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Avec le temps, on croit qu’on a fait le tour, les filles et moi on s’essouffle.

L’herpès on en a parlé, on l’a décortiqué sous tous ses angles, on l’a dédramatisé, on en a ri et on s’est donné des tapes dans le dos en se disant que ce n’était vraiment pas la fin du monde.

On vous a raconté nos belles histoires d’amour, nos jours sombres et nos matins ensoleillés. Bien des souvenirs y sont reliés.

L’herpès nous a certainement transformé et j’ai souvent pensé que c’était pour le mieux.  Bref, je n’y changerais pas grand chose puis, avec une bonne dose de Valtrex, on fini presque par l’oublier…

Ça fait plus de vingt ans que ce vilain mot est entré de le quotidien de mon vocabulaire.  Au début, pendant environ les cinq premières années, il est venu me hanter toutes les trois semaines. Ensuite, ça s’est estompé peut-être aux quatre semaines, puis cinq, puis six… Et maintenant, il m’arrive de sauter un mois ou deux (p’être même trois).

Je l’ai accepté ça. J’ai accepté que ce serait toujours présent et que de m’apitoyer n’y changeais rien… Et des bons côtés j’en ai trouvé comme celui de pouvoir discuter concrètement d’its avec mes enfants ; de sentir que je peux changer des choses dans le désarrois des autres ; de me donner une raison d’écrire ; de rencontrer des gens formidables et sensibles et de mettre sur ma route des humains dont les valeurs vont au delà d’un petit bobo.

Bref, l’herpès c’est pas grave.  Je suis en amour avec un homme extraordinaire qui n’a pas un iota de trace herpétique dans l’sang.  Quand je l’ai rencontré je lui ai évidemment tout déballé mon charabia. Je lui ai dit que je connaissais bien mes symptômes et que je prendrais un traitement suppréssif afin d’éviter lui transmettre…

C’est ce que j’ai fait.  Je me suis tapée un dose de Valtrex par jour pendant plus de six mois et on oublié toute cette histoire de coloc.  On n’en parle presque jamais et les préservatifs sèchent au fond de nos tiroirs. Tout beigne et je ne vois pas l’ombre d’une poussière flotter au dessus de notre petit nuage rose.

Mais dernièrement, parce que je n’aime pas être trop médicamentée et que je souhaite donner une pause de bleues à mon système, j’ai diminué ma dose à un jour sur deux ou trois la semaine où on se voit moins (enfants obligent) mais continue d’en prendre tous les jours quand on est ensemble…

Bon.  J’aboutis !  J’aboutis ! C’est que là, je me tape une crise !

Crisse !

J’aurais tellement voulu ne plus jamais y penser et me laisser bercer par l’Amour…

Biiiiiiiiiien non : je viens de recevoir une bonne dose de réalité en pleine face et va falloir que j’en reparle à mon amoureux. Concrètement.

Je n’ai pas de problème à lui dire qu’on devra se tenir tranquille quelques jours mais là où je me sens mal, c’est d’avoir à ramener tout ça sur le tapis et de lui rappeler que je suis une transmetteuse…  C’est un peu comme si j’avais à m’éventrer à nouveau pour étaler toute une confiture nauséabonde et, bien que je l’accepte et que mon Presqueparfait est au parfum, je me sens comme si je devais lui annoncer pour la toute première fois !

Je sais que j’vais en avoir toute ma vie et malgré que je sache aussi que mon amoureux va me prendre dans ses bras et qu’on va être heureux, je me sens vulnérable, là, maintenant.  Voilà!

Et pour finir sur une bonne note positive… On peut conclure que, même si on s’essouffle un peu, on a pas fini d’en parler, qu’on est bien placées pour vous comprendre, qu’on aura toujours besoin de support et que vous allez nous entendre encore longtemps !

—-

AJOUT 1 : lorsque j’ai voulu en parler à mon amoureux, il le savait déjà : il avait lu mon billet !  Vive le blogue et j’aime mon chum !

AJOUT 2 : finalement, y’avait pas de quoi fouetter un chat : ma crise n’était qu’un fichu poil incarné ! C’est que ça nous rend un peu parano ce petit virus ! En tout cas, voilà tout de même une preuve pour mon amoureux que je suis plus que vigilante!!!

J’étais avec mon nouveau copain…

– Tu te souviens de l’autre jour quand nous sommes restés allongés au soleil?

– Oui je me souviens.

– Bien je crois avoir pris un coup de soleil, ça me brûle.

– Ça te brûle sur le pénis?!?

– Oui c’est ça…

-…

Panique générale… Bobette reste calme, reste calme!

– Heuuuu je peux voir?

– Oui tu peux…

J’ai des sueurs froides. Je l’observe dans tous les sens et ce, le plus rapidement possible pour ne pas faire la fille qui panique à l’idée que ce serait peut être une attaque du coloc. Même si je sais que les chances sont quasiment nulles parce qu’on prend nos précautions et que je suis bourrée au Valtrex, c’est la seule idée qui me vient en tête. Shit!

– Non mais quand tu auras fini de me tâter comme ça on pourrait peut-être passer à autre chose!

– Ah oui, oui, excuse moi…. Ça ne paraît pas beaucoup ton coup de soleil, je trouve.

– Non pas tellement.

Et, malgré que je n’étais pas vraiment dans l’ambiance parce que tout ce à quoi j’étais capable de penser c’est que, peut-être bien que quand même que, je lui aurais peut-être refilé, on a fait l’amour….

Le lendemain matin, inutile de vous dire que je me suis précipitée sur le téléphone pour discuter de la situation avec mes copines du bobo.

On était toutes d’accord, il y avait de quoi paniquer et on était toutes d’accord que, même si c’était quasi impossible que je lui ai transmis, mon amoureux était bien au courant de la situation et qu’il assumerait probablement son choix mais je dois vous avouer que ça aurait été une réelle catastrophe pour moi de l’avoir mis en confiance et de lui avoir refilé…

Bref, on a décidé qu’il valait mieux que je ne lui en reparle pas et que j’attende la suite…

Et elle est venue quelques jours plus tard lorsqu’avec un petit air invitant, il m’a joyeusement annoncé que son coup de soleil était parti.  Je ne pense pas qu’il ait ressenti ma peur mais que j’ai eu chaud…

Maudit herpès!!!!

Il faisait réellement beau… Ni trop frais, ni trop chaud : la température idéale pour se taper un joli marathon.

Je courais. Les gouttes des sueurs perlaient sur mon front et sur la peau de mon dos. J’étais rendue environ au tiers de ma course…

Des centaines de personnes qui avaient pris part au départ, je n’avais pas encore remarqué cet homme jusqu’à ce qu’il s’écroule à quelques mètres de moi.  Il s’agissait d’un ancien collègue de travail.

Je l’ai reconnu au moment où, serrant ses mains contre sa poitrine, il fit un demi-tour sur lui même, le visage crispé de douleur et qu’il s’effondra sur le sol.

Je me précipitai alors sur lui. Il semblait terriblement souffrant. Je plongeai ma main dans ses cheveux mouillés et lui soufflai que j’étais là.  Le son de ma voix le rassura. Il ouvrit légèrement les yeux et m’expliqua la sensation qu’il avait que son cœur allait exploser. Il prit ma main et la posa doucement sur sa poitrine…

Je sentais les douloureuses contractions de son cœur. Chaque battement propulsait tout son corps au creux ma paume. Je le sentais s’affaiblir et lui répétais que les secours arriveraient.

Il n’y avait plus que lui et moi.

Lui sur le bord du gouffre et moi lui tendant désespérément la main… Je sentais qu’il m’échappais et qu’il me quitterait pour toujours…

Et dans un élan rempli d’émotions, je lui dis :

«Je t’aime, tiens bon… Je t’aime encore…»

Il ouvrit les yeux murmura qu’il m’aimerait toujours. Puis me quitta…

Dans un soubresaut, le cœur palpitant, les draps trempés je me suis réveillée seule au beau milieu de mon lit. Envahie d’un profond malaise, j’ai eu peine à retrouver le sommeil.

 

Le fromage… C’est une vraie addiction!

J’adore!

On avait rendez-vous.

Je suis arrivée en premier. J’ai commandé un latté, j’ai pris un journal et me suis dirigée vers le comptoir.

Je suis restée debout.

Il est entré…

Je l’avais espéré beau, grand, intelligent et audacieux…

Le Père Noël m’a comblée.

On a passé l’après midi à jaser et à rire.

Au moment de se quitter, il m’a embrassée tendrement sur les joues, a insisté pour qu’on se revoit et il est parti.

Je suis rentrée chez moi avec le cadeau que je devrai lui déballer en espérant que le Père Noël fera son job jusqu’au bout.

À suivre…

Je suis de celles qui détestent les conflits. De celles qui préfèrent fuir l’hypocrisie et le mensonge et qui portent parfois le poids de la folie des autres…

Je suis de celles qui font confiance, trop, aveuglement…

De celles qui s’oublient, de celles qui tendent l’oreille et qui comprennent…

De celles qui sont fortes, toujours pleines de ressources.

Je suis de celles qui se battent.

Je suis une bonne amie, une bonne blonde, une bonne mère, une bonne conseillère…

Tantôt sur une terre ferme, tantôt sur un sol glissant, aujourd’hui je suis parmi celles qui naviguent sur une mer houleuse dans un navire dont la carlingue prend l’eau, un équipage à bout de bras.

Je suis aussi de celles qui savent qu’elles atteindront la rive. Peut-être écorchées, abusées, épuisées mais qui y arriveront…

On a chacun nos guerres. La vie n’est-elle pas remplie d’épreuves?

Et pourquoi est-elle aussi éphémère? Peut-être pour qu’on puisse en apprécier toute sa valeur.

Les événements tristes et heureux me rappellent que je suis toujours vivante, comblée… Par ceux qui m’entourent, par ce qui m’arrive ou par mon cher coloc qui ne se tarit pas de me démontrer toute son affection…

Oui, je suis de celles qui sont vivantes.

Je vous souhaite une belle journée, bien comblée!

C’est une journée triste, il pleut, je me sens full SPM… Ma tête est pleine; ça déraille un peu, je n’ai pas le contrôle de ma vie… De toute façon, je n’en veux plus du contrôle, y’en a mare…

J’ai juste envie de prendre les choses telles qu’elles sont, d’accepter les événements tels qu’ils viennent et de vivre avec les gens que je choisi, avec leurs qualités et défauts… Je suis définitivement dans une période de ma vie où les changements s’imposent… Je ne sais pas si c’est dû à la crise de la quarantaine mais ça fesse…

On se sait (au mieux) en plein centre de sa vie, que le sommet est atteint et qu’on arrive de l’autre côté de la pente… C’est glissant, hostie que c’est glissant… On a peur de débouler et de dévaler la pente jusqu’en bas plus vite qu’on ne l’aurait voulu…

Hier j’étais allé faire un tour chez mes parents, je pensais à tout ça, je regardais mes enfants d’un côté et mes parents de l’autre puis la sonnerie du téléphone s’est faite entendre. C’était mon oncle. Je l’aime beaucoup mon oncle… Il téléphonait pour nous apprendre une bien mauvaise nouvelle: ils ont découvert qu’il a des taches au cerveau, possiblement un cancer. Il se fait opérer cette semaine, on en saura un peu plus après.

Je lui ai parlé… Mais qu’est ce qu’on dit ?

On se fait rassurant, on dit que ça va aller, on parle des cas qu’on connaît, des gens qui s’en sont sortis en prenant soin de taire les autres… On rassure, on dit qu’on est là, qu’on envoie des ondes positives qu’on peut compter sur nous, nuit et jour…

Mais qu’est ce qu’on dit ?

Puis si le téléphone avait sonné et que j’avais entendu: «Ma vie est finie, j’ai pogné l’herpès, personne ne voudra plus de moi, je ne vaux plus rien, je ne baiserai plus jamais!»

Voilà ce que j’aurais dit: Y’a rien là… Get a life! Secoues toi les puces… Allume… C’est de la p’tite bière, du pipi de chat… La vie continue!

Mais je n’ai pas pu lui dire, non ça, je n’ai pas pu…

Avec ma prochaine date, c’est pas une discussion sur l’herpès qu’il faudra avoir mais plutôt sur mon autre maladie: l’indécision chronique.

Pour la prise de décision, faites affaire avec quelqu’un d’autre.  Quoi que je suis bonne pour donner des conseils, pour peser le pour et le contre, pour le repeser et le soupeser, en livres, en kilos, en sacs de sable…

Ma tête est tellement pleine d’analyses qualitatives et quantitatives, de tableaux comparatifs, de budgets et de probabilités qu’elle n’entend plus mes tripes.  En fait, elles ont elles-mêmes le mal de mer suite à ce brassage d’idées complètement inutile.  La communication est coupée.

Le raisonnement devrait me permettre de prendre une décision éclairée mais il me désoriente plus que tout autre chose.  Par peur de me tromper, je laisse souvent la vie décider pour moi et comme elle a mieux à faire, y’a pas grand chose d’excitant qui m’arrive.

En fait, quand l’occasion se présente, le processus recommence et j’en perds mes moyens… j’en perds aussi souvent l’occasion!

Faut juste que j’apprenne à réfléchir un peu (quand même), prendre une décision et vivre avec les conséquences.  Ce qui, dans mon cas, est plus facile à écrire qu’à exécuter.

Faut vous dire que j’ai même considéré consulter un médium afin que ses cartes me disent quoi faire dans la situation problématique présente.  J’ai rien contre l’idée mais quand on souffre d’indécision chronique, s’en remettre aux autres ne mène pas vers le chemin de la guérison.

Alors je mijote toujours.  Je me suis donné un dead-line.  C’est stressant!  Soit je reste dans  mon confort, en sécurité ou soit je me jette à l’eau, dans l’inconnu et je risque de me la péter d’aplomb.

Qui ne risque rien n’a rien.  Qui risque trop…

Comme je vous le disais plus tôt, je me suis remise à la chasse au trésor.  Modernité obligeant, je suis allée voir du côté des réseaux de rencontre.

Il y a cet homme qui m’a écrit.  J’en sais très peu sur lui mais j’ai accepté son invitation virtuelle et maintenant, je me pose des questions:

– Est-ce que j’aimerai le son de sa voix?  Son odeur?  Son regard?  Sa façon de bouger?

– Est-ce que je vais lui plaire?  Et lui, me plaira-t-il?

Mais ma principale question, celle dont je ne peux me libérer et celle-ci :

– Quand et comment est-ce que je lâcherai la bombe?

Alors je panique et je me prépare mentalement à annuler ce rendez-vous qui n’existe encore qu’au stade chimérique.

Est-ce que c’est ça mettre la peau de l’ours sur Ebay avant même d’avoir son permis de chasse?

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

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