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Les heures défilent sur mon réveil.  Une autre nuit où le sommeil joue les agaces.  Une nuit comme tant d’autres.

À une différence près: je ne suis pas seule.  Et je ne parle pas ici de ma nouvelle amie Insomnie.  Non non, je parle d’un homme, un vrai, qui ronfle à côté de moi.  Qui nuit à mon sommeil et attise ma jalousie.  Comment peut-il aussi bien dormir chez une étrangère alors que celle-ci trouve difficilement le sommeil dans son propre lit?

J’aurais très bien pu tourner en rond seule dans mon lit ce soir là mais j’ai pris un risque.  Celui d’oser.  Oser me dévoiler, oser ne pas avoir honte pour un instant, oser vivre.

Ce qui devait être un autre vendredi soir prévisible s’est soudainement transformé en opportunité.  Ce qu’il m’offrait était évident… et tentant.  Il m’a accompagnée à ma voiture, attendant ma décision.  Dans ma tête, c’était le débat des chefs.  Les idées se bousculaient comme une horde de fiancés à une vente d’entrepot de robes de mariées.  Que faire?  Renier mon désir et lui dire non.  L’amener à la maison et lui lâcher la bombe juste avant le moment ultime.  Ou ne pas lui dire du tout…

J’entends les copines MPB.  Je sais tellement ce qu’elles me diraient mais je dois choisir pour moi-même.  Je devrai vivre avec les conséquences alors c’est à moi de choisir.

Et j’ai choisi!  Choisi de ne pas dramatiser.  De respirer profondément et de lui dire tout simplement.  À un étranger, enfin presque.  Et il a été gentil, et il est venu à la maison, et il a passé la nuit.

Il dort! Moi pas!  Je ne dors pas mais je souris.  Pas parce que c’était merveilleux (c’était pas mal du tout), pas parce que je suis en amour (quand même), pas parce qu’on va se revoir (je n’y tiens pas mais on verra bien).  Mais parce que j’ai osé.  Osé le dire mais aussi osé dédramatiser.  Osé choisir de ne pas m’en faire.

Bon, ce n’est peut-être pas un si grand pas pour l’humanité…. en fait ce n’est pas un pas du tout pour l’humanité mais c’est bien une petite victoire pour moi.  Quand même.  Bravo à moi!

Houston, on a un problème!  Un méchant gros problème!  Il en va de la survie de l’espèce.  C’est même pas drôle!  Mais où diable sont les hommes?

Pas pour me vanter mais je suis pas si mal.  J’ai deux amies formidables et célibataires qui m’apportent beaucoup et qui ont tellement à offrir.  Je prends des cours de salsa et j’y rencontre des femmes seules de tous âges, belles, intelligentes, intéressantes, épanouies, sensuelles.  On discute et on en vient à se demander:  Mais où sont les hommes?

Si je me fie aux statistiques, toutes ces femmes n’ont pas l’herpès alors je me dis qu’il doit bien y avoir d’autres raisons à mon célibat et à mon sérieux manque de sexe.

Bien sûr, il y a les bad boys qui flirtent pour le plaisir mais surtout pour se nourrir l’égo.  Ils sont bien charmants mais s’engagent rarement.  Il y a aussi les timides qui ne feront jamais les premiers pas, les narcisiques qui n’ont d’yeux que pour eux mêmes et les pas d’allure… qui n’ont simplement pas d’allure.  Sans compter les hommes mariés qui veulent seulement prendre leur pied et surtout se prouver qu’ils peuvent encore séduire. 

Il y a tous ceux sur les sites de rencontre, me direz vous, qui sont libres et prêts à s’engager.  Je ne suis pas une fan de ces sites mais je les ai quand même explorés un peu, surtout par l’entremise des copines.  Je connais même quelques histoires dignes d’un conte de fée mais en jasant, on découvre vite que Cendrillon a travaillé fort avant de trouver son prince.  Après avoir pris quelques kilos et perdu beaucoup d’argent (car les hommes ne paient plus) à rencontrer des candidats au souper, Cendrillon déplace les entrevues au lunch et passe rapidement au 5 à 7.  Plus court, moins couteux et ça laisse même le temps de rejoindre les copines en soirée, histoire de pas gâcher son samedi soir.  Déjà s’ils ne se rajeunissaient pas de 10 ans et ne se grandissaient pas de 3 pouces, on perdrait moins de temps à prendre des verres avec des nains de 65 ans.  J’ai rien contre les nains ni les hommes de 65 ans mais je fais 5’7 » et j’ai 35 ans.  J’assume qui je suis, faites-en de même!  De toute façon, quand j’arrive avec mes talons et que Papi m’arrive à la poitrine, je me demande quelles sont les chances de survie d’une relation ayant comme base la déception et le mensonge. 

Je suis un peu fru.  Un peu appeurée aussi.  J’ai bien peur de ne plus jamais être en couple.  Ça sonne ridicule mais ça me semble tellement réaliste.  Six ans que je suis seule.  On passe vite de six à dix!  Le pire: j’ai la désagréable illusion que se ne serait pas plus facile sans l’H.  Plus facile de baiser, peut-être, mais pas de trouver.

Vous avez sans doute remarqué que ce texte est strictement d’un point de vu féminin. Normal!   J’imagine que ce n’est pas plus facile pour un homme de rencontrer.  Éclairez-moi chers hommes, manifestez-vous!  Prouvez-nous que vous n’êtes pas une espèce en voie d’extinction.  Expliquez-moi ce qu’une femme doit faire en 2010 pour trouver un copain qui n’a pas peur de s’investir.  Quels sont les meilleurs endroits et moments pour observer L’Homme dans son habitat naturel et entrer en contact avec la-dite espèce?  Ne voyez-vous pas la beauté de toutes ces femmes qui vous entourent?

Nous voulons être courtisées, se sentir désirées, vous accompagner dans les jeux de la séduction et aboutir à du sérieux.  Come on!

P.S.  J’avoue, il y a bien quelques hommes qui ne semblent pas rester indifférents à mes déhanchements mais ils sont souvent dans la pire des catégories: les gentils.

L’Homme est un loup pour l’Homme.  Alors qu’est l’Homme pour la Femme?  Celle qui doute de sa valeur, se croyant endommagée, qui s’est retirée du monde de la cruise pendant plusieurs années et qui est maintenant en sérieux manque d’affection, d’amour et de cul.  Et bien, le loup devient un chat domestique. 

Un chat ayant le ventre plein mais dont l’instinct de chasse reste à assouvir.  Et moi, une souris prise entre ses pattes, paniquée, hypnoptisée par l’attention qu’il lui porte, aussi négative soit-elle, incapable de profiter des quelques moments opportuns pour se pousser en courant.  Et quand le chat entend le psssss de la canne de Miss Miou qui s’ouvre, il se lasse de la souris et la laisse là, le coeur battant la chamade, complètement déboussolée.  De toute façon, il trouvera bien une autre souris le moment voulu.

Pas que je suis une victime, loin de là!  Tout ce qu’il m’a fait, je lui en ai donné la permission.  J’ai vu le loup, j’ai tâté la bête de son désir et je me suis monté tout un bateau.  Pour un temps, le désir a été réciproque et intense.  Moi, en bonne citoyenne, je lui ai fait part de ma condition et pssssss…  Malgré la peine, j’avais très bien compris sa réaction.  Pourquoi prendre le risque pour une baise?  Right?!  Mais quand il est revenu à la charge, j’ai vraiment cru qu’il m’aimait bien et que j’allais enfin faire une chatte de moi.  Il est vrai qu’il n’a jamais rien promis et ses actions ont toujours été à la hauteur de son intérêt: NUL!  Juste du flirt lors des rencontres, pas d’appel, pas d’invitation, juste un boost d’ego service à l’auto.  Un chat aime bien être flatté et je suis a real cat lover.

Non, je ne suis pas SA victime.  Je suis mon propre bourreau et les sentences que je m’impose sont sévères.

Je ne suis pas fâchée!  Peut-on vraiment en vouloir à l’abeille de piquer, au coq de chanter, aux players de briser des coeurs?!  De toute façon, être fâchée ne me ferait du mal qu’à moi-même.  Essayez de chicaner un chat pour voir!  De le faire sentir coupable d’être monté sur la table!  Bonne chance!!!

Le chat est parti, la souris reprend son souffle, part la tête haute, histoire de simuler la dignité et elle dansera malgré tout, malgré les rejets et les déceptions…  Une bachata anyone?

Conclusion, comme disait Bobette:  Anyway, t’es pas capable de gérer tes émotions.  On va te ramasser à la louche d’une manière ou d’une autre… au point où t’en es rendue, aussi bien t’être envoyée en l’air avant de crasher.

C’est qu’elle a bien raison la Bobette.  Je suis émotivement immature!  Complètement institutionnalisable!  Grâce à l’herpès, j’ai régressé au stade de larve qui mouille sa culotte à une poignée de main et qui rêve de relation à long terme au premier clin d’œil.

En décembre dernier, j’annonçais à Bob (mon flirt du moment), avec l’entrain d’un phoque en Alaska, que j’ai le coloc en question.  J’étais tellement contente d’avoir gagné son respect  :-s mais la sensation de piqure laissée  par le ballon qui m’a pèté en plein visage fut longue à disparaitre.

J’ai terminé la session en état de survie, me convaincant avant chaque cours que la théorie de Super-H, sauveur de ces dames, repoussant les salauds toujours plus loin, jouait en ma faveur.  Grâce à lui, j’avais échappé à cet infâme objet de mon désir qui n’aurait fait de moi qu’une femme comblée, pour un instant, avant de m’abandonner aux oubliettes.

Mais 2010 amène son lot de nouvelles aventures.

De retour à mes cours, je me trouve devant lui comme devant une scène d’horreur.  Je sais que ce sera intense, j’ai peur alors je me cache le visage mais je ne peux résister à l’envie d’ouvrir mes doigts, juste pour voir, juste un peu.  Et il se jete sur moi comme un Bobcat adolescent en rut.  Ben oui!   Commentaires lubriques, attouchements osés et nouveautés: vrais conversations sur de vraies affaires, ouverture sur l’intime.

Mon désarois est grand mais il n’arrive pas à la cheville de mon désir.  Je souris d’abord timidement ne sachant pas trop ou on s’en va, absorbe les compliments comme un sponge towel et après un moment de stupeur, retrouve la moitié de mes esprits et joue le jeu de la séduction avec l’aisance d’un manchot hors de l’eau.  Mais c’est qu’elle est solide cette carapace que je me suis bâtie aux cours des années.  Ses touchers, bien  que délicieux, me font sursauter et au lieu de me laisser aller, j’ai tendance à me replier, obsédée par une foule de questions.  Questions que je n’ose poser.  Peur de la vérité, peur de gâcher le moment, peur d’avoir l’air de la fille désespérée et insécure.

Lui semble savoir ce qu’il veut.  Moi, étant moi à son meilleur pire, analyse encore la situation.  Je voudrais connaitre la suite des évènements, avoir des garanties.  J’ai traversé l’épreuve de la révélation et au lieu de profiter du repos de la guerrière, je cherche une autre épreuve: celle de la torture par le questionnement.  Que faire?  Que dire?  Quoi savoir?

Conclusion!

Conclusion:  Je fonce, au point où j’en suis rendue!

J’aimerais bien vous dire que j’aime mon herpès, que grâce à lui, je scrute plus adéquatement mes Jules et que je fais de meilleures rencontres.  J’aimerais vous dire que dans le fond c’est pas si pire que ça et que je vis bien avec.  J’aimerais pourvoir offrir ce réconfort à ceux qui nous lisent et qui en ont besoin mais vous savez quoi…?  Avoir l’herpès me fait vachement chier. 

En fait, avoir l’herpès a fait de moi une vache… une vraie vache.  Pas du genre qu’on trouve au bureau et qui bitche sur tout le monde (quoi que ça m’arrive de bitcher, surtout quand j’ai une poussée d’H), non, du genre de celles que l’on trouve sur le bord des routes de la montérégie.  Vous savez, le type mammifère ruminant!  Imaginez une belle holstein dans son champs qui regarde les trains passer tout en mâchant, remâchant et reremâchant son ti-tas de trèfles…  Vous la voyez?  Et bien ça, c’est moi.

Les trains passent… je les regarde…  et au lieu de sauter dedans, je rumine, pesant le pour et le contre, évaluant les dangers.  Bien sûr, le train disparaît et là, je regrette de ne pas y avoir monté.  La gueule m’arrête pas de regretter.  Toutes mes minutes de cellulaire y passent à raconter aux copines (qui ne voyagent pas toujours en classe affaire, mais quand même) ce que je viens de manquer.  Je leur promets de ne pas laisser filer le prochain et quand il arrive enfin…   J’y pense un peu, prend une tite-bouchée de gazon et rumine encore comme je le fais si bien.

Mais là, ce train n’est pas comme l’autre… Les dangers sont différents… faut que j’évalue… Y va trop vite… Pas assez vite… Trop vieux… Trop moderne…  Si c’était le train d’avant j’irais sans faute mais blablabli, bliblabla…

Et quand le même train passe une deuxième fois, vous savez, celui que je regrette de ne pas avoir pris et que je me suis promis de monter s’il repasse et bien,  j’ai tellement pas bougé depuis longtemps que j’ai de la bouse jusqu’aux genoux.

Tchouchou!!  le train est passé… veni vidi vici

J’aime bien la campagne, ça me rappelle mon enfance mais sti que je suis due pour de nouveaux paysages. 

La vérité c’est que… en fait, je ne la connais pas la vérité mais à bien y penser, ce n’est peut-être pas l’H qui m’empêche de monter à bord de la vie, c’est peut-être moi et juste moi.  Ou la bouse.

Je suis pathétique!  Je sais!  Que voulez vous! Vous avez déjà vu une vache dynamique et fonceuse?

L’autre matin, je me suis levée de bonne humeur, je me sentais bien dans ma peau et je me croyais dans un film de Walt Disney avec chansons, animaux parlant et tout le tralala.

Je suis arrivée au travail dans cet état d’esprit et quand j’ai vu mes collègues, j’ai eu une envie soudaine de leur parler de mon petit secret.  Quand même, que je me suis dit, c’est juste l’herpès, ils ont bien des feux sauvages eux pis de toute façon y’a rien là l’herpès, y’a tellement pire.  Ils vont enfin arrêter de me demander pourquoi je suis encore célibataire, ils ont peut-être même des amis herpétiques à me présenter.  Je n’aurai plus ce lourd secret à porter et je pourrai  leur parler librement.  Notre relation n’en sera que plus forte.  Je gagne sur tous les points.

J’imagine que je devais avoir l’air bizarre car ils ont arrêté leur conversation et m’ont regardée d’un drôle d’air.

Collègue – T’as quelque chose de différent toi ce matin, raconte!

Ametys -…..

Ametys – Quelqu’un voudrait un p’tit café?

C’était dans ma vie pré-herpétique, dans le temps où il m’était facile de sauter à pieds joints dans l’aventure d’un soir.  On était parti pour une belle fin de semaine en canot-camping aux States et afin d’alléger  les bagages pour le portage, j’allais partager ma tente avec le seul autre célibataire du groupe.  Appellons-le Garçon.  Cute, mon âge, pas mon style mais bien gentil et surtout disponible.

Alors après une belle journée au soleil à ramer, un souper au coleman et un feu à la belle étoile, nous rejoignons nos thermarests et brassons allègrement le duvet de nos sacs-à-couchage.  L’alcool aidant, nous tombons dans les bras de Morphée aussitôt le plaisir consommé.

Mais même sans l’herpès, les choses ne sont pas toujours simples.  Au petit matin, voulant effacer les traces de notre pêché, je demande à Garçon de me donner le condom.  Euhhhh, il ne sait pas trop où il l’a mis.  Il ne peut pas être bien loin que je me dis alors on fouille activement notre abri de toile.  Plus les recherches avancent et plus je sens la panique monter en moi.  Après avoir tout viré sens dessus-dessous, je dois me rendre à l’évidence: Notre assurance-tous-risques s’est poussée au plus profond de mon moi-même.  J’ai donc dirigé les recherches vers un autre endroit encore plus exigu que la tente lightweigh mais j’ai eu beau fouiller comme j’ai pu, je n’ai rien trouvé.

On est en plein milieu d’un lac, à deux jours de notre retour et je dois avouer que Garçon ne m’apparait plus aussi sympatique soudainement.  C’est probablement psycho-somatique mais je me sens un peu comme Ripley dans Alien.

En amour comme en plein air: Take only memories, leave nothing behind.  Non mais… ça prend combien de temps à se décomposer du latex?!  

Je me retrouve donc à la clinique, seule sur la table, le spéculum bien en place, à attendre Doc qui est allé chercher une paire de longnose à la quicaillerie.  C’est qu’il était bien caché notre ami Trojan.  Une chance que Doc avait la spéléologie comme passion.

Le dead-line est passé et je n’ai toujours pas choisi.  

Pour ma défense, faut dire que la décision était difficile à prendre tant les enjeux étaient importants.  D’un côté comme de l’autre, les conséquences allaient se faire ressentir fortement et longuement.

Alors, prisonnière de mon indécision, j’ai fait ce que je fais de mieux: de l’auto-sabotage.  Avec la pratique, je suis passée maître dans l’art de détériorer (plus ou moins) volontairement le positif qui m’est offert.

J’imagine que c’est une décision en soi!  Celle de ne pas oser.  De ne pas risquer.  De ne pas statuer clairement.

Et maintenant que l’opportunité est passée, que l’offre est expirée, le choix apparaît clair à mes yeux, à mon coeur, celui qui bat, qui veut vivre!

J’aurais dû ben dû donc dû!

Ou peut-être pas!  Qui sait!

Enfin!!!

Avec ma prochaine date, c’est pas une discussion sur l’herpès qu’il faudra avoir mais plutôt sur mon autre maladie: l’indécision chronique.

Pour la prise de décision, faites affaire avec quelqu’un d’autre.  Quoi que je suis bonne pour donner des conseils, pour peser le pour et le contre, pour le repeser et le soupeser, en livres, en kilos, en sacs de sable…

Ma tête est tellement pleine d’analyses qualitatives et quantitatives, de tableaux comparatifs, de budgets et de probabilités qu’elle n’entend plus mes tripes.  En fait, elles ont elles-mêmes le mal de mer suite à ce brassage d’idées complètement inutile.  La communication est coupée.

Le raisonnement devrait me permettre de prendre une décision éclairée mais il me désoriente plus que tout autre chose.  Par peur de me tromper, je laisse souvent la vie décider pour moi et comme elle a mieux à faire, y’a pas grand chose d’excitant qui m’arrive.

En fait, quand l’occasion se présente, le processus recommence et j’en perds mes moyens… j’en perds aussi souvent l’occasion!

Faut juste que j’apprenne à réfléchir un peu (quand même), prendre une décision et vivre avec les conséquences.  Ce qui, dans mon cas, est plus facile à écrire qu’à exécuter.

Faut vous dire que j’ai même considéré consulter un médium afin que ses cartes me disent quoi faire dans la situation problématique présente.  J’ai rien contre l’idée mais quand on souffre d’indécision chronique, s’en remettre aux autres ne mène pas vers le chemin de la guérison.

Alors je mijote toujours.  Je me suis donné un dead-line.  C’est stressant!  Soit je reste dans  mon confort, en sécurité ou soit je me jette à l’eau, dans l’inconnu et je risque de me la péter d’aplomb.

Qui ne risque rien n’a rien.  Qui risque trop…

Bon, j’allais, pour le grand plaisir de tous, vous raconter plus en détails mon aventure cubaine, mais je me ravise.  Il y a encore, de nos jours, certaines choses qui doivent rester secrètes.

Bon bon, si vous insistez mais il faudra vous contenter de peu.

C’est bien lui qui m’ait choisie et non l’inverse.  Je n’étais pas trop intéressée au début.  Principale raison des 4 jours de travaux forcés.  Il y a aussi l’herpès, ce cher ami, que je traîne comme une ceinture de chasteté et aussi, la conscience de me faire monter un bateau par un pro de la cruise.  Je me protège!  Mais de quoi?  Du plaisir d’une baise?!

Donc, poursuites, sérénades, regards langoureux, massage de pieds en cachette sur la plage, salsas lascives à la disco, discussions passionnées sur la situation et quelques baisers, bien sûr!

J’aurais pu partager mes draps plus tôt mais sans le savoir, ce prélude à l’amour allait devenir le meilleur souvenir de mes vacances.  Enfin, il arrive ex æquo avec les 3 derniers jours.  En ces temps modernes, on passe souvent trop vite au lit et on oublie les plaisirs de la séduction.  Ces plaisirs que l’on manque tant quand la relation s’installe dans le quotidien.

Pour ce qui est des 3 derniers jours, il ne faut pas oublier que Cubanito travaille jusqu’à 23h et reprend du service à 8h.  Je ne sais pas comment il fait, étant moi-même une vraie marmotte, mais il ne manque pas d’énergie.  Sauf que quand il dort, il dort.  Un vrai roc!  Enfin!

Bien sûr, je l’ai informé du coloc.  Pas facile mais pas si dur non plus une fois que le moment est venu.  Je n’aurais pas pu faire autrement, j’en suis incapable.  De plus, j’entendais déjà les commentaires de Bobette et de Nitouchka et je me voyais mal affronter leurs reproches à mon retour.  Donc, je l’ai dit et ça a bien passé!

Dans l’esprit de dédramatisation et de libération, j’en ai même parlé ouvertement à un (nouvel) ami qui nous accompagnait.  Célibataire de sa personne, le seul autre du groupe, on se faisait un devoir sociologique de partager l’information recueillie lors de nos activités nocturnes.

Alors, un bon midi, cuba libre à la main, je me suis dit que tant qu’à parler de nous et de nos relations manquées et manquantes, aussi bien y aller franchement.  Et lui de répondre, après quelques questions et éclaircissements sur le sujet: Ben tu sais, on à tous notre petit problème qui nous complique les relations.  Simple et tellement véridique.

Avec tout ça, j’ai faillit à ma tâche principale: distribuer des cartes d’affaires à l’aéroport.  À l’allée, j’étais trop gênée et au retour, trop brulée pour même y penser.

Je devrais peut-être y retourner!

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

Première visite?

Tout d'abord bienvenue chez MPB! Afin de vous aider à nous connaître un peu et à en comprendre d’avantage sur notre situation, nous vous invitons à commencer la lecture de notre blogue par l'onglet «Billets choisis». Bonne visite!

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