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C’est lui qui m’a rappelé qu’il devait se livrer en entrevue. Je ne lui en n’avais pas reparlé.  J’avais au fond de moi un certain malaise parce que je savais qu’en livrant son témoignage, ce serait encore mon foutu bobo-coloc-herpès la grande vedette !

Mais il avait raison, malgré le fait que je me sentais fébrile c’était un excellent moment. J’ai donc sorti le petit cahier où j’avais noté mes questions, nous nous sommes assis l’un près de l’autre et avons commencé.

1. Est-ce que j’ai bien choisi le moment pour t’annoncer que j’avais l’herpès ?

Pour vous mettre en contexte, je lui ai annoncé à notre 3 ou 4e rencontre… Fort probablement la première fois où nous nous sommes embrassés bref, c’était au tout début.

–  C’était parfait.  Je ne pense pas que tu aurais pu choisir un meilleur moment Bobette.
– Tu sais, de toute façon, je ne crois pas que j’aurais pu attendre plus longtemps,  ça me donnait l’impression de faire une fausse représentation de moi-même et c’est un poids tellement lourd à porter que celui de faire face au rejet.

2. Est-ce que j’ai dit les bonnes choses ?

–  Je dois  t’avouer que je t’ai trouvé un peu trop pro-herpès… Tu disais que presque tout le monde est porteur… À t’entendre, on aurait dit que dans peu de temps toute l’humanité serait affectée……. Ôôôôô grande prêtresse de la secte de l’herpès !
– Ah ?  *
**rire*** Tu trouves que ça faisait un peu trop «sale pitch»  finalement ?

– Oui c’est ça !  Ça faisait trop arguments de vente ton affaire !!!
– Mais avoue que c’est pas mal difficile d’annoncer ça de façon positive sans tomber dans l’hyper positivisme… C’est tout un enjeu qui se joue au moment où on l’annonce!

–  J’avoue et je me suis rendu compte avec le temps que ce n’est pas aussi facile pour toi que tu le laissais paraître. Je sais maintenant à quel point ça dû être difficile et tu sais, en gros Bobette, tu m’as dit les bonnes choses.  Outre ton hyper-positivisme, tu ne m’as rien caché, tu as été honnête sur toute la ligne et au bout du compte, je suis resté.

3. Est-ce que ça aurait été différent si je te l’avais dit après une première relation sexuelle ?

– Je n’aurais pas été content et je me serais précipité à L’Actuelle !   Je ne crois pas que je l’aurais aussi bien pris.  Je n’ai pas été mis en contexte mais c’est certain que ma perception aurait été différente.
–  Je comprends mais je te l’aurais probablement annoncé autrement en te rassurant sur le fait qu’il n’y avait pas de risque de transmission au moment où nous avions couché ensemble.

– Ça aurait été différent quand même.  Le fait que tu me l’aies dit au tout début m’a fait découvrir un trait de ta personnalité que je recherchais.

4. Pourquoi es-tu resté ?

– Tu sais Bobette si je faisais une représentation graphique de la situation, ça ressemblerait à deux tartes rondes avec chacune une toute petite pointe de couleur.  Dans ma tarte à moi, ma perception de l’herpès n’est que la toute petite pointe.  Tout le reste c’est toi et l’image que j’ai de toi.  L’herpès n’est qu’une infime section alors que pour vous, c’est l’inverse.  Vous donnez toute la grosse part à l’herpès en mettant votre personnalité dans la toute petite pointe.  Vous vous percevez comme l’H mais ce n’est pas ce que vous êtes et je suis resté parce que je ressentais que tu étais une belle personne.  Je ne voyais pas l’herpès comme un gros obstacle.

5. Comment as-tu pris ta décision ?

– Je n’ai pas pris de décision comme tel. J’ai pris de l’information à différentes sources, je suis allé à la clinique l’Actuelle et j’ai jugé que ce n’était pas un facteur pour ne pas poursuivre ma relation avec toi et ça fini par s’intégrer tout naturellement dans ma vie et ma relation avec toi.

6. Que ferais-tu si tu l’attrapais ?

– C’est certain que je n’ai pas envie de l’attraper mais si on est encore ensemble il me semble que ce ne serait pas si pire.  N’est-ce pas ?  Qu’est ce qui se passerait Bobette au juste?  Est-ce que tu aurais peur que je te le re-transmette ?  Est-ce que ça changerait quelque chose si je l’attrapais ?
– Bien sur que non.  C’est certain que je me sentirais coupable mais, une chose est sûre : je n’aurais plus peur de te le transmettre !!!  Il faudrait seulement faire attention lors de nos crises afin d’éviter de s’auto contaminer : faudrait quand même pas jouer avec le feu !!!

– Bon alors comme je disais, je ne voudrais pas l’attraper mais si on est encore ensemble ce ne sera pas si pire.  Je ne voudrais pas être célibataire avec l’herpès.  Déjà que ce n’est pas simple de rencontrer quelqu’un sans…

7. Mets-tu ton choix en doute ?

– L’herpès n’a rien à voir là-dedans.  Si je remettais mon choix en doute ça ne serait pas à cause de ça.

8. Est-ce que tu y penses souvent ?

–  J’y pense parfois mais je ne m’en fais pas trop.  Ce n’est pas quelque chose qui me préoccupe.

9. Voudrais-tu ajouter un commentaire ?

– Oui… Tu sais Bobette, pour moi l’herpès c’est une caractéristique comme une autre. Il y a un paquet de facteurs pour lesquels on aime quelqu’un et quand on retrouve ce que l’on recherche et toutes ces petites choses qui font qu’on se sent si bien, l’herpès n’est vraiment pas un obstacle.

Je pense que je devais avoir les yeux bien humides parce qu’il m’a pris dans ses bras…

Puis oui…. Si j’étais si fébrile ce jour là c’est que j’avais une méga crise, que je me sentais hyper vulnérable et que je me percevais comme la tarte où l’herpès prend toute la place.

Et ça m’a fait tellement de bien d’entendre son témoignage…

Merci mon amoureux !

L’autre jour j’avais une discussion sérieuse avec Nitouchka :

– Tu sais Nitou, bien que je ne sois pas dans la peau de mon chum, si on inverse les rôles, j’suis pas certaine que je serais restée s’il m’avait annoncé qu’il partageait sa culotte avec notre cher coloc herpès.

– Bien moi non plus je ne sais pas ! Qu’elle me répond.  À bien y penser,  j’aurais p’t’être pris mes jambes à mon cou !

– Ouin, je n’ai jamais été mise en face du problème (étant moi même le problème) mais ouffff… Tu sais quoi ?  Je le trouve bien courageux mon Presqueparfait !

– T’as raison, ils sont braves nos amoureux !

– On n’en a jamais parlé de ça sur Monpetitbobo…

– De quoi ?

– Bien du fait que peut-être on ne serait même pas restées nous mêmes… On dit toujours que c’est pas si grave, on relate les choses de manière super positive pour ménager tout le monde mais c’est p’être pas tout-à-fait ce qu’on pense vraiment !

– Oui mais Bobette, on ne le sait pas ce qu’on aurait fait.  On est des bonnes personnes, on a de bonnes valeurs et c’est tellement dur de trouver quelqu’un qui nous plait et qui nous convient… On serait probablement restées nous aussi.

– Ouais, p’t’être bien…

Et on s’est laissé là-dessus…

Et c’est venu me tracasser……

Et j’ai réfléchi……..

Et j’en suis venue à la conclusion que je devais vraiment savoir ce qui s’était passé dans la tête de mon Presqueparfait. Pourquoi était-il resté alors qu’il ne me connaissait pas ? Que s’est-il passé au fond de lui ?  Comment on se sent quand quelqu’un qui nous attire nous dit qu’il a une its ?

Et c’est ainsi, à petits coups de questions me martelant le cerveau, qu’est née l’idée de lui passer une petite entrevue «spécial herpès» !

_________

On déjeunait. J’avais déjà préparé quelques questions.

– Mon Presqueparfait que j’aime beaucoup ?

– Oui Bobette ?

– Que dirais-tu si je te faisais passer une petite entrevue ?

– Une entrevue ?

Alors je lui explique en grandes lignes la conversation que j’avais eue avec Nitouchka et mon désir de connaître son processus de décision.

– Quand je t’ai appris que j’avais l’herpès, tu me connaissais à peine… Tu n’étais même pas impliqué émotivement.  Tu aurais pu partir, prendre tes jambes à ton cou et passer à la suivante !!!  Je veux savoir pourquoi tu es resté et pouvoir en parler à nos lecteurs. On offre toujours notre point de vue d’herpéthique et ce serait tellement fantastique de pouvoir offrir le point de vue d’une personne qui est restée.  S’il te plait mon chéri (yeux doux ici), s’il te plait !

Et il a accepté d’emblée.  Ce qu’il est merveilleux mon Ppf !

Nous en avons jasé un peu mais n’avons pas eu le temps de faire le tour de toutes mes questions et je me suis dit que, tant qu’à y être, je devrais vous soumettre ma liste de questions au cas où vous en auriez quelques pertinentes que je pourrais ajouter…

Alors la voici :

Est-ce que j’ai bien choisi le moment pour te l’annoncer ?

Est-ce que je t’ai dit les bonnes choses ?

Est-ce que ça aurait été différent si je te l’avais dit après une première relation sexuelle?

Pourquoi es-tu resté ?

Comment as-tu pris ta décision ?

Que ferais-tu si tu l’attrapais ?

Mets-tu ton choix en doute ?

Est-ce que tu y penses souvent ?

Et en finale : Est-ce que tu voudrais ajouter un commentaire ?

Voilà… Je crois que ça risque d’être étrange et bouleversant de parler de ce sujet aussi ouvertement – parce que oui, c’est toujours difficile d’en parler – mais j’ai vraiment hâte de connaître à fond son point de vue…

Bobette l’a fait au nom  de la vérité et de la confiance.  Je ne peux me targuer de tant de vertu.

Je l’ai fait par narcissisme. 

Quoi que j’exagère! 

Par une certaine forme d’exhibitionnisme peut-être? 

Pas vraiment! 

J’avais plutôt envie de me révéler un peu plus. 

Un besoin de partager une partie de moi.  De mon petit jardin secret. 

D’une part j’en avais envie. 

De l’autre, ça me gênait beaucoup. 

Récurente dualité.  

Donc poussée par l’une et retenue par l’autre j’ai fini par ne rien lui révéler.  Je l’ai juste aiguillé. 

Six mains.  De femmes.  C’est là tout ce qu’il savait.

Il a cherché. 

Il est vachement intelligent.  Ou tenace.

Il a trouvé. 

Le récit de notre rencontre.  Mon bonheur.  Le vôtre pour moi.

Et mon angoisse.  Et ma colère. 

Et, ce dont il n’était pas conscient, la place que tout ça prenait dans ma vie.

Il me l’a dit.  On en a parlé.  Un peu. 

Juste un peu parce que malgré moi, je demeure tenaillée par cette peur idiote de réveiller le monstre du lac.

Juste un peu parce qu’il ne tient pas à fouiller notre intimité.  Bien qu’elle nous rapproche.

Je me suis questionnée à savoir ce qui, dans la balance, pesait le plus. 

Le regret ou le plaisir.

Et en final, je crois que ça me plait que l’Amoureux ait trouvé le blog.

Parce qu’il me plait ce blog. 

Pour l’impression qu’il me donne de redonner un peu.

Parce qu’il me ressemble.

Et que je m’aime bien!

Tout bon blogue sur l’herpès qui se respecte doit bien contenir quelques stats.  En voici un peu qui nous proviennent des USA et dont je me suis permis une petite traduction libre…  Je sais, c’est un peu plat mais y’a des jours où faut être sérieux (soyez sans crainte, ça ne durera pas!!!).

Bonne lecture et si vous avez des questions, n’hésitez pas, on va tenter d’y répondre de notre mieux.

HSV1 et HSV2 (les faits)

À l’heure actuelle, plus d’un américains sur 4 est porteur de l’herpès génital, mais seulement 1 sur 10 en est conscient ou a des symptômes.

The American Sexual Health Association prévoit que 50% des américains seront porteurs de l’herpès génital d’ici 2025.

Plus de 67% des américains, quand à eux, sont porteurs de l’herpès buccal et encore une fois, très peu ont des symptômes.

Le côté caché : les cliniques de dépistage des its ne font pas systématiquement le test de l’herpès car il est trop répandu par contre, ceux qui sont symptomatiques portent tout le fardeau émotionnel de cette condition très commune. En effet, la perception négative entourant quelques types d’herpès est si répandue que les gens porteurs qui ont des symptômes souffrent de rejet, de crainte, de désespoir, de dépression et peuvent même songer au suicide.  Le fardeau psychologique que beaucoup expérimentent est souvent bien pire que les manifestations physiques du virus.

Statistiques quant au virus d’herpès des Types I et II :

  • Entre 50 à 80% des américains ont l’herpès type-1, généralement responsable de l’herpès oral (ou des feux sauvages). La plupart des personnes contractent l’herpès oral quand ils sont enfant, en recevant un baiser d’un ami ou d’un parent.
  • Le type-1 peut être « converti » de l’herpès oral à l’herpès génital.
  • 20-25% des gens ont l’herpès de type-2 (généralement associé à l’herpès génital). De ce lot, 90% l’ignorent car ils n’ont pas de symptôme. Quelques sources indiquent même que 1 personne de plus de 30 ans sur 3 est porteuse de l’herpès type-2. Il est évalué que 50% des Américains porteront l’herpès génital d’ici 2025.
  • Les femmes sont cinq fois plus susceptibles d’attraper le virus que les hommes.
  • HSV peut-être transmis par le contact de peau-à-peau direct. Cela arrive quand un secteur contagieux entre en contact avec une minuscule déchirure de la peau ou de la membrane muqueuse, principalement sur la bouche et les organes génitaux, permettant au virus de pénétrer à l’intérieur du corps.
  • L’herpès peut être activement transmis par des gens qui n’ont pas de symptôme par un processus connu comme excrétion virale asymptomatique.
  • HSV peut aussi être transféré à la main sur d’autre partie du corps si vous transportez le virus actif sur une partie de peau qui aurait une micro lésion.
  • L’utilisation de préservatif réduit le taux de transmission de seulement 50%. Effectivement, si l’emplacement du virus n’est pas couvert par un condom (comme par exemple, les testicules), alors l’herpès peut être transmis même si les préservatifs sont utilisés.
  • LE TEST D’HERPÈS N’EST *PAS* INCLUS DANS UN DÉPISTAGE COMPLET DE D’INFECTION TRANSMISES SEXUELLEMENT, À MOINS QU’IL SOIT SPÉCIFIQUEMENT DEMANDÉ. Ainsi, beaucoup de personnes croient qu’elles sont libres de ITS alors qu’elles sont porteuses de l’herpès et qu’elles peuvent le transmettre.
  • Conséquemment à ce qui est mentionné ci-dessus, « des transporteurs asymptomatiques » peuvent inconsciemment transmettre le virus. 70% des nouveaux cas d’herpès recensés chaque année sont d’ailleurs contracté ainsi.
  • Il n’y a actuellement aucun remède pour le virus d’herpès. Les traitements supprésifs aident à réduire la sévérité/longueur des éruptions. Ces traitements sont aussi utiles dans la réduction du potentiel de transmission mais ils ne l’empêchent pas complètement.
  • L’infection au HSV peut réduire le système d’immunitaire. Les gens porteurs sont 2 à 4 fois plus susceptibles d’attraper le HIV.
  • La varicelle, le zona et la mononucléose sont aussi différentes manifestations du virus de l’herpès.

Toute vérité n’est pas bonne à dire.

Mais sur la vérité s’établit une base importante : celle de la confiance. En tout cas moi j’y crois… tellement que je me suis ouvert comme un grand livre à mon amoureux et lui ai parlé de MPB.

Et oui! Vous l’aurez deviné. Il sait maintenant comment j’ai rencontré les copines et connait l’existence de la charmante Bobette…

J’avoue que j’étais un peu angoissée à l’idée lui faire ces grands aveux mais, comme ça faisait un petit bout que j’avais envie de partager avec lui les moments touchants de la vie de Bobette et que j’assume tout à fait le personnage,  je l’ai fait…. Un peu de la même façon dont j’aurais annoncé l’existance du coloc en prenant une grande respiration et en utilisant la classique infaillible de The Herpeze Bible : «Y’a quelque chose qu’il faut que j’te dise….!»

Je lui ai aussi demandé, en toute utopie, de ne pas lire. Je lui ai dit que je préférais lui offrir une sélection de quelques articles choisis et lui ai lu, entre autres, celui ou Nitouchka l’a baptisé PresqueParfait.

Il a bien rigolé mais n’était pas certain à savoir si mon secret avoué n’aurait pas du rester secret… « Tu sais Bobette, quand on a un secret et qu’on veut qu’il le reste…. Faut pas en parler»…

C’qu’il est brillant Ppf !!!!

Ceci dit on ne lèvera pas le pari bien haut à savoir s’il le lira. J’assume qu’il lira. C’est un homme intelligent et curieux.

Mais si je vous cause de tout ça c’est que j’ai un but bien précis.  De confidence en confidence, on apprend beaucoup l’un sur l’autre…

Moi, l’herpès, je n’avais pas vraiment le choix d’en parler mais lui, il avait le choix de se taire ses secrets.

On a beau se fier à notre jugement, en relation il y a inévitablement des risques parce que des tares et des blessures sont tues.  On ne connait pas le passé des gens sauf pour ce qu’ils veulent bien nous dévoiler, au delà des dorures projetées.

L’herpès avoué, au fond, n’est-il peut-être pas si hasardeux ?

Et je crois que c’est là où réside notre problème d’estime de soi parce que nous aussi, herpétique qu’on est, on voudrait bien faire luire la perfection au delà de la brume.  Chose impossible, on le sait bien ! Alors on a tendance à se rabattre, à se diminuer et à se négocier à rabais…

Parce qu’il y aura toujours cette petite tache d’encre de vie sur nos pages blanches à écrire…

Ça, ça rend vulnérable mais il reste que pour séparer le bon grain de l’ivraie, l’herpès peut devenir un excellent filtre à morons à condition de ne pas se considérer minus…

Malheureusement ce miniminus et ce manque d’estime qu’on s’inflige soi-même on les côtoie trop souvent. Alors assumons-nous et permettons-nous donc de rayonner de mille feux, bien au delà de notre petite tache qui, au fond, n’est pas pire qu’une autre… Sauf pour la seule différence entre la nôtre et celles des autres c’est qu’on ne peut pas la cacher.  Elle n’est pas pire ou moins pire, blessante ou moins blessante, elle est juste moins discrète…

Alors brillons!  Brillons de mille feux!!!!!

Et pour en revenir à M. PresqueParfait ?  Je ne sais pas s’il nous a lu…. Mais, en accord avec les copines on est d’avis que si notre chum nous avait annoncé une pareille nouvelle, nous nous serions précipitées sur nos ordis pour faire un brin de lecture express!!!

Alors si c’est l’cas…. C’est bien tant mieux:  J’t’aime PPF!  😉

Vous connaissez l’adage : Les gens heureux n’ont pas d’histoire. Ou peu. Mon coloc se tenant peinard (et qu’il le demeure)et ma vie voguant doucement sur les eaux calmes du bonheur, du coup, je me retrouve devant un écran bien blanc lorsque vient mon tour d’alimenter nos voraces lecteurs. Gros Néant.

Jusqu’à ce que ma copine Loulou fasse la connaissance de l’Abruti.  Faut bien que ça serve les amies.

Loulou et moi avons un rendez-vous téléphonique quotidien. Pour parler de quoi? De nos déboires amoureux pardi!

Pour faire un petit retour en arrière, Loulou avait un amoureux. L’amoureux a levé les feutres. Loulou cuve sa peine depuis et en parallèle, tente sa chance sur le marché des agents libres. On ne sait jamais. Le miracle peut survenir à tout moment. Il s’est produit pour Bobette, il s’est produit pour moi, alors pourquoi pas Loulou!

L’Abruti s’est donc présenté à elle déguisé en prince charmant. Et elle est passée à deux poils près d’y croire. Sauf que l’expérience aidant (il faut bien que ça servent tous ces déboires!) elle a rapidement flairé que la couronne du prétendant, c’était que du toc!

Loulou a fait comme se doit. Après quelques rencontres, elle lui a parlé du coloc.

Le pauvre Abruti a eu un choc. La femme de sa vie (déjà après une semaine!!) était au prise avec une horrible « maladie » (ses mots!) et franchement, il ne savait pas du tout ce qu’il devait faire. On le comprend quand même. Il a beau être abruti, c’est légitime d’avoir peur de contracter l’herpès.

Il est passé par toute la gamme des émotions.  Mais surtout par le mépris.  Bien déguisé sous ses déclarations mièvreuses d’amoureux déçu. 

Il s’inquiétait de l’attraper, même avec un condom, malgré le Valtrex. Il naviguait sur les eaux de son indécision, furieux contre l’herpès, blâmant Loulou pour ses choix amoureux passés (déjà!)qui l’empêchaient de l’aimer pleinement mais assuré qu’elle l’attendrait comme une assoiffée attend le porteur d’eau puisqu’anyway, qui voudrait d’une Loulou herpétique, si belle soit elle!!

N’était-il pas le plus valeureux et généreux parti que Loulou pourrait jamais espérer avoir considérant « son état »?

Mais le truc avec l’herpès c’est qu’il n’y a pas cinquante-six solutions. Il y en a deux. Tu l’acceptes ou tu ne l’acceptes pas.

L’Abruti ne l’avait pas compris, convaincu qu’il était de faire une fleur à Loulou en ne la dumpant pas comme la vulgaire lépreuse qu’elle était.

C’était bien mal connaître sa Loulou. C’était être un abruti à la puissance dix. C’était sans savoir qu’en plus d’avoir une tête sur les épaules et une estime d’elle-même aguerrie aux idiots, Loulou porte en elle sa force et celle de toutes ses amies réunies qui ont, ensemble et en solitaire, fait l’autopsie de ce que l’on pouvait accepter au nom du coloc. 

Rien.  Pas même un abruti. 

Un soir donc, sous l’appel pressant de son système d’alarme intérieur,  Loulou a coupé court à l’indécision de l’Abruti.  Elle lui a fait savoir que, bien qu’elle respecte sa crainte qui est somme toute légitime,  elle n’accepterait jamais d’être avec quelqu’un qui craindrait tout le temps d’être infecté.  Too bad for you honey! 

On s’est bien marré sur sa réaction en rétrospective.  Le pauvre ne pouvait y croire!  Se faire dumper par une brebis galeuse.  Le comble de l’insulte! 

Mais pour Loulou, l’herpès n’était en fait qu’une belle excuse pour se débarasser plus rapidement d’un autre de ces paumés qui sévissent malheureusement sur le marché du célibat! 

Et pour franchir un pas de plus sur le chemin de l’estime de soi.

Keep on walking Loulou.  Il est quelque part sur ta route.  Suffit d’avancer.

Voilà déjà plusieurs mois que M. Presqueparfait et moi nous côtoyons et si j’écris un peu moins régulièrement c’est que je consacre à ma nouvelle relation presque tous mes temps libres!!!….. Mais bon! Ce n’est pas parce que j’ai la tête ailleurs que je ne pense pas à vous.  Disons que je fais le plein de quelques anecdotes qui ne demandent qu’à être pondues.

Nous nous fréquentions depuis quelques semaines.  Évidemment, j’avais déjà introduit mon compagnon en guise de préambule et comme M. Presqueparfait n’était pas revenu à la charge sur le sujet et que je ne fais pas exprès de me gratter le bobo, nous ne nous en étions pas reparlé jusqu’à ce que je sois sonnée de cette révélation:

– Je suis allé consulter un médecin à la Clinique Actuelle cette semaine… Qu’il me dit.

– Tu es ??? Heuuuu???… Réflexe de protection, garde montée, prête à recevoir un jab suivi d’un uppercut, je poursuivis :

– Tu avais des questions???  Des inquiétudes??? Tu ne voulais pas que je t’accompagne???  Ou qu’on en parle d’avantage??? Et en rajoutant d’un berbère quasi impeccable : – Perkeiiii bah mouii heu…..craouic….. et… Et puis…?

Et puis ?  Bien, il m’expliqua qu’il n’avait pas appris grand chose de plus que ce que je lui avais dit et me résuma sa rencontre en trois petits rounds.

________

Round 1 –

Doc : – Et que feriez-vous si une fille vous disait qu’elle a déjà eu un feu sauvage dans son enfance mais qu’elle n’en fait plus depuis l’âge de 10 ans???

Presqueparfait : – Je n’en ferais pas de cas.

Bobette : – Je te l’avais dit!!! Tu ne cours pas plus de risque avec moi qu’avec une autre… Peut-être moins même! J’en connais un bail sur l’herpès, moi ! Argument bidon que vous me direz mais avouez que j’avais quand même beaucoup à perdre!

Coloc 0 / Amour 1

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Round 2 –

Méchant Doc : – À long terme il y a fort à parier que vous allez l’attraper…

Pqpf :  Ah ?

Objection de Bobette : – En vingt ans je ne l’ai jamais transmis.  Je connais très bien mes symptômes!……. Mais……**Grrrr**…. Effectivement:  l’herpès étant l’herpès, je ne peux te donner aucune garantie… S-A-U-F-Q-U-E je peux te jurer de tout faire pour mettre à quasi zéro les chances de transmission en prenant un traitement préventif.  Et si on utilise des condoms durant les premiers mois de notre relation, le temps d’apprendre à se connaître et de réévaluer la situation, y’a presque pas de risque! Faut me faire confiance… Je ne l’ai jamais transmis!  (***maudit herpès***)

Coloc 1 / Amour 1

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Round 3 –

Le bon Doc : – Vous savez, l’herpès ce n’est vraiment pas une raison pour éviter de fréquenter quelqu’un. C’est très courant et si vous ne l’attrapez pas avec elle, vous pourriez très bien l’attraper avec une autre…

Pqpf : – Ah ?

Bobette : – Ah ?

Et Presqueparfait fit résonner à mes oreilles ce doux accord de lettres : – Je t’aime bobette !

Coloc K.O.

🙂

On ne vous l’a pas raconté.  En fait, on ne s’en est même pas reparlé entre nous.   Bobette me le pardonnera sans doute.  Même si c’est son histoire, c’est un peu aussi la nôtre parce qu’à ce moment précis, on voguait toutes sur le même bateau.  Et croyez-moi, on ramait en sale!!

Bobette vous en a soufflé un mot:  elle a une nouvelle flamme.  Nous avons d’ailleurs eu la chance Amétys et moi, de le rencontrer.  Charmant garçon et on l’aime d’autant plus que celui là, il ne s’effraie pas devant deux petites mouettes!

N’empêche, nous n’avions pas pris de chance.  Bien qu’avec le recul on puisse maintenant affirmer que M. Mouette n’en valait franchement pas la peine, on ne voulait quand même pas risquer de souffler sur cette flamme naissante.  Alors Amétys et moi avions promis à Bobette de bien nous comporter devant la nouvelle prise.

Bobette et son prétendant sont donc arrivés à la maison au moment où Amétys et moi portions la dernière touche à la tarte d’anniversaire de Bobette.  C’était le prétexte choisi pour nous introduire à M. Presque Parfait.

La soirée se déroulait plutôt bien.  On s’amusait, la tension se relâchait, le courant passait .  On l’aimait et on lui donnait notre bénédiction.  Pour ce qu’elle vaut bien entendu…..  Et on se comportait presque comme des anges.

M. Presque Parfait sentait la complicité qui nous unissait.  Il semblait même tranquillement s’y installer, tout naturellement.  On voguait tous ensemble sur les eaux bleus du bonheur lorsque tout à coup, M. Presque Parfait (d’où le Presque) a lâché une bombe.

Celle qu’on hait.  Celle qui pue.  Celle qui fait s’installer un nuage vert malaisant que nous avons tant bien que mal,  tenté de dissiper sans qu’il n’en paraisse trop.  Je ne sais pas s’il a détecté quelque chose mais moi, je trouvais que ça transpirait le gros embarras mal camouflé.

LA BOMBE :  Dites-moi les filles, comment vous êtes vous connues?

LA question! 

Il me faut ici faire un petit retour en arrière.  Pour ceux qui ont lu notre blog depuis le début, on ne vous a pas dit toute la vérité, rien que la vérité, dites je le jure.  En réalité ça ne s’est pas tout à fait passé comme ça

En fait, Amétys Bobette et moi avons fait la connaissance l’une de l’autre, dans un groupe de soutien/social/rencontre-ou-pas-rencontre-c’est-selon, pour gens souffrant…………vous l’aurez deviné……….. d’herpès. 

Hé oui.   Chacune de notre côté, se sentant seules au monde avec notre petit coloc (comme certains parmi vous sans doute) on a tapé herpès/rencontre/soutien/etc…. sur un moteur de recherche  et on est tombé, pour faire une histoire très courte, sur l’une l’autre.  Béni ait été l’herpès ce jour parce qu’on s’aime depuis.

MAIS (car bien entendu il y a un mais) on assume difficilement.  Oui oui!  Vous avez bien lu.  On assume mal le fait de s’être connues dans un groupe de soutien pour gens souffrant d’herpès.  C’est bête nous direz-vous.  On devrait au contraire se sentir chanceuses et choyées.  Et nous le sommes, ne vous méprenez pas.  Seulement, prenez quelques secondes pour imaginer.  Et nous juger si le coeur vous en dit:

Lorsqu’un Monsieur Hommedemavie débarque c’est déjà très, mais alors là, TRÈS pénible de lui balancer la bonne nouvelle.  Vous en connaissez un bail là-dessus.  On se sent plus près du sac de vidange que de la Miss Populaire de l’école. 

Alors lorsque vient le temps de lui raconter que nos meilleures amies ont été rencontrées dans un groupe d’herpétiques, tout à coup on a l’impression d’avoir le gros L du looser tatoué dans le front.  Par conséquent, on a tendance à s’éviter ce deuxième affront et à raconter des bobards sur les circonstances de notre rencontre. 

Cette question s’est présentée plus d’une fois.   Et on s’embrouille tout le temps.  Vraiment.   Ne me demandez pas pourquoi, on a jamais eu la présence d’esprit de mettre au point une stratégie collective pour y répondre.  Chaque fois, on bafouille et on s’enfarge.

Or donc, où en étais-je??  Ah oui, M. Parfait qui balance sa fameuse bombe à cafouillage.

Silence. 

Amétys et moi on se plante, une les yeux au plafond, l’autre le nez dans ses chaudrons, bien décidées à laisser Bobette se démener avec SON problème.  C’est SON chum après tout.

Sa réponse donnait l’impression qu’elle mettait en pratique son cours de berbère 101 ou encore qu’elle s’était mise au mongol la semaine d’avant et qu’elle mélangeait les deux.

–          Blwwou…….oualllw…………mmircc kwonn………boff…….crouuinchhh…….

En bref, je crois qu’elle a parlé de rencontres amicales, d’amis communs peut-être, je ne sais plus.  Je ne me souviens plus également qui d’entre moi ou Amétys nous a sorties de l’embarras mais j’aurais tendance à penser que j’ai proposé à mes invités un petit refill de vin.   Bacchus ce grand sauveur.

On croyait bien avoir encore une fois échappé de justesse à l’odieux de devoir révéler qu’on s’était fait des amies herpétiques sur internet. 

MAIS NON!!!  Le berbère/mongol bancale de Bobette ne l’avait pas convaincu!  Et il a fait quoi le Monsieur pour avoir sa réponse?  Il s’est tourné vers Nitouchka à la fin du repas, alors qu’Amétys était aux toilettes et que Bobette se payait ma gueule.

–          Comment vous vous êtes rencontrées déjà Nitouchka?

Pas con le monsieur.  Juste un peu trop insistant.

–          Ben on s’est rencontré dans le cadre de….genre….heu….. d’activités sportives.  Oui c’est ça, des sorties genre Détour Nature, tu connais?

Et là j’ai l’air allumée mais croyez-moi, je n’aurais pas gagné d’Oscar pour cette prestation.  Même pas un Métrostar.  Exit ma carrière d’actrice/improvisatrice. 

Finalement, comme on a une bonne étoile ou encore qu’on fréquente des gens respectueux, il n’a pas insisté et la soirée s’est gentiment poursuivie.

L’incident s’est relégué de lui-même et on n’en a jamais reparlé entre nous.

Jusqu’à ce que me vienne l’idée d’écrire ce texte.  Je me suis dit qu’il fallait que j’en parle à Bobette.  Non mais rigoler qu’on a fait toutes les deux, je vous dis pas.

Et on s’est dit que c’était con d’être gênées.  Pour une fois que quelque chose de bon sortait d’une expérience négative, pourquoi le cacher.  Pourquoi en être embarassées? 

Lorsque le coloc a frappé, on a pris les moyens pour se sortir de notre misère, de notre isolement.   Au lieu de se replier, on a pianoté sur nos claviers, on a cherché des ressources, et non seulement on les a trouvées mais en plus, on les a utilisées.

On a fait fi de notre gêne, de nos peurs, de nos angoisses, on a enfilé notre courage et on s’est présenté à un groupe d’inconnus qui pour la plupart, n’avait en commun avec nous que le coloc.  Et dans ce groupe, trois petites étoiles qui brillaient du même éclat se sont reconnues. 

Et on voudrait le cacher?

Ben oui!

Que voulez-vous.

Bien que je les aime, bien qu’elles m’aient procuré de la lumière les jours de noirceur et qu’elles m’en procurent encore aujourd’hui, j’aurais préféré pouvoir dire que je les ai connues au cégep. 

Elle est tellement imparfaite la fille de MPB.  Dieu merci!

J’étais avec mon nouveau copain…

– Tu te souviens de l’autre jour quand nous sommes restés allongés au soleil?

– Oui je me souviens.

– Bien je crois avoir pris un coup de soleil, ça me brûle.

– Ça te brûle sur le pénis?!?

– Oui c’est ça…

-…

Panique générale… Bobette reste calme, reste calme!

– Heuuuu je peux voir?

– Oui tu peux…

J’ai des sueurs froides. Je l’observe dans tous les sens et ce, le plus rapidement possible pour ne pas faire la fille qui panique à l’idée que ce serait peut être une attaque du coloc. Même si je sais que les chances sont quasiment nulles parce qu’on prend nos précautions et que je suis bourrée au Valtrex, c’est la seule idée qui me vient en tête. Shit!

– Non mais quand tu auras fini de me tâter comme ça on pourrait peut-être passer à autre chose!

– Ah oui, oui, excuse moi…. Ça ne paraît pas beaucoup ton coup de soleil, je trouve.

– Non pas tellement.

Et, malgré que je n’étais pas vraiment dans l’ambiance parce que tout ce à quoi j’étais capable de penser c’est que, peut-être bien que quand même que, je lui aurais peut-être refilé, on a fait l’amour….

Le lendemain matin, inutile de vous dire que je me suis précipitée sur le téléphone pour discuter de la situation avec mes copines du bobo.

On était toutes d’accord, il y avait de quoi paniquer et on était toutes d’accord que, même si c’était quasi impossible que je lui ai transmis, mon amoureux était bien au courant de la situation et qu’il assumerait probablement son choix mais je dois vous avouer que ça aurait été une réelle catastrophe pour moi de l’avoir mis en confiance et de lui avoir refilé…

Bref, on a décidé qu’il valait mieux que je ne lui en reparle pas et que j’attende la suite…

Et elle est venue quelques jours plus tard lorsqu’avec un petit air invitant, il m’a joyeusement annoncé que son coup de soleil était parti.  Je ne pense pas qu’il ait ressenti ma peur mais que j’ai eu chaud…

Maudit herpès!!!!

Je vous raconte.  Parce qu’il n’y a qu’à vous que je puisse le faire.  Parce que l’herpès, même asymptomatique, même relativement bien accepté et vécu, est pourtant toujours présent, comme une petite roche dans un soulier qui revient parfois se planter droit sous la plante.

Vous le savez j’ai un amoureux.  Un amoureux à qui j’ai du annoncer que je partageais ma culotte avec un petit copain.  Un amoureux qui a d’emblée accepté la situation et avec qui je vis une belle histoire depuis.

Lorsque je lui avais fait ma douloureuse annonce, mon amoureux m’avait raconté que son meilleur ami avait eu une relation avec une fille qui avait également l’herpès.  Cet ami, aux dires de mon amoureux, n’avait jamais été très à l’aise avec la situation parce qu’au final, il n’était pas vraiment amoureux de la fille.

Bref, avec mon accord, il a discuté de ma situation avec cet ami et bien que l’on n’en ait jamais reparlé, je présume depuis que l’ami en question connaît mon petit secret.

J’imagine aussi qu’il n’a pas réfléchi.  Peut-être même n’a-t-il même pas fait le lien.  Qu’il a oublié. Parce que pour lui je ne suis pas l’herpès.  Je suis l’amoureuse de son meilleur ami.  Mon amoureux lui a relevé la bévue, j’en suis convaincue.

Alors qu’on se baignait dans une rivière gelé, l’ami offre à l’amoureux de lui prêter son wet suit.  Devant l’amoureux hésitant l’ami lui lance :  j’ai pas l’herpès t’es correct!

Ouch!

Et l’amoureux, soucieux sans doute de minimiser l’affront (parce qu’on n’a jamais discuté de cet événement par la suite) de répondre :  moi j’en ai parfois, sur la bouche!

Gentil choux!

Je ne lui en veux pas à l’ami.  J’aurais pu faire une telle connerie.  J’en suis capable.  Mais malgré tout je n’y peux rien, je me suis sentie mal.  Je me suis sentie comme un gros bouton.  Une lépreuse indésirable.  Et j’avais vachement envie qu’on change de sujet et pas du tout envie de me faire la défenderesse des herpétiques de ce monde!

Comme quoi, c’est jamais gagné!

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

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Tout d'abord bienvenue chez MPB! Afin de vous aider à nous connaître un peu et à en comprendre d’avantage sur notre situation, nous vous invitons à commencer la lecture de notre blogue par l'onglet «Billets choisis». Bonne visite!

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