :  …MAIS,  d’un autre côté, j’peux tu vous dire que ça m’a fait du bien en sale de me laisser aller.  Pis de toute façon, You’re dam if you do, you’re dam if you don’t.

Gauche Droite:  Qu’est-ce que tu veux dire?

Centre :  Ben si je lui avais dit, il aurait peut-être pris ses jambes à son cou et oui, je l’avoue, ça m’aurait affectée.  Mais ça ne m’aurait pas empêché de l’embrasser avant quand même.

Droite Gauche :  C’est clair mais……… c’est quoi le rapport?

Centre :  ……..ben………. regardez le petit bouton qui me pousse sur la lèvre.  Pensez-vous qu’il pourrait m’avoir refilé l’herpès buccal?

Gauche Droite :  Ah ben câlisse……….!!!!!!

 

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

Première visite?

Tout d'abord bienvenue chez MPB! Afin de vous aider à nous connaître un peu et à en comprendre d’avantage sur notre situation, nous vous invitons à commencer la lecture de notre blogue par l'onglet «Billets choisis». Bonne visite!

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