You are currently browsing the tag archive for the ‘histoire’ tag.

Après m’avoir fortement convaincu que nous étions fait l’un pour l’autre, après que je lui ai avoué le secret qui brûle ma chair et après m’être laissée emporter par son merveilleux conte de fées, mon chevalier s’est défilé dès qu’il a frôlé l’ombre d’une épine, découronné de son titre de valeureux parce que c’est au téléphone qu’il a eu le courage d’annoncer le changement de cap.

À ses dires, ce n’était ni l’herpès, ni les enfants mais une toute autre raison sans réel fondement qui m’a relégué du côté des déchets.

Évidemment, toutes les roses qui habillaient mon royaume ont perdu leurs pétales et sous l’effet du vent glacial les lieux se sont recouverts de glace….

Je suis déçue et je réalise à cette froideur que comme un chat est un chat et un rat, un rat, l’herpès m’a rendu trop vulnérable à l’amour : dès que j’entends le ronron de l’acceptation, je mangerais les yeux fermés n’importe quel fromage moisi.

Ce qu’il est âcre le goût d’une vie remplie d’échecs amoureux.

Mais un rat n’abandonne jamais…

Je vous le jure et mes amies dignes du nom pourront en témoigner : me semblerait tu pas plongée en plein conte de bonnes fées (bonnes ou mauvaises, c’est ce qu’on saura bientôt)…

On m’a tiré une flèche au cœur et si ce n’était du glaive de mon herpès et de sa fine lame prête à entailler la chair de l’autre, j’aurais peine à y croire.

J’ai rencontré un homme qui semble croire qu’on serait deux âmes soeurs (d’où le conte de fées) et qui souhaite être à mes côtés, parce que selon son dépistage aurasmique, il croit sincèrement que notre rencontre n’est pas fortuite.

Serions-nous vraiment fait l’un pour l’autre telle la théorie de l’âme sœur où chacun des partenaires séparés aspire à retrouver la présence de l’autre, dont il a gardé la marque, dans sa chair comme dans son âme?

Ma tête oscille à la négative en tentant de redresser son armure anti-blessure mais mon cœur bat la chamade et mon sang se bleuit.

En dépit des épines qui recouvrent mon royaume le chevalier croit qu’il en vaut le risque…

Du baiser de ses lèvres qui caresse ma main, je me transforme en princesse, en sa princesse et du haut de ma tour je reste pantoise, fébrile…

J’écoute l’écho de vos mots qui raconte que les contes de fées n’existent pas et je souffle en réponse que dans mon histoire il y a un petit crapaud galeux qui se nomme Herpès et qui me rassure que les prétentions de mon valeureux chevalier ne doivent qu’être vrais.

À suivre…

C’est samedi soir, je suis seule à la maison.  Gelée!  Je n’ai pourtant pris aucune substance illégale, sinon un merlot accompagnant mes états d’âme.  Je pourrais être en train d’étrenner la table de salon, le comptoir et mes nouveaux draps santé mais je suis seule.  Gelée!

Je m’explique.  Depuis septembre, j’ai repris contact avec un homme qui déjà me plaisait il y a quelques années.  À l’époque, j’étais convaincue qu’il ne savait même pas que j’existais mais moi, j’en rêvais.  La vie a fait en sorte de nous éloigner pour un instant et maintenant, de nous rapprocher, par un pur hasard. 

Dès que je l’ai revu, mon désir pour lui est revenu.  Il me fait de l’effet, je n’y peux rien et au lieu de faire comme dans le passé et de rajouter une brique à mon barrage, je me suis permis une tentation au flirt.  J’ai attaqué de façon aussi agressive qu’un panda en hibernation mais le monsieur en question semblerait doté d’un sixième sens et à su voir en moi.  Donc, du flirt banal, nous sommes passée aux commentaires à double sens pour en venir finalement au in-your-face-j’ai-envie-de-toi.

Ces trois derniers mois ont été comme le monstre à la ronde.  Des hauts et des bas, des hauts le coeur, des papillons au ventre et beaucoup de bruit pour rien, dans les oreilles des copines du moins.  Je suis passé du Ça me fait du bien de flirter et c’est tout ce que je veux au Finalement, je pourrais le baiser pour ensuite en venir au Il fiterait tellement bien dans ma famille, je suis sûre que mes frères vont l’aimer pour revenir à Juste du flirt et Pourquoi pas une baise.  Si je me blesse, au moins j’aurais vécu… et je serai venue!

Il y a une semaine, Bob (car il faut bien lui donner un nom!) m’a suivie jusqu’à ma voiture et m’aurait bien suivie à la maison.  Sa proposition était claire: Sexe!  N’étant pas trop certaine que je pourrais survivre à un tel acte et aux possibles complications que mon coeur me jouerait, j’ai refusé.  Non sans lui dire et redire que j’en avais VRAIMENT envie mais que je n’étais pas prête à jouer mon bien-être en ce lieu commun et bla bla bli…  Bob a été super compréhensif et respectueux.  J’étais fière de moi, jusqu’à ce que je me retrouve seule dans ma voiture… à me trouver bien seule. 

911:  Les fiiiiiiiilles, j’ai fait une connerie, j’ai dit non à Booooob!  Il ne voudra plus de moi.  Exit le flirt qui me faisait tellement de bien…  Sti que je suis conne! 

Je n’aurais pas pu être si loin de la réalité.  À notre rencontre suivante, il a sorti l’artillerie lourde et m’a fait sentir son désir montant pour moi.  Je l’ai bien senti, sur ma cuisse.  Le in-your-face… est devenu je-vais-t’avoir-à-l’usure-car-j’aime-bien-un-peu-de-challenge et ça a donné des moments d’attouchements secrets et intenses dignes de mention.

Mais voilà, je l’ai revu encore aujourd’hui.  Ses mains baladeuses sont devenues exploratrices et ses lèvres charnues ont enfin fait contact avec les miennes.  Imaginez!  Se faire désirer avec passion dans un coin noir, à ne pas vouloir se faire prendre.  Wow!  Woooooooow!  Faut ben avoir une crisse d’herpès pour être capable de dire non à ça.  Je lui ai encore fait le coup du vieux-jeu pour m’en sortir.  Plutôt mal j’ai l’impression.

C’est samedi soir.  Je suis seule au bout du quai.  Gelée.  Je me rappelle mes expériences de pêche et une seule idée me vient en tête:  Un poisson a beau être ferré, il peut toujours se libérer… et aller frayer ailleurs.

Un premier refus attise le désir.  Un deuxième…?

L’autre jour je fus charmée par un prospect venu d’un site de rencontre pour personnes à culottes squattées.  Après quelques échanges, nous décidons de profiter d’une occasion où nous sommes à proximité afin de se rencontrer.

Je ne suis pas déçue. La photo, préambule inévitable à ce genre de drague, était bien honnête: je reconnaissais le beau p’tit pétard que j’avais évalué.

Il est tout souriant et semble aussi bien heureux de la matérialisation de mon image!

Wow! C’est une belle rencontre!

Plus nous jasons, plus ma balloune gonfle!

Nous rions, commandons un autre bière et elle gonfle et gonfle et gonfle encore d’avantage jusqu’à ce que qu’il ne reste que de l’espace pour lui et moi.

Ses yeux magnifiques se mirent aux miens… J’ai chaud et je sais que la chope que je viens de recevoir n’assouvira pas ma soif.

Rien pour assombrir le paysage hormis le passage en éclair de l’ombre d’une cigogne au bec bien acéré:

– Je cherche une femme pour fonder une famille. Je veux des enfants!

Pssshhiiii!!! et elle dégonfle

– Heu, j’ai déjà donné merci! Impossible pour moi!

– Mais au fait j’y pense! Comme tu es pas mal impliquée dans le milieu, tu dois bien connaître des filles qui ont l’herpès et qui veulent des enfants?

Pssshhiiii!!!

– Oui. J’en connais…

__________

– Allo?

– Lulu! C’est Bobette! J’ai un super mec à te présenter. Belle gueule, cherche femme avec coloc pour fonder une famille et être heureux jusqu’à la fin des temps.

– Hein? C’est vrai! Wow c’est donc bien hot!

– Je t’envoie la photo, dis moi ce que tu en penses!

Quelques secondes passent, Lulu me rappelle pour me dire, qu’en plus de le trouver super mignon, elle fait tout-à-fait confiance à mon jugement et est prête pour la suite.

Nous raccrochons et Lulu est tellement excitée à l’idée de rencontrer le futur père de ses enfants qu’elle s’empresse à en parler à une collègue de bureau:

– Ma t’chum va me présenter LE prince charmant…. Elle pense qu’on va faire un super bon match! J’me peux plus et il est tellement cute!

Tiens! J’te montre la photo!

-…

-??

-…

– Bien quoi????

– C’est mon ex!

– Tabarnak!

– Mets-en! Tu sais c’est lui l’Ostie de chien sale dont je te parle depuis des mois!

– Nooooooooooooooooooon!

– Ouais, celui qui a préféré de loin ses maudits problèmes de jeux au bel amour qu’on vivait ensemble…. J’ai été vraiment écorchée dans cette histoire là en essayant le sauver de son vice en plus d’avoir presque tout vidé mon compte en banque pour l’aider!

– Ah l’Ostie…

– Ouais…

Pssshhiiii!!!

* Quelques faits ont été modifiés afin de conserver l'anonymat des acteurs.

Me voilà replongée dans le monde du célibat, le copain à coloc et moi, c’est du passé. Oui, c’est fini. On a du faire le constat que le lien de l’herpès n’était pas garant de tout le reste.

Et je vous le dis tout de suite!  Je n’ai pas l’intention de m’étendre de long en large sur le sujet (quoi que j’aurai sûrement encore l’occasion de le faire) ou de pleurer jusqu’à ce que mort s’en suive!

Donc, je retourne à la case départ (celle d’où mes copines m’attendaient déjà avec quelques apéros d’avance) avec le p’tit criss dans ma culotte et tout à refaire : la drague, l’annonce, la peur du rejet, etc, etc.

Puis là, figurez vous que j’ai un petit problème de phéromone… Résultat d’un cold turkey : j’embaume à plein nez !

Tenez pour preuve, un simple rendez-vous d’affaires qui tourne de façon complétement inattendue! La réunion se déroule tout à fait normalement et se clos par un échange de poignées de main (shit! J’ai omis une règle anti H1N1) et de cartes d’affaires (avoir su, j’aurais laissé celles de MPB). Bref, je retourne à la maison, le devoir bien accompli et la satisfaction en poche.

En quand je vous dis que je dégage, ça dégage! Voici ce que «you’ve got mail» avait à me dire:

Bonjour (Bobette)

Je sais qu’il est bien osé de ma part de prendre contact avec vous.
Aujourd’hui nous nous sommes rencontrés par affaires…
Je vous assure cela ne m’arrive pas régulièrement mais j’aimerais vous inviter pour dîner ou pour souper, selon votre convenance. J’ai vraiment aimé votre odeur personnalité et, peu importe votre décision, mon invitation reste à l’écart de notre relation d’affaires.

Au plaisir de vous revoir dans ce contexte,

Monsieur Pif

***Shit***

J’ignore totalement si Pif me plait puisque j’étais trop dans ma tête affaires pour distinguer le sex-appeal du signe de piastre… Et voilà que mon parfum m’expose à tout un dilemme : je refuse ou j’accepte?

Si je refuse, je refroidi le pauvre Pif, congelant du coup notre lien affaires!

Si j’accepte,  je laisse Pif au parfum, je m’assure de bien manier l’art de la diplomatie pour éviter de refroidir ses ardeurs financières et je m’asperge à fond de Moufette #1!

Et s’il me plait?……..

Baaaaa!… Ma puissance phéromonale saura bien taire mes effluves putoises! 😉

C’est en lisant 97 nous raconter ses aventures nocturnes que je me suis retrouvée chez Mélodie Nelson à lire ses histoires érotiques et ses conseils sur l’amour anal.  Ces deux femmes jouent aussi bien du doigté que de la langue et j’avoue que leurs textes ne me laissent pas sans manquer les plaisirs de la chair.

Comprenez que c’est bien seule que je me sens le soir dans mon lit et que quand l’opportunité d’une p’tite vite matinale se présente, il est dur de s’y abstraire.  Je l’ai bien vu venir de loin ce cher Adonis, je le voyais se rapprocher de moi et tâter le diable, mettre la pédale douce pour ensuite rejaillir d’ardeur… encore et encore.  J’étais un peu nerveuse,  mais je devais bien lui faire confiance, malgré ma totale ignorance à ne même pas en connaître son nom.  Enfin, le moment ultime est arrivé:  impact de nos deux corps, cambrure des reins, effets se répercutant jusqu’au bout des membres puis le calme plat suivant toujours une activité aussi intense.

Clignotants à droite

Rangement dans la ruelle

Sort de nos chars

Aucun dommage à signaler

Échange d’info

On repart chacun de notre bord

C’est dernier temps, me faire rentrer dans le cul par un conducteur distrait est ce qui se rapproche le plus d’un contact sexuel.  J’ai même pas eu d’orgasme mais je dois quand même subir les courbatures provoquées par de tels ébats.

Une chance que j’étais protégée!

J’ai bien envie de vous raconter comment un jour, fraichement initiée au coloc, j’ai décidé d’affronter ma plus grande peur du moment: celle d’annoncer en toute première que j’avais l’herpès!

Pour ce faire, j’avais imaginé le plan parfait, presque diabolique. UN TEST d’une importance capitale qui allait être garant de mon avenir sexuel, de ma vie après l’H.

Cette rude épreuve m’imposerait d’un trait un avenir de chasteté pure ou m’accorderait une trêve en me redonnant espoir que je pourrais encore recevoir les caresses d’un homme. Oui, cette épreuve allait être plus que décisive!

Bien que plutôt froide à tenter l’expérience, j’étais plus que déterminée.

Il ne me manquait que le cobaye dont j’avais tracé, d’un coup d’imagerie mentale, le portrait parfait!

Armée de ma mini-jupe foudroyante, je suis entrée dans un bar du centre ville et j’ai attendu.

Après un court moment, le cobaye en question est apparu!!! EXACTEMENT LE TYPE QUE JE CHERCHAIS qui en fait, n’était pas mon type du tout : bedonnant, boutonneux, prétentieux, affreux…. Il était très certainement en manque de sexe!

Donnons lui un nom…. Tiens!…… Appelons-le Frankenstein!

Alors Frank, m’offrit quelques verres que j’acceptai volontiers question de me donner le courage dont j’avais besoin pour atteindre mon objectif et pour briser cette glace qui me tenait en otage.

Nous avons jasé un peu… À peine…. En fait, je ne faisais que gravir les échelles de mon jeu afin de m’approcher, à vitesse vaporeuse, de mon but…

IL FALLAIT QUE JE LE FASSE…

En choisissant un type aux antipodes de mes fantasmes, je choisissais de ne pas tomber de bien haut en cas de rejet sauf qu’en même temps, je savais que ça pouvait aussi se conclure en un ticket direct pour aller chez les bonnes sœurs…….. Ouais…… Parce que si l’épouvantable Frank –grand bien lui fasse- me rejetait du revers de la main, j’étais certaine que seul le curé de la paroisse voudrait encore de moi!

Évidemment, mon plan fonctionna à merveille et Frankenstein m’invita chez lui……. Non mais fallait bien battre le fer tant qu’il est chaud et tant qu’à être chaude aussi bien le battre illico!

Bref, Frank me fit faire le tour de son appartement en profitant peu subtilement de la visite de la chambre à coucher pour me sauter dessus. L’heure du «Ça passe ou ça casse!» était finalement arrivée et c’est avec une langue profondément enfouie dans la bouche que j’arrivai à prononcer ces mots:

Chtop! Cha chuffit…. J’ai quelque chose à te dire!

Je le repoussais. Il me regardait d’un air étrange. J’avais les yeux pleins d’eau. J’avais tellement peur qu’il me rejette comme ce détritus qui nous lève tant le cœur…

Mais il n’en fit rien et écouta ce que j’avais à dire!

Probablement à cause de mes larmes, ne sachant comment réagir et ses élans sexuels refroidis, il m’offrit un peu de compassion et me prit dans ses bras. Tièdement. Sans plus. Mais pour moi, ce fut une réelle victoire…

Rendue sur la case d’arrivé et je n’avais pas mis le pied sur le serpent qui aurait pu me faire glisser vers le bas!

J’étais soulagée. Tant et aussi bien que pour le remercier -mais avant tout surtout pour savoir s’il accepterait une forme quelconque de sexualité avec moi– je lui offris une petite compensation orale!

Wow, quand je repense à ces moments de ma jeune vie d’adulte que je croyais gâchée à jamais je trouve que j’ai fait pas mal de chemin… J’accepte et j’assume. L’herpès ce n’est pas un drame, c’est un obstacle à franchir, une épreuve à surmonter…

Et aujourd’hui, j’ai conscience que cette première annonce fut probablement la pire de toutes: celle où j’ai été le plus rejetée. Mais je l’ai vécu comme une grande victoire!

Je n’ai plus jamais eu de nouvelles de Frank mais j’ai cru entendre la complainte du pauvre curé qui a dû se priver d’une nouvelle none!!!

😉

Faut que j’vous dise, le nom de Bobette ne m’est pas venu juste comme ça!

Non, non… Ça fait des années que je suis affligée de ce surnom, un peu avant que je partage la bobette avec le coloc, ce qui devait être un signe prémonitoire! Pis j’avoue que j’ai pas mal honte de vous raconter le contexte de la chose mais après le témoignage de Nitoucka, je me suis dis bien pourquoi pas. Si elle peut être aussi honnête, je le peux aussi!

Mais on ne divulgue pas ce genre de truc sans préliminaires et à ma défense, il faut que je vous dise que j’avais pris une sacré brosse! Tellement grosse que ce jour là, je me suis juré que plus jamais je ne laisserais mon taux alcoolémie dépasser celui de mes globules rouges.

Alors j’y arrive. Tenez vous bien!

C’est si honteux que même mon clavier en rougit!

J’étais à Montréal dans un party évidemment trop bien arrosé. Tous mes partenaires de boisson étaient K.O. sauf un…

Dans l’appartement, on pouvait entendre les mouches voler et les corps morts ronfler. Le party était au neutre complet et il n’avait tellement plus rien à en tirer que j’eus l’idée d’aller prendre un verre en quelque part, question de continuer la beuverie!

L’idée sembla bien plaire à celui qui tenait encore debout et c’est tout en clopinant que nous nous sommes dirigés vers le débit d’alcool le plus près.

Mal m’en prit! C’est au tout premier verre que mon foie amoché décida qu’il en avait assez et qu’il retournait tout ce que j’avais pu imbiber au cours de la soirée. Avec le peu de lucidité qu’il me restait je me suis précipitée dans la toilette la plus proche, en prenant bien soin de retirer mes escarpins et ma mini jupe foudroyante, afin de ne pas entacher mon image…

Non mais……….Vous ne pouvez pas dire que je ne suis pas prévoyante!!!!

Toujours est-il que j’ai passé quelques longs moments à caller l’orignal la tête au fond de la cuvette, la jupette bien à l’abri des éclaboussures! Et ce n’est que lorsque Bill eut fini sa crise que j’ai pu me relever. Je me suis regardée dans le miroir, je bien pris soin de me débarbouiller, de retoucher mon rouge et de remettre mes escarpins……. Ouff, ce que j’étais beurrée!

Je sors… Un beau gentleman m’apostrophe aussitôt. Faut dire qu’à l’époque je pognais dare-dare!!!

En tout cas, le mec me dit : Heille!!! T’aurais pas oublié quelque chose?

Et moi de lui répondre dans un français amoché… Pffffttttt…..Baaaaa…..Nooooon, t’es tu malaaaade, stie?…

Non mais regarde toi! S’écria t-il en baissant son regard vers le plus intime de moi-même.

Ouch! J’avais oublié LA FROUDROYANTE… Sacrament!?!………….

……….. J’étais ressorti de la salle de bain en oubliant de me remettre la jupette, dévoilant à tous ma bobette de dentelle élimée…

Et le mal fût fait…

Le restant du party, qui n’avait pas manqué la scène, s’éclata d’un rire qui fit tourner toutes les têtes en ma direction…

Je vous jure que l’alcool qui restait en moi s’est évaporé à la chaleur grimpante de mon corps et que j’ai dégrisé net-fret-sec en me précipitant dans la pièce ou je retrouvai ma petite jupette près de la cuvette qui semblait, elle aussi, arborer un large sourire….

Et depuis ce jour –merci à mon pot de brosse — le nom de Bobette me colle au cul!

Vous savez tout, maintenant, de mes dessous intimes!

Je suis de celles qui détestent les conflits. De celles qui préfèrent fuir l’hypocrisie et le mensonge et qui portent parfois le poids de la folie des autres…

Je suis de celles qui font confiance, trop, aveuglement…

De celles qui s’oublient, de celles qui tendent l’oreille et qui comprennent…

De celles qui sont fortes, toujours pleines de ressources.

Je suis de celles qui se battent.

Je suis une bonne amie, une bonne blonde, une bonne mère, une bonne conseillère…

Tantôt sur une terre ferme, tantôt sur un sol glissant, aujourd’hui je suis parmi celles qui naviguent sur une mer houleuse dans un navire dont la carlingue prend l’eau, un équipage à bout de bras.

Je suis aussi de celles qui savent qu’elles atteindront la rive. Peut-être écorchées, abusées, épuisées mais qui y arriveront…

On a chacun nos guerres. La vie n’est-elle pas remplie d’épreuves?

Et pourquoi est-elle aussi éphémère? Peut-être pour qu’on puisse en apprécier toute sa valeur.

Les événements tristes et heureux me rappellent que je suis toujours vivante, comblée… Par ceux qui m’entourent, par ce qui m’arrive ou par mon cher coloc qui ne se tarit pas de me démontrer toute son affection…

Oui, je suis de celles qui sont vivantes.

Je vous souhaite une belle journée, bien comblée!

Elle nous a offert un témoignage très touchant.  Une porte ouverte sur la poésie de son âme.  Généreuse.  Sans pudeur mais sans impudence.  Une mélodie triste-heureuse qui a raisonné à nos oreilles comme un air connu, une ode à ce coloc que nous pourrions tous et chacun, disciple de l’infâme, évoquer.

J’ai emprunté certains de ses mots, ceux qui racontaient sa rencontre avec le coloc.  Pas pour parler de lui mais pour la raconter, elle.  Son histoire.  Celle d’une renaissance après une parenthèse obscure dans sa vie.

A toi cher coloc, a-t-elle écrit, à toi qui a élu domicile sans cogner, sans demander, toi qui a fait une entrée si pernicieuse.   Elle l’a maudit, elle l’a détesté cet intrus.  Il a bien tenté de prendre possession de son âme et de son coeur, il l’aura bien entraînée sur les montagnes russes de l’enfer pour qu’elle se noie dans des marées de sanglots et de douleur.  Mais ce squatter de la culotte, malgré ses airs de parasite indésirable, aura su malgré tout, la faire triompher de l’adversité

Comme le mendiant qui cachait un roi, comme un fou s’avérant d’une grande sagesse, au fil de ses mots et de ses maux, on devine que de voleur d’estime comme elle l’avait d’abord perçu, elle aura su le transformer en allié, en maître.  Celui qui m’a présentée au moment présent, qui m’a confrontée à mes peurs, confie-t-elle.

Et entre les lignes de sa poésie, on comprend qu’au coeur de cette nuit noire s’est mise à briller une étoile.    Tu es entré dans ma vie pour que j’apprenne à m’aimer, déclare-t-elle.

Aujourd’hui elle incarne la preuve que ce ne sont pas les épreuves qui comptent mais bien ce qu’on en fait.

C’est pourquoi cet ode à ton coloc Monic, est en fait à nos yeux, une ode à toi et aux choix que tu t’es offert.

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

Première visite?

Tout d'abord bienvenue chez MPB! Afin de vous aider à nous connaître un peu et à en comprendre d’avantage sur notre situation, nous vous invitons à commencer la lecture de notre blogue par l'onglet «Billets choisis». Bonne visite!

Commentaires récents

Elizabeth dans Et si ça arrivait?
clopinette dans Questions
may dans Et si ça arrivait?
radiotarifa1 dans Questions
Aurélie la Frenchy dans Questions
radiotarifa1 dans Questions
Aurélie la Frenchy dans Questions
radiotarifa1 dans Questions
Puce dans Questions
corail dans Questions

Suivez-nous sur Twitter!

Blog Stats

  • 344 706 hits