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Vous connaissez l’adage : Les gens heureux n’ont pas d’histoire. Ou peu. Mon coloc se tenant peinard (et qu’il le demeure)et ma vie voguant doucement sur les eaux calmes du bonheur, du coup, je me retrouve devant un écran bien blanc lorsque vient mon tour d’alimenter nos voraces lecteurs. Gros Néant.

Jusqu’à ce que ma copine Loulou fasse la connaissance de l’Abruti.  Faut bien que ça serve les amies.

Loulou et moi avons un rendez-vous téléphonique quotidien. Pour parler de quoi? De nos déboires amoureux pardi!

Pour faire un petit retour en arrière, Loulou avait un amoureux. L’amoureux a levé les feutres. Loulou cuve sa peine depuis et en parallèle, tente sa chance sur le marché des agents libres. On ne sait jamais. Le miracle peut survenir à tout moment. Il s’est produit pour Bobette, il s’est produit pour moi, alors pourquoi pas Loulou!

L’Abruti s’est donc présenté à elle déguisé en prince charmant. Et elle est passée à deux poils près d’y croire. Sauf que l’expérience aidant (il faut bien que ça servent tous ces déboires!) elle a rapidement flairé que la couronne du prétendant, c’était que du toc!

Loulou a fait comme se doit. Après quelques rencontres, elle lui a parlé du coloc.

Le pauvre Abruti a eu un choc. La femme de sa vie (déjà après une semaine!!) était au prise avec une horrible « maladie » (ses mots!) et franchement, il ne savait pas du tout ce qu’il devait faire. On le comprend quand même. Il a beau être abruti, c’est légitime d’avoir peur de contracter l’herpès.

Il est passé par toute la gamme des émotions.  Mais surtout par le mépris.  Bien déguisé sous ses déclarations mièvreuses d’amoureux déçu. 

Il s’inquiétait de l’attraper, même avec un condom, malgré le Valtrex. Il naviguait sur les eaux de son indécision, furieux contre l’herpès, blâmant Loulou pour ses choix amoureux passés (déjà!)qui l’empêchaient de l’aimer pleinement mais assuré qu’elle l’attendrait comme une assoiffée attend le porteur d’eau puisqu’anyway, qui voudrait d’une Loulou herpétique, si belle soit elle!!

N’était-il pas le plus valeureux et généreux parti que Loulou pourrait jamais espérer avoir considérant « son état »?

Mais le truc avec l’herpès c’est qu’il n’y a pas cinquante-six solutions. Il y en a deux. Tu l’acceptes ou tu ne l’acceptes pas.

L’Abruti ne l’avait pas compris, convaincu qu’il était de faire une fleur à Loulou en ne la dumpant pas comme la vulgaire lépreuse qu’elle était.

C’était bien mal connaître sa Loulou. C’était être un abruti à la puissance dix. C’était sans savoir qu’en plus d’avoir une tête sur les épaules et une estime d’elle-même aguerrie aux idiots, Loulou porte en elle sa force et celle de toutes ses amies réunies qui ont, ensemble et en solitaire, fait l’autopsie de ce que l’on pouvait accepter au nom du coloc. 

Rien.  Pas même un abruti. 

Un soir donc, sous l’appel pressant de son système d’alarme intérieur,  Loulou a coupé court à l’indécision de l’Abruti.  Elle lui a fait savoir que, bien qu’elle respecte sa crainte qui est somme toute légitime,  elle n’accepterait jamais d’être avec quelqu’un qui craindrait tout le temps d’être infecté.  Too bad for you honey! 

On s’est bien marré sur sa réaction en rétrospective.  Le pauvre ne pouvait y croire!  Se faire dumper par une brebis galeuse.  Le comble de l’insulte! 

Mais pour Loulou, l’herpès n’était en fait qu’une belle excuse pour se débarasser plus rapidement d’un autre de ces paumés qui sévissent malheureusement sur le marché du célibat! 

Et pour franchir un pas de plus sur le chemin de l’estime de soi.

Keep on walking Loulou.  Il est quelque part sur ta route.  Suffit d’avancer.

Dans mon métier, on me demande a peu près n’importe quoi…

Là, je dois travailler sur un projet érotique !

Alors imaginez-vous donc que quand je sors d’un meeting, j’ai toujours les bras remplis d’objets fort amusants…

… J’me suis bien demandée ce que je pouvais faire avec tout ça !

Huuuummmm…..

J’suis quand même pas pour les mettre aux vidanges ?!?

Bhaaa!!! Tant qu’à être célibataire, aussi bien m’en servir!

😉

La vie fait bien les choses quand même!!!

J’avais déjà noyé mon stress dans un joyeux lot de houblon et de vin.

Nous ne nous étions pas encore embrassés et je le trouvais nerveux…  Question de détendre l’atmosphère et surtout dans l’espoir que sa grande nervosité était due à quelque chose qu’il avait à m’annoncer (Quoi? J’ai bien le droit de rêver!), j’ai voulu le mettre à l’aise…

– Tu sembles très nerveux!

– Oui, je suis comme ça de nature, je suis nerveux et j’ai la bougeotte..

– Ah, je croyais que c’était la situation qui te rendais nerveux.

– Non, je suis juste comme ça!

Nous discutons un peu du sujet et j’enchaîne sur l’occasion :

– Bon! Parlant nervosité, j’ai quelque chose à te dire……….

Je lui déballe mon sac en prenant soin de lui dire que s’il décidait de ne pas poursuivre la relation suite à ce que je lui annonçais, je respecterais tout-à-fait son choix parce que j’assume totalement ma situation. Je lui explique donc les détails, les possibilités et les risques et je réponds à toutes ses questions…

Il se lève alors d’un bond et vient m’embrasser d’un langoureux baiser…

– Je te remercie. Qu’il me dit.

Vérité numéro un : une annonce bien orchestrée finit toujours au lit!

*******

Nous nous réveillons donc côte à côte le lendemain matin, petite baise avant de partir pour une journée déjà bien chargée. À mon retour, je reçois par courriel une note m’indiquant qu’il a fait quelques recherches sur le sujet via internet, qu’il est un peu songeur mais que mes expériences passées le rassurent beaucoup et que ce n’est pas ce qui le dérange le plus…

En fait, ce qui le dérange c’est que sa grande nervosité ait semblé me turlupiner et que je lui ai posé quelques questions à ce sujet…

Vérité numéro 2 : exit l’herpès, toutes les raisons sont bonnes pour flusher quelqu’un!

****

Je rétorque alors du canon de mon clavier le prélude sur lequel je vous ai laissé l’autre jour et en lui disant que ce serait certainement plus facile de tenter sa chance avec quelqu’un de plus safe que de risquer sans être trop certain!

Courriel auquel il a répondu en me disant que la dernière chose qu’il voudrait c’est que je crois que c’est à cause de mon cher coloc qu’il refuse de poursuivre et m’assure qu’il aurait volontiers fait l’amour avec moi sans protection et sans aucune crainte.

Bref, même si ça semble peu crédible, il m’a convaincu qu’il n’en était rien effectivement et qu’il avait réellement trop souffert à cause de son comportement hyperactif et de son attitude nerveuse qui finissait toujours par taper sur les nerfs du monde.  Et qu’avec moi il avait perçu que, même que s’il croyait que nous aurions pu faire un bout de chemin ensemble, ça nous rattraperait tôt ou tard et qu’il finirait par me taper sur les nerfs, comme pour toutes les autres…

Et vous savez quoi?

Il avait raison, en 1 quart de tour, il m’aurait taper sur les nerfs.

Vérité numéro 3: On a tous des blessures et il faut savoir s’écouter. C’est ce qu’il a fait, et pour ça, il a mon respect.

****

Toute une année à parler d’un coloc désagréable ça vous épuise un peu les neurones!…  Toutes trois à récupérer sous cathéter, on avait besoin d’un peu de sang neuf!!!!…  Et bien en voilà: aujourd’hui on est bien heureuse de vous présenter la belle Margojolie qui viendra joindre sa plume à la nôtre de temps à autre…


Question de [fun•éthique]

Flashback sur ma première année à titre de fille avec l’herpès. Après un premier « coming out » où je me fais dire « merci mais non merci » (la terre avait arrêté de tourner ce jour-là, l’avez-vous senti ??), et une 2e expérience totalement inverse (« quoi, c’est juste ça que tu voulais me dire ?! »), me voilà dans un Tout Inclus à Cuba histoire de récupérer d’une année trop riche en émotions.  En train de m’entraîner au gym du resort, avec évidemment un superbe cubain m’aidant consciencieusement à faire mes pompes et de toute évidence désireux de me faire faire une autre sorte de gym….

Bon. Me v’la à l’autre bout du monde. Avec un mec…. superbe. L’occasion parfaite de me faire un peu de fun… Après tout, je ne le reverrai jamais ! Si je me protège, si je prends mon Valtrex, quelles sont réellement les chances de lui refiler quelque chose ?? Et en plus, quand on accepte ce genre d’aventure, on accepte ce qui pourrait éventuellement venir avec…. En revanche…. Et-ce que j’aimerais qu’on me cache cette information ? Et puis… autre question…. Comment ça se dit « J’ai l’herpès » en espagnol ?!?!?!?

Les petits dictionnaires de dépannage n’ont pas ce mot-là….Pourtant, le ¼ de la planète est pognée avec…. Il me semble que mini Petit Larousse aurait pu se forcer un peu plus…… Je me vois d’ailleurs, en train de siroter un mojito, lui pointant le mot dans le dictionnaire, avec un immense sourire gêné sur mon visage….  Avouer ça dans ta langue, ce n’est déjà pas évident. Alors le faire dans une autre langue….. Un vrai « tue-l’amour »…

Eh bien j’ai décliné les folles propositions, évidemment. Incapable d’aller plus loin que quelques séances de baisers torrides dans le petit réduit du gym…
Me convainquant intérieurement qu’anyway c’était mon passeport canadien et non mes beaux yeux qui faisait autant d’effets….

Vol du retour, atterrissage à Montréal. Back to reality.
4 ans plus tard. Je ne sais toujours pas comment ça se dit, « herpès » en espagnol (même si la vie m’a mis ensuite un autre superbe Cubain dans les pattes, histoire de me tester…. Mais ça c’est une autre histoire ;-)…
Donc aucune idée en espagnol. En anglais, en revanche, je sais très bien comment j’écrirais le mot en phonétique….

[her•peace] ….

Margojolie

Vingt ans de cohabitation avec un coloc c’est tout un bail, ça forme un caractère et ça vous remplit la valise d’expériences!

Dans l’art de l’annoncer, je suis une pro! Pas question de pâtir le fond de la culotte humide pendant d’interminables rencontres à se demander comment le dire: faut passer à l’attaque le plus rapidement possible!

Messieurs cessez de lire, ce qui suit s’adresse à mesdames : je n’en peux plus de lire vos angoisses et j’ai décidé de devenir votre coatch personnelle!!!

Oui, oui… Je vous offre de bon coeur quelques techniques pour vous assurer une bonne baise (ou du moins un peu de tendresse) à l’heure de vérité!

Bon premièrement il faut pratiquer… Plus on pratique meilleure on devient, ça c’est la base de la technique!!!

Les p’tits, les gros, les laids, les boutonneux, les vieux, les jeunes, les athlétiques, les adonis, les tops modèles! Faut pratiquer avec toute la gamme…..

FAUT JOUER POUR DEVENIR VIRTUOSE !

Apprenez à lire sur le visage de l’autre tous les petits signes qui sont le miroir de sa pensé.  Anticipez ses réactions! Jouez, amusez-vous!!!! Scrutez tous les plis, le coins des lèvres, les yeux, les sourcils, l’angle de la tête, l’étirement du cou… Tout!

Chaque annonce est un jeu….. Que dis-je?…… Un entraînement!!!!….. Oui…… Parce qu’un jour, celui qui sera devant nous sera le bon et LUI….. Faudrait surtout pas le louper!!!!

Et pour jouer ça prend un trophée.  Votre trophée : un large sourire de victoire!

Et pour l’atteindre, bien sûr, il faut utiliser quelques manigances féminines… Peu importe la méthode que vous choisissez dans notre fantastique Herpize Bible suivez ces instructions gagnantes :

À l’heure de la vérité, soyez posée, concise et surtout ne jouez pas de mélodrame.

Faites les yeux doux en marquant plusieurs points s’ils sont parfaitement trempés, tout juste au bord du ruissellement mais attention : s’ils débordent vous minimiserez drastiquement vos chances. Il ne faut surtout pas présenter l’herpès comme une calamité!

Quand vous avez terminé de parler du coloc (s’il vous plait ne vous étendez-vous pas trop sur le sujet, on a autre chose à faire), taisez-vous, prenez une grande respiration, humidifiez les lèvres du bout de la langue, rentrez le ventre et pointez légèrement les seins.

Laissez le silence envahir la pièce. Regardez votre partenaire avec des yeux inquisiteurs, légèrement piteux et attendez…. Ou plutôt observez!

Observez le non verbal…

Lorsque les yeux de monsieur s’écarquillent d’un regard tendre, que ses plis se dérident et qu’un étrange rictus s’affiche sur son visage vous êtes tout près du but  : l’instinct du mâle protecteur est sur le point de faire un bond vertigineux…..

Approchez vous doucement en faisant juste un peu pitié, il vous prendra dans ses bras…

Blottissez votre tête dans son cou, il vous caressera le dos en guise de réconfort…

Et là, saisissez le bon moment……… LE Momentum…!!!

Relevez la doucement tête, frottez votre joue contre la sienne et présentez lui vos lèvres…

C’est là…. Juste làààààà….!!  L’instant précis où l’instinct de sauveur suivi de l’enflure du pantalon prendront le dessus sur toute matière grise.

Soyez vigilante et donnez l’impression de relâcher tout contrôle, laissez l’homme faire le reste en prenant soin de ne plus jamais prononcer le mot herpèèèèèèèze et, parole de votre coatch personnelle, vous passerez une soirée des plus agréable!!!

Ça marche presqu’à tout coup mais faites gaffe car quand monsieur reprendra ses esprits, il est fort possible que l’instinct protecteur soit vite remplacé par un manque de couille qui vous laissera pantoise…

Et là, pour contrer le manque de couille, vingt ans de pratique ne suffisent plus!

Conclusion, comme disait Bobette:  Anyway, t’es pas capable de gérer tes émotions.  On va te ramasser à la louche d’une manière ou d’une autre… au point où t’en es rendue, aussi bien t’être envoyée en l’air avant de crasher.

C’est qu’elle a bien raison la Bobette.  Je suis émotivement immature!  Complètement institutionnalisable!  Grâce à l’herpès, j’ai régressé au stade de larve qui mouille sa culotte à une poignée de main et qui rêve de relation à long terme au premier clin d’œil.

En décembre dernier, j’annonçais à Bob (mon flirt du moment), avec l’entrain d’un phoque en Alaska, que j’ai le coloc en question.  J’étais tellement contente d’avoir gagné son respect  :-s mais la sensation de piqure laissée  par le ballon qui m’a pèté en plein visage fut longue à disparaitre.

J’ai terminé la session en état de survie, me convaincant avant chaque cours que la théorie de Super-H, sauveur de ces dames, repoussant les salauds toujours plus loin, jouait en ma faveur.  Grâce à lui, j’avais échappé à cet infâme objet de mon désir qui n’aurait fait de moi qu’une femme comblée, pour un instant, avant de m’abandonner aux oubliettes.

Mais 2010 amène son lot de nouvelles aventures.

De retour à mes cours, je me trouve devant lui comme devant une scène d’horreur.  Je sais que ce sera intense, j’ai peur alors je me cache le visage mais je ne peux résister à l’envie d’ouvrir mes doigts, juste pour voir, juste un peu.  Et il se jete sur moi comme un Bobcat adolescent en rut.  Ben oui!   Commentaires lubriques, attouchements osés et nouveautés: vrais conversations sur de vraies affaires, ouverture sur l’intime.

Mon désarois est grand mais il n’arrive pas à la cheville de mon désir.  Je souris d’abord timidement ne sachant pas trop ou on s’en va, absorbe les compliments comme un sponge towel et après un moment de stupeur, retrouve la moitié de mes esprits et joue le jeu de la séduction avec l’aisance d’un manchot hors de l’eau.  Mais c’est qu’elle est solide cette carapace que je me suis bâtie aux cours des années.  Ses touchers, bien  que délicieux, me font sursauter et au lieu de me laisser aller, j’ai tendance à me replier, obsédée par une foule de questions.  Questions que je n’ose poser.  Peur de la vérité, peur de gâcher le moment, peur d’avoir l’air de la fille désespérée et insécure.

Lui semble savoir ce qu’il veut.  Moi, étant moi à son meilleur pire, analyse encore la situation.  Je voudrais connaitre la suite des évènements, avoir des garanties.  J’ai traversé l’épreuve de la révélation et au lieu de profiter du repos de la guerrière, je cherche une autre épreuve: celle de la torture par le questionnement.  Que faire?  Que dire?  Quoi savoir?

Conclusion!

Conclusion:  Je fonce, au point où j’en suis rendue!

Le récit qui suit est un mélange de réalité et de fiction.  On vous laisse le plaisir de deviner qu’est-ce qui relève de quoi.  Il faut bien savoir clore en riant!!

À quel moment et dans quelles circonstances doit-on annoncer à notre nouvelle flamme qu’on a l’herpès?  Dès les premières rencontres?  Au premier baiser?  Aux premières caresses?  Ou alors on ferre le poisson bien comme il faut avant de lui mettre sous le nez les termes illisibles d’un contrat qu’il aura déjà, en quelque sorte, tacitement signé?

Comme nous sommes désormais toutes les trois célibataires, vous comprendrez que, bien qu’il l’ait toujours été, c’est plus que jamais un sujet chaud au parlement des copines de MPB.

La dernière question débattue en caucus était :  On le dit ou on ne le dit pas aux aventures d’un soir? 

On a chacune notre opinion sur la question et, en vraies politiciennes,  on se tient chacune de notre côté de la chambre. 

Centre :  Je ne lui ai pas dit parce que c’était clair que c’était pour un soir uniquement et qu’après, on ne se reverrait plus.  J’avais envie de me laisser aller sans penser aux lendemains et sans me soucier de lui présenter mon coloc.

Droite :  Vous avez couché ensemble?

Centre :  Oui mais y’a pas eu de pénétration.  On s’est juste…… amusés quoi!

Gauche :  T’as bien fait!

Droite :  Tu sais que même si vous n’avez pas eu de pénétration, tu pourrais lui avoir donné.  Et si ça se trouve, c’est peut-être aussi risqué, sinon plus, de l’attraper sur la bouche lors d’un cunnilingus.

Gauche :  Je ne vois vraiment pas en quoi c’est plus risqué mais peu importe, on s’entend tu que de toute façon, c’est mille fois moins pire de l’attraper sur la bouche que sur le sexe.

Droite :  C’est ton avis.  Mais il n’en demeure pas moins que c’est de l’herpès quand même et qu’après, ce gars là pourrait aller faire un cunnilingus à une autre fille et lui transmettre génital.

Gauche :  Ben oui pis cette fille là ferait l’amour avec un gars qui l’attraperait sur le pénis et là une autre fille qui lui ferait une pipe l’attraperait sur la bouche et elle pourrait le donner à……….. Ça finit pus après ça!  On peut également remonter en sens inverse pour retrouver le coupable originel et le crucifier sur la place publique tant qu’à y être!  Mais ça changerait quoi?

Droite :  Ça changerait que si le coupable originel avait fait sa job on ne serait pas ici à se faire chier à se gratter le bobo!

Centre :  J’comprends chacune votre point de v………….

Gauche :  Justement ça sert à rien de se gratter le bobo parce que le coupable originel ne se lèvera pas pour venir nous sauver de tous ses péchés!   Et même s’il venait en rampant s’excuser, y’est là le bobo pis y partira pas!  Alors je refuse de porter à moi seule le fardeau de tous ceux qui ont pris coloc avant moi. Je veux bien être vertueuse et minimiser les risques pour mes partenaires mais viarge, faut pas charrier!  Je n’arrêterai pas de vivre c’est certain!  Pas à mon âge!  Pas pour l’herpès surtout!  Y’en a qui on le sida, le cancer, la sclérose en plaque, le lupus, la dystrophie musculaire, l’asthme chronique, l’ostéoporose….. name it!………. et qui n’arrêtent pas de vivre pour autant!  Je ne vais certainement pas mettre une croix sur une partie de ma vie sous prétexte que malgré toutes les précautions que je puisse prendre, j’ai quand même 0.02% de risque de transmettre l’herpès?  No Way!

Centre :   Mais vous savez les f ………..

Droite :  Ben moi j’y pense à ce 0.02% et je ne veux en rien faire vivre à quelqu’un ce que moi je vis présentement.  J’aime mieux me priver de spontanéité plutôt que de prendre le risque de briser la vie de quelqu’un.  Je préfère m’en tenir aux gens qui, comme moi, ont l’herpès!  Comme ça des risques y’en n’aura plus. 

Centre :  C’est un choix qui……..

Gauche :  BRISER??  Tu charries pas un peu.  La vie en soi est risquée!  Vivre est une condamnation à mort!  Pas l’herpès!  Voyons on n’en meure pas de ça!  Ta vie n’est pas brisée.  Pourquoi tu ne te donnerais pas la chance de rencontrer quelqu’un qui va t’aimer malgré l’herpès.    S’il l’a tant mieux mais sinon, y’en a plein de gens que ça ne dérange pas.  O. ça ne l’a pas dérangé.  S. et E. non plus.  Même M. a pris le risque en sachant qu’il n’y avait pas de lendemain.  Et c’est sans compter C. et N. et j’en passe.

Centre :  C’est vrai y’a chose aussi le chum de ……

Droite :  Peut-être mais n’empêche qu’ils ont beau dire oui oui oui et accepter le risque, tu ne sais pas ce que c’est tant que tu ne l’as pas eu.  Et la coupable après, ce sera moi! 

Centre:  Ben …..

Gauche :  Wo minute!  La coupable?  Faudrait pas exagérer. Si l’autre est au courant, le risque il l’accepte et il devient partie intégrante du contrat.  Je fais attention de ne pas te le transmettre mais en retour, tu acceptes que ça puisse arriver.  Ce n’est pas parce qu’on t’offre un Remington en cadeau que tu deviens responsable du service après vente de la compagnie.  Je refuse de porter à moi seule le fardeau de l’herpès sous prétexte que je l’ai.  C’est une responsabilité sociale. 

Droite :  Peut-être mais n’empêche que je ne suis pas d’accord d’avoir des relations sexuelles sans en avertir l’autre.  Pas sur qu’il aurait dit oui pour une histoire sans lendemain s’il avait connu le risque.

Gauche :  Le risque! Le risque! Je comprends et je suis d’accord mais faudrait quand même pas être plus catholique que les Sœurs Grises.  Il n’y a même pas eu de pénétration.  Elle prend du Valtrex à la pelletée…..et tu sais très bien que si Centre avait eu le moindre doute qu’une crise se pointait, elle n’aurait jamais accepté qu’il la touche.

Centre :  C’est vrai même que……

Droite :  MAIS LE RISQUE EST LÀ PAREIL!!!

Gauche :   Peut-être mais toi es-tu au courant de tous les risques que tu coures chaque jour?  Est-ce que ça t’empêche de……..

Centre :  VOS YEULES!!!

Gauche : ….

Droite : ….

Centre :  Bon!  J’peux-tu parler astheure?  C’est MON histoire après tout!  Oui c’est vrai que j’aurais pu lui dire. En fait j’aurais DÛ lui dire.  Je me sens d’ailleurs un peu coupable quand je pense à la petite chance qui subsiste de lui avoir transmis….

Gauche :  Ben là quand même tu……..

Centre :  …MÊME si j’ai pris toutes les précautions qui s’imposaient pour le protéger, ça aurait été plus responsable de lui dire… 

Droite :  C’est clair!  Tu aurais pu au moins……

Centre :  …MAIS,  d’un autre côté, j’peux tu vous dire que ça m’a fait du bien en sale de me laisser aller.  Pis de toute façon, You’re dam if you do, you’re dam if you don’t.

Gauche Droite:  Qu’est-ce que tu veux dire?

Centre :  Ben si je lui avais dit, il aurait peut-être pris ses jambes à son cou et oui, je l’avoue, ça m’aurait affectée.  Mais ça ne m’aurait pas empêché de l’embrasser avant quand même.

Droite Gauche :  C’est clair mais……… c’est quoi le rapport?

Centre :  ……..ben………. regardez le petit bouton qui me pousse sur la lèvre.  Pensez-vous qu’il pourrait m’avoir refilé l’herpès buccal?

Gauche Droite :  Ah ben câlisse……….!!!!!!

 

Je vous avais commencé un petit texte plutôt sombre, chargé de la colère que, veut veut pas, le petit coloc soulève parfois en moi.  Rien pour remonter le moral des troupes.  C’était toutefois sans compter le support irritant  indéfectible de mes bonnes amies qui savent toujours ramener de force la bonne humeur en moi. 

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1er Acte:  Le texte

À première vue, vite de même, j’ai l’air bien heureuses de vivre avec « mon » herpès.  Avouez!  J’assure et j’assume comme une grande!

L’herpès a changé ma vie pour le mieux n’est-ce pas?  N’ai-je pas fait d’inestimables rencontres?  N’ai-je pas appris à mieux me connaître, à m’accepter, à prendre mon temps, à dédramatiser?  

En plus, de par mon expérience, j’arrive même à aider les autres.  Non mais ne suis-je pas une femme comblée qui devrait bénir le jour où l’herpès est entré dans sa vie? 

Et cette vie, serait-elle aussi accomplie sans lui?   Non mais franchement, dites-moi, que serais-je sans mon cher et bien-heureux coloc? 

BEN JE SERAIS MIEUX CÂLISSE!!!   

Parce que je dois me l’avouer, ma vie serait drôlement plus simple sans ce bacille indélogeable.  Je n’aurais pas à enfiler une armure de courage chaque fois que se pointerait le prince charmant;  juste un condom. 

Je vais me permettre de vous le dire; ça me fait royalement chier d’avoir l’herpès et j’ai beau faire contre mauvaise fortune bon coeur, il n’en demeure pas moins que je préfèrerais, et de loin, me balader la culotte libre de cet infâme.

Pourquoi cette montée de lait soudaine?  Parce que d’une part faut bien se dire les vraies affaires; avoir l’herpès, peu importe l’angle d’où on l’aborde,  ce n’est quand même pas la joie.  Un point c’est tout. 

Mais en fait, la véritable raison de cette montée de lait est plus circonstancielle.  J’aurais ces jours ci l’opportunité de vivre un moment doux et de me plonger à corps que veux-tu dans un voluptueux instant présent sans trop songer aux lendemains. 

Ses douces et chaudes mains ont glissé sous ma robe, ses lèvres ont tracé un chemin de ma gorge à ma bouche et parce que le temps nous faisait défaut, il a chuchoté à mon oreille que ce ne serait pas aujourd’hui mais que ce serait, sans aucun doute. 

Mais voilà,  malgré le fait que  j’en aie langoureusement envie, ce moment ne sera pas.    Parce que, grâce à ma conscience opiniâtre, pas question de lui cacher la tierce partie.  Mais vous pensez bien que lui avouer au risque d’être rejetée et ce, pour un instant qui se conjuguera au singulier, que je trimbale un petit ami collant?  No way! 

Alors, thanks to mon petit coloc,  je vais hélas laisser s’ouvrir la parenthèse et laisser filer l’instant. 

Le coeur chargé d’acrimonie à l’égard du p’tit criss qui squatte ma culotte.

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2ième Acte:  La bonne amie

Amétys mon texte à la main:  Ouais.  C’est vrai que ça fait chier quand même de ne plus se sentir libre de s’envoyer en l’air.

Nitouchka encore pompée:  Oui fait chier!  Royalement.  Fait chier aussi toutes ces belles théories sur le fait d’assumer, d’être devenue meilleure, du positif que c’te merde est supposée m’avoir apporté et bla bla bla……..

Amétys surprise: Et ben……….  J’avoue que c’est rare qu’on t’entend dire ça!   D’habitude ton discours tend plus de l’autre côté!

Nitouchka:  Ouais d’habitude mon verre est à moitié plein!  Mais là il est à moitié vide faique gêne-toi pas pour le remplir.

Amétys remplissant les coupes à moitié vides:  Tu penses vraiment qu’il n’y a rien de positif à tout ça?

Nitouchka:  Bof……….

Amétys:  Ok , mettons qu’on frotte le shiraz et qu’un petit génie sorte de la bouteille.  Mais un petit génie un peu tordu,  du genre qui troque au lieu de donner. 

Nitouchka le sourcil dans les airs:  …….. mouais………?????

Amétys:  Le petit génie bien il t’offre de te débarasser de ton coloc en échange de mon amitié.  Plus de coloc, mais plus d’Amétys non plus.

Nitouchka intéressée:  Plus de coloc?  Jamais jamais?  Genre, immunisée?

Amétys:  Mouais.

Nitouchka faisant mine d’y réfléchir sérieusement:  ……..huuummmm…………

Amétys levant le sourcil à son tour:  ……

Nitouchka:  BEN NON!!!  Qu’est-ce que tu penses!  J’échangerais rien pantoute!!

Amétys:  Quand même……..

Nitouchka:  J’échangerais jamais votre amitié c’est clair.   Pis en y réfléchissant,  bien que toutes les  fois où j’ai eu à l’annoncer ait relevé du supplice, je n’en échangerais aucune non plus.  C’est vrai!  Chaque homme et chacune de leur réaction m’a fait vivre un moment de véritable bonheur que je porte comme un cadeau que je ne retournerais pour rien au monde.  À vrai dire,  si je savais d’avance que leurs réactions seraient toujours celles que j’ai connues, je me ferais un job à temps plein de l’annoncer.  Frissons de bonheur et surtout, d’authenticité garantis!!

Amétys:  Quand même…….  Pour une fille qui maudissait son herpès y’a pas dix minutes, tu me rassures.  Je pensais qu’on avait perdu notre optimiste en titre.

Nitouchka:  L’affaire c’est qu’on la connaît jamais d’avance la réaction et que chaque fois, le risque est présent.

Amétys:  Vrai.  Mais ça ne t’as jamais empêché.  Pourquoi tu ne risquerais pas de savoir avec lui?

Nitouchka:  Parce que je la connais d’avance sa réaction.

Amétys sceptique:  Ah bon?!?!  Et pourquoi, ce qu’apparamment on ne sait jamais d’avance, soudainement tu le sais.

Nitouchka:  Parce que je sais……..

Amétys:  ………

Nitouchka s’impatientant:  Parce que c’est clair qu’il ne voudra jamais prendre le risque d’être contaminé bon!  Aussi infinitésimal puisse être ce risque.

Amétys:  Et pourquoi lui plus qu’un autre?

Nitouchka:  Parce que……..

Amétys:  Parce que quoi?

Nitouchka:  Par-ce-que bon!!!

Amétys:  Par-ce-que-quoi ciboire????

Nitouchka:  Parce qu’il est MARIÉ!!!!

Amétys:  Marié?

Nitouchka:  Oui, marié!

Amétys:  Es-tu entrain de me dire que tu maudis l’herpès de t’avoir empêché de t’emmêler le coeur dans les filets d’un homme marié?????

Nitouchka:  Ben………

Amétys:  BEN  ……   ALLO!!!!

Nitouchka:  Ouais……….. vu de même………

Amétys:  Ben kin!  On va pas le maudire ma chère, on va lui déboucher une autre bouteille et si ça se trouve, lui ériger un monument tiens!!!  Un homme marié!  Pffff……… Cheers l’herpès ouais!!!

Nitouchka:  Ok! Ok!  C’correct là.  Rajoute s’en pas!  Donne-moi pas le goût de rappeler le p’tit génie ok!!

Amétys:  Je ne sais pas t’étais rendu où dans ton décompte mais laisse-moi te dire une chose, on aura pas à faire à un blanchissage.  L’herpaize, cet  infâme, vient de scorer ma chère!

Nitouchka:  pffff……….. Débouche donc l’autre bouteille au lieu de dire des conneries!

Ainsi elles burent heureuses et rêvèrent de beaucoup d’amants………. libres!  Et d’herpès pour les protéger des autres.

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

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