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L’autre jour j’avais une discussion sérieuse avec Nitouchka :

– Tu sais Nitou, bien que je ne sois pas dans la peau de mon chum, si on inverse les rôles, j’suis pas certaine que je serais restée s’il m’avait annoncé qu’il partageait sa culotte avec notre cher coloc herpès.

– Bien moi non plus je ne sais pas ! Qu’elle me répond.  À bien y penser,  j’aurais p’t’être pris mes jambes à mon cou !

– Ouin, je n’ai jamais été mise en face du problème (étant moi même le problème) mais ouffff… Tu sais quoi ?  Je le trouve bien courageux mon Presqueparfait !

– T’as raison, ils sont braves nos amoureux !

– On n’en a jamais parlé de ça sur Monpetitbobo…

– De quoi ?

– Bien du fait que peut-être on ne serait même pas restées nous mêmes… On dit toujours que c’est pas si grave, on relate les choses de manière super positive pour ménager tout le monde mais c’est p’être pas tout-à-fait ce qu’on pense vraiment !

– Oui mais Bobette, on ne le sait pas ce qu’on aurait fait.  On est des bonnes personnes, on a de bonnes valeurs et c’est tellement dur de trouver quelqu’un qui nous plait et qui nous convient… On serait probablement restées nous aussi.

– Ouais, p’t’être bien…

Et on s’est laissé là-dessus…

Et c’est venu me tracasser……

Et j’ai réfléchi……..

Et j’en suis venue à la conclusion que je devais vraiment savoir ce qui s’était passé dans la tête de mon Presqueparfait. Pourquoi était-il resté alors qu’il ne me connaissait pas ? Que s’est-il passé au fond de lui ?  Comment on se sent quand quelqu’un qui nous attire nous dit qu’il a une its ?

Et c’est ainsi, à petits coups de questions me martelant le cerveau, qu’est née l’idée de lui passer une petite entrevue «spécial herpès» !

_________

On déjeunait. J’avais déjà préparé quelques questions.

– Mon Presqueparfait que j’aime beaucoup ?

– Oui Bobette ?

– Que dirais-tu si je te faisais passer une petite entrevue ?

– Une entrevue ?

Alors je lui explique en grandes lignes la conversation que j’avais eue avec Nitouchka et mon désir de connaître son processus de décision.

– Quand je t’ai appris que j’avais l’herpès, tu me connaissais à peine… Tu n’étais même pas impliqué émotivement.  Tu aurais pu partir, prendre tes jambes à ton cou et passer à la suivante !!!  Je veux savoir pourquoi tu es resté et pouvoir en parler à nos lecteurs. On offre toujours notre point de vue d’herpéthique et ce serait tellement fantastique de pouvoir offrir le point de vue d’une personne qui est restée.  S’il te plait mon chéri (yeux doux ici), s’il te plait !

Et il a accepté d’emblée.  Ce qu’il est merveilleux mon Ppf !

Nous en avons jasé un peu mais n’avons pas eu le temps de faire le tour de toutes mes questions et je me suis dit que, tant qu’à y être, je devrais vous soumettre ma liste de questions au cas où vous en auriez quelques pertinentes que je pourrais ajouter…

Alors la voici :

Est-ce que j’ai bien choisi le moment pour te l’annoncer ?

Est-ce que je t’ai dit les bonnes choses ?

Est-ce que ça aurait été différent si je te l’avais dit après une première relation sexuelle?

Pourquoi es-tu resté ?

Comment as-tu pris ta décision ?

Que ferais-tu si tu l’attrapais ?

Mets-tu ton choix en doute ?

Est-ce que tu y penses souvent ?

Et en finale : Est-ce que tu voudrais ajouter un commentaire ?

Voilà… Je crois que ça risque d’être étrange et bouleversant de parler de ce sujet aussi ouvertement – parce que oui, c’est toujours difficile d’en parler – mais j’ai vraiment hâte de connaître à fond son point de vue…

Vous connaissez l’adage : Les gens heureux n’ont pas d’histoire. Ou peu. Mon coloc se tenant peinard (et qu’il le demeure)et ma vie voguant doucement sur les eaux calmes du bonheur, du coup, je me retrouve devant un écran bien blanc lorsque vient mon tour d’alimenter nos voraces lecteurs. Gros Néant.

Jusqu’à ce que ma copine Loulou fasse la connaissance de l’Abruti.  Faut bien que ça serve les amies.

Loulou et moi avons un rendez-vous téléphonique quotidien. Pour parler de quoi? De nos déboires amoureux pardi!

Pour faire un petit retour en arrière, Loulou avait un amoureux. L’amoureux a levé les feutres. Loulou cuve sa peine depuis et en parallèle, tente sa chance sur le marché des agents libres. On ne sait jamais. Le miracle peut survenir à tout moment. Il s’est produit pour Bobette, il s’est produit pour moi, alors pourquoi pas Loulou!

L’Abruti s’est donc présenté à elle déguisé en prince charmant. Et elle est passée à deux poils près d’y croire. Sauf que l’expérience aidant (il faut bien que ça servent tous ces déboires!) elle a rapidement flairé que la couronne du prétendant, c’était que du toc!

Loulou a fait comme se doit. Après quelques rencontres, elle lui a parlé du coloc.

Le pauvre Abruti a eu un choc. La femme de sa vie (déjà après une semaine!!) était au prise avec une horrible « maladie » (ses mots!) et franchement, il ne savait pas du tout ce qu’il devait faire. On le comprend quand même. Il a beau être abruti, c’est légitime d’avoir peur de contracter l’herpès.

Il est passé par toute la gamme des émotions.  Mais surtout par le mépris.  Bien déguisé sous ses déclarations mièvreuses d’amoureux déçu. 

Il s’inquiétait de l’attraper, même avec un condom, malgré le Valtrex. Il naviguait sur les eaux de son indécision, furieux contre l’herpès, blâmant Loulou pour ses choix amoureux passés (déjà!)qui l’empêchaient de l’aimer pleinement mais assuré qu’elle l’attendrait comme une assoiffée attend le porteur d’eau puisqu’anyway, qui voudrait d’une Loulou herpétique, si belle soit elle!!

N’était-il pas le plus valeureux et généreux parti que Loulou pourrait jamais espérer avoir considérant « son état »?

Mais le truc avec l’herpès c’est qu’il n’y a pas cinquante-six solutions. Il y en a deux. Tu l’acceptes ou tu ne l’acceptes pas.

L’Abruti ne l’avait pas compris, convaincu qu’il était de faire une fleur à Loulou en ne la dumpant pas comme la vulgaire lépreuse qu’elle était.

C’était bien mal connaître sa Loulou. C’était être un abruti à la puissance dix. C’était sans savoir qu’en plus d’avoir une tête sur les épaules et une estime d’elle-même aguerrie aux idiots, Loulou porte en elle sa force et celle de toutes ses amies réunies qui ont, ensemble et en solitaire, fait l’autopsie de ce que l’on pouvait accepter au nom du coloc. 

Rien.  Pas même un abruti. 

Un soir donc, sous l’appel pressant de son système d’alarme intérieur,  Loulou a coupé court à l’indécision de l’Abruti.  Elle lui a fait savoir que, bien qu’elle respecte sa crainte qui est somme toute légitime,  elle n’accepterait jamais d’être avec quelqu’un qui craindrait tout le temps d’être infecté.  Too bad for you honey! 

On s’est bien marré sur sa réaction en rétrospective.  Le pauvre ne pouvait y croire!  Se faire dumper par une brebis galeuse.  Le comble de l’insulte! 

Mais pour Loulou, l’herpès n’était en fait qu’une belle excuse pour se débarasser plus rapidement d’un autre de ces paumés qui sévissent malheureusement sur le marché du célibat! 

Et pour franchir un pas de plus sur le chemin de l’estime de soi.

Keep on walking Loulou.  Il est quelque part sur ta route.  Suffit d’avancer.

Houston, on a un problème!  Un méchant gros problème!  Il en va de la survie de l’espèce.  C’est même pas drôle!  Mais où diable sont les hommes?

Pas pour me vanter mais je suis pas si mal.  J’ai deux amies formidables et célibataires qui m’apportent beaucoup et qui ont tellement à offrir.  Je prends des cours de salsa et j’y rencontre des femmes seules de tous âges, belles, intelligentes, intéressantes, épanouies, sensuelles.  On discute et on en vient à se demander:  Mais où sont les hommes?

Si je me fie aux statistiques, toutes ces femmes n’ont pas l’herpès alors je me dis qu’il doit bien y avoir d’autres raisons à mon célibat et à mon sérieux manque de sexe.

Bien sûr, il y a les bad boys qui flirtent pour le plaisir mais surtout pour se nourrir l’égo.  Ils sont bien charmants mais s’engagent rarement.  Il y a aussi les timides qui ne feront jamais les premiers pas, les narcisiques qui n’ont d’yeux que pour eux mêmes et les pas d’allure… qui n’ont simplement pas d’allure.  Sans compter les hommes mariés qui veulent seulement prendre leur pied et surtout se prouver qu’ils peuvent encore séduire. 

Il y a tous ceux sur les sites de rencontre, me direz vous, qui sont libres et prêts à s’engager.  Je ne suis pas une fan de ces sites mais je les ai quand même explorés un peu, surtout par l’entremise des copines.  Je connais même quelques histoires dignes d’un conte de fée mais en jasant, on découvre vite que Cendrillon a travaillé fort avant de trouver son prince.  Après avoir pris quelques kilos et perdu beaucoup d’argent (car les hommes ne paient plus) à rencontrer des candidats au souper, Cendrillon déplace les entrevues au lunch et passe rapidement au 5 à 7.  Plus court, moins couteux et ça laisse même le temps de rejoindre les copines en soirée, histoire de pas gâcher son samedi soir.  Déjà s’ils ne se rajeunissaient pas de 10 ans et ne se grandissaient pas de 3 pouces, on perdrait moins de temps à prendre des verres avec des nains de 65 ans.  J’ai rien contre les nains ni les hommes de 65 ans mais je fais 5’7 » et j’ai 35 ans.  J’assume qui je suis, faites-en de même!  De toute façon, quand j’arrive avec mes talons et que Papi m’arrive à la poitrine, je me demande quelles sont les chances de survie d’une relation ayant comme base la déception et le mensonge. 

Je suis un peu fru.  Un peu appeurée aussi.  J’ai bien peur de ne plus jamais être en couple.  Ça sonne ridicule mais ça me semble tellement réaliste.  Six ans que je suis seule.  On passe vite de six à dix!  Le pire: j’ai la désagréable illusion que se ne serait pas plus facile sans l’H.  Plus facile de baiser, peut-être, mais pas de trouver.

Vous avez sans doute remarqué que ce texte est strictement d’un point de vu féminin. Normal!   J’imagine que ce n’est pas plus facile pour un homme de rencontrer.  Éclairez-moi chers hommes, manifestez-vous!  Prouvez-nous que vous n’êtes pas une espèce en voie d’extinction.  Expliquez-moi ce qu’une femme doit faire en 2010 pour trouver un copain qui n’a pas peur de s’investir.  Quels sont les meilleurs endroits et moments pour observer L’Homme dans son habitat naturel et entrer en contact avec la-dite espèce?  Ne voyez-vous pas la beauté de toutes ces femmes qui vous entourent?

Nous voulons être courtisées, se sentir désirées, vous accompagner dans les jeux de la séduction et aboutir à du sérieux.  Come on!

P.S.  J’avoue, il y a bien quelques hommes qui ne semblent pas rester indifférents à mes déhanchements mais ils sont souvent dans la pire des catégories: les gentils.

Tout baigne : le chat est heureux et le rat commence à relaxer de sa mésaventure

Le chat me présente quelques membres de sa félignité…

Je suis tellement ravie, que je décide de lui présenter à mon tour des membres de ma ratblesse et l’amène à la rencontre de rates Amétys et Nitouchka qui sont parmi mes amies les plus dignes de la race.

Après une soirée à se bidonner et à rire de nos consœurs les mouettes en les imitant, patates rôties au bec, je n’ai plus de nouvelles du chat qui m’a pourtant laissé d’un baiser…

Non, plus de nouvelle, pas de retour d’appel…. Rien… C’est le vide complet depuis ce jour.

Alors, je comprends que si le chat n’est pas mort, c’est mon chien qui l’est. Et la seule raison valable que j’arrive à trouver c’est qu’au fond il n’est qu’une girouette et que les imitations de mouettes ont dû le froisser!

Que voulez-vous?  Les rates, on aime danser, chanter et puis rire.

Je suis vraiment fâchée… Après m’avoir dit qu’il s’attachait à moi, après avoir demandé à rencontrer mes enfants, il me laisse sans nouvelle !  Ce genre de comportement je ne le comprendrai jamais et inutile de vous dire que si la bête a perdu l’autre jour ses galons, maintenant il a perdu tout mon respect.

Une personne respectable ne fait pas ça à une autre… On ne laisse pas les gens dans l’ignorance et dans le vide…

Et pftttt !!!….. Les chats sont trop compliqués pour moi, je préfère mes amies peu fréquentables…

Parce que mes amies peu fréquentâââââbles, bien elles m’aiment sans condition… Point!

Et cette fois, je ne suis pas triste… Je suis fru, juste fru fru!

Et quand je pense qu’en plus, pendant ce mois de montagnes russes y’a même pas vraiment eu de sexualité et que je bouffe des pilules bleues pour rien, ça me rends encore plus fru…

Bon, j’m’en vais sur its rencontres drette là. J’ai besoin d’échanger avec des gens qui me comprennent.

Qui m’aime me suive… Girouette s’abstenir!

Après avoir longuement réfléchi, pour ce qu’il peut réfléchir, le chat est revenu penaud et le cœur lourd, un doux morceau de fromage d’une patte, une paire de sécateurs de l’autre…

Le rat, pour ce qu’il peut ne pas être naïf, a hésité….. Un peu…..

Du plus peu de toutes ses forces………

C’est qu’il sentait si bon le fromage !

Et il est sorti de son trou salé de larmes, le nez frétillant, les sens aux aguets…

Le félin, quant à lui, l’observait de ses grands yeux piteux. Les plus piteux qu’un chat puisse avoir.

C’est si triste un chat avec des yeux tristes.

Le fromage lui embaumait…. Le plus pue qu’il pouvait.

Ce que ça sent bon du fromage qui pue!

Minet de son arme pointé, jura à grands coups de lame qu’il taillerait l’ombre des épines….

Si un rat n’abandonne jamais, qu’en est-il donc du chat?

???

Toujours est-il que depuis quelques jours, on peut voir au royaume d’épines une bête s’affairant à couper le piquant des roses alors qu’un rat se vautre dans la luxure…

Ce qu’il est bon le fromage!

Après m’avoir fortement convaincu que nous étions fait l’un pour l’autre, après que je lui ai avoué le secret qui brûle ma chair et après m’être laissée emporter par son merveilleux conte de fées, mon chevalier s’est défilé dès qu’il a frôlé l’ombre d’une épine, découronné de son titre de valeureux parce que c’est au téléphone qu’il a eu le courage d’annoncer le changement de cap.

À ses dires, ce n’était ni l’herpès, ni les enfants mais une toute autre raison sans réel fondement qui m’a relégué du côté des déchets.

Évidemment, toutes les roses qui habillaient mon royaume ont perdu leurs pétales et sous l’effet du vent glacial les lieux se sont recouverts de glace….

Je suis déçue et je réalise à cette froideur que comme un chat est un chat et un rat, un rat, l’herpès m’a rendu trop vulnérable à l’amour : dès que j’entends le ronron de l’acceptation, je mangerais les yeux fermés n’importe quel fromage moisi.

Ce qu’il est âcre le goût d’une vie remplie d’échecs amoureux.

Mais un rat n’abandonne jamais…

Je vous le jure et mes amies dignes du nom pourront en témoigner : me semblerait tu pas plongée en plein conte de bonnes fées (bonnes ou mauvaises, c’est ce qu’on saura bientôt)…

On m’a tiré une flèche au cœur et si ce n’était du glaive de mon herpès et de sa fine lame prête à entailler la chair de l’autre, j’aurais peine à y croire.

J’ai rencontré un homme qui semble croire qu’on serait deux âmes soeurs (d’où le conte de fées) et qui souhaite être à mes côtés, parce que selon son dépistage aurasmique, il croit sincèrement que notre rencontre n’est pas fortuite.

Serions-nous vraiment fait l’un pour l’autre telle la théorie de l’âme sœur où chacun des partenaires séparés aspire à retrouver la présence de l’autre, dont il a gardé la marque, dans sa chair comme dans son âme?

Ma tête oscille à la négative en tentant de redresser son armure anti-blessure mais mon cœur bat la chamade et mon sang se bleuit.

En dépit des épines qui recouvrent mon royaume le chevalier croit qu’il en vaut le risque…

Du baiser de ses lèvres qui caresse ma main, je me transforme en princesse, en sa princesse et du haut de ma tour je reste pantoise, fébrile…

J’écoute l’écho de vos mots qui raconte que les contes de fées n’existent pas et je souffle en réponse que dans mon histoire il y a un petit crapaud galeux qui se nomme Herpès et qui me rassure que les prétentions de mon valeureux chevalier ne doivent qu’être vrais.

À suivre…

On avait rendez-vous.

Je suis arrivée en premier. J’ai commandé un latté, j’ai pris un journal et me suis dirigée vers le comptoir.

Je suis restée debout.

Il est entré…

Je l’avais espéré beau, grand, intelligent et audacieux…

Le Père Noël m’a comblée.

On a passé l’après midi à jaser et à rire.

Au moment de se quitter, il m’a embrassée tendrement sur les joues, a insisté pour qu’on se revoit et il est parti.

Je suis rentrée chez moi avec le cadeau que je devrai lui déballer en espérant que le Père Noël fera son job jusqu’au bout.

À suivre…

Dernièrement j’ai dû faire un saut au Canadian Tire. J’avais un item à retourner.

Service oblige, j’ai attendu un bon p’tit bout!

ÔÔÔÔ Canadian Tire et ses belles files d’attente….

Je n’ai pas sacré….. Ohhh que nooooonnnn!

Je me suis rincé l’œil…… Incognito, j’ai approché mon visage de quelques mâles me précédant et j’ai humé l’air.

Cet air qui embaume la testostérone.  Le d’sous d’bras de l’homme du Canadian Tire. Celui qui trippe sur les chars et les outils.  Celui qui a travaillé, sué et qui a les mains rudes. L’homme musclé, fort et fier qui vient de libérer son bolide d’un gigantesque banc de neige….

Hmmmmmmmmmm….

Les poumons remplis d’hormones mâles, j’ai fermé les yeux et j’ai rêvé… Là, plantée dans l’attente de l’allée des retours de marchandise.

Sa main forte a effleurée ma peau, j’ai léché son cou. Doucement, ma langue a glissée sur son torse découvert… La chaleur de nos corps embrasant nos sens et le désir d’assouvir nos passions charnelles montant aussi vite qu’une échelle dans un jeu de serpents.

J’allais dégrafer son jeans….

–       Madame? MadAAAAAAAME!

–       Heuuuu….. Oui?

–       C’ta vot’tour!

J’ai regardé tout autour de moi. Je devais certainement avoir un petit air étrange en essuyant le filet de bave qui se faufilait au coin de ma bouche tout en me demandant le quel des ces spécimens faisait parti de mon clan!

Ahhh, si l’herpès avait une odeur, je ne me serais pas perdue en contemplation ÔÔÔÔÔ Canadian Tire et serais probablement passée en mode attaque….

Mais non, je suis retournée à la maison penaude, seule, le coloc noyé au fond de ma culotte…

__________

Cher Père Noël,

Cette année, Père Noël, j’aimerais avoir un trio de gars du Canadian Tire, Extra coloc. Un pour moi et un pour chacune de mes copines de MPB.

Je veux que nous vivions d’amour, qu’harmonie règne en une douce chanson et que nous soyons encore les meilleures amies du monde accompagnée de nos nouveaux colocs qui eux, de temps à autre, libéreraient nos zones érogènes pour aller sortir le char du banc de neige et faire d’agréables activités! 🙂

Bobette xxx

L’autre jour je fus charmée par un prospect venu d’un site de rencontre pour personnes à culottes squattées.  Après quelques échanges, nous décidons de profiter d’une occasion où nous sommes à proximité afin de se rencontrer.

Je ne suis pas déçue. La photo, préambule inévitable à ce genre de drague, était bien honnête: je reconnaissais le beau p’tit pétard que j’avais évalué.

Il est tout souriant et semble aussi bien heureux de la matérialisation de mon image!

Wow! C’est une belle rencontre!

Plus nous jasons, plus ma balloune gonfle!

Nous rions, commandons un autre bière et elle gonfle et gonfle et gonfle encore d’avantage jusqu’à ce que qu’il ne reste que de l’espace pour lui et moi.

Ses yeux magnifiques se mirent aux miens… J’ai chaud et je sais que la chope que je viens de recevoir n’assouvira pas ma soif.

Rien pour assombrir le paysage hormis le passage en éclair de l’ombre d’une cigogne au bec bien acéré:

– Je cherche une femme pour fonder une famille. Je veux des enfants!

Pssshhiiii!!! et elle dégonfle

– Heu, j’ai déjà donné merci! Impossible pour moi!

– Mais au fait j’y pense! Comme tu es pas mal impliquée dans le milieu, tu dois bien connaître des filles qui ont l’herpès et qui veulent des enfants?

Pssshhiiii!!!

– Oui. J’en connais…

__________

– Allo?

– Lulu! C’est Bobette! J’ai un super mec à te présenter. Belle gueule, cherche femme avec coloc pour fonder une famille et être heureux jusqu’à la fin des temps.

– Hein? C’est vrai! Wow c’est donc bien hot!

– Je t’envoie la photo, dis moi ce que tu en penses!

Quelques secondes passent, Lulu me rappelle pour me dire, qu’en plus de le trouver super mignon, elle fait tout-à-fait confiance à mon jugement et est prête pour la suite.

Nous raccrochons et Lulu est tellement excitée à l’idée de rencontrer le futur père de ses enfants qu’elle s’empresse à en parler à une collègue de bureau:

– Ma t’chum va me présenter LE prince charmant…. Elle pense qu’on va faire un super bon match! J’me peux plus et il est tellement cute!

Tiens! J’te montre la photo!

-…

-??

-…

– Bien quoi????

– C’est mon ex!

– Tabarnak!

– Mets-en! Tu sais c’est lui l’Ostie de chien sale dont je te parle depuis des mois!

– Nooooooooooooooooooon!

– Ouais, celui qui a préféré de loin ses maudits problèmes de jeux au bel amour qu’on vivait ensemble…. J’ai été vraiment écorchée dans cette histoire là en essayant le sauver de son vice en plus d’avoir presque tout vidé mon compte en banque pour l’aider!

– Ah l’Ostie…

– Ouais…

Pssshhiiii!!!

* Quelques faits ont été modifiés afin de conserver l'anonymat des acteurs.

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

Première visite?

Tout d'abord bienvenue chez MPB! Afin de vous aider à nous connaître un peu et à en comprendre d’avantage sur notre situation, nous vous invitons à commencer la lecture de notre blogue par l'onglet «Billets choisis». Bonne visite!

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