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Voici une anecdote que j’avais vraiment hâte de vous raconter.  Pas que je manquais de temps pour vous l’écrire mais c’est seulement que cette anecdote, elle n’était encore jamais arrivée.  Il m’aurait fallu vous l’inventer et je manque trop d’imagination et je suis trop paresseuse pour vous pondre de la fiction.  Alors j’ai patiemment attendu qu’elle se produise.  Et elle s’est produite.

Nous espérions ce souper depuis un bon moment mais le temps qui file et la vie qui galope nous gardaient loin de nos espoirs.  Puis finalement, Fifine et moi avons stoppé la course folle et, le soir d’un jeudi de janvier, nous nous sommes attablées devant quelques martinis et une bouteille de vin!  Délices!

Comme ça faisait un bon moment qu’on ne s’était pas vues, il y avait bien du potin à mettre à jour.  Et les enfants, et le travail, et la dernière diète, et les séances de gym et, bien entendu, les amouuuuuurs!! 

–          Mais Fifine mon Dieu, pourquoi tu restes fichée avec ce mec?  Mais oui il est propre, gentil, presqu’autonome, il se brosse les dents tous les jours, il a un travail, une maison, une grande gueule et il lui arrive même de sortir les poubelles.  Il est ben fin mais….. ça fait des années que tu n’es plus heureuse.  Pourquoi tu te fais ça?

–          Oh tu sais, m’a dit Fifine,  c’est pas si facile rencontrer quelqu’un.  En fait, je suis terrifiée à l’idée que ça n’arrive plus jamais.

Alors là, il faut connaître Fifine.  Belle femme, accomplie d’un bout à l’autre, fonceuse, souriante, avec une carrière à envier mais qu’on ne peut pas jalouser parce qu’elle est tellement gentille et adorable.  Tout le monde l’aime.  Et je demeure convaincue qu’une armée d’hommes ne demande qu’à se jeter à ses pieds mais qu’ils s’en gardent, simplement parce qu’ils sont persuadés qu’ils n’ont aucune chance avec une fille de sa trempe.

–          Alors il est où le problème ma Fifine?

Et la conversation continue, et le vin descend et tout à coup, Fifine me dit : « C’est pas tout! » Avec ce grand soupir que je connais si bien.  Celui que j’aie moi-même si souvent eu.  Cette vaste bouffée d’air qu’on collecte pour aller cueillir aux tréfonds de ses entrailles  notre petit infâme afin de lui donner la poussée qu’il faut pour le faire sortir par notre bouche sans qu’il ne nous arrache la moitié du cœur.  J’ai reconnu tout de suite ce grand coup de vent.  Celui des aveux.  Le Mistral qu’on s’expulse des poumons comme on vomirait une poignée de clous.

–          En fait, ce qu’il y a, m’a-t-elle courageusement confié, c’est que Propret à l’herpès.  Il me l’a dit dès le début, m’a expliqué qu’il n’était contagieux que lorsqu’il était en crise (bon on sait que ce n’est pas tout à fait ça mais je vous passe les considérations médicales pour ce billet) et il a toujours fait attention de ne jamais me mettre en danger.  Mais voilà!  Il y a quelques années, sans qu’on sache trop pourquoi ni comment, je me suis retrouvée avec un douloureux bouton qui avait toutes les apparences de l’herpès.  Mais comme il n’était pas situé directement sur mes parties génitales et que je ne suis jamais allée me faire diagnostiquée, je n’ai jamais su si c’était vraiment ça.  Et maintenant, je me sens incapable de m’engager dans une nouvelle relation sans savoir.  Et encore moins capable de le dire à quelqu’un s’il s’avère que c’est bien ça!  Alors je reste avec lui!  Pour ça!

Oh que ça doit sonner comme du déjà-vu pour certains d’entre vous.  Chez nous on appelle ça se vendre à rabais.  Et croyez-moi, Fifine n’a aucune raison de se liquider ainsi.  Ni personne d’ailleurs! 

Mais en ce qui me concerne, j’étais aux petits oiseaux! Youppi youp que je gazouillais en moi-même.   Fifine et moi on est copines mais elle ne faisait pas partie du cercle des initiés, ceux qui connaissent mon secret. J’avais tellement hâte d’avoir mon tour pour lui faire la joie de le lui avouer.  J’avais l’impression de lui faire le plus beau des cadeaux.  Après avoir été un Ange, je devenais la Mère Noelle de l’herpès!  On se valorise comme on peut me direz-vous! Eh ben oui!

Croyez-le ou non, lorsque j’ai dit à Fifine qu’on partageait le même petit ami, elle en a versé une petite larme.  Personne, pas même ses amies proches, ses parents, sa famille ne savait pour son secret.  Personne sauf son Propret.  Et là, le jour où elle se décide enfin à se confier, qui vient cueillir son douloureux secret?  Moi.  Nitouchka.  Mooooâ! MOI! MOI! MOOOOOÂ!! 

J’étais guillerette comme une jouvencelle.  J’étais tellllement contente  parce que je savais que j’allais lui faire un bien fou.  Et ne vous méprenez pas, ce n’est rien de vaniteux, c’est simplement, et vous le savez, qu’on se sent si seule avec notre petit ami.  Alors je pouvais la soulager du poids énorme de la solitude et j’étais infiniment heureuse de pouvoir faire ça pour elle.  Je l’aime beaucoup ma Fifine.

En fait le cadeau, c’est moi qui l’ait eu.  Je rêvais du jour où quelqu’un allait m’annoncer qu’il avait l’herpès et que j’allais pouvoir lui dire que MOI AUSSI.  Avouez! On rêve tous de rencontrer quelqu’un et, avant qu’on ait à lui dire pour notre coloc, ce soit lui ou elle qui nous dévoile leur petit secret.  Bon d’accord.  Dans mes rêves j’imaginais plutôt un mec mais n’empêche, la réalité s’est avérée cent fois mieux que ma fiction.

Après avoir discuté de ses visites chez le médecin et des résultats des tests, il s’avère que Fifine a bel et bien l’herpès.  Et qu’elle devra un jour le dévoiler à un prétendant.  Et ce jour là, parce qu’elle a enfilé son costume de Madame Courage et qu’elle s’est confiée, elle aura quelqu’un pour la coacher et l’appuyer dans le douloureux processus du D-É-V-O-I-L-E-M-E-N-T!  Comme quoi on ne gagne rien à se murer dans la peur du rejet.  Le risque ce n’est pas seulement celui de se casser la gueule.

D’ailleurs, il fallait l’entendre ma Fifine. J’avais l’impression qu’aucune diète au monde n’aurait pu la rendre plus légère.  Sa plus grande peur bien entendu, c’est celle du rejet.  Vous la connaissez. Elle m’a demandé chacun des mots que j’avais utilisés pour l’annoncer à mon nouveau Chevalier Servant.  Et il me fallait faire dans le détail extrême.

Je l’ai donc envoyée ici.  Nous serons sa lecture de chevet pour un moment.

Allo ma Fifine! Je t’aime! ❤

Il y a quelques mois de ça, les filles de MPB avaient reçu une demande qui nous a fait drôlement plaisir.  Un magazine bien connu  voulait savoir ça se vit comment une ITS après 35 ans et apparemment, ils n’étaient pas légion à vouloir témoigner.

Alors on nous a sollicitées.  Et nous, on aime ça jaser de notre expérience.  Encore plus lorsqu’on sait que ça aidera d’autres personnes aux prises avec un petit coloc indésirable.  C’est donc pour ça que ça nous a fait drôlement plaisir.

Toute heureuse de cette demande inattendue, j’en fais pars à l’Amoureux entre un verre de blanc et le meilleur poisson à l’aneth qu’il ait jamais fait :

L’Amoureux : Ils vont te nommer et tout…?!?!

Nitouchka : Non quand même.  Ça va se faire sous le couvert de l’anonymat.  T’inquiète!

L’Amoureux : Oh! moi ça ne me dérange pas.  C’est toi, ton affaire.

Nitouchka :  Ça te dérange pas?

L’Amoureux pas trop convaincant :  Non.

Nitouchka : Come on!  Imagine que j’aie ma tête sous la légende :  Nitouchka vit très bien avec son herpès. Du coup, ta mère, tes amis, tes collègues, ton ex, tes enfants….et les miens, et ma famille et ……..Halleluia!!  Ça ne serait plus juste MON affaire.

L’Amoureux : Ouais……….

Nitouchka : Ça ne te dérangerait pas?

L’Amoureux : Nnn….oui!

Nitouchka : Me semblait aussi! Anyway c’est pas demain que tu seras le conjoint d’une vedette vénérienne.  Tu peux dormir tranquille.  Je n’ai pas l’intention de devenir l’herpétique de service.   Tu me remplis mon verre?

Finalement, l’histoire n’est jamais parue dans le fameux magazine et le sujet a glissé sous le tapis.

Jusqu’à ce que Josianne le ramène.  Les filles, a-t-elle demandé, vous seriez prêtes à devenir « publiques » pour pouvoir aider des gens?

Bobette a émis quelques doutes, du genre: « j’sais pas…. ça dépend….. »!  Quant à moi, la réponse a fusé franche et claire: NON!

Aucune tribune, dut-ce être Guy A. ou Oprah, ne justifiera que je m’affiche grand publique.  Jamais. 

Parce que malgré tout, malgré les belles paroles et les bonnes intentions, malgré ce qu’on prône et ce qu’on voudrait tant, malgré nos efforts virtuels anonymes, malgré ces fous qui nous aiment, malgré nous, il n’est malheureusement pas encore arrivé le temps où l’herpès ne sera plus synonyme de honte.  Mais on y travaille.  Tranquillement! 🙂

On en a tous un. 

Pour beaucoup d’entre nous ici, c’est l’herpès. 

Certains le voient comme une palissade infranchissable, une muraille de pierre qui nous condamne à vivre en périphérie de la vie. 

Pour d’autres, c’est un petit muret qui se dresse à certains moments sur notre chemin et que nous traversons, péniblement ou sereinement.  C’est selon.

Nous en sommes les artisans et nous le forgeons de la matière dont nous voulons, consciemment ou inconsciemment.

Le mur.  Ce sacré mur.  C’est ma copine Loulou qui l’a baptisé ainsi. 

Lorsqu’on rencontre quelqu’un, on a tendance à se barricader derrière, ce grand mur en forme de H, convaincus qu’il n’en existe pas de plus laid, de plus infranchissable.  Tellement tournés sur sa petite misère qu’on oublie qu’un mur peut prendre bien d’autres visages. 

C’est les histoires combinées de May et de Loulou qui m’ont fait réfléchir au mur. 

Terrifiée à l’idée d’être rejetée, May a choisi d’annuler un rendez-vous.  Elle s’est emmurée derrière le grand H.

Loulou quant à elle, a eu une date avec un gentil garçon.  Il lui plaisait drôlement et il semblait partager cet engouement.  Pourtant, Loulou a senti la muraille qui se dressait tout autour de lui.  Une muraille qu’il n’a pas franchie.  Une muraille que Loulou a sagement décidé de ne pas percer.

Il est disparu et on a jamais su pourquoi. 

Il existe 100, 1000, 10 000 raisons de se voir comme une marchandise avariée.  Et l’herpès n’est pas la moindre. Quel était son mur?  Lui seul le sait. 

Notre mur semble toujours à nos yeux, le plus infranchissable, le plus hideux.  Et pourtant.

J’ai connu quelqu’un qui refusait de rencontrer, convaincue qu’elle était qu’aucun homme ne voudrait d’une femme monoparentale avec 3 enfants à charge à temps plein.  C’était son mur.  Elle le voyait de béton armé.

J’ai connu également une maman débordée par les soins que demande un enfant trisomique alors que le papa est disparu du portrait, qui se refusait à toute avance puisqu’elle se jugeait non aimable.

Loulou quant à elle, a connu un type qui croulait sous les dettes, incapable de gérer son trouble compulsif qui le poussait à acheter constamment et qui l’empêchait de créer des liens véritables avec une amoureuse.

J’ai aussi connu quelqu’un qui croyait qu’il n’existait pas de plus grand obstacle que sa phobie sociale, ce secret qu’il arrivait à révéler mais toujours rongé par la peur d’être rejeté.  On connait n’est-ce pas?

Et que dire de cette jeune fille magnifique qui s’est vendue à rabais à un idiot, convaincue de ne pouvoir mériter mieux tellement elle était envahie par sa phobie d’avoir mauvaise haleine.

Qu’on soit gros, malade, désorganisé, les raisons sont infinies lorsque vient le temps de se convaincre qu’on ne peut être aimé. 

Et pourtant. 

Imaginez un instant :  et si le gentil garçon que Loulou a rencontré avait en fait été terrifié à l’idée de lui annoncer qu’il avait l’herpès?  Et s’il avait préféré couper les ponts avec elle plutôt que de faire face à la musique? 

Vous saisissez l’ironie de la chose?  Dans cette perspective, quelle belle occasion il a laissé passer.  Quelle tristesse aussi.

Et si le prétendant de May avait également eu l’herpès?  Ou n’importe quel autre mur qui l’aurait rendu sensible à sa réalité?

Mais on ne saura pas.

Combien d’occasions avons-nous ainsi manquées dans notre vie, coincés derrière le mur qu’on s’est construit?

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Je cite May ici (et elle me pardonnera j’espère) mais ça aurait pu être moi, Bobette, Amétys et beaucoup d’entre vous j’en suis convaincue.

Bobette l’a fait au nom  de la vérité et de la confiance.  Je ne peux me targuer de tant de vertu.

Je l’ai fait par narcissisme. 

Quoi que j’exagère! 

Par une certaine forme d’exhibitionnisme peut-être? 

Pas vraiment! 

J’avais plutôt envie de me révéler un peu plus. 

Un besoin de partager une partie de moi.  De mon petit jardin secret. 

D’une part j’en avais envie. 

De l’autre, ça me gênait beaucoup. 

Récurente dualité.  

Donc poussée par l’une et retenue par l’autre j’ai fini par ne rien lui révéler.  Je l’ai juste aiguillé. 

Six mains.  De femmes.  C’est là tout ce qu’il savait.

Il a cherché. 

Il est vachement intelligent.  Ou tenace.

Il a trouvé. 

Le récit de notre rencontre.  Mon bonheur.  Le vôtre pour moi.

Et mon angoisse.  Et ma colère. 

Et, ce dont il n’était pas conscient, la place que tout ça prenait dans ma vie.

Il me l’a dit.  On en a parlé.  Un peu. 

Juste un peu parce que malgré moi, je demeure tenaillée par cette peur idiote de réveiller le monstre du lac.

Juste un peu parce qu’il ne tient pas à fouiller notre intimité.  Bien qu’elle nous rapproche.

Je me suis questionnée à savoir ce qui, dans la balance, pesait le plus. 

Le regret ou le plaisir.

Et en final, je crois que ça me plait que l’Amoureux ait trouvé le blog.

Parce qu’il me plait ce blog. 

Pour l’impression qu’il me donne de redonner un peu.

Parce qu’il me ressemble.

Et que je m’aime bien!

On ne vous l’a pas raconté.  En fait, on ne s’en est même pas reparlé entre nous.   Bobette me le pardonnera sans doute.  Même si c’est son histoire, c’est un peu aussi la nôtre parce qu’à ce moment précis, on voguait toutes sur le même bateau.  Et croyez-moi, on ramait en sale!!

Bobette vous en a soufflé un mot:  elle a une nouvelle flamme.  Nous avons d’ailleurs eu la chance Amétys et moi, de le rencontrer.  Charmant garçon et on l’aime d’autant plus que celui là, il ne s’effraie pas devant deux petites mouettes!

N’empêche, nous n’avions pas pris de chance.  Bien qu’avec le recul on puisse maintenant affirmer que M. Mouette n’en valait franchement pas la peine, on ne voulait quand même pas risquer de souffler sur cette flamme naissante.  Alors Amétys et moi avions promis à Bobette de bien nous comporter devant la nouvelle prise.

Bobette et son prétendant sont donc arrivés à la maison au moment où Amétys et moi portions la dernière touche à la tarte d’anniversaire de Bobette.  C’était le prétexte choisi pour nous introduire à M. Presque Parfait.

La soirée se déroulait plutôt bien.  On s’amusait, la tension se relâchait, le courant passait .  On l’aimait et on lui donnait notre bénédiction.  Pour ce qu’elle vaut bien entendu…..  Et on se comportait presque comme des anges.

M. Presque Parfait sentait la complicité qui nous unissait.  Il semblait même tranquillement s’y installer, tout naturellement.  On voguait tous ensemble sur les eaux bleus du bonheur lorsque tout à coup, M. Presque Parfait (d’où le Presque) a lâché une bombe.

Celle qu’on hait.  Celle qui pue.  Celle qui fait s’installer un nuage vert malaisant que nous avons tant bien que mal,  tenté de dissiper sans qu’il n’en paraisse trop.  Je ne sais pas s’il a détecté quelque chose mais moi, je trouvais que ça transpirait le gros embarras mal camouflé.

LA BOMBE :  Dites-moi les filles, comment vous êtes vous connues?

LA question! 

Il me faut ici faire un petit retour en arrière.  Pour ceux qui ont lu notre blog depuis le début, on ne vous a pas dit toute la vérité, rien que la vérité, dites je le jure.  En réalité ça ne s’est pas tout à fait passé comme ça

En fait, Amétys Bobette et moi avons fait la connaissance l’une de l’autre, dans un groupe de soutien/social/rencontre-ou-pas-rencontre-c’est-selon, pour gens souffrant…………vous l’aurez deviné……….. d’herpès. 

Hé oui.   Chacune de notre côté, se sentant seules au monde avec notre petit coloc (comme certains parmi vous sans doute) on a tapé herpès/rencontre/soutien/etc…. sur un moteur de recherche  et on est tombé, pour faire une histoire très courte, sur l’une l’autre.  Béni ait été l’herpès ce jour parce qu’on s’aime depuis.

MAIS (car bien entendu il y a un mais) on assume difficilement.  Oui oui!  Vous avez bien lu.  On assume mal le fait de s’être connues dans un groupe de soutien pour gens souffrant d’herpès.  C’est bête nous direz-vous.  On devrait au contraire se sentir chanceuses et choyées.  Et nous le sommes, ne vous méprenez pas.  Seulement, prenez quelques secondes pour imaginer.  Et nous juger si le coeur vous en dit:

Lorsqu’un Monsieur Hommedemavie débarque c’est déjà très, mais alors là, TRÈS pénible de lui balancer la bonne nouvelle.  Vous en connaissez un bail là-dessus.  On se sent plus près du sac de vidange que de la Miss Populaire de l’école. 

Alors lorsque vient le temps de lui raconter que nos meilleures amies ont été rencontrées dans un groupe d’herpétiques, tout à coup on a l’impression d’avoir le gros L du looser tatoué dans le front.  Par conséquent, on a tendance à s’éviter ce deuxième affront et à raconter des bobards sur les circonstances de notre rencontre. 

Cette question s’est présentée plus d’une fois.   Et on s’embrouille tout le temps.  Vraiment.   Ne me demandez pas pourquoi, on a jamais eu la présence d’esprit de mettre au point une stratégie collective pour y répondre.  Chaque fois, on bafouille et on s’enfarge.

Or donc, où en étais-je??  Ah oui, M. Parfait qui balance sa fameuse bombe à cafouillage.

Silence. 

Amétys et moi on se plante, une les yeux au plafond, l’autre le nez dans ses chaudrons, bien décidées à laisser Bobette se démener avec SON problème.  C’est SON chum après tout.

Sa réponse donnait l’impression qu’elle mettait en pratique son cours de berbère 101 ou encore qu’elle s’était mise au mongol la semaine d’avant et qu’elle mélangeait les deux.

–          Blwwou…….oualllw…………mmircc kwonn………boff…….crouuinchhh…….

En bref, je crois qu’elle a parlé de rencontres amicales, d’amis communs peut-être, je ne sais plus.  Je ne me souviens plus également qui d’entre moi ou Amétys nous a sorties de l’embarras mais j’aurais tendance à penser que j’ai proposé à mes invités un petit refill de vin.   Bacchus ce grand sauveur.

On croyait bien avoir encore une fois échappé de justesse à l’odieux de devoir révéler qu’on s’était fait des amies herpétiques sur internet. 

MAIS NON!!!  Le berbère/mongol bancale de Bobette ne l’avait pas convaincu!  Et il a fait quoi le Monsieur pour avoir sa réponse?  Il s’est tourné vers Nitouchka à la fin du repas, alors qu’Amétys était aux toilettes et que Bobette se payait ma gueule.

–          Comment vous vous êtes rencontrées déjà Nitouchka?

Pas con le monsieur.  Juste un peu trop insistant.

–          Ben on s’est rencontré dans le cadre de….genre….heu….. d’activités sportives.  Oui c’est ça, des sorties genre Détour Nature, tu connais?

Et là j’ai l’air allumée mais croyez-moi, je n’aurais pas gagné d’Oscar pour cette prestation.  Même pas un Métrostar.  Exit ma carrière d’actrice/improvisatrice. 

Finalement, comme on a une bonne étoile ou encore qu’on fréquente des gens respectueux, il n’a pas insisté et la soirée s’est gentiment poursuivie.

L’incident s’est relégué de lui-même et on n’en a jamais reparlé entre nous.

Jusqu’à ce que me vienne l’idée d’écrire ce texte.  Je me suis dit qu’il fallait que j’en parle à Bobette.  Non mais rigoler qu’on a fait toutes les deux, je vous dis pas.

Et on s’est dit que c’était con d’être gênées.  Pour une fois que quelque chose de bon sortait d’une expérience négative, pourquoi le cacher.  Pourquoi en être embarassées? 

Lorsque le coloc a frappé, on a pris les moyens pour se sortir de notre misère, de notre isolement.   Au lieu de se replier, on a pianoté sur nos claviers, on a cherché des ressources, et non seulement on les a trouvées mais en plus, on les a utilisées.

On a fait fi de notre gêne, de nos peurs, de nos angoisses, on a enfilé notre courage et on s’est présenté à un groupe d’inconnus qui pour la plupart, n’avait en commun avec nous que le coloc.  Et dans ce groupe, trois petites étoiles qui brillaient du même éclat se sont reconnues. 

Et on voudrait le cacher?

Ben oui!

Que voulez-vous.

Bien que je les aime, bien qu’elles m’aient procuré de la lumière les jours de noirceur et qu’elles m’en procurent encore aujourd’hui, j’aurais préféré pouvoir dire que je les ai connues au cégep. 

Elle est tellement imparfaite la fille de MPB.  Dieu merci!

Je vous raconte.  Parce qu’il n’y a qu’à vous que je puisse le faire.  Parce que l’herpès, même asymptomatique, même relativement bien accepté et vécu, est pourtant toujours présent, comme une petite roche dans un soulier qui revient parfois se planter droit sous la plante.

Vous le savez j’ai un amoureux.  Un amoureux à qui j’ai du annoncer que je partageais ma culotte avec un petit copain.  Un amoureux qui a d’emblée accepté la situation et avec qui je vis une belle histoire depuis.

Lorsque je lui avais fait ma douloureuse annonce, mon amoureux m’avait raconté que son meilleur ami avait eu une relation avec une fille qui avait également l’herpès.  Cet ami, aux dires de mon amoureux, n’avait jamais été très à l’aise avec la situation parce qu’au final, il n’était pas vraiment amoureux de la fille.

Bref, avec mon accord, il a discuté de ma situation avec cet ami et bien que l’on n’en ait jamais reparlé, je présume depuis que l’ami en question connaît mon petit secret.

J’imagine aussi qu’il n’a pas réfléchi.  Peut-être même n’a-t-il même pas fait le lien.  Qu’il a oublié. Parce que pour lui je ne suis pas l’herpès.  Je suis l’amoureuse de son meilleur ami.  Mon amoureux lui a relevé la bévue, j’en suis convaincue.

Alors qu’on se baignait dans une rivière gelé, l’ami offre à l’amoureux de lui prêter son wet suit.  Devant l’amoureux hésitant l’ami lui lance :  j’ai pas l’herpès t’es correct!

Ouch!

Et l’amoureux, soucieux sans doute de minimiser l’affront (parce qu’on n’a jamais discuté de cet événement par la suite) de répondre :  moi j’en ai parfois, sur la bouche!

Gentil choux!

Je ne lui en veux pas à l’ami.  J’aurais pu faire une telle connerie.  J’en suis capable.  Mais malgré tout je n’y peux rien, je me suis sentie mal.  Je me suis sentie comme un gros bouton.  Une lépreuse indésirable.  Et j’avais vachement envie qu’on change de sujet et pas du tout envie de me faire la défenderesse des herpétiques de ce monde!

Comme quoi, c’est jamais gagné!

Vingt ans de cohabitation avec un coloc c’est tout un bail, ça forme un caractère et ça vous remplit la valise d’expériences!

Dans l’art de l’annoncer, je suis une pro! Pas question de pâtir le fond de la culotte humide pendant d’interminables rencontres à se demander comment le dire: faut passer à l’attaque le plus rapidement possible!

Messieurs cessez de lire, ce qui suit s’adresse à mesdames : je n’en peux plus de lire vos angoisses et j’ai décidé de devenir votre coatch personnelle!!!

Oui, oui… Je vous offre de bon coeur quelques techniques pour vous assurer une bonne baise (ou du moins un peu de tendresse) à l’heure de vérité!

Bon premièrement il faut pratiquer… Plus on pratique meilleure on devient, ça c’est la base de la technique!!!

Les p’tits, les gros, les laids, les boutonneux, les vieux, les jeunes, les athlétiques, les adonis, les tops modèles! Faut pratiquer avec toute la gamme…..

FAUT JOUER POUR DEVENIR VIRTUOSE !

Apprenez à lire sur le visage de l’autre tous les petits signes qui sont le miroir de sa pensé.  Anticipez ses réactions! Jouez, amusez-vous!!!! Scrutez tous les plis, le coins des lèvres, les yeux, les sourcils, l’angle de la tête, l’étirement du cou… Tout!

Chaque annonce est un jeu….. Que dis-je?…… Un entraînement!!!!….. Oui…… Parce qu’un jour, celui qui sera devant nous sera le bon et LUI….. Faudrait surtout pas le louper!!!!

Et pour jouer ça prend un trophée.  Votre trophée : un large sourire de victoire!

Et pour l’atteindre, bien sûr, il faut utiliser quelques manigances féminines… Peu importe la méthode que vous choisissez dans notre fantastique Herpize Bible suivez ces instructions gagnantes :

À l’heure de la vérité, soyez posée, concise et surtout ne jouez pas de mélodrame.

Faites les yeux doux en marquant plusieurs points s’ils sont parfaitement trempés, tout juste au bord du ruissellement mais attention : s’ils débordent vous minimiserez drastiquement vos chances. Il ne faut surtout pas présenter l’herpès comme une calamité!

Quand vous avez terminé de parler du coloc (s’il vous plait ne vous étendez-vous pas trop sur le sujet, on a autre chose à faire), taisez-vous, prenez une grande respiration, humidifiez les lèvres du bout de la langue, rentrez le ventre et pointez légèrement les seins.

Laissez le silence envahir la pièce. Regardez votre partenaire avec des yeux inquisiteurs, légèrement piteux et attendez…. Ou plutôt observez!

Observez le non verbal…

Lorsque les yeux de monsieur s’écarquillent d’un regard tendre, que ses plis se dérident et qu’un étrange rictus s’affiche sur son visage vous êtes tout près du but  : l’instinct du mâle protecteur est sur le point de faire un bond vertigineux…..

Approchez vous doucement en faisant juste un peu pitié, il vous prendra dans ses bras…

Blottissez votre tête dans son cou, il vous caressera le dos en guise de réconfort…

Et là, saisissez le bon moment……… LE Momentum…!!!

Relevez la doucement tête, frottez votre joue contre la sienne et présentez lui vos lèvres…

C’est là…. Juste làààààà….!!  L’instant précis où l’instinct de sauveur suivi de l’enflure du pantalon prendront le dessus sur toute matière grise.

Soyez vigilante et donnez l’impression de relâcher tout contrôle, laissez l’homme faire le reste en prenant soin de ne plus jamais prononcer le mot herpèèèèèèèze et, parole de votre coatch personnelle, vous passerez une soirée des plus agréable!!!

Ça marche presqu’à tout coup mais faites gaffe car quand monsieur reprendra ses esprits, il est fort possible que l’instinct protecteur soit vite remplacé par un manque de couille qui vous laissera pantoise…

Et là, pour contrer le manque de couille, vingt ans de pratique ne suffisent plus!

Mon nouvel état de célibat me fait vivre quelques aventures…

On dirait que je pourrais y prendre goût.

Sauf que d’aventure en aventure je me questionne.

Je trouve ça difficile.

Même si l’honnêteté est mienne, Damocles me guette!

Et si ce jeune homme qui m’a désiré avait été foudroyé de son épée tranchante ?

Si, emporté par l’ivresse, il avait mal compris lorsque je lui ai susurré à l’oreille le secret qui est mien…

S’il avait tiré le mauvais numéro de la chance minime ?

Ou pire encore, si je ne lui avais rien dit, emportée par ses caresses et la peur d’être encore rejetée…

Et que par une infinitésimale brèche sur sa peau douce, j’avais entaché sa vie comme la mienne fût souillée.

Et d’aventure en aventure je me demande…

Quand faut-il le dire?

À la première rencontre? À la seconde? Au premier baiser… Il faut attendre que l’autre soit vraiment attaché… Durant des semaines, des mois…….. Quand ????

Quand ??????

Faut-il vraiment le dire pour une histoire sans lendemain ?

Peut-on le dire après ?

Faut-il mettre au rencart les désirs de la chair et attendre l’Amour : le vrai, le beau, le grand ?

Et s’il n’existait pas ?

Mais d’aventure en aventure
De train en train, de port en port
Je n’ai pu fermer ma blessure

La chair est tendre et l’amour me manque…

Messieurs, me prend l’envie aujourd’hui de réaliser un de vos fantasmes.  Calmez-vous et rangez votre gallon de KY et vos Kleenex, je ne vous ferai pas cadeau d’une histoire de trip à trois ou tout autre récit scabreux.  Je vais plutôt vous offrir l’accès à un territoire interdit, une chasse farouchement gardée qui vous est de tout temps interdite. 

Je ne sais vraiment pas ce qui me prends aujourd’hui mais, pour un court moment et un tout petit extrait, je vais vous donner accès au sacro-saint temple de ……… La Conversation Féminine! 

Oui messieurs, on le sait que vous avez tous un jour ou l’autre rêvez d’être un petit oiseau pour venir écouter ce que ça se racontent des filles quand elles sont entre elles.  Vous faites bien parce que c’est sacrément édifiant. 

Les sujets sont variés mais comme nous connaissons vos limites centres d’intérêts, j’ai sélectionné parmi vos préférences.  Vous ne pourrez pas dire que nous n’avons pas à coeur votre plaisir.

Dans l’extrait qui suit, les noms ont été changés afin de préserver l’anonymat des protagonistes.  Les ils, comme les elles. 

INTÉRIEUR.  SOIR.  Le Salon

Mimi, Sissi et Lili discutent bout de gras.  La télévision fonctionne en sourdine.  La bouteille en est à ses dernières gouttes.  Il s’agit peut-être de la deuxième.  Voire même de la troisième.

Lili :  Bla bla bla bla……..

Sissi : Bla bli bli bli…. Ah! Ah! Ah!

Mimi regarde le fond de son verre approcher dangeureusement:   Ça me fait d’ailleurs penser…….. Ça faisait un méchant bail que c’était pas arrivé mais cette semaine j’ai fait une pipe de la mort.    Osti que c’était bon!   Je sais pas vous autres mais dans mon palmarès des actes sexuels, la pipe se situe dans le top trois.  Sérieux, quand t’as le goût et quand elle est reçue avec délectation, une pipe c’est méga turn on.

Sissi:   Mmmmmm!  Ouiii! Ouiiii!  J’en veux!  J’en veux!

Lili:  Moi j’ai développé une technique infaillible pour la pipe. 

Sissi et Mimi:   Raconte.

Lili joignant le geste à l’explication:  J’utilise ma main comme une extension de ma bouche.  Vous voyez, même lorsque ma bouche ne touche plus sa queue, la sensation demeure et l’heureux ne se rend même pas compte de ce qui lui arrive.  Il a l’impression de se faire bouffer par deux grosses lèvres géantes.

Mimi:  Le summum en effet.  J’emploie une technique similaire.  Il faut mettre ben de la salive pour que tout se lie dans un ensemble juteux et chaud.

Lili:  Exact!  Ben de la salive pour que la main glisse comme une grosse paire de lèvres supplémentaires. Succès garanti.  Pis en plus, l’astuce avec cette technique c’est que lorsqu’il vient, tu peux recracher discrètement le sperme dans ta main sans que monsieur n’y voit rien.

Sissi :  Ah ouin?  Mais tu fais quoi avec après?

Lili :  Je le mets dans un Kleenex.

Mimi :  Ah! …… Moi j’avale. 

Lili : J’pas capable.  Y’a rien à faire ça me lève le cœur.

Sissi :  Non non!  Moi aussi j’avale.  C’est ben moins dégueux à part ça.  Quand tu le recraches le goût te reste dans la bouche forever.  C’est ben pire. 

Lili : Ah non!  J’pas capable.

Sissi :  Le truc c’est de t’arranger pour qu’il te vienne loin dans la bouche, pratiquement dans la gorge.  Une p’tite gorgée pis t’as rien senti, rien vu, rien gouté.    Quand tu le recraches ça se ramasse sur tout ce que t’as de papilles gustatives pis on s’entend tu que c’est pas bon!?  Mettons qu’y’en a qui goûte moins que d’autres mais quand même, c’est pas bon!

Lili et Mimi :  Ouais! Ouais! En effet.  Pas la haute gastronomie.

Sissi :  Remarque que ça doit pas être meilleur pour eux-autres….

Mimi :  Non!  J’pas d’accord.  J’dis pas qu’on goûte la tire d’érable mais quand même, on goûte 100 fois meilleur qu’eux.

Sissi :  beeeen…… y’en a qui sont amères chus sure!

Mimi :  Oui c’est vrai que des fois c’est plus tough que d’autre.  Mais avoue que lui faire une pipe quand il vient juste de te pénétrer et que t’étais toute mouillée ça se compare en rien à avaler un load de sperme amer.

Sissi :  Ah oui!  Ça c’est cochon manger une queue qui vient de te ramoner!

Mimi :  Ouiiii!  Surtout lorsque  c’est langoureux et pas trop rapide.

Lili :  Ah oui!  Y’a tu d’quoi de plus plate que de faire une pipe à vitesse grand V.  (mimant la pipe à haute vitesse) Ah Ah Ah Ah Ah!  C’est ben juste si t’as l’impression de la sentir passer dans ta bouche!  Les dents accrochent partout!  Ah s’ti qu’j’hais ça!   Avec Coco c’était d’même!  Ça m’énarvait!

Mimi :  Moi non plus j’aime pas ça.  J’aime ça langoureux.  Jusqu’à  la fin.  D’ailleurs avec Roro cette semaine, c’était de même.  Quand il m’a gémi  « ouiii!  Comme ça » c’était le rythme parfait!  Juste assez lent, juste assez vite.  Le summum de la pipe!

Sissi :  Exactement!  C’est comme pour le cunnilingus!  Y’a tu d’quoi de plus énervant que de se faire manger et là, quand le gars a finalement  le tempo parfait, la langue à la bonne place et que tu lui fais savoir qu’y’est right on the spot……………. y se met à s’énerver pis y te lèche comme si sa vie en dépendait.  Relaxe ciboire!!  J’viens de te dire que c’était ça mon homme!  Pourquoi tu passes en cinquième vitesse?

Mimi :  Ouiiiiiii!  S’ti que c’est vrai!

Sissi :  Non mais c’est quoi l’affaire. Si je te dis  « Oui! Oui! Comme ça!  C’est bon! »  C’est parce que j’aime ce que tu me fais dret là.  C’est bon ça veut pas dire plus vite me semble!  Accèlere pas ciboire!  Tout est à recommencer après.  Retour case départ!

Mimi :  JE SUIS PAREILLE!!!  Autant j’hais donner des pipes bioniques, autant j’hais recevoir des cunni de lapin!  Momo y’était de même quand ça lui tentait pas de baiser.  Il me faisait des cunni express pour se débarasser de moi.  Cibole, oublie ça.  Quand je me fais lécher comme une crème glacée qui fond, ça me turn off ben raide! 

Sissi : Prends ton temps chéri!  De toute façon,  une fois que je suis venue, c’est pas une raison pour arrêter.  Je vais revenir encore!

Mimi :  ah ouin?  Chanceuse!  Arrives-tu à éja……..

Lili pointant la télé :  Check c’est chose là!

Sissi :  Ah oui!  C’est quoi son nom déjà?

Mimi :  Ouiiii!  Le gars qui bla bla bla

Lili :  Bli bli bli

Sissi :  Ah! Ah! Ah!  Blo blo blo……………

 Ainsi va la vie et ses petits moments impromptus.  Messieurs ne me remerciez pas pour cet extrait du monde interdit.  Ne faites que parfaire votre technique du cunnilingus et on vous en sera éternellement reconnaissantes!  À bon entendeur………

L’autre matin, je me suis levée de bonne humeur, je me sentais bien dans ma peau et je me croyais dans un film de Walt Disney avec chansons, animaux parlant et tout le tralala.

Je suis arrivée au travail dans cet état d’esprit et quand j’ai vu mes collègues, j’ai eu une envie soudaine de leur parler de mon petit secret.  Quand même, que je me suis dit, c’est juste l’herpès, ils ont bien des feux sauvages eux pis de toute façon y’a rien là l’herpès, y’a tellement pire.  Ils vont enfin arrêter de me demander pourquoi je suis encore célibataire, ils ont peut-être même des amis herpétiques à me présenter.  Je n’aurai plus ce lourd secret à porter et je pourrai  leur parler librement.  Notre relation n’en sera que plus forte.  Je gagne sur tous les points.

J’imagine que je devais avoir l’air bizarre car ils ont arrêté leur conversation et m’ont regardée d’un drôle d’air.

Collègue – T’as quelque chose de différent toi ce matin, raconte!

Ametys -…..

Ametys – Quelqu’un voudrait un p’tit café?

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

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