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Il y a quelques mois de ça, les filles de MPB avaient reçu une demande qui nous a fait drôlement plaisir.  Un magazine bien connu  voulait savoir ça se vit comment une ITS après 35 ans et apparemment, ils n’étaient pas légion à vouloir témoigner.

Alors on nous a sollicitées.  Et nous, on aime ça jaser de notre expérience.  Encore plus lorsqu’on sait que ça aidera d’autres personnes aux prises avec un petit coloc indésirable.  C’est donc pour ça que ça nous a fait drôlement plaisir.

Toute heureuse de cette demande inattendue, j’en fais pars à l’Amoureux entre un verre de blanc et le meilleur poisson à l’aneth qu’il ait jamais fait :

L’Amoureux : Ils vont te nommer et tout…?!?!

Nitouchka : Non quand même.  Ça va se faire sous le couvert de l’anonymat.  T’inquiète!

L’Amoureux : Oh! moi ça ne me dérange pas.  C’est toi, ton affaire.

Nitouchka :  Ça te dérange pas?

L’Amoureux pas trop convaincant :  Non.

Nitouchka : Come on!  Imagine que j’aie ma tête sous la légende :  Nitouchka vit très bien avec son herpès. Du coup, ta mère, tes amis, tes collègues, ton ex, tes enfants….et les miens, et ma famille et ……..Halleluia!!  Ça ne serait plus juste MON affaire.

L’Amoureux : Ouais……….

Nitouchka : Ça ne te dérangerait pas?

L’Amoureux : Nnn….oui!

Nitouchka : Me semblait aussi! Anyway c’est pas demain que tu seras le conjoint d’une vedette vénérienne.  Tu peux dormir tranquille.  Je n’ai pas l’intention de devenir l’herpétique de service.   Tu me remplis mon verre?

Finalement, l’histoire n’est jamais parue dans le fameux magazine et le sujet a glissé sous le tapis.

Jusqu’à ce que Josianne le ramène.  Les filles, a-t-elle demandé, vous seriez prêtes à devenir « publiques » pour pouvoir aider des gens?

Bobette a émis quelques doutes, du genre: « j’sais pas…. ça dépend….. »!  Quant à moi, la réponse a fusé franche et claire: NON!

Aucune tribune, dut-ce être Guy A. ou Oprah, ne justifiera que je m’affiche grand publique.  Jamais. 

Parce que malgré tout, malgré les belles paroles et les bonnes intentions, malgré ce qu’on prône et ce qu’on voudrait tant, malgré nos efforts virtuels anonymes, malgré ces fous qui nous aiment, malgré nous, il n’est malheureusement pas encore arrivé le temps où l’herpès ne sera plus synonyme de honte.  Mais on y travaille.  Tranquillement! 🙂

On ne vous l’a pas raconté.  En fait, on ne s’en est même pas reparlé entre nous.   Bobette me le pardonnera sans doute.  Même si c’est son histoire, c’est un peu aussi la nôtre parce qu’à ce moment précis, on voguait toutes sur le même bateau.  Et croyez-moi, on ramait en sale!!

Bobette vous en a soufflé un mot:  elle a une nouvelle flamme.  Nous avons d’ailleurs eu la chance Amétys et moi, de le rencontrer.  Charmant garçon et on l’aime d’autant plus que celui là, il ne s’effraie pas devant deux petites mouettes!

N’empêche, nous n’avions pas pris de chance.  Bien qu’avec le recul on puisse maintenant affirmer que M. Mouette n’en valait franchement pas la peine, on ne voulait quand même pas risquer de souffler sur cette flamme naissante.  Alors Amétys et moi avions promis à Bobette de bien nous comporter devant la nouvelle prise.

Bobette et son prétendant sont donc arrivés à la maison au moment où Amétys et moi portions la dernière touche à la tarte d’anniversaire de Bobette.  C’était le prétexte choisi pour nous introduire à M. Presque Parfait.

La soirée se déroulait plutôt bien.  On s’amusait, la tension se relâchait, le courant passait .  On l’aimait et on lui donnait notre bénédiction.  Pour ce qu’elle vaut bien entendu…..  Et on se comportait presque comme des anges.

M. Presque Parfait sentait la complicité qui nous unissait.  Il semblait même tranquillement s’y installer, tout naturellement.  On voguait tous ensemble sur les eaux bleus du bonheur lorsque tout à coup, M. Presque Parfait (d’où le Presque) a lâché une bombe.

Celle qu’on hait.  Celle qui pue.  Celle qui fait s’installer un nuage vert malaisant que nous avons tant bien que mal,  tenté de dissiper sans qu’il n’en paraisse trop.  Je ne sais pas s’il a détecté quelque chose mais moi, je trouvais que ça transpirait le gros embarras mal camouflé.

LA BOMBE :  Dites-moi les filles, comment vous êtes vous connues?

LA question! 

Il me faut ici faire un petit retour en arrière.  Pour ceux qui ont lu notre blog depuis le début, on ne vous a pas dit toute la vérité, rien que la vérité, dites je le jure.  En réalité ça ne s’est pas tout à fait passé comme ça

En fait, Amétys Bobette et moi avons fait la connaissance l’une de l’autre, dans un groupe de soutien/social/rencontre-ou-pas-rencontre-c’est-selon, pour gens souffrant…………vous l’aurez deviné……….. d’herpès. 

Hé oui.   Chacune de notre côté, se sentant seules au monde avec notre petit coloc (comme certains parmi vous sans doute) on a tapé herpès/rencontre/soutien/etc…. sur un moteur de recherche  et on est tombé, pour faire une histoire très courte, sur l’une l’autre.  Béni ait été l’herpès ce jour parce qu’on s’aime depuis.

MAIS (car bien entendu il y a un mais) on assume difficilement.  Oui oui!  Vous avez bien lu.  On assume mal le fait de s’être connues dans un groupe de soutien pour gens souffrant d’herpès.  C’est bête nous direz-vous.  On devrait au contraire se sentir chanceuses et choyées.  Et nous le sommes, ne vous méprenez pas.  Seulement, prenez quelques secondes pour imaginer.  Et nous juger si le coeur vous en dit:

Lorsqu’un Monsieur Hommedemavie débarque c’est déjà très, mais alors là, TRÈS pénible de lui balancer la bonne nouvelle.  Vous en connaissez un bail là-dessus.  On se sent plus près du sac de vidange que de la Miss Populaire de l’école. 

Alors lorsque vient le temps de lui raconter que nos meilleures amies ont été rencontrées dans un groupe d’herpétiques, tout à coup on a l’impression d’avoir le gros L du looser tatoué dans le front.  Par conséquent, on a tendance à s’éviter ce deuxième affront et à raconter des bobards sur les circonstances de notre rencontre. 

Cette question s’est présentée plus d’une fois.   Et on s’embrouille tout le temps.  Vraiment.   Ne me demandez pas pourquoi, on a jamais eu la présence d’esprit de mettre au point une stratégie collective pour y répondre.  Chaque fois, on bafouille et on s’enfarge.

Or donc, où en étais-je??  Ah oui, M. Parfait qui balance sa fameuse bombe à cafouillage.

Silence. 

Amétys et moi on se plante, une les yeux au plafond, l’autre le nez dans ses chaudrons, bien décidées à laisser Bobette se démener avec SON problème.  C’est SON chum après tout.

Sa réponse donnait l’impression qu’elle mettait en pratique son cours de berbère 101 ou encore qu’elle s’était mise au mongol la semaine d’avant et qu’elle mélangeait les deux.

–          Blwwou…….oualllw…………mmircc kwonn………boff…….crouuinchhh…….

En bref, je crois qu’elle a parlé de rencontres amicales, d’amis communs peut-être, je ne sais plus.  Je ne me souviens plus également qui d’entre moi ou Amétys nous a sorties de l’embarras mais j’aurais tendance à penser que j’ai proposé à mes invités un petit refill de vin.   Bacchus ce grand sauveur.

On croyait bien avoir encore une fois échappé de justesse à l’odieux de devoir révéler qu’on s’était fait des amies herpétiques sur internet. 

MAIS NON!!!  Le berbère/mongol bancale de Bobette ne l’avait pas convaincu!  Et il a fait quoi le Monsieur pour avoir sa réponse?  Il s’est tourné vers Nitouchka à la fin du repas, alors qu’Amétys était aux toilettes et que Bobette se payait ma gueule.

–          Comment vous vous êtes rencontrées déjà Nitouchka?

Pas con le monsieur.  Juste un peu trop insistant.

–          Ben on s’est rencontré dans le cadre de….genre….heu….. d’activités sportives.  Oui c’est ça, des sorties genre Détour Nature, tu connais?

Et là j’ai l’air allumée mais croyez-moi, je n’aurais pas gagné d’Oscar pour cette prestation.  Même pas un Métrostar.  Exit ma carrière d’actrice/improvisatrice. 

Finalement, comme on a une bonne étoile ou encore qu’on fréquente des gens respectueux, il n’a pas insisté et la soirée s’est gentiment poursuivie.

L’incident s’est relégué de lui-même et on n’en a jamais reparlé entre nous.

Jusqu’à ce que me vienne l’idée d’écrire ce texte.  Je me suis dit qu’il fallait que j’en parle à Bobette.  Non mais rigoler qu’on a fait toutes les deux, je vous dis pas.

Et on s’est dit que c’était con d’être gênées.  Pour une fois que quelque chose de bon sortait d’une expérience négative, pourquoi le cacher.  Pourquoi en être embarassées? 

Lorsque le coloc a frappé, on a pris les moyens pour se sortir de notre misère, de notre isolement.   Au lieu de se replier, on a pianoté sur nos claviers, on a cherché des ressources, et non seulement on les a trouvées mais en plus, on les a utilisées.

On a fait fi de notre gêne, de nos peurs, de nos angoisses, on a enfilé notre courage et on s’est présenté à un groupe d’inconnus qui pour la plupart, n’avait en commun avec nous que le coloc.  Et dans ce groupe, trois petites étoiles qui brillaient du même éclat se sont reconnues. 

Et on voudrait le cacher?

Ben oui!

Que voulez-vous.

Bien que je les aime, bien qu’elles m’aient procuré de la lumière les jours de noirceur et qu’elles m’en procurent encore aujourd’hui, j’aurais préféré pouvoir dire que je les ai connues au cégep. 

Elle est tellement imparfaite la fille de MPB.  Dieu merci!

J’ai toujours été convaincue que rien n’arrivait pour rien et voilà que tout dernièrement, ce fut au tour de la famille Poux de renforcer cette conviction…

Nitouchka vous a raconté l’histoire mais lorsque j’ai réalisée ce qui m’arrivait, ne pouvant plus dénier l’évidence que j’avais de nouveaux locataires au niveau de cuir chevelu, j’étais complètement dégoutée…

Je me suis mise à tourner en rond dans la maison, tentant de fuir et de perdre au loin ces petits monstres qui se tenaient trop fermement à mes mèches mais en vain. Je me suis arrêtée devant mon miroir, je me suis regardée, j’ai fait une grimace et dans un ultime geste de désespoir, j’ai pris d’une main la longue crinière noire qui se perdait sur mon dos et de l’autre une paire de ciseaux. J’ai posé la mèche sur le métal froid d’une des lames et, d’un geste rapide, sans trop réfléchir, je l’ai coupée au ras de ma nuque… J’ai poussé un cri, c’était affreux…

L’arrière de ma tête était séparé net, en deux étages et comme je savais qu’aucun pouilleux n’est bienvenu dans un salon de coiffure qui se respecte et que je ne pouvais profiter du sauvetage d’un expert, j’ai entrepris d’émécher ce qu’il me restait de poils avant de me passer au peigne fin…

Dépouillée avec une nouvelle coupe ma foi pas si mal, je devais aller au centre ville quelques jours plus tard. Je me stationne, sors de ma voiture et me fait accoster sur le champ…

– Wow… You look sooooo great…

– Bah heuuu Thank you, you’re very nice!

– What are you doing? Where is the Lucky guy?

– I have an appointment and the Lucky guy is working!

– Wow… You look like you’re from France or Italy… Where are you from?

– Oh non, I’m born here, I’m from Montréal…

– Well, lady, I wish you the greatest day!

Cette conversation a eu l’effet d’une bombe. Moi qui me sentais à la déroute sur la mer des âges et du manque d’estime de soi, je venais de plonger au cœur de la fontaine de Jouvence! Je ne m’étais pas sentie comme ça depuis des lunes… Belle, désirable et sûre de moi…

Saisissant l’élan que je venais de recevoir, et tant qu’à prendre une cure de jeunesse en haussant l’estime de soi, je me suis arrêtée dans une boutique afin de me procurer une paire d’escarpins que je me suis empressée d’enfiler. J’avais l’impression d’être une star…

En me voyant, les copines du MPB avec qui j’avais rendez-vous émirent, dans le plus charmant des duos, un : Wow t’es donc bien belle!

Nous sommes allées souper, je me sentais tellement bien. Elles m’ont répété comment elles me trouvaient belle, nous avons jasé, ri et écouté les histoires croustillantes d’Amétys, de retour de son voyage au coeur des Cubains. – Je les aime tellement ces deux là!

À la fin de la soirée, je suis allée à la rencontre du Lucky guy sur qui mon nouveau look a aussi eu l’effet d’une bombe, je vous passe les détails.

Je suis rentrée chez moi, les jambes affilées sur mes talons hauts, le cœur en fête, la tête relevée et le coloc bien au fond de ma culotte…

Depuis cette histoire, j’ai repris une certaine confiance que j’avais perdu. Mes yeux pétilles, je me sens belle et désirable, je me retrouve là où je m’étais peut-être un peu perdu.

Vive les poux!

Si vous lisez ces lignes, c’est probablement que la connection internet de mon tout-inclus est nulle.  Je me vois donc dans l’impossibilité de communiquer directement avec vous et dans l’obligation de relaxer sur la plage de sable fin. 

Ici, les jours se suivent et se ressemblent sûrement; grasse matinée, dej, plage, mer, dîner, drink, plage, mer, drink, plage, drink, 5 à 7 à la piscine, douche, drink, souper, drink, spectacle, drink, salsa…

J’aurai certainement plein de choses à vous raconter à mon retour.  Enfin, je le souhaite et idéalement, il y aura des petits détails croustillants.  J’espère juste que le coloc ne prendra pas ses vacances en même temps que moi!

Hasta luego!

Grâce à vous tous chers lecteurs, MPB prend de l’ampleur.  Mais les Amies de la Culotte ont des idées de grandeur et surtout, des désirs de diminuer l’impact négatif de ce petit bobo qu’est le nôtre.  Alors on lance un Plan de Dédramatisation Mondiale: MPB fait dans le PDM.

Comme les copines sont très occupées, c’est à moi que revient la lourde tâche de recruter les lecteurs de l’hémisphère sud.  Tâche ingrate s’il en est une mais il faut bien que quelqu’un le fasse, il faut bien semer des graines d’éducation afin que germe la connaissance.

Alors  je vous quitte!  C’est la valise lourde de nos nouvelles cartes d’affaires que je pars cogner aux portes des toilettes des aéroports de ce monde afin de répandre la bonne nouvelle.

Toute dévouée que je suis, j’affronterai les hordes de touristes en rut, les vendeurs de hamacs, le sable fin dans la culotte et les serveurs de Cuba libre.  Je suis prête à tout pour propager l’information, le tout, au nom de MPB bien sur!

Je sais, je sais… mais que voulez-vous, quand on a la vacation!!! 😉

J’ai de l’herpès génital mais on s’en fout titre ce billet qui rapporte les résultats d’une étude où prenaient part des hommes et des femmes nouvellement infectés par le virus de l’herpès mais qui continuaient d’avoir de nouvelles relations sexuelles.

Bon je n’ai pas très bien compris les tenants de cette étude à savoir: avaient-ils des relations sexuelles avec de nouveaux partenaires qu’ils ne prenaient pas la peine d’informer de leur situation ou bien s’ils avaient de nouvelles relations sexuelles tout court, partenaires avisés ou non.

Parce que franchement, s’il faut adopter l’abstinence entière et totale comme on prend le voile, je vous avise tout de suite:  je n’ai pas la vocation!  Faut quand même pas charrier.  On ne cesse pas de se serrer la pince à cause d’une pauvre petite grippe porcine.. groin……..groiiin………. alors on arrêtera pas le plaisir sous prétexte d’une petite démangeaison temporaire!  On a qu’une vie à vivre s’entend!

Mais quand même, il faut savoir s’envelopper d’un minimum de conscience civique et laisser le choix aux partenaires concernés.

Le salopard qui m’a refilé ce truc  était tout en larme et en regret lorsque le diagnostique est tombé.  Je ne savais pas que j’avais ça, a-t-il dit rapport positif du médecin en main.  Si j’avais su………si j’avais su……….. pleurnichait-il.

Et je l’ai cru bien entendu.  Jusqu’au jour où, après que notre aventure intime fut terminée depuis belle lurette, j’ai ouï dire qu’il fréquentait une demoiselle.

– Et tu l’as avisée cette demoiselle de ta situation, lui demandai-je tout innocemment autour de l’apéro?

– De quoi?

– Ben que tu as l’herpès s’t’affaire!  Qu’est-ce que tu crois?!

–  J’ai pas ça moi!  C’est toi qui a ça!

– Ha ben câlisse………..!!!!

J’ai hésité entre le frapper, l’étriper, l’étêter, le castrer, le démembrer ou le sacrer là avec la bouteille d’Opus One et sa facture.

J’ai opté pour la dernière option, bien que ça m’ait fait beaucoup de peine pour l’Opus One.  J’aurais préféré le planter là avec la facture uniquement et pouvoir quitter les papilles gorgées du nectar divin, mais que voulez-vous, y’a qu’au cinoche qu’on choisit la fin!

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

Première visite?

Tout d'abord bienvenue chez MPB! Afin de vous aider à nous connaître un peu et à en comprendre d’avantage sur notre situation, nous vous invitons à commencer la lecture de notre blogue par l'onglet «Billets choisis». Bonne visite!

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