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Voici une anecdote que j’avais vraiment hâte de vous raconter.  Pas que je manquais de temps pour vous l’écrire mais c’est seulement que cette anecdote, elle n’était encore jamais arrivée.  Il m’aurait fallu vous l’inventer et je manque trop d’imagination et je suis trop paresseuse pour vous pondre de la fiction.  Alors j’ai patiemment attendu qu’elle se produise.  Et elle s’est produite.

Nous espérions ce souper depuis un bon moment mais le temps qui file et la vie qui galope nous gardaient loin de nos espoirs.  Puis finalement, Fifine et moi avons stoppé la course folle et, le soir d’un jeudi de janvier, nous nous sommes attablées devant quelques martinis et une bouteille de vin!  Délices!

Comme ça faisait un bon moment qu’on ne s’était pas vues, il y avait bien du potin à mettre à jour.  Et les enfants, et le travail, et la dernière diète, et les séances de gym et, bien entendu, les amouuuuuurs!! 

–          Mais Fifine mon Dieu, pourquoi tu restes fichée avec ce mec?  Mais oui il est propre, gentil, presqu’autonome, il se brosse les dents tous les jours, il a un travail, une maison, une grande gueule et il lui arrive même de sortir les poubelles.  Il est ben fin mais….. ça fait des années que tu n’es plus heureuse.  Pourquoi tu te fais ça?

–          Oh tu sais, m’a dit Fifine,  c’est pas si facile rencontrer quelqu’un.  En fait, je suis terrifiée à l’idée que ça n’arrive plus jamais.

Alors là, il faut connaître Fifine.  Belle femme, accomplie d’un bout à l’autre, fonceuse, souriante, avec une carrière à envier mais qu’on ne peut pas jalouser parce qu’elle est tellement gentille et adorable.  Tout le monde l’aime.  Et je demeure convaincue qu’une armée d’hommes ne demande qu’à se jeter à ses pieds mais qu’ils s’en gardent, simplement parce qu’ils sont persuadés qu’ils n’ont aucune chance avec une fille de sa trempe.

–          Alors il est où le problème ma Fifine?

Et la conversation continue, et le vin descend et tout à coup, Fifine me dit : « C’est pas tout! » Avec ce grand soupir que je connais si bien.  Celui que j’aie moi-même si souvent eu.  Cette vaste bouffée d’air qu’on collecte pour aller cueillir aux tréfonds de ses entrailles  notre petit infâme afin de lui donner la poussée qu’il faut pour le faire sortir par notre bouche sans qu’il ne nous arrache la moitié du cœur.  J’ai reconnu tout de suite ce grand coup de vent.  Celui des aveux.  Le Mistral qu’on s’expulse des poumons comme on vomirait une poignée de clous.

–          En fait, ce qu’il y a, m’a-t-elle courageusement confié, c’est que Propret à l’herpès.  Il me l’a dit dès le début, m’a expliqué qu’il n’était contagieux que lorsqu’il était en crise (bon on sait que ce n’est pas tout à fait ça mais je vous passe les considérations médicales pour ce billet) et il a toujours fait attention de ne jamais me mettre en danger.  Mais voilà!  Il y a quelques années, sans qu’on sache trop pourquoi ni comment, je me suis retrouvée avec un douloureux bouton qui avait toutes les apparences de l’herpès.  Mais comme il n’était pas situé directement sur mes parties génitales et que je ne suis jamais allée me faire diagnostiquée, je n’ai jamais su si c’était vraiment ça.  Et maintenant, je me sens incapable de m’engager dans une nouvelle relation sans savoir.  Et encore moins capable de le dire à quelqu’un s’il s’avère que c’est bien ça!  Alors je reste avec lui!  Pour ça!

Oh que ça doit sonner comme du déjà-vu pour certains d’entre vous.  Chez nous on appelle ça se vendre à rabais.  Et croyez-moi, Fifine n’a aucune raison de se liquider ainsi.  Ni personne d’ailleurs! 

Mais en ce qui me concerne, j’étais aux petits oiseaux! Youppi youp que je gazouillais en moi-même.   Fifine et moi on est copines mais elle ne faisait pas partie du cercle des initiés, ceux qui connaissent mon secret. J’avais tellement hâte d’avoir mon tour pour lui faire la joie de le lui avouer.  J’avais l’impression de lui faire le plus beau des cadeaux.  Après avoir été un Ange, je devenais la Mère Noelle de l’herpès!  On se valorise comme on peut me direz-vous! Eh ben oui!

Croyez-le ou non, lorsque j’ai dit à Fifine qu’on partageait le même petit ami, elle en a versé une petite larme.  Personne, pas même ses amies proches, ses parents, sa famille ne savait pour son secret.  Personne sauf son Propret.  Et là, le jour où elle se décide enfin à se confier, qui vient cueillir son douloureux secret?  Moi.  Nitouchka.  Mooooâ! MOI! MOI! MOOOOOÂ!! 

J’étais guillerette comme une jouvencelle.  J’étais tellllement contente  parce que je savais que j’allais lui faire un bien fou.  Et ne vous méprenez pas, ce n’est rien de vaniteux, c’est simplement, et vous le savez, qu’on se sent si seule avec notre petit ami.  Alors je pouvais la soulager du poids énorme de la solitude et j’étais infiniment heureuse de pouvoir faire ça pour elle.  Je l’aime beaucoup ma Fifine.

En fait le cadeau, c’est moi qui l’ait eu.  Je rêvais du jour où quelqu’un allait m’annoncer qu’il avait l’herpès et que j’allais pouvoir lui dire que MOI AUSSI.  Avouez! On rêve tous de rencontrer quelqu’un et, avant qu’on ait à lui dire pour notre coloc, ce soit lui ou elle qui nous dévoile leur petit secret.  Bon d’accord.  Dans mes rêves j’imaginais plutôt un mec mais n’empêche, la réalité s’est avérée cent fois mieux que ma fiction.

Après avoir discuté de ses visites chez le médecin et des résultats des tests, il s’avère que Fifine a bel et bien l’herpès.  Et qu’elle devra un jour le dévoiler à un prétendant.  Et ce jour là, parce qu’elle a enfilé son costume de Madame Courage et qu’elle s’est confiée, elle aura quelqu’un pour la coacher et l’appuyer dans le douloureux processus du D-É-V-O-I-L-E-M-E-N-T!  Comme quoi on ne gagne rien à se murer dans la peur du rejet.  Le risque ce n’est pas seulement celui de se casser la gueule.

D’ailleurs, il fallait l’entendre ma Fifine. J’avais l’impression qu’aucune diète au monde n’aurait pu la rendre plus légère.  Sa plus grande peur bien entendu, c’est celle du rejet.  Vous la connaissez. Elle m’a demandé chacun des mots que j’avais utilisés pour l’annoncer à mon nouveau Chevalier Servant.  Et il me fallait faire dans le détail extrême.

Je l’ai donc envoyée ici.  Nous serons sa lecture de chevet pour un moment.

Allo ma Fifine! Je t’aime! ❤

Il y a quelques mois de ça, les filles de MPB avaient reçu une demande qui nous a fait drôlement plaisir.  Un magazine bien connu  voulait savoir ça se vit comment une ITS après 35 ans et apparemment, ils n’étaient pas légion à vouloir témoigner.

Alors on nous a sollicitées.  Et nous, on aime ça jaser de notre expérience.  Encore plus lorsqu’on sait que ça aidera d’autres personnes aux prises avec un petit coloc indésirable.  C’est donc pour ça que ça nous a fait drôlement plaisir.

Toute heureuse de cette demande inattendue, j’en fais pars à l’Amoureux entre un verre de blanc et le meilleur poisson à l’aneth qu’il ait jamais fait :

L’Amoureux : Ils vont te nommer et tout…?!?!

Nitouchka : Non quand même.  Ça va se faire sous le couvert de l’anonymat.  T’inquiète!

L’Amoureux : Oh! moi ça ne me dérange pas.  C’est toi, ton affaire.

Nitouchka :  Ça te dérange pas?

L’Amoureux pas trop convaincant :  Non.

Nitouchka : Come on!  Imagine que j’aie ma tête sous la légende :  Nitouchka vit très bien avec son herpès. Du coup, ta mère, tes amis, tes collègues, ton ex, tes enfants….et les miens, et ma famille et ……..Halleluia!!  Ça ne serait plus juste MON affaire.

L’Amoureux : Ouais……….

Nitouchka : Ça ne te dérangerait pas?

L’Amoureux : Nnn….oui!

Nitouchka : Me semblait aussi! Anyway c’est pas demain que tu seras le conjoint d’une vedette vénérienne.  Tu peux dormir tranquille.  Je n’ai pas l’intention de devenir l’herpétique de service.   Tu me remplis mon verre?

Finalement, l’histoire n’est jamais parue dans le fameux magazine et le sujet a glissé sous le tapis.

Jusqu’à ce que Josianne le ramène.  Les filles, a-t-elle demandé, vous seriez prêtes à devenir « publiques » pour pouvoir aider des gens?

Bobette a émis quelques doutes, du genre: « j’sais pas…. ça dépend….. »!  Quant à moi, la réponse a fusé franche et claire: NON!

Aucune tribune, dut-ce être Guy A. ou Oprah, ne justifiera que je m’affiche grand publique.  Jamais. 

Parce que malgré tout, malgré les belles paroles et les bonnes intentions, malgré ce qu’on prône et ce qu’on voudrait tant, malgré nos efforts virtuels anonymes, malgré ces fous qui nous aiment, malgré nous, il n’est malheureusement pas encore arrivé le temps où l’herpès ne sera plus synonyme de honte.  Mais on y travaille.  Tranquillement! 🙂

Avec le temps, on croit qu’on a fait le tour, les filles et moi on s’essouffle.

L’herpès on en a parlé, on l’a décortiqué sous tous ses angles, on l’a dédramatisé, on en a ri et on s’est donné des tapes dans le dos en se disant que ce n’était vraiment pas la fin du monde.

On vous a raconté nos belles histoires d’amour, nos jours sombres et nos matins ensoleillés. Bien des souvenirs y sont reliés.

L’herpès nous a certainement transformé et j’ai souvent pensé que c’était pour le mieux.  Bref, je n’y changerais pas grand chose puis, avec une bonne dose de Valtrex, on fini presque par l’oublier…

Ça fait plus de vingt ans que ce vilain mot est entré de le quotidien de mon vocabulaire.  Au début, pendant environ les cinq premières années, il est venu me hanter toutes les trois semaines. Ensuite, ça s’est estompé peut-être aux quatre semaines, puis cinq, puis six… Et maintenant, il m’arrive de sauter un mois ou deux (p’être même trois).

Je l’ai accepté ça. J’ai accepté que ce serait toujours présent et que de m’apitoyer n’y changeais rien… Et des bons côtés j’en ai trouvé comme celui de pouvoir discuter concrètement d’its avec mes enfants ; de sentir que je peux changer des choses dans le désarrois des autres ; de me donner une raison d’écrire ; de rencontrer des gens formidables et sensibles et de mettre sur ma route des humains dont les valeurs vont au delà d’un petit bobo.

Bref, l’herpès c’est pas grave.  Je suis en amour avec un homme extraordinaire qui n’a pas un iota de trace herpétique dans l’sang.  Quand je l’ai rencontré je lui ai évidemment tout déballé mon charabia. Je lui ai dit que je connaissais bien mes symptômes et que je prendrais un traitement suppréssif afin d’éviter lui transmettre…

C’est ce que j’ai fait.  Je me suis tapée un dose de Valtrex par jour pendant plus de six mois et on oublié toute cette histoire de coloc.  On n’en parle presque jamais et les préservatifs sèchent au fond de nos tiroirs. Tout beigne et je ne vois pas l’ombre d’une poussière flotter au dessus de notre petit nuage rose.

Mais dernièrement, parce que je n’aime pas être trop médicamentée et que je souhaite donner une pause de bleues à mon système, j’ai diminué ma dose à un jour sur deux ou trois la semaine où on se voit moins (enfants obligent) mais continue d’en prendre tous les jours quand on est ensemble…

Bon.  J’aboutis !  J’aboutis ! C’est que là, je me tape une crise !

Crisse !

J’aurais tellement voulu ne plus jamais y penser et me laisser bercer par l’Amour…

Biiiiiiiiiien non : je viens de recevoir une bonne dose de réalité en pleine face et va falloir que j’en reparle à mon amoureux. Concrètement.

Je n’ai pas de problème à lui dire qu’on devra se tenir tranquille quelques jours mais là où je me sens mal, c’est d’avoir à ramener tout ça sur le tapis et de lui rappeler que je suis une transmetteuse…  C’est un peu comme si j’avais à m’éventrer à nouveau pour étaler toute une confiture nauséabonde et, bien que je l’accepte et que mon Presqueparfait est au parfum, je me sens comme si je devais lui annoncer pour la toute première fois !

Je sais que j’vais en avoir toute ma vie et malgré que je sache aussi que mon amoureux va me prendre dans ses bras et qu’on va être heureux, je me sens vulnérable, là, maintenant.  Voilà!

Et pour finir sur une bonne note positive… On peut conclure que, même si on s’essouffle un peu, on a pas fini d’en parler, qu’on est bien placées pour vous comprendre, qu’on aura toujours besoin de support et que vous allez nous entendre encore longtemps !

—-

AJOUT 1 : lorsque j’ai voulu en parler à mon amoureux, il le savait déjà : il avait lu mon billet !  Vive le blogue et j’aime mon chum !

AJOUT 2 : finalement, y’avait pas de quoi fouetter un chat : ma crise n’était qu’un fichu poil incarné ! C’est que ça nous rend un peu parano ce petit virus ! En tout cas, voilà tout de même une preuve pour mon amoureux que je suis plus que vigilante!!!

On en a tous un. 

Pour beaucoup d’entre nous ici, c’est l’herpès. 

Certains le voient comme une palissade infranchissable, une muraille de pierre qui nous condamne à vivre en périphérie de la vie. 

Pour d’autres, c’est un petit muret qui se dresse à certains moments sur notre chemin et que nous traversons, péniblement ou sereinement.  C’est selon.

Nous en sommes les artisans et nous le forgeons de la matière dont nous voulons, consciemment ou inconsciemment.

Le mur.  Ce sacré mur.  C’est ma copine Loulou qui l’a baptisé ainsi. 

Lorsqu’on rencontre quelqu’un, on a tendance à se barricader derrière, ce grand mur en forme de H, convaincus qu’il n’en existe pas de plus laid, de plus infranchissable.  Tellement tournés sur sa petite misère qu’on oublie qu’un mur peut prendre bien d’autres visages. 

C’est les histoires combinées de May et de Loulou qui m’ont fait réfléchir au mur. 

Terrifiée à l’idée d’être rejetée, May a choisi d’annuler un rendez-vous.  Elle s’est emmurée derrière le grand H.

Loulou quant à elle, a eu une date avec un gentil garçon.  Il lui plaisait drôlement et il semblait partager cet engouement.  Pourtant, Loulou a senti la muraille qui se dressait tout autour de lui.  Une muraille qu’il n’a pas franchie.  Une muraille que Loulou a sagement décidé de ne pas percer.

Il est disparu et on a jamais su pourquoi. 

Il existe 100, 1000, 10 000 raisons de se voir comme une marchandise avariée.  Et l’herpès n’est pas la moindre. Quel était son mur?  Lui seul le sait. 

Notre mur semble toujours à nos yeux, le plus infranchissable, le plus hideux.  Et pourtant.

J’ai connu quelqu’un qui refusait de rencontrer, convaincue qu’elle était qu’aucun homme ne voudrait d’une femme monoparentale avec 3 enfants à charge à temps plein.  C’était son mur.  Elle le voyait de béton armé.

J’ai connu également une maman débordée par les soins que demande un enfant trisomique alors que le papa est disparu du portrait, qui se refusait à toute avance puisqu’elle se jugeait non aimable.

Loulou quant à elle, a connu un type qui croulait sous les dettes, incapable de gérer son trouble compulsif qui le poussait à acheter constamment et qui l’empêchait de créer des liens véritables avec une amoureuse.

J’ai aussi connu quelqu’un qui croyait qu’il n’existait pas de plus grand obstacle que sa phobie sociale, ce secret qu’il arrivait à révéler mais toujours rongé par la peur d’être rejeté.  On connait n’est-ce pas?

Et que dire de cette jeune fille magnifique qui s’est vendue à rabais à un idiot, convaincue de ne pouvoir mériter mieux tellement elle était envahie par sa phobie d’avoir mauvaise haleine.

Qu’on soit gros, malade, désorganisé, les raisons sont infinies lorsque vient le temps de se convaincre qu’on ne peut être aimé. 

Et pourtant. 

Imaginez un instant :  et si le gentil garçon que Loulou a rencontré avait en fait été terrifié à l’idée de lui annoncer qu’il avait l’herpès?  Et s’il avait préféré couper les ponts avec elle plutôt que de faire face à la musique? 

Vous saisissez l’ironie de la chose?  Dans cette perspective, quelle belle occasion il a laissé passer.  Quelle tristesse aussi.

Et si le prétendant de May avait également eu l’herpès?  Ou n’importe quel autre mur qui l’aurait rendu sensible à sa réalité?

Mais on ne saura pas.

Combien d’occasions avons-nous ainsi manquées dans notre vie, coincés derrière le mur qu’on s’est construit?

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Je cite May ici (et elle me pardonnera j’espère) mais ça aurait pu être moi, Bobette, Amétys et beaucoup d’entre vous j’en suis convaincue.

Bobette l’a fait au nom  de la vérité et de la confiance.  Je ne peux me targuer de tant de vertu.

Je l’ai fait par narcissisme. 

Quoi que j’exagère! 

Par une certaine forme d’exhibitionnisme peut-être? 

Pas vraiment! 

J’avais plutôt envie de me révéler un peu plus. 

Un besoin de partager une partie de moi.  De mon petit jardin secret. 

D’une part j’en avais envie. 

De l’autre, ça me gênait beaucoup. 

Récurente dualité.  

Donc poussée par l’une et retenue par l’autre j’ai fini par ne rien lui révéler.  Je l’ai juste aiguillé. 

Six mains.  De femmes.  C’est là tout ce qu’il savait.

Il a cherché. 

Il est vachement intelligent.  Ou tenace.

Il a trouvé. 

Le récit de notre rencontre.  Mon bonheur.  Le vôtre pour moi.

Et mon angoisse.  Et ma colère. 

Et, ce dont il n’était pas conscient, la place que tout ça prenait dans ma vie.

Il me l’a dit.  On en a parlé.  Un peu. 

Juste un peu parce que malgré moi, je demeure tenaillée par cette peur idiote de réveiller le monstre du lac.

Juste un peu parce qu’il ne tient pas à fouiller notre intimité.  Bien qu’elle nous rapproche.

Je me suis questionnée à savoir ce qui, dans la balance, pesait le plus. 

Le regret ou le plaisir.

Et en final, je crois que ça me plait que l’Amoureux ait trouvé le blog.

Parce qu’il me plait ce blog. 

Pour l’impression qu’il me donne de redonner un peu.

Parce qu’il me ressemble.

Et que je m’aime bien!

Je suis convaincue que plusieurs d’entre nous le font et ne le disent pas trop fort par petite gêne d’avoir l’air con mais comme il y a longtemps que mon tour de con est passé, j’ose prendre le ridicule de la chose sur mes épaules!

Alors voilà! Il m’arrive de questionner Ô Grand Prophète du Net afin d’avoir un p’tit sneakpeek sur mon avenir…

Et oui je vous jure, quand mon petit coeur a sursauté pour PresqueParfait, je suis allée consulter tout de go le divin Nguyen du net, j’ai tapé:

Mon signe, son signe —–> Enter!

Vous êtes incompatible sur toute la ligne.. Vos signes astrologiques sont dans l’opposition totale. Vous n’avez aucune chance.

Et merde!…

Mon prénom, son prénom —–> Enter!

Le tunnel sera long à parcourir… Prenez une bonne pelle, il va y avoir de quoi pelleter et si vous arrivez au bout de vos peines, il y a peut être – et je dis bien peut-être – des chances que ça fonctionne !

Fait chier!…

Mon signe chinois, son signe chinois  —–> Enter!

L’attirance est indéniable!  Vous êtes de vrais aimants….. Mais pas pour longtemps !

?!? Non mais c’est de la connerie pure. Foutaise et pipi de chat pour aliénés mentaux!

Son type, mon type  —–> Enter!

Non mais t’as pas oublié poulette, c’est un moldu ton mec !!!

Ah! Ah! Ah!  Fallait bien que je vous la serve celle-là !!!

Toujours est-il que tout ça c’est con, je sais !…. Sauf je dois quand même admettre que malgré ma non croyance à l’astrologie et à tout ce charabia ça fait un petit quelque chose de lire partout qu’on est parfaitement incompatible : la Princesse Nanane en moi aurait de loin préféré se faire dire que ce sera merveilleux, collant comme le miel de trèfles à quatre feuilles et heureux jusqu’à la fin des temps…

Et non! Nanane manquerait-elle de jugeote? Et si Nguyen disait vrai?

Que d’incertitudes…. Mais fouillons d’avantage et extirpons au plus sacrant du plus profond des tripes de la TWDVI (Triple-W de la Divination-Véritable-Infinie) la vraie vérité que Nanane veut bien entendre…

Mon nom de famille, le sien —–> Enter!

Cet homme et cette femme sont tous deux régis par les mêmes éléments. Ils sont définitivement faits l’un pour l’autre!…

O-U-I….. Je le savais!!!!

Oufff….. 😉

Toute vérité n’est pas bonne à dire.

Mais sur la vérité s’établit une base importante : celle de la confiance. En tout cas moi j’y crois… tellement que je me suis ouvert comme un grand livre à mon amoureux et lui ai parlé de MPB.

Et oui! Vous l’aurez deviné. Il sait maintenant comment j’ai rencontré les copines et connait l’existence de la charmante Bobette…

J’avoue que j’étais un peu angoissée à l’idée lui faire ces grands aveux mais, comme ça faisait un petit bout que j’avais envie de partager avec lui les moments touchants de la vie de Bobette et que j’assume tout à fait le personnage,  je l’ai fait…. Un peu de la même façon dont j’aurais annoncé l’existance du coloc en prenant une grande respiration et en utilisant la classique infaillible de The Herpeze Bible : «Y’a quelque chose qu’il faut que j’te dise….!»

Je lui ai aussi demandé, en toute utopie, de ne pas lire. Je lui ai dit que je préférais lui offrir une sélection de quelques articles choisis et lui ai lu, entre autres, celui ou Nitouchka l’a baptisé PresqueParfait.

Il a bien rigolé mais n’était pas certain à savoir si mon secret avoué n’aurait pas du rester secret… « Tu sais Bobette, quand on a un secret et qu’on veut qu’il le reste…. Faut pas en parler»…

C’qu’il est brillant Ppf !!!!

Ceci dit on ne lèvera pas le pari bien haut à savoir s’il le lira. J’assume qu’il lira. C’est un homme intelligent et curieux.

Mais si je vous cause de tout ça c’est que j’ai un but bien précis.  De confidence en confidence, on apprend beaucoup l’un sur l’autre…

Moi, l’herpès, je n’avais pas vraiment le choix d’en parler mais lui, il avait le choix de se taire ses secrets.

On a beau se fier à notre jugement, en relation il y a inévitablement des risques parce que des tares et des blessures sont tues.  On ne connait pas le passé des gens sauf pour ce qu’ils veulent bien nous dévoiler, au delà des dorures projetées.

L’herpès avoué, au fond, n’est-il peut-être pas si hasardeux ?

Et je crois que c’est là où réside notre problème d’estime de soi parce que nous aussi, herpétique qu’on est, on voudrait bien faire luire la perfection au delà de la brume.  Chose impossible, on le sait bien ! Alors on a tendance à se rabattre, à se diminuer et à se négocier à rabais…

Parce qu’il y aura toujours cette petite tache d’encre de vie sur nos pages blanches à écrire…

Ça, ça rend vulnérable mais il reste que pour séparer le bon grain de l’ivraie, l’herpès peut devenir un excellent filtre à morons à condition de ne pas se considérer minus…

Malheureusement ce miniminus et ce manque d’estime qu’on s’inflige soi-même on les côtoie trop souvent. Alors assumons-nous et permettons-nous donc de rayonner de mille feux, bien au delà de notre petite tache qui, au fond, n’est pas pire qu’une autre… Sauf pour la seule différence entre la nôtre et celles des autres c’est qu’on ne peut pas la cacher.  Elle n’est pas pire ou moins pire, blessante ou moins blessante, elle est juste moins discrète…

Alors brillons!  Brillons de mille feux!!!!!

Et pour en revenir à M. PresqueParfait ?  Je ne sais pas s’il nous a lu…. Mais, en accord avec les copines on est d’avis que si notre chum nous avait annoncé une pareille nouvelle, nous nous serions précipitées sur nos ordis pour faire un brin de lecture express!!!

Alors si c’est l’cas…. C’est bien tant mieux:  J’t’aime PPF!  😉

C’est bien chouette de faire couler un peu d’encre et on a beau dire les filles et moi; on ignorait vraiment à quel point ce blogue aurait de l’impact sur nos vies et sur la vie des autres…

Franchement non seulement on a du plaisir à régler nos comptes avec notre hôte mal aimé, on est d’autant plus émues des témoignages qu’on reçoit de votre part.  Ça nous fait vraiment tout drôle de savoir qu’on laisse peut-être une petite marque positive en quelque part, dans la vie de quelqu’un…. Et encore plus à titre tout-à-fait anonyme!

Merci de nous en faire part. Ça donne du gaz à nos claviers!

Oui, MPB fait couler de l’encre… et pour preuve, cette semaine chez Branchez-vous!, Josianne Massé a parlé de nous – Merci Josianne!

Figurez-vous donc qu’entre les Martin Petit, Alain Zouvi et Mitsou de ce monde, le nom de MPB en grosses lettres presque dorées – Bon, bon, ok! C’est probablement juste nous autres qui les a vues de même! – a été associé à celui de l’admirable Michelle Blanc

Oui, oui… La question qui tue a été bien lancée:  «Est-ce qu’un tweet sur la vaginite de Michelle Blanc peut avoir autant d’impact que Mon petit bobo, un blogue sur l’herpès???»

Faudrait bien que quelqu’un tweet là-dessus parce que nous, on a pas de réponse mais en gros, on est pas mal certaines que Michelle est un tantinet plus populaire que nous trois réunies – même avec tous nos amis et enfants – et qu’on entendra certainement beaucoup plus longtemps les échos de sa vaginite que ceux du drame vécu par certaines personnes à cause d’un virus quasi anodin et très répandu dont on n’ose même pas parler…

Ah oui, on en a du chemin à faire!

Loin le jour où on pourra dire que je nous voyais déjà – full glamour – parler de Mon petit bobo et du feu sauvage de l’amour à Tout l’monde en parle avec toutes les trois un gros sac de papier brun sur la tête!!!

😉

Voilà déjà plusieurs mois que M. Presqueparfait et moi nous côtoyons et si j’écris un peu moins régulièrement c’est que je consacre à ma nouvelle relation presque tous mes temps libres!!!….. Mais bon! Ce n’est pas parce que j’ai la tête ailleurs que je ne pense pas à vous.  Disons que je fais le plein de quelques anecdotes qui ne demandent qu’à être pondues.

Nous nous fréquentions depuis quelques semaines.  Évidemment, j’avais déjà introduit mon compagnon en guise de préambule et comme M. Presqueparfait n’était pas revenu à la charge sur le sujet et que je ne fais pas exprès de me gratter le bobo, nous ne nous en étions pas reparlé jusqu’à ce que je sois sonnée de cette révélation:

– Je suis allé consulter un médecin à la Clinique Actuelle cette semaine… Qu’il me dit.

– Tu es ??? Heuuuu???… Réflexe de protection, garde montée, prête à recevoir un jab suivi d’un uppercut, je poursuivis :

– Tu avais des questions???  Des inquiétudes??? Tu ne voulais pas que je t’accompagne???  Ou qu’on en parle d’avantage??? Et en rajoutant d’un berbère quasi impeccable : – Perkeiiii bah mouii heu…..craouic….. et… Et puis…?

Et puis ?  Bien, il m’expliqua qu’il n’avait pas appris grand chose de plus que ce que je lui avais dit et me résuma sa rencontre en trois petits rounds.

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Round 1 –

Doc : – Et que feriez-vous si une fille vous disait qu’elle a déjà eu un feu sauvage dans son enfance mais qu’elle n’en fait plus depuis l’âge de 10 ans???

Presqueparfait : – Je n’en ferais pas de cas.

Bobette : – Je te l’avais dit!!! Tu ne cours pas plus de risque avec moi qu’avec une autre… Peut-être moins même! J’en connais un bail sur l’herpès, moi ! Argument bidon que vous me direz mais avouez que j’avais quand même beaucoup à perdre!

Coloc 0 / Amour 1

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Round 2 –

Méchant Doc : – À long terme il y a fort à parier que vous allez l’attraper…

Pqpf :  Ah ?

Objection de Bobette : – En vingt ans je ne l’ai jamais transmis.  Je connais très bien mes symptômes!……. Mais……**Grrrr**…. Effectivement:  l’herpès étant l’herpès, je ne peux te donner aucune garantie… S-A-U-F-Q-U-E je peux te jurer de tout faire pour mettre à quasi zéro les chances de transmission en prenant un traitement préventif.  Et si on utilise des condoms durant les premiers mois de notre relation, le temps d’apprendre à se connaître et de réévaluer la situation, y’a presque pas de risque! Faut me faire confiance… Je ne l’ai jamais transmis!  (***maudit herpès***)

Coloc 1 / Amour 1

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Round 3 –

Le bon Doc : – Vous savez, l’herpès ce n’est vraiment pas une raison pour éviter de fréquenter quelqu’un. C’est très courant et si vous ne l’attrapez pas avec elle, vous pourriez très bien l’attraper avec une autre…

Pqpf : – Ah ?

Bobette : – Ah ?

Et Presqueparfait fit résonner à mes oreilles ce doux accord de lettres : – Je t’aime bobette !

Coloc K.O.

🙂

On ne vous l’a pas raconté.  En fait, on ne s’en est même pas reparlé entre nous.   Bobette me le pardonnera sans doute.  Même si c’est son histoire, c’est un peu aussi la nôtre parce qu’à ce moment précis, on voguait toutes sur le même bateau.  Et croyez-moi, on ramait en sale!!

Bobette vous en a soufflé un mot:  elle a une nouvelle flamme.  Nous avons d’ailleurs eu la chance Amétys et moi, de le rencontrer.  Charmant garçon et on l’aime d’autant plus que celui là, il ne s’effraie pas devant deux petites mouettes!

N’empêche, nous n’avions pas pris de chance.  Bien qu’avec le recul on puisse maintenant affirmer que M. Mouette n’en valait franchement pas la peine, on ne voulait quand même pas risquer de souffler sur cette flamme naissante.  Alors Amétys et moi avions promis à Bobette de bien nous comporter devant la nouvelle prise.

Bobette et son prétendant sont donc arrivés à la maison au moment où Amétys et moi portions la dernière touche à la tarte d’anniversaire de Bobette.  C’était le prétexte choisi pour nous introduire à M. Presque Parfait.

La soirée se déroulait plutôt bien.  On s’amusait, la tension se relâchait, le courant passait .  On l’aimait et on lui donnait notre bénédiction.  Pour ce qu’elle vaut bien entendu…..  Et on se comportait presque comme des anges.

M. Presque Parfait sentait la complicité qui nous unissait.  Il semblait même tranquillement s’y installer, tout naturellement.  On voguait tous ensemble sur les eaux bleus du bonheur lorsque tout à coup, M. Presque Parfait (d’où le Presque) a lâché une bombe.

Celle qu’on hait.  Celle qui pue.  Celle qui fait s’installer un nuage vert malaisant que nous avons tant bien que mal,  tenté de dissiper sans qu’il n’en paraisse trop.  Je ne sais pas s’il a détecté quelque chose mais moi, je trouvais que ça transpirait le gros embarras mal camouflé.

LA BOMBE :  Dites-moi les filles, comment vous êtes vous connues?

LA question! 

Il me faut ici faire un petit retour en arrière.  Pour ceux qui ont lu notre blog depuis le début, on ne vous a pas dit toute la vérité, rien que la vérité, dites je le jure.  En réalité ça ne s’est pas tout à fait passé comme ça

En fait, Amétys Bobette et moi avons fait la connaissance l’une de l’autre, dans un groupe de soutien/social/rencontre-ou-pas-rencontre-c’est-selon, pour gens souffrant…………vous l’aurez deviné……….. d’herpès. 

Hé oui.   Chacune de notre côté, se sentant seules au monde avec notre petit coloc (comme certains parmi vous sans doute) on a tapé herpès/rencontre/soutien/etc…. sur un moteur de recherche  et on est tombé, pour faire une histoire très courte, sur l’une l’autre.  Béni ait été l’herpès ce jour parce qu’on s’aime depuis.

MAIS (car bien entendu il y a un mais) on assume difficilement.  Oui oui!  Vous avez bien lu.  On assume mal le fait de s’être connues dans un groupe de soutien pour gens souffrant d’herpès.  C’est bête nous direz-vous.  On devrait au contraire se sentir chanceuses et choyées.  Et nous le sommes, ne vous méprenez pas.  Seulement, prenez quelques secondes pour imaginer.  Et nous juger si le coeur vous en dit:

Lorsqu’un Monsieur Hommedemavie débarque c’est déjà très, mais alors là, TRÈS pénible de lui balancer la bonne nouvelle.  Vous en connaissez un bail là-dessus.  On se sent plus près du sac de vidange que de la Miss Populaire de l’école. 

Alors lorsque vient le temps de lui raconter que nos meilleures amies ont été rencontrées dans un groupe d’herpétiques, tout à coup on a l’impression d’avoir le gros L du looser tatoué dans le front.  Par conséquent, on a tendance à s’éviter ce deuxième affront et à raconter des bobards sur les circonstances de notre rencontre. 

Cette question s’est présentée plus d’une fois.   Et on s’embrouille tout le temps.  Vraiment.   Ne me demandez pas pourquoi, on a jamais eu la présence d’esprit de mettre au point une stratégie collective pour y répondre.  Chaque fois, on bafouille et on s’enfarge.

Or donc, où en étais-je??  Ah oui, M. Parfait qui balance sa fameuse bombe à cafouillage.

Silence. 

Amétys et moi on se plante, une les yeux au plafond, l’autre le nez dans ses chaudrons, bien décidées à laisser Bobette se démener avec SON problème.  C’est SON chum après tout.

Sa réponse donnait l’impression qu’elle mettait en pratique son cours de berbère 101 ou encore qu’elle s’était mise au mongol la semaine d’avant et qu’elle mélangeait les deux.

–          Blwwou…….oualllw…………mmircc kwonn………boff…….crouuinchhh…….

En bref, je crois qu’elle a parlé de rencontres amicales, d’amis communs peut-être, je ne sais plus.  Je ne me souviens plus également qui d’entre moi ou Amétys nous a sorties de l’embarras mais j’aurais tendance à penser que j’ai proposé à mes invités un petit refill de vin.   Bacchus ce grand sauveur.

On croyait bien avoir encore une fois échappé de justesse à l’odieux de devoir révéler qu’on s’était fait des amies herpétiques sur internet. 

MAIS NON!!!  Le berbère/mongol bancale de Bobette ne l’avait pas convaincu!  Et il a fait quoi le Monsieur pour avoir sa réponse?  Il s’est tourné vers Nitouchka à la fin du repas, alors qu’Amétys était aux toilettes et que Bobette se payait ma gueule.

–          Comment vous vous êtes rencontrées déjà Nitouchka?

Pas con le monsieur.  Juste un peu trop insistant.

–          Ben on s’est rencontré dans le cadre de….genre….heu….. d’activités sportives.  Oui c’est ça, des sorties genre Détour Nature, tu connais?

Et là j’ai l’air allumée mais croyez-moi, je n’aurais pas gagné d’Oscar pour cette prestation.  Même pas un Métrostar.  Exit ma carrière d’actrice/improvisatrice. 

Finalement, comme on a une bonne étoile ou encore qu’on fréquente des gens respectueux, il n’a pas insisté et la soirée s’est gentiment poursuivie.

L’incident s’est relégué de lui-même et on n’en a jamais reparlé entre nous.

Jusqu’à ce que me vienne l’idée d’écrire ce texte.  Je me suis dit qu’il fallait que j’en parle à Bobette.  Non mais rigoler qu’on a fait toutes les deux, je vous dis pas.

Et on s’est dit que c’était con d’être gênées.  Pour une fois que quelque chose de bon sortait d’une expérience négative, pourquoi le cacher.  Pourquoi en être embarassées? 

Lorsque le coloc a frappé, on a pris les moyens pour se sortir de notre misère, de notre isolement.   Au lieu de se replier, on a pianoté sur nos claviers, on a cherché des ressources, et non seulement on les a trouvées mais en plus, on les a utilisées.

On a fait fi de notre gêne, de nos peurs, de nos angoisses, on a enfilé notre courage et on s’est présenté à un groupe d’inconnus qui pour la plupart, n’avait en commun avec nous que le coloc.  Et dans ce groupe, trois petites étoiles qui brillaient du même éclat se sont reconnues. 

Et on voudrait le cacher?

Ben oui!

Que voulez-vous.

Bien que je les aime, bien qu’elles m’aient procuré de la lumière les jours de noirceur et qu’elles m’en procurent encore aujourd’hui, j’aurais préféré pouvoir dire que je les ai connues au cégep. 

Elle est tellement imparfaite la fille de MPB.  Dieu merci!

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

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