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Je suis de celles qui détestent les conflits. De celles qui préfèrent fuir l’hypocrisie et le mensonge et qui portent parfois le poids de la folie des autres…

Je suis de celles qui font confiance, trop, aveuglement…

De celles qui s’oublient, de celles qui tendent l’oreille et qui comprennent…

De celles qui sont fortes, toujours pleines de ressources.

Je suis de celles qui se battent.

Je suis une bonne amie, une bonne blonde, une bonne mère, une bonne conseillère…

Tantôt sur une terre ferme, tantôt sur un sol glissant, aujourd’hui je suis parmi celles qui naviguent sur une mer houleuse dans un navire dont la carlingue prend l’eau, un équipage à bout de bras.

Je suis aussi de celles qui savent qu’elles atteindront la rive. Peut-être écorchées, abusées, épuisées mais qui y arriveront…

On a chacun nos guerres. La vie n’est-elle pas remplie d’épreuves?

Et pourquoi est-elle aussi éphémère? Peut-être pour qu’on puisse en apprécier toute sa valeur.

Les événements tristes et heureux me rappellent que je suis toujours vivante, comblée… Par ceux qui m’entourent, par ce qui m’arrive ou par mon cher coloc qui ne se tarit pas de me démontrer toute son affection…

Oui, je suis de celles qui sont vivantes.

Je vous souhaite une belle journée, bien comblée!

C’est une journée triste, il pleut, je me sens full SPM… Ma tête est pleine; ça déraille un peu, je n’ai pas le contrôle de ma vie… De toute façon, je n’en veux plus du contrôle, y’en a mare…

J’ai juste envie de prendre les choses telles qu’elles sont, d’accepter les événements tels qu’ils viennent et de vivre avec les gens que je choisi, avec leurs qualités et défauts… Je suis définitivement dans une période de ma vie où les changements s’imposent… Je ne sais pas si c’est dû à la crise de la quarantaine mais ça fesse…

On se sait (au mieux) en plein centre de sa vie, que le sommet est atteint et qu’on arrive de l’autre côté de la pente… C’est glissant, hostie que c’est glissant… On a peur de débouler et de dévaler la pente jusqu’en bas plus vite qu’on ne l’aurait voulu…

Hier j’étais allé faire un tour chez mes parents, je pensais à tout ça, je regardais mes enfants d’un côté et mes parents de l’autre puis la sonnerie du téléphone s’est faite entendre. C’était mon oncle. Je l’aime beaucoup mon oncle… Il téléphonait pour nous apprendre une bien mauvaise nouvelle: ils ont découvert qu’il a des taches au cerveau, possiblement un cancer. Il se fait opérer cette semaine, on en saura un peu plus après.

Je lui ai parlé… Mais qu’est ce qu’on dit ?

On se fait rassurant, on dit que ça va aller, on parle des cas qu’on connaît, des gens qui s’en sont sortis en prenant soin de taire les autres… On rassure, on dit qu’on est là, qu’on envoie des ondes positives qu’on peut compter sur nous, nuit et jour…

Mais qu’est ce qu’on dit ?

Puis si le téléphone avait sonné et que j’avais entendu: «Ma vie est finie, j’ai pogné l’herpès, personne ne voudra plus de moi, je ne vaux plus rien, je ne baiserai plus jamais!»

Voilà ce que j’aurais dit: Y’a rien là… Get a life! Secoues toi les puces… Allume… C’est de la p’tite bière, du pipi de chat… La vie continue!

Mais je n’ai pas pu lui dire, non ça, je n’ai pas pu…

Notre histoire d’amour n’est pas digne d’un grand roman, ni parfumée l’eau de rose…  Elle est toute simple à l’exception d’un détail important: sans la présence de notre hôte, elle n’aurait jamais eu lieu!

Porteurs tous deux depuis plus de quinze ans, nous nous sommes intéressés l’un à l’autre parce que nous cherchions l’âme sœur catégorie H ou l’amour avec un grand HA!

J’avoue que, bien qu’il était croquable et tout à fait mignon,  il n’était pas du tout mon type. Trop réservé, clean cut, je l’aurais préféré plus grand, plus rebelle, etc, etc, etc…

Mais j’étais si affamée et en manque qu’avec l’obstacle du coloc écarté, il devenait une proie facile à me mettre sous la dent…

J’ai donc accepté l’invitation lorsqu’il s’appâtât à souper!

Il allait devenir ma prochaine victime… J’avais l’intention de n’en faire qu’une bouchée!

Mon plan consistait à passer à l’attaque lorsqu’il viendrait me reconduire. Mon piège: le vestibule!  Une fois pris entre les quatre murs, je n’avais qu’à lui offrir un doux baiser. Il n’avait aucune chance s’en sortir…

Le stratagème fonctionnât à merveille sauf qu’à ma grande surprise, Monsieur réservé s’est avéré être un conquérant dévoilant une poigne virile qui me plaqua contre un sexe déjà durci. Ses mains chaudes et gourmandes, son doigté alerte et expérimenté se mirent à parcourir mon corps. Il n’était plus ma proie, j’étais devenue la sienne, soumise à ses moindres caresses.

Il m’a séduit, ça m’a plu, j’en ai redemandé…

J’ai appris à connaître l’homme-réservé que je n’aurais jamais pris le temps de découvrir sans la présence de notre hôte herpétique… Aujourd’hui, sans savoir ce qu’il en adviendra, je l’apprécie grandement…

En fin de semaine il m’a offert une douzaine de roses pour souligner notre rencontre. Celle d’une tare qui est devenue notre alliée…

Pas que je veuille faire compétition à Amétys mais ma journée magasinage d’hier a certainement irrité le coloc au plus haut point!

Rien de plus simple, je n’avais besoin que d’un ballon de flottaison dorsal pour un de mes enfants qui a développé le style roche en bassin d’eau! Mon idée première était de commencer chez Walmart mais puisqu’à chaque fois que j’y vais je regrette de ne pas être allée chez Zellers, nous sommes allés chez Zellers en premier lieu…

Évidemment, il n’y avait pas de ballon! Mais, tant qu’à y être, nous avons visité les rayons des robes et sacoches pour maman, et des sandales pour roche.
Facture : 62$.

Comme on passait tout près de chez Jisk qui annonçait de superbes aubaines gonflables… Et qui dit aubaine, interpelle Bobette…!  Nous nous sommes arrêtés net! Pfffttttt! Dégonflage subit, j’en suis ressortie bredouille mais indemne!

Au tour de Costco, où on trouve des trucs saisonniers en quantité industrielle mais rien pour faire flotter une roche, j’en ai profité pour acheter une meule de Cambozola et quelques babioles. En arrivant à la caisse, la caissière me dit:
«Mais madame, votre abonnement est échu depuis mai… Vous n’avez pas reçu votre avis? Il vous faut payer dès maintenant»…
Avoir su!… Facture: 169$

La roche et moi étions affamés… Arrêt dans une aire de service…
Et on additionne 19$!

Ultime tentative: Toy R Us, l’endroit où il y a une tonne de jouets et assurément un ballon dorsal!… Bien non!… Y en avait pas!… Frustrée, j’ai acheté des brassards flottants en mousse -supers chers- et une babiole à la roche qui était prête, elle aussi, à se taper une crise de nerf…
Je m’en suis sortie pour la modique somme de 34$!

Revenue à la maison, j’ai réalisée que je venais de dépenser près de 300$ pour quelques niaiseries et une robe patate! 😯 … J’aurais donc dû aller chez Walmart!

J’étais tellement frustrée que j’ai téléphoné Amétys qui était aussi en grande période de magasinage infructueuse et frustrante. Non mais quel adon!… Elle se cherchait un soutien-gorge et en était à son Xième essayage…

Tout en me jasant, elle entre dans un magasin et je l’entends dire :
Bonjour! Avez-vous des ballons de flottaison?…… – Mais bien sûr madame, ils sont juste là! 😕

Je lui dois 25$.

Reste à savoir maintenant à laquelle de nous deux le coloc va faire sa crise en premier… C’est un défi!

L’herpès, c’est un peu comme le petit cousin fatiguant qui reste pas trop loin.  En général, on s’en fout car il n’est pas là mais la peur de le rencontrer par mégarde reste présente.  On évite donc certaines activités, certains endroits, et on reste sur ses gardes.

Quand il arrive, on n’a pas le choix, faut faire avec.  On traverse l’épisode comme on peut et de savoir qu’il devra bien retourner à la maison pour souper est une mince consolation.  Mince car le p’tit maudit, il finit toujours par revenir et souvent au mauvais moment.

C’est comme s’il avait un sixième sens pour ça; tu pars en vacances, il veut y aller aussi; une fin de semaine en amoureux, il réserve au même hotel; une semaine difficile au travail, il vient te narguer, histoire d’en rajouter.

De plus, comme il est le mouton noir foncé de la famille, on a honte de lui.  On n’en parle pas et on ne veut surtout pas le présenter à ses amis, de peur d’être jugé par affiliation.

Mais la bonne nouvelle c’est qu’en général, en vieillisant, il devient de moins en moins accaparant.  Ses visites s’espacent et s’écourtent et quand il est là, on s’en fait un peu moins.  J’imagine qu’on s’habitue aux embêtements qu’il nous cause. Il le faut bien car on a beau se battre, se cacher, se pousser à l’étranger, la famille est là pour rester.  Pour toujours!

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Mon cher coloc m’a souvent fait suer, c’est vrai! Mais je dois admettre qu’il m’a aussi apporté d’excellents souvenirs dont j’ai gardé quelques clichés…

Ça c’est la jour où j’ai annoncé à ma plus vieille la présence de mon hôte.  On a bien jasé, pleuré et ri! De merveilleux moments remplis d’émotions où mon coloc a apporté pas mal de positif dans ma vie en me donnant tout un coup de pouce dans mon rôle parental.

Nous nous sommes serrés dans nos bras, tous les trois, et ce fut le début d’une belle relation!… 😉

Croyez bien qu’on ne raconte pas son petit secret à n’importe qui.  On choisit de se confier à des gens proches en qui on a confiance et qui sauront comprendre et accepter la situation.   

En général, la famille fait souvent partie de cette garde intime.  Dans mon cas, un petit souvenir presque effacé est brutalement remonté en frissons d’horreur sur ma peau.

Ma sœur aux études à l’extérieur de la ville, était revenue un weekend à la maison dans un état de panique qui frôlait la folie débilitante.  Elle venait d’apprendre que sa coloc avait l’herpès. 

Il n’en fallait pas plus pour que l’état d’urgence soit décrété.  En moins de deux, père et mère avaient bouclé tout l’armada de désinfectants que contenait la maison pour aller sauver leur progéniture d’une contamination annoncée. 

Moi :    Qu’est-ce qui se passe?  Où vous allez?

Mère :  Chez ta sœur. 

Moi :    Ok mais l’eau de Javel, le Vim, le Fantastik, l’amoniac, c’est pour quoi?  Elle a des coquerelles?

Mère :  Non ma fille.  C’est bien pire que ça.

Moi :    Ah……… des punaises de lit?

Mère a secoué la tête accablée, comme si on venait de lui apprendre que sa plus vieille n’en avait que pour quelques heures à vivre.  Mais comme dans la famille il était implicitement connu que le cancer ne se guérissait pas à coup de M. Net, j’ai écarté la possibilité et donné ma langue au chat.

Mère :  Ma chérie, la coloc de ta sœur a l’herpès, m’a-t-elle annoncé l’air horrifié d’une nonne de qui Satan aurait refusé les avances.

Houuuuu!  Péril en la demeure.  Jamais dans notre famille tissée lousse, on avait eu à faire face à un tel drame.

Moi :    Et vous allez faire quoi?

Mère :  Qu’est-ce que tu crois?!  Désinfecter bien sûr! 

Moi :    Ok mais….. les gants, les masques, le Varsol…..

Mère :  On est jamais trop prudent!

J’avais beau sentir qu’on exagérait un peu le niveau d’alerte,  il était hors de question pour ma mère que je ne participe pas à l’éradication de ce virus qui menaçait l’intégrité de notre famille. 

On a tant et si bien frotté qu’à la fin du weekend, non seulement l’eau de Javel avait enrayé toute forme de microcosme infectueux,  mais mes mains ravagées semblaient avoir subi les attaques à l’acide d’une famille malheureuse de sa dotte. 

Alors pensez bien que, des années plus tard, lorsque le diagnostique infâme m’est tombé dessus comme on reçoit un piano sur la tête, le désir de me confier à mes proches s’apparentait à l’envie de plonger une plaie ouverte dans l’alcool. 

Tu as l’air bien sombre ces derniers temps, m’a dit ma mère un soir au téléphone, tu ne voudrais pas en parler?  

Non ça va merci. 

On a beau être tricoté un peu ample, je les aime bien trop (et moi aussi) pour leur imposer un grand ménage chaque fois que je me pointe le nez.

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

Première visite?

Tout d'abord bienvenue chez MPB! Afin de vous aider à nous connaître un peu et à en comprendre d’avantage sur notre situation, nous vous invitons à commencer la lecture de notre blogue par l'onglet «Billets choisis». Bonne visite!

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