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Vous connaissez l’adage : Les gens heureux n’ont pas d’histoire. Ou peu. Mon coloc se tenant peinard (et qu’il le demeure)et ma vie voguant doucement sur les eaux calmes du bonheur, du coup, je me retrouve devant un écran bien blanc lorsque vient mon tour d’alimenter nos voraces lecteurs. Gros Néant.

Jusqu’à ce que ma copine Loulou fasse la connaissance de l’Abruti.  Faut bien que ça serve les amies.

Loulou et moi avons un rendez-vous téléphonique quotidien. Pour parler de quoi? De nos déboires amoureux pardi!

Pour faire un petit retour en arrière, Loulou avait un amoureux. L’amoureux a levé les feutres. Loulou cuve sa peine depuis et en parallèle, tente sa chance sur le marché des agents libres. On ne sait jamais. Le miracle peut survenir à tout moment. Il s’est produit pour Bobette, il s’est produit pour moi, alors pourquoi pas Loulou!

L’Abruti s’est donc présenté à elle déguisé en prince charmant. Et elle est passée à deux poils près d’y croire. Sauf que l’expérience aidant (il faut bien que ça servent tous ces déboires!) elle a rapidement flairé que la couronne du prétendant, c’était que du toc!

Loulou a fait comme se doit. Après quelques rencontres, elle lui a parlé du coloc.

Le pauvre Abruti a eu un choc. La femme de sa vie (déjà après une semaine!!) était au prise avec une horrible « maladie » (ses mots!) et franchement, il ne savait pas du tout ce qu’il devait faire. On le comprend quand même. Il a beau être abruti, c’est légitime d’avoir peur de contracter l’herpès.

Il est passé par toute la gamme des émotions.  Mais surtout par le mépris.  Bien déguisé sous ses déclarations mièvreuses d’amoureux déçu. 

Il s’inquiétait de l’attraper, même avec un condom, malgré le Valtrex. Il naviguait sur les eaux de son indécision, furieux contre l’herpès, blâmant Loulou pour ses choix amoureux passés (déjà!)qui l’empêchaient de l’aimer pleinement mais assuré qu’elle l’attendrait comme une assoiffée attend le porteur d’eau puisqu’anyway, qui voudrait d’une Loulou herpétique, si belle soit elle!!

N’était-il pas le plus valeureux et généreux parti que Loulou pourrait jamais espérer avoir considérant « son état »?

Mais le truc avec l’herpès c’est qu’il n’y a pas cinquante-six solutions. Il y en a deux. Tu l’acceptes ou tu ne l’acceptes pas.

L’Abruti ne l’avait pas compris, convaincu qu’il était de faire une fleur à Loulou en ne la dumpant pas comme la vulgaire lépreuse qu’elle était.

C’était bien mal connaître sa Loulou. C’était être un abruti à la puissance dix. C’était sans savoir qu’en plus d’avoir une tête sur les épaules et une estime d’elle-même aguerrie aux idiots, Loulou porte en elle sa force et celle de toutes ses amies réunies qui ont, ensemble et en solitaire, fait l’autopsie de ce que l’on pouvait accepter au nom du coloc. 

Rien.  Pas même un abruti. 

Un soir donc, sous l’appel pressant de son système d’alarme intérieur,  Loulou a coupé court à l’indécision de l’Abruti.  Elle lui a fait savoir que, bien qu’elle respecte sa crainte qui est somme toute légitime,  elle n’accepterait jamais d’être avec quelqu’un qui craindrait tout le temps d’être infecté.  Too bad for you honey! 

On s’est bien marré sur sa réaction en rétrospective.  Le pauvre ne pouvait y croire!  Se faire dumper par une brebis galeuse.  Le comble de l’insulte! 

Mais pour Loulou, l’herpès n’était en fait qu’une belle excuse pour se débarasser plus rapidement d’un autre de ces paumés qui sévissent malheureusement sur le marché du célibat! 

Et pour franchir un pas de plus sur le chemin de l’estime de soi.

Keep on walking Loulou.  Il est quelque part sur ta route.  Suffit d’avancer.

Voilà déjà plusieurs mois que M. Presqueparfait et moi nous côtoyons et si j’écris un peu moins régulièrement c’est que je consacre à ma nouvelle relation presque tous mes temps libres!!!….. Mais bon! Ce n’est pas parce que j’ai la tête ailleurs que je ne pense pas à vous.  Disons que je fais le plein de quelques anecdotes qui ne demandent qu’à être pondues.

Nous nous fréquentions depuis quelques semaines.  Évidemment, j’avais déjà introduit mon compagnon en guise de préambule et comme M. Presqueparfait n’était pas revenu à la charge sur le sujet et que je ne fais pas exprès de me gratter le bobo, nous ne nous en étions pas reparlé jusqu’à ce que je sois sonnée de cette révélation:

– Je suis allé consulter un médecin à la Clinique Actuelle cette semaine… Qu’il me dit.

– Tu es ??? Heuuuu???… Réflexe de protection, garde montée, prête à recevoir un jab suivi d’un uppercut, je poursuivis :

– Tu avais des questions???  Des inquiétudes??? Tu ne voulais pas que je t’accompagne???  Ou qu’on en parle d’avantage??? Et en rajoutant d’un berbère quasi impeccable : – Perkeiiii bah mouii heu…..craouic….. et… Et puis…?

Et puis ?  Bien, il m’expliqua qu’il n’avait pas appris grand chose de plus que ce que je lui avais dit et me résuma sa rencontre en trois petits rounds.

________

Round 1 –

Doc : – Et que feriez-vous si une fille vous disait qu’elle a déjà eu un feu sauvage dans son enfance mais qu’elle n’en fait plus depuis l’âge de 10 ans???

Presqueparfait : – Je n’en ferais pas de cas.

Bobette : – Je te l’avais dit!!! Tu ne cours pas plus de risque avec moi qu’avec une autre… Peut-être moins même! J’en connais un bail sur l’herpès, moi ! Argument bidon que vous me direz mais avouez que j’avais quand même beaucoup à perdre!

Coloc 0 / Amour 1

________

Round 2 –

Méchant Doc : – À long terme il y a fort à parier que vous allez l’attraper…

Pqpf :  Ah ?

Objection de Bobette : – En vingt ans je ne l’ai jamais transmis.  Je connais très bien mes symptômes!……. Mais……**Grrrr**…. Effectivement:  l’herpès étant l’herpès, je ne peux te donner aucune garantie… S-A-U-F-Q-U-E je peux te jurer de tout faire pour mettre à quasi zéro les chances de transmission en prenant un traitement préventif.  Et si on utilise des condoms durant les premiers mois de notre relation, le temps d’apprendre à se connaître et de réévaluer la situation, y’a presque pas de risque! Faut me faire confiance… Je ne l’ai jamais transmis!  (***maudit herpès***)

Coloc 1 / Amour 1

________

Round 3 –

Le bon Doc : – Vous savez, l’herpès ce n’est vraiment pas une raison pour éviter de fréquenter quelqu’un. C’est très courant et si vous ne l’attrapez pas avec elle, vous pourriez très bien l’attraper avec une autre…

Pqpf : – Ah ?

Bobette : – Ah ?

Et Presqueparfait fit résonner à mes oreilles ce doux accord de lettres : – Je t’aime bobette !

Coloc K.O.

🙂

On ne vous l’a pas raconté.  En fait, on ne s’en est même pas reparlé entre nous.   Bobette me le pardonnera sans doute.  Même si c’est son histoire, c’est un peu aussi la nôtre parce qu’à ce moment précis, on voguait toutes sur le même bateau.  Et croyez-moi, on ramait en sale!!

Bobette vous en a soufflé un mot:  elle a une nouvelle flamme.  Nous avons d’ailleurs eu la chance Amétys et moi, de le rencontrer.  Charmant garçon et on l’aime d’autant plus que celui là, il ne s’effraie pas devant deux petites mouettes!

N’empêche, nous n’avions pas pris de chance.  Bien qu’avec le recul on puisse maintenant affirmer que M. Mouette n’en valait franchement pas la peine, on ne voulait quand même pas risquer de souffler sur cette flamme naissante.  Alors Amétys et moi avions promis à Bobette de bien nous comporter devant la nouvelle prise.

Bobette et son prétendant sont donc arrivés à la maison au moment où Amétys et moi portions la dernière touche à la tarte d’anniversaire de Bobette.  C’était le prétexte choisi pour nous introduire à M. Presque Parfait.

La soirée se déroulait plutôt bien.  On s’amusait, la tension se relâchait, le courant passait .  On l’aimait et on lui donnait notre bénédiction.  Pour ce qu’elle vaut bien entendu…..  Et on se comportait presque comme des anges.

M. Presque Parfait sentait la complicité qui nous unissait.  Il semblait même tranquillement s’y installer, tout naturellement.  On voguait tous ensemble sur les eaux bleus du bonheur lorsque tout à coup, M. Presque Parfait (d’où le Presque) a lâché une bombe.

Celle qu’on hait.  Celle qui pue.  Celle qui fait s’installer un nuage vert malaisant que nous avons tant bien que mal,  tenté de dissiper sans qu’il n’en paraisse trop.  Je ne sais pas s’il a détecté quelque chose mais moi, je trouvais que ça transpirait le gros embarras mal camouflé.

LA BOMBE :  Dites-moi les filles, comment vous êtes vous connues?

LA question! 

Il me faut ici faire un petit retour en arrière.  Pour ceux qui ont lu notre blog depuis le début, on ne vous a pas dit toute la vérité, rien que la vérité, dites je le jure.  En réalité ça ne s’est pas tout à fait passé comme ça

En fait, Amétys Bobette et moi avons fait la connaissance l’une de l’autre, dans un groupe de soutien/social/rencontre-ou-pas-rencontre-c’est-selon, pour gens souffrant…………vous l’aurez deviné……….. d’herpès. 

Hé oui.   Chacune de notre côté, se sentant seules au monde avec notre petit coloc (comme certains parmi vous sans doute) on a tapé herpès/rencontre/soutien/etc…. sur un moteur de recherche  et on est tombé, pour faire une histoire très courte, sur l’une l’autre.  Béni ait été l’herpès ce jour parce qu’on s’aime depuis.

MAIS (car bien entendu il y a un mais) on assume difficilement.  Oui oui!  Vous avez bien lu.  On assume mal le fait de s’être connues dans un groupe de soutien pour gens souffrant d’herpès.  C’est bête nous direz-vous.  On devrait au contraire se sentir chanceuses et choyées.  Et nous le sommes, ne vous méprenez pas.  Seulement, prenez quelques secondes pour imaginer.  Et nous juger si le coeur vous en dit:

Lorsqu’un Monsieur Hommedemavie débarque c’est déjà très, mais alors là, TRÈS pénible de lui balancer la bonne nouvelle.  Vous en connaissez un bail là-dessus.  On se sent plus près du sac de vidange que de la Miss Populaire de l’école. 

Alors lorsque vient le temps de lui raconter que nos meilleures amies ont été rencontrées dans un groupe d’herpétiques, tout à coup on a l’impression d’avoir le gros L du looser tatoué dans le front.  Par conséquent, on a tendance à s’éviter ce deuxième affront et à raconter des bobards sur les circonstances de notre rencontre. 

Cette question s’est présentée plus d’une fois.   Et on s’embrouille tout le temps.  Vraiment.   Ne me demandez pas pourquoi, on a jamais eu la présence d’esprit de mettre au point une stratégie collective pour y répondre.  Chaque fois, on bafouille et on s’enfarge.

Or donc, où en étais-je??  Ah oui, M. Parfait qui balance sa fameuse bombe à cafouillage.

Silence. 

Amétys et moi on se plante, une les yeux au plafond, l’autre le nez dans ses chaudrons, bien décidées à laisser Bobette se démener avec SON problème.  C’est SON chum après tout.

Sa réponse donnait l’impression qu’elle mettait en pratique son cours de berbère 101 ou encore qu’elle s’était mise au mongol la semaine d’avant et qu’elle mélangeait les deux.

–          Blwwou…….oualllw…………mmircc kwonn………boff…….crouuinchhh…….

En bref, je crois qu’elle a parlé de rencontres amicales, d’amis communs peut-être, je ne sais plus.  Je ne me souviens plus également qui d’entre moi ou Amétys nous a sorties de l’embarras mais j’aurais tendance à penser que j’ai proposé à mes invités un petit refill de vin.   Bacchus ce grand sauveur.

On croyait bien avoir encore une fois échappé de justesse à l’odieux de devoir révéler qu’on s’était fait des amies herpétiques sur internet. 

MAIS NON!!!  Le berbère/mongol bancale de Bobette ne l’avait pas convaincu!  Et il a fait quoi le Monsieur pour avoir sa réponse?  Il s’est tourné vers Nitouchka à la fin du repas, alors qu’Amétys était aux toilettes et que Bobette se payait ma gueule.

–          Comment vous vous êtes rencontrées déjà Nitouchka?

Pas con le monsieur.  Juste un peu trop insistant.

–          Ben on s’est rencontré dans le cadre de….genre….heu….. d’activités sportives.  Oui c’est ça, des sorties genre Détour Nature, tu connais?

Et là j’ai l’air allumée mais croyez-moi, je n’aurais pas gagné d’Oscar pour cette prestation.  Même pas un Métrostar.  Exit ma carrière d’actrice/improvisatrice. 

Finalement, comme on a une bonne étoile ou encore qu’on fréquente des gens respectueux, il n’a pas insisté et la soirée s’est gentiment poursuivie.

L’incident s’est relégué de lui-même et on n’en a jamais reparlé entre nous.

Jusqu’à ce que me vienne l’idée d’écrire ce texte.  Je me suis dit qu’il fallait que j’en parle à Bobette.  Non mais rigoler qu’on a fait toutes les deux, je vous dis pas.

Et on s’est dit que c’était con d’être gênées.  Pour une fois que quelque chose de bon sortait d’une expérience négative, pourquoi le cacher.  Pourquoi en être embarassées? 

Lorsque le coloc a frappé, on a pris les moyens pour se sortir de notre misère, de notre isolement.   Au lieu de se replier, on a pianoté sur nos claviers, on a cherché des ressources, et non seulement on les a trouvées mais en plus, on les a utilisées.

On a fait fi de notre gêne, de nos peurs, de nos angoisses, on a enfilé notre courage et on s’est présenté à un groupe d’inconnus qui pour la plupart, n’avait en commun avec nous que le coloc.  Et dans ce groupe, trois petites étoiles qui brillaient du même éclat se sont reconnues. 

Et on voudrait le cacher?

Ben oui!

Que voulez-vous.

Bien que je les aime, bien qu’elles m’aient procuré de la lumière les jours de noirceur et qu’elles m’en procurent encore aujourd’hui, j’aurais préféré pouvoir dire que je les ai connues au cégep. 

Elle est tellement imparfaite la fille de MPB.  Dieu merci!

Ouiiiiiiiiiiiiii….

Et puis NON!

JE NE VOUS DIS PLUS RIEN!

Je n’en dis pas plus pour ne pas que ça fouèèèèèère….

Parce qu’à chaque fois que je vous en parle ça se termine en queue de poisson!

C’est ça!!!!

CE BLOGUE ME PORTE MALHEUR… 😉

Alors! Chuuuuuuut!

?!?

Ah puis Ok!!! Juste un petit secret…..

C’est un superbe spécimen de la famille des moldus!

Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir!!!

Il est écrit sur les boîtes de tampons hygiéniques que l’utilisation risque de causer le syndrome du choc toxique qui peut se révéler mortel s’il n’est pas traité rapidement…

Sur les étiquettes de médicament on retrouve fréquemment de terribles-terribles-terribles contre-indications…

Et sur l’herpès on lit qu’il y a probabilité de le transmettre en tous temps…

Faut savoir faire la part des choses. Vivre c’est risquer !

J’étais invitée à souper chez un couple de mes amis moldus du cul Bob et Mimie qui me connaissent depuis des lunes. On s’aime beaucoup et ce qui suit n’en changera pas un iota!

Nous discutions de tout et de rien. Coco, le fils de 22 ans de Mimie, prenait part à la conversation…

J’avais les yeux rivés sur mon cellulaire, je lisais un courriel que je venais tout juste de recevoir.

– C’est d’un gars que je viens de rencontrer…

– Ah oui et puis???

– Faut que je vous lise la fin, c’est trop mignon! Dis-je en m’exécutant aussitôt.

– Bien c’est clair que ce gars là éprouve quelque chose pour toi Bobette… Je suis vraiment contente. De me dire Mimie.

– Oui! Mais il ne sais pas encore!

– Quoi? Tu ne lui as pas dit?

– …… Mais nous ne sommes qu’aux préliminaires !?!

– Ostie! S’élance BOB. Moi je ne comprends pas pourquoi tu niaises avec ça… Tu devrais le dire la première fois que tu le rencontres! C’est pas correct ça pour le gars, c’est comme si tu lui donnais de faux espoirs!

– Bien voyons donc Bob… Je suis aussi bien de me l’écrire dans le front!  Puis toi lààààà qui fait des feux sauvages s’l’bord d’la bouche!  Bien tabarnak toi aussi t’as l’herpès! C’est juste que le tient est à la bonne place!….

– Ouin bien moi j’aimerais ça le savoir quand même tout de suite avant de fréquenter une fille!

– Crisse Bob, quand t’étais célibataire, disais-tu à une fille « Bien, faut que j’te dise que j’ai déjà fait des feux sauvages sur la bouche quand j’étais jeune » quand tu la rencontrais????  BOB LE FAISAIS-TU???? Le ferais-tu aujourd’hui maintenant que tu es plus informé??????

Bref, j’étais en beau calvaire…

– Fuck, t’as la même ostie d’affaire que moi!  Réalises-tu ce que t’me dis???

– Oui mais c’est juste que j’aimerais ça le savoir avant. Bon!

– ……

Puis là y’a Coco qui en rajoute en me disant :

– Bien si je comprends bien, le gars astheure qu’il tripe sur toi, tu lui donnes le choix de continuer au risque d’attraper une maladie pour le restant de ses jours… Bien… c’est pas vraiment un choix ça!

– ……

– Coco? Si tu tripes sur une fille qui a déjà eu des feux sauvages, est-ce que tu coucherais avec pareil?

– Bien oui!

– BIEN C’EST LA MÊME AFFAIRE !!!!!

– ……

Mimie me regarde avec un air un peu déconfit. Ça fait tellement longtemps qu’on se connait elle et moi.

– T’as pas l’air d’être dans ton assiette là Bobette hein ?

– Pas vraiment non, je suis désolée d’être frustrée là mais votre réaction me fait royalement chier!

– T’as raison Bobette… Ça doit pas être facile. Veux-tu un peu de vin?

Je n’ai pas fait le grand saut.  J’ai attendu de le connaître d’avantage Monsieur T avant de m’étendre sur le sujet comme de la confiture à la fraise…

Et j’ai bien fait parce qu’après quelques temps Monsieur est devenu vapeur et s’est volatilisé : ce qui semble devenir très tendance pour les hommes de ma génération!

Toujours est-il qu’après un long silence, et fort probablement pour avoir bonne conscience, il m’envoie un gentil message m’indiquant à quel point je lui plaisais mais que par pur bonté d’âme, et parce qu’il se croyait incapable de s’investir, il avait décidé de se retirer par peur de me blesser mais qu’il souhaitait sincèrement que nous restions amis.

Bla, bla, bla……… C’était un peu n’importe quoi mais RIEN qui n’ait à voir avec l’herpès : il ne le sait même pas !

Rassurant me direz-vous……… ?!?

Mais que font ces gens sur des réseaux de rencontre s’ils ne veulent pas s’investir ???

Pffftttt…

N’empêche que si je retiens une belle leçon d’avec Monsieur T c’est qu’il n’y a vraiment pas de presse à annoncer le coloc et que c’est vrai que si on le dit trop vite on risque d’être convaincu que c’est la cause d’un non-retour alors qu’il n’en est rien!

….

Vingt ans de cohabitation avec un coloc c’est tout un bail, ça forme un caractère et ça vous remplit la valise d’expériences!

Dans l’art de l’annoncer, je suis une pro! Pas question de pâtir le fond de la culotte humide pendant d’interminables rencontres à se demander comment le dire: faut passer à l’attaque le plus rapidement possible!

Messieurs cessez de lire, ce qui suit s’adresse à mesdames : je n’en peux plus de lire vos angoisses et j’ai décidé de devenir votre coatch personnelle!!!

Oui, oui… Je vous offre de bon coeur quelques techniques pour vous assurer une bonne baise (ou du moins un peu de tendresse) à l’heure de vérité!

Bon premièrement il faut pratiquer… Plus on pratique meilleure on devient, ça c’est la base de la technique!!!

Les p’tits, les gros, les laids, les boutonneux, les vieux, les jeunes, les athlétiques, les adonis, les tops modèles! Faut pratiquer avec toute la gamme…..

FAUT JOUER POUR DEVENIR VIRTUOSE !

Apprenez à lire sur le visage de l’autre tous les petits signes qui sont le miroir de sa pensé.  Anticipez ses réactions! Jouez, amusez-vous!!!! Scrutez tous les plis, le coins des lèvres, les yeux, les sourcils, l’angle de la tête, l’étirement du cou… Tout!

Chaque annonce est un jeu….. Que dis-je?…… Un entraînement!!!!….. Oui…… Parce qu’un jour, celui qui sera devant nous sera le bon et LUI….. Faudrait surtout pas le louper!!!!

Et pour jouer ça prend un trophée.  Votre trophée : un large sourire de victoire!

Et pour l’atteindre, bien sûr, il faut utiliser quelques manigances féminines… Peu importe la méthode que vous choisissez dans notre fantastique Herpize Bible suivez ces instructions gagnantes :

À l’heure de la vérité, soyez posée, concise et surtout ne jouez pas de mélodrame.

Faites les yeux doux en marquant plusieurs points s’ils sont parfaitement trempés, tout juste au bord du ruissellement mais attention : s’ils débordent vous minimiserez drastiquement vos chances. Il ne faut surtout pas présenter l’herpès comme une calamité!

Quand vous avez terminé de parler du coloc (s’il vous plait ne vous étendez-vous pas trop sur le sujet, on a autre chose à faire), taisez-vous, prenez une grande respiration, humidifiez les lèvres du bout de la langue, rentrez le ventre et pointez légèrement les seins.

Laissez le silence envahir la pièce. Regardez votre partenaire avec des yeux inquisiteurs, légèrement piteux et attendez…. Ou plutôt observez!

Observez le non verbal…

Lorsque les yeux de monsieur s’écarquillent d’un regard tendre, que ses plis se dérident et qu’un étrange rictus s’affiche sur son visage vous êtes tout près du but  : l’instinct du mâle protecteur est sur le point de faire un bond vertigineux…..

Approchez vous doucement en faisant juste un peu pitié, il vous prendra dans ses bras…

Blottissez votre tête dans son cou, il vous caressera le dos en guise de réconfort…

Et là, saisissez le bon moment……… LE Momentum…!!!

Relevez la doucement tête, frottez votre joue contre la sienne et présentez lui vos lèvres…

C’est là…. Juste làààààà….!!  L’instant précis où l’instinct de sauveur suivi de l’enflure du pantalon prendront le dessus sur toute matière grise.

Soyez vigilante et donnez l’impression de relâcher tout contrôle, laissez l’homme faire le reste en prenant soin de ne plus jamais prononcer le mot herpèèèèèèèze et, parole de votre coatch personnelle, vous passerez une soirée des plus agréable!!!

Ça marche presqu’à tout coup mais faites gaffe car quand monsieur reprendra ses esprits, il est fort possible que l’instinct protecteur soit vite remplacé par un manque de couille qui vous laissera pantoise…

Et là, pour contrer le manque de couille, vingt ans de pratique ne suffisent plus!

Après avoir longuement réfléchi, pour ce qu’il peut réfléchir, le chat est revenu penaud et le cœur lourd, un doux morceau de fromage d’une patte, une paire de sécateurs de l’autre…

Le rat, pour ce qu’il peut ne pas être naïf, a hésité….. Un peu…..

Du plus peu de toutes ses forces………

C’est qu’il sentait si bon le fromage !

Et il est sorti de son trou salé de larmes, le nez frétillant, les sens aux aguets…

Le félin, quant à lui, l’observait de ses grands yeux piteux. Les plus piteux qu’un chat puisse avoir.

C’est si triste un chat avec des yeux tristes.

Le fromage lui embaumait…. Le plus pue qu’il pouvait.

Ce que ça sent bon du fromage qui pue!

Minet de son arme pointé, jura à grands coups de lame qu’il taillerait l’ombre des épines….

Si un rat n’abandonne jamais, qu’en est-il donc du chat?

???

Toujours est-il que depuis quelques jours, on peut voir au royaume d’épines une bête s’affairant à couper le piquant des roses alors qu’un rat se vautre dans la luxure…

Ce qu’il est bon le fromage!

Après m’avoir fortement convaincu que nous étions fait l’un pour l’autre, après que je lui ai avoué le secret qui brûle ma chair et après m’être laissée emporter par son merveilleux conte de fées, mon chevalier s’est défilé dès qu’il a frôlé l’ombre d’une épine, découronné de son titre de valeureux parce que c’est au téléphone qu’il a eu le courage d’annoncer le changement de cap.

À ses dires, ce n’était ni l’herpès, ni les enfants mais une toute autre raison sans réel fondement qui m’a relégué du côté des déchets.

Évidemment, toutes les roses qui habillaient mon royaume ont perdu leurs pétales et sous l’effet du vent glacial les lieux se sont recouverts de glace….

Je suis déçue et je réalise à cette froideur que comme un chat est un chat et un rat, un rat, l’herpès m’a rendu trop vulnérable à l’amour : dès que j’entends le ronron de l’acceptation, je mangerais les yeux fermés n’importe quel fromage moisi.

Ce qu’il est âcre le goût d’une vie remplie d’échecs amoureux.

Mais un rat n’abandonne jamais…

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

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