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Vous connaissez l’adage : Les gens heureux n’ont pas d’histoire. Ou peu. Mon coloc se tenant peinard (et qu’il le demeure)et ma vie voguant doucement sur les eaux calmes du bonheur, du coup, je me retrouve devant un écran bien blanc lorsque vient mon tour d’alimenter nos voraces lecteurs. Gros Néant.

Jusqu’à ce que ma copine Loulou fasse la connaissance de l’Abruti.  Faut bien que ça serve les amies.

Loulou et moi avons un rendez-vous téléphonique quotidien. Pour parler de quoi? De nos déboires amoureux pardi!

Pour faire un petit retour en arrière, Loulou avait un amoureux. L’amoureux a levé les feutres. Loulou cuve sa peine depuis et en parallèle, tente sa chance sur le marché des agents libres. On ne sait jamais. Le miracle peut survenir à tout moment. Il s’est produit pour Bobette, il s’est produit pour moi, alors pourquoi pas Loulou!

L’Abruti s’est donc présenté à elle déguisé en prince charmant. Et elle est passée à deux poils près d’y croire. Sauf que l’expérience aidant (il faut bien que ça servent tous ces déboires!) elle a rapidement flairé que la couronne du prétendant, c’était que du toc!

Loulou a fait comme se doit. Après quelques rencontres, elle lui a parlé du coloc.

Le pauvre Abruti a eu un choc. La femme de sa vie (déjà après une semaine!!) était au prise avec une horrible « maladie » (ses mots!) et franchement, il ne savait pas du tout ce qu’il devait faire. On le comprend quand même. Il a beau être abruti, c’est légitime d’avoir peur de contracter l’herpès.

Il est passé par toute la gamme des émotions.  Mais surtout par le mépris.  Bien déguisé sous ses déclarations mièvreuses d’amoureux déçu. 

Il s’inquiétait de l’attraper, même avec un condom, malgré le Valtrex. Il naviguait sur les eaux de son indécision, furieux contre l’herpès, blâmant Loulou pour ses choix amoureux passés (déjà!)qui l’empêchaient de l’aimer pleinement mais assuré qu’elle l’attendrait comme une assoiffée attend le porteur d’eau puisqu’anyway, qui voudrait d’une Loulou herpétique, si belle soit elle!!

N’était-il pas le plus valeureux et généreux parti que Loulou pourrait jamais espérer avoir considérant « son état »?

Mais le truc avec l’herpès c’est qu’il n’y a pas cinquante-six solutions. Il y en a deux. Tu l’acceptes ou tu ne l’acceptes pas.

L’Abruti ne l’avait pas compris, convaincu qu’il était de faire une fleur à Loulou en ne la dumpant pas comme la vulgaire lépreuse qu’elle était.

C’était bien mal connaître sa Loulou. C’était être un abruti à la puissance dix. C’était sans savoir qu’en plus d’avoir une tête sur les épaules et une estime d’elle-même aguerrie aux idiots, Loulou porte en elle sa force et celle de toutes ses amies réunies qui ont, ensemble et en solitaire, fait l’autopsie de ce que l’on pouvait accepter au nom du coloc. 

Rien.  Pas même un abruti. 

Un soir donc, sous l’appel pressant de son système d’alarme intérieur,  Loulou a coupé court à l’indécision de l’Abruti.  Elle lui a fait savoir que, bien qu’elle respecte sa crainte qui est somme toute légitime,  elle n’accepterait jamais d’être avec quelqu’un qui craindrait tout le temps d’être infecté.  Too bad for you honey! 

On s’est bien marré sur sa réaction en rétrospective.  Le pauvre ne pouvait y croire!  Se faire dumper par une brebis galeuse.  Le comble de l’insulte! 

Mais pour Loulou, l’herpès n’était en fait qu’une belle excuse pour se débarasser plus rapidement d’un autre de ces paumés qui sévissent malheureusement sur le marché du célibat! 

Et pour franchir un pas de plus sur le chemin de l’estime de soi.

Keep on walking Loulou.  Il est quelque part sur ta route.  Suffit d’avancer.

J’étais invitée à souper chez un couple de mes amis moldus du cul Bob et Mimie qui me connaissent depuis des lunes. On s’aime beaucoup et ce qui suit n’en changera pas un iota!

Nous discutions de tout et de rien. Coco, le fils de 22 ans de Mimie, prenait part à la conversation…

J’avais les yeux rivés sur mon cellulaire, je lisais un courriel que je venais tout juste de recevoir.

– C’est d’un gars que je viens de rencontrer…

– Ah oui et puis???

– Faut que je vous lise la fin, c’est trop mignon! Dis-je en m’exécutant aussitôt.

– Bien c’est clair que ce gars là éprouve quelque chose pour toi Bobette… Je suis vraiment contente. De me dire Mimie.

– Oui! Mais il ne sais pas encore!

– Quoi? Tu ne lui as pas dit?

– …… Mais nous ne sommes qu’aux préliminaires !?!

– Ostie! S’élance BOB. Moi je ne comprends pas pourquoi tu niaises avec ça… Tu devrais le dire la première fois que tu le rencontres! C’est pas correct ça pour le gars, c’est comme si tu lui donnais de faux espoirs!

– Bien voyons donc Bob… Je suis aussi bien de me l’écrire dans le front!  Puis toi lààààà qui fait des feux sauvages s’l’bord d’la bouche!  Bien tabarnak toi aussi t’as l’herpès! C’est juste que le tient est à la bonne place!….

– Ouin bien moi j’aimerais ça le savoir quand même tout de suite avant de fréquenter une fille!

– Crisse Bob, quand t’étais célibataire, disais-tu à une fille « Bien, faut que j’te dise que j’ai déjà fait des feux sauvages sur la bouche quand j’étais jeune » quand tu la rencontrais????  BOB LE FAISAIS-TU???? Le ferais-tu aujourd’hui maintenant que tu es plus informé??????

Bref, j’étais en beau calvaire…

– Fuck, t’as la même ostie d’affaire que moi!  Réalises-tu ce que t’me dis???

– Oui mais c’est juste que j’aimerais ça le savoir avant. Bon!

– ……

Puis là y’a Coco qui en rajoute en me disant :

– Bien si je comprends bien, le gars astheure qu’il tripe sur toi, tu lui donnes le choix de continuer au risque d’attraper une maladie pour le restant de ses jours… Bien… c’est pas vraiment un choix ça!

– ……

– Coco? Si tu tripes sur une fille qui a déjà eu des feux sauvages, est-ce que tu coucherais avec pareil?

– Bien oui!

– BIEN C’EST LA MÊME AFFAIRE !!!!!

– ……

Mimie me regarde avec un air un peu déconfit. Ça fait tellement longtemps qu’on se connait elle et moi.

– T’as pas l’air d’être dans ton assiette là Bobette hein ?

– Pas vraiment non, je suis désolée d’être frustrée là mais votre réaction me fait royalement chier!

– T’as raison Bobette… Ça doit pas être facile. Veux-tu un peu de vin?

C’est une journée triste, il pleut, je me sens full SPM… Ma tête est pleine; ça déraille un peu, je n’ai pas le contrôle de ma vie… De toute façon, je n’en veux plus du contrôle, y’en a mare…

J’ai juste envie de prendre les choses telles qu’elles sont, d’accepter les événements tels qu’ils viennent et de vivre avec les gens que je choisi, avec leurs qualités et défauts… Je suis définitivement dans une période de ma vie où les changements s’imposent… Je ne sais pas si c’est dû à la crise de la quarantaine mais ça fesse…

On se sait (au mieux) en plein centre de sa vie, que le sommet est atteint et qu’on arrive de l’autre côté de la pente… C’est glissant, hostie que c’est glissant… On a peur de débouler et de dévaler la pente jusqu’en bas plus vite qu’on ne l’aurait voulu…

Hier j’étais allé faire un tour chez mes parents, je pensais à tout ça, je regardais mes enfants d’un côté et mes parents de l’autre puis la sonnerie du téléphone s’est faite entendre. C’était mon oncle. Je l’aime beaucoup mon oncle… Il téléphonait pour nous apprendre une bien mauvaise nouvelle: ils ont découvert qu’il a des taches au cerveau, possiblement un cancer. Il se fait opérer cette semaine, on en saura un peu plus après.

Je lui ai parlé… Mais qu’est ce qu’on dit ?

On se fait rassurant, on dit que ça va aller, on parle des cas qu’on connaît, des gens qui s’en sont sortis en prenant soin de taire les autres… On rassure, on dit qu’on est là, qu’on envoie des ondes positives qu’on peut compter sur nous, nuit et jour…

Mais qu’est ce qu’on dit ?

Puis si le téléphone avait sonné et que j’avais entendu: «Ma vie est finie, j’ai pogné l’herpès, personne ne voudra plus de moi, je ne vaux plus rien, je ne baiserai plus jamais!»

Voilà ce que j’aurais dit: Y’a rien là… Get a life! Secoues toi les puces… Allume… C’est de la p’tite bière, du pipi de chat… La vie continue!

Mais je n’ai pas pu lui dire, non ça, je n’ai pas pu…

Très cher lectorat!  Nous recevons beaucoup de témoignages de gens partageant le même coloc que les copines de MonPetitBobo !  Serait-ce donc vraie cette histoire à l’effet que 25% de la population partage notre particularité ?  Et dire qu’on se croyait seules au monde !  Continuez de nous écrire ON AIME ÇA !

Et on aime encore plus lorsque vous nous donnez la permission de partager vos histoires !

Comme pour……..appelons la Marie-Soleil tiens !  Marie-Soleil qui a fait passer son petit coloc de zéro à héro!  Comme quoi parfois, on se met presqu’à l’aimer pour les services qu’il nous rend!

Marie-Soleil avait rencontré « l’homme de sa vie » au bureau !  Vous savez du genre « jamais ressenti ça auparavant » ?  Parce que les Narcisses (je vous vend presque le punch!), s’ils sont le moindrement habiles, savent très bien comment vous faire sentir comme la Princesse au bois Dormant (ou la Belle ?  Faudrait que je rafraîchisse mes classiques).

Marie-Soleil, en princesse timide, attendait impatiente que le Prince Charmant du cubicule voisin vienne à elle.  Ce qu’il a finit par faire.

Je t’aime, lui a-t-il dit, je veux faire ma vie avec toi.  Jamais je n’ai ressenti un tel amour auparavant (c’est qu’il en mettait le bougre !).  Et Marie-Soleil fondait comme la neige sous son soleil!  Enfin, croyait-elle,  elle venait de tirer le bon numéro à la loterie du bonheur !

Il ne lui restait qu’à passer le test du petit pois qui, contrairement à la princesse de l’histoire, ne se trouvait pas sous le matelas mais plutôt dans sa culotte.

Bien que confiante qu’un si puissant amour ne saurait être altéré par un si petit bobo (faut l’avoir pour le savoir!), Marie-Soleil s’est fait  un devoir d’avertir son amoureux transi du petit ami qui logeait dans sa dentelle.  Une formalité croyait-elle.

Coup de théâtre !  L’entiché ne peut se faire à l’idée de risquer d’être infecté, dut-ce être pour la femme avec qui il compte – oui ! oui ! je t’assure mon amour ! – passer le reste de sa vie.

Mais si il est convaincu d’avoir rencontré la femme de sa vie, pourquoi s’inquiéter d’un petit bobo?, s’interroge-t-elle intriguée.  Parce qu’on s’entend chers lecteurs que deux personnes avec l’herpès, c’est comme deux personnes sans herpès.  Ça s’annule !  C’est mathématique.

Pendant des mois, l’épris a le cœur brisé, fendu, anéanti.  Mon amour !  sussure-t-il larmoyant à l’oreille de sa douce, il n’y a que toi !  Il n’y aura jamais plus que toi dans ma vie.  Aucune femme ne saura te remplacer (larmes, morve et soupirs dépressifs.  C’est qu’il a dû en lire des romans Arlequin le bellâtre ! )  Marie-Soleil se répand d’amour pour cet être parfait.

Tout y est ;  les baisers enflammés, les caresses langoureuses, le désir brûlant, les promesses d’amour éternel, les serments larmoyant.  Ok Roméo!  C’est beau tout ça  mais……..on peut tu baiser ?

Na !  Moi l’herpès, ça sert à rien je ne peux pas !   Mais je t’aime!!  Tu m’aimes!  On se marie.  On fait des petits!  Y’est où le problème!  Le prétendant est intraitable!  No way José!  J’ai beau t’aimer, je ne peux rien risquer!

Maudit herpès !  Enfer et damnation !  La belle aurait préféré et de loin, se piquer au fuseau d’une marraine frustrée et dormir pour l’éternité plutôt que de vivre la souffrance de cet amour démesuré que déchire la menace éventuelle d’un petit bobo !

Pourquoi?  Pourquoi?

Ben parce que ma chère, a-t-elle fini par apprendre parce que les nouvelles voyagent vite autour d’une machine à café,  le bel amoureux transi cultivait un jardin complet de princesses alanguies au royaume du 9 à 5.  Georgette, Claudette, Yvette, Alouette, name it, elles avaient toutes le droit aux déclarations fracassantes du bel albâtre.   Quatre dans le même département!  Faut le faire!

Mais contrairement à ses collègues qui n’ont pu bénéficier de la protection du coloc, Marie-Soleil, en final, a été la seule à ne pas se faire fourrer !

On s’est tapé sur les cuisses!

Herpès 1

Narcisse 0

Comme quoi notre petit bobo est plus qu’un simple coloc.  C’est un détecteur de  morons qui fonctionne indépendamment de nos désirs!  Y’est tu fin!

herpes-affiche

Chaque année, 12 millions d’américains contractent une its et aucun porte une étiquette de mise en garde!

Voilà une pub percutante! Si on compte qu’il y a un peu plus de 300 millions d’américains aux U.S., ça fait nous fait une méchante gang de petits amis dans le tas… Ça fait réfléchir non?

Ce jour là fut mémorable…
Pour ses poussés, ses douleurs, ses pleurs, ses joies et pour le miracle qu’est la venue au monde d’un petit être humain.

Mais ce jour là fut aussi mémorable à cause du comportement imbécile d’une horde de médecins et d’étudiants sans cœur…

À quarante et une semaine de grossesse, je n’en pouvais plus de faire le tonneau et je fus fort soulagée lorsque le moment tant attendu arriva enfin. Tout se déroula parfaitement bien à l’exception que j’étais atteinte d’une petite crise d’herpès; le coloc étant toujours bon premier à arriver lors d’un événement stressant!

Ça devait aussi être une nuit de pleine lune car le département d’obstétrique, rempli à craquer, n’avait plus de chambre privée ce qui fait que je me suis retrouvée dans un dortoir communautaire avec une bonne douzaine de femmes. Fières mamans que nous étions, nous avions entrepris de parler de nos expériences de délivrance: «Votre premier? Ça bien été? Douloureux?»…

La suite s’est déroulée comme un film absurde et de mauvais goût où j’aurais obtenu le rôle de première actrice. Chanceuse va!…

Des pas s’approchent, on dirait un troupeau. Tout le monde se tait.
Les portes du dortoir s’ouvrent, laissant apparaître une horde de médecins et d’étudiants. Le premier d’entre eux a un spot d’éclairage au beau milieu du front.

Le silence règne et toutes les femmes se regardent devinant que ce n’est pas de bon augure.  La horde avance à pas soutenus jusqu’au beau milieu de la pièce et l’éclaireur s’écrit : «C’est qui la madame avec l’herpès?».

Je me sens fiévreuse, ma pression monte et j’ai des sueurs froides comme si je devais aller à l’abattoir. Je sens que les yeux du monde cherchent la bête alors que les miens se baissent… Prise au piège, sans aucune avenue disponible, je soulève doucement la main comme pour avouer mon crime…

J’ai la voix qui tremblote un «C’est moi» à peine audible. Les regards inquisiteurs stoppent leur course et se posent sur moi.

La horde se précipite sur mon lit, tire les rideaux avec fracas et l’éclaireur s’exclame avec la voix d’un baryton qui aurait eu de la poudre à canon au cul: «Écartez les jambes, nous sommes venus étudier le coloc, vous êtes sous observation!». Ébahie, je m’exécute stupidement devant le spot frontal de l’éclaireur alors que le restant du troupeau s’approche, observant les moindres replis de mes parties intimes endolories et gonflées par la naissance. Personne ne remarque les larmes qui coulent sur mes joues.

Après quelques huuummm humm savants, la horde disparut aussi subitement qu’elle était arrivée en prenant bien soin de retirer les rideaux qui m’isolaient. J’étais assommée. Et c’est en secouant la tête pour tenter de sortir de ma torpeur que j’ai réalisé que nous étions une douzaine de femmes à discuter accouchement avant que le troupeau d’imbéciles se jette sur moi.

J’ai haussé mon regard et pas moins de 22 yeux m’épiaient… Je me suis levée, j’ai refermé les rideaux, j’étais humiliée et j’ai pleuré. J’imagine que les onze autres femmes ont eu peur que je les contamine et ont fait pression car, comme par magie, une chambre privée s’est libérée. Juste pour moi!

Au moins, j’ai eu la paix pour le restant de mon séjour! 😉

____________
Malgré tout, j’ai appris de cette froide expérience.  Je me suis bien préparée en vue de mon deuxième accouchement qui s’est aussi déroulé par voie naturelle. Cette fois, à l’hôpital Ste-justine où les médecins ont été beaucoup plus respectueux.
Si vous êtes enceinte et que vous avez l’herpès, il y a des médicaments que vous pouvez prendre une ou deux semaines avant d’accoucher afin de prévenir les crises et qui sont sans danger pour bébé… N’hésitez pas à en parler à votre médecin et référez-vous à une clinique obstétrique spécialisée. Vous pouvez aussi m’en parler dans la section questions, ça me fera plaisir de vous répondre et de vous donner des références.

Dans le sympathique jargon herpétique, la crise n’est pas celle des nerfs mais la définition d’une poussée. Alors que certains chanceux n’ont jamais de crise, bien qu’ils restent porteurs, d’autres en ont périodiquement…

Ces derniers ont tendance à vouloir trouver coûte que coûte les causes de leurs crises.
Le chocolat? Trop de soleil? Pas assez? C’est tu quand je baise trop? Quand je prends un verre? Pis la poutine?…

Oufff… Imaginez les heures de recherche, étalées sur des semaines, des mois et des années pour trouver ce qui peut-être pourrait en être la cause… Un vrai stress! Et qui connaît le coloc sait comment il est chatouilleux au stress!

J’ai arrêté de chercher il y a belle lurette et décidé de vivre malgré les sautes d’humeur de ce capricieux camarade… S’il est allergique au chocolat, tant pis pour lui, je ne me priverai de rien!

Alors, parce que c’est bon la vie, la folie serait de ne pas en faire…

😉

Je ne sais pas ce qu’il y a, ça fait mal.  Ça chauffe, a-t-il grimacé.  J’ai examiné son membre attentivement, très attentivement, si attentivement d’ailleurs qu’on a failli remettre ça une autre fois!  

Mais rien!  Niet!  Aucune présence suspecte ni raison de se méfier!  On devra peut-être seulement réduire les ardeurs.  À ton âge tu es rendu moins performant peut-être, ai-je suggéré malicieusement avant de me prendre un oreiller sur la gueule. 

Alors je n’ai pas fait le lien lorsque je n’arrivais pas à terminer mes journées au boulot, épuisée à un point tel que j’aurais pu dormir debout branchée en intra-veineuse sur la machine à café. 

J’ai bien allumée que je combattais un quelconque virus lorsque cette fatigue extrême s’est accompagnée de fièvre, de nausées et de douleurs musculaires. Mais l’idée que cette irritation déjà reléguée aux oubliettes pouvait être cet intrus qui m’affaiblissait, n’a même pas effleurée mon bouton ITS-Panique. 

J’ai bien cru avoir gagné à la loterie du système immunitaire défaillant lorsque je me suis tapée coup sur coup ce que je croyais être une infection urinaire et une infection vaginale. 

Mais lorsque ce que j’avais d’abord pris pour des poils incarnés s’est mis à se multiplier et à prendre une allure totalement disgracieuse et indubitablement douloureuse, un doute s’est mis à germer. 

Et si……… et merde!……..et c’est pas vrai!…..!!! 

Et ce doute a fait place à une certitude accablante lorsque j’ai coché oui à TOUS les symptômes possibles d’une première infection au virus de l’herpès simplex. 

Je venais de remporter le gros lot:   une primo full equip qui allait m’empêcher de m’asseoir sur mon cul pendant des semaines, une capacité à m’auto-diagnostiquer efficacement en cette période noire de notre système de santé déficient et, ce qui n’est pas rien en cette époque d’individualisme et d’égocentrisme, un ami pour la vie.

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

Première visite?

Tout d'abord bienvenue chez MPB! Afin de vous aider à nous connaître un peu et à en comprendre d’avantage sur notre situation, nous vous invitons à commencer la lecture de notre blogue par l'onglet «Billets choisis». Bonne visite!

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