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Il y a longtemps que je n’ai pas écrit. J’avoue être un peu infidèle et ne même pas venir lire vos commentaires. N’en soyez pas vexés. Vous savez à un certain moment, l’herpès on en revient. On en revient d’en parler même si, dans la réalité, on en revient jamais d’avoir à le dévoiler.

Même si mes comparses et moi sommes bien moins actives que nous l’avons un jour été, on se dit qu’au moins on a créé une plateforme qui permet aux gens de s’exprimer et de se retrouver. Parce qu’une chose est vraie, rencontrer des gens qui vivent la même chose que soi, que ce soit virtuellement ou réellement, c’est un pas de plus vers l’acceptation.  C’est ce qu’on voulait faire avec ce blogue.  Offrir une certaine forme de support.  Je crois que nous y sommes parvenues et que bien qu’aujourd’hui MPB fasse plus office de livre de consultation que de blogue actif, il demeure quand même un lieu où les gens peuvent échanger entre eux.

Ceci dit, je vous ai déjà raconté l’histoire de Fifine qui, sans savoir que j’étais moi-même atteinte, m’a fait assez confiance pour me confier son grand secret. Grand secret que nous nous sommes avérées partager.

Fifine se retrouve célibataire aujourd’hui. Une célibataire sur le tard puisqu’à cause de son petit bobo, elle a fait de l’overtime dans une relation qui ne le méritait pas. Ceci dit, elle semble déterminée cette fois à aller de l’avant malgré son coloc.

Et elle m’a demandé de l’aide. De l’aide pour accepter, de l’aide pour l’annoncer, de l’aide pour ne pas se sentir seule avec son petit drame.  Et du support à offrir, c’est tout ce qu’on a.  Mais on en a parzemple!!!

Alors les copines de MPB et moi, de même que notre ami Loulou, on se promet un petit souper avec Fifine pour jaser Herpès.  Comme dans le temps, alors que c’était notre sujet de prédilection, celui qui nous unissait. Bien que ce ne soit plus le cas aujourd’hui et que bien d’autres choses nous unissent, on remet ça comme à l’époque pour venir en aide à Fifine!

Et herpès comme prétexte ou non, un souper de filles, c’est toujours le pied!

Alors je vous raconterai sans doute bientôt les déboires de Fifine! On va s’amuser!

J’espère que vous aussi vous avez la chance d’avoir autour de vous des gens qui vous comprennent.  Et si vous n’en avez pas, cherchez les activement.  C’est le meilleur remède qui soit! 🙂

Il y a un commentaire qui a retenu mon attention et c’est celui de Monsieur B.  Pertinent, lucide, logique et tout à fait normal.  L’herpès ça fait peur.

J’avais envie de lui répondre avec mon regard de colocataire malgré moi.  Impartiale?  Pas pantoute.  Partiale à l’os.  J’ai envie de donner un petit coup de main à cette Demoiselle dont il est tombé sous le charme.  Et des Monsieur B. il y en a des tonnes.  Je m’adresse à eux tous.

Cher Monsieur B.

 Je comprends tes inquiétudes mais permets-moi de te faire voir la chose sous une autre perspective. 

Partons du fait que 75% de la population est porteuse de l’herpès de type 1.  Poursuivons en rappelant que le type 1 buccal se transmet aisément sur le « partout partout incluant le partout en bas de la ceinture » les bisous aidant.

Considérons également que 25% de la population est porteuse de l’herpès de type 2. 

N’oublions surtout pas que, parmi tous ces porteurs, 1 et 2 confondus, 75% d’entre eux ne savent même pas que loge en eux l’indésirable coloc.

 Avec toutes ces statistiques à l’appui, bien que je n’aie nullement l’esprit mathématique et que je ne saurais vraiment pas actuariser le tout, on peut facilement conclure qu’il y a bien du monde, out there, qui se promènent à coloc que veux-tu !!  Le risque est omniprésent.  On s’entend.

Considérant tout ça, imaginons le scénario suivant. 

Ne sachant conjuguer avec le facteur de risque qu’implique le coloc de la très aimée demoiselle, et bien qu’il en ait le cœur brisé, notre valeureux chevalier (en l’occurence Monsieur B. mais ce pourrait être cent, voire mille autres personnes) décide d’attendre que se présente une dulcinée/future-mère-de-ses-enfants plus « propre » et moins risquée !

De prétendantes en déceptions, notre valeureux multiplie les conquêtes sans jamais réussir à trouver la perle rare, celle qui répondrait à tous les critères de l’autre, herpès en moins. 

Finalement, à bout d’espoir et de cadran qui tourne, notre chevalier se rabat sur cette gentille fille.

Bien sur le cœur de notre Charmant ne bat pas autant que la première fois.  Bien sur il tend à comparer, comment faire autrement, mais au moins, se raisonne-t-il, je ne risque pas d’attraper cette lèpre sociale.  Il a vérifié auprès de la douce.  L’herpès ?  Connais pas l’a-t-elle assuré.

Le temps suit donc son cours et notre héro plonge dans cette relation comme on plonge dans un bain tiède.  Le temps passe et un matin, alors qu’il sort de la douche, notre héro découvre sur le bout de sa verge un petit bouton purulent et douloureux.

Juste ciel !!!  Serait-ce l’infâme ?  Impossible pourtant!  La belle ne l’a-t-elle pas assuré qu’elle n’avait jamais vu l’ombre d’un petit bouton sur son petit jardin personnel.

Nos deux tourtereaux apeurés accourent en catastrophe au bureau du médecin.  Hum…., de s’exclamer le scientifique après les tests d’usage, il se peut fort bien que la belle ait été porteuse sans le savoir.  Vous savez, bien des gens sont porteurs et l’ignorent.  Ne vous en faites pas avec ça maintenant.  Ce n’est qu’un simple virus de peau que vous portez tous les deux.  Il n’y a pas de quoi s’en faire.

Pas de quoi s’en faire?  Laisser tomber un grand amour pour aller attraper l’herpès ailleurs c’est d’une cruelle ironie.    La vie ce n’est pas de se rendre à terme sans blessure mais plutôt de courir les plus beaux risques.  Et si ce n’eut été de ton papa qui a pris ce beau risque, tu ne serais même pas là pour te torturer avec cette question. 

Bonne chance dans ta réflexion.

p.s.  Herpès n’égale pas condom pour le reste de sa vie.  Mon amie Bobette  a eu deux beaux enfants malgré son petit coloc!

Je viens de lire une nouvelle que je m’empresse de partager…

….et qui va faire le bonheur de plusieurs d’entre nous!

Source: Canoé.ca Agence QMI

Un gel vaginal conçu pour réduire les risques de contracter le VIH pourrait aussi bloquer le virus de l’herpès génital, selon une récente étude réalisée par des chercheurs belges, italiens et américains.

Le gel, qui contient un médicament antirétroviral nommé Ténofovir, est un microbicide qui réduit le risque d’infection au VIH de 39 % chez les femmes. Des études cliniques ont aussi permis d’établir qu’il préviendrait également l’herpès génital dans 51 % des cas. Quelque 900 femmes d’Afrique du Sud ont testé le gel et ont rapporté un taux d’infection au VIH, mais aussi à l’herpès, considérablement réduit. Elles devaient utiliser le microbicide 12 heures avant les relations sexuelles et aussitôt que possible dans les 12 heures suivant les rapports.

Des tests complémentaires effectués sur des souris porteuses de l’herpès ont démontré que ce gel aide également à diminuer les symptômes. D’autres études sont en cours pour mieux comprendre les mécanismes de protection contre l’herpès.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, l’herpès génital toucherait un adulte actif sexuellement sur cinq. Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue scientifique Cell Host and Microbe.

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Youppiiiiiiiiiiiiiiii 🙂

Il est écrit sur les boîtes de tampons hygiéniques que l’utilisation risque de causer le syndrome du choc toxique qui peut se révéler mortel s’il n’est pas traité rapidement…

Sur les étiquettes de médicament on retrouve fréquemment de terribles-terribles-terribles contre-indications…

Et sur l’herpès on lit qu’il y a probabilité de le transmettre en tous temps…

Faut savoir faire la part des choses. Vivre c’est risquer !

Les copines se plaignent.  Nitouchka a disparu des écrans radars.  Hey oui.  Amour quand tu nous tiens.  L’arrivée de Margojolie m’a quelque peu déculpabilisée mais quand même.  M’en va vous entretenir.

Nitouchka surfe sur la vague de l’amour.  Et comme ici c’est un blog sur l’herpès, m’en va vous entretenir sur l’amour à l’heure de l’herpès.

Un matin comme un autre.  7h30 le téléphone sonne.  Je me farcis le trafic.  C’est Loulou et son appel quotidien.  On n’a pas toujours quelque chose à se dire mais ce matin là y’avait de la viande sur l’os.

Nitouchka – Ça va ?

Loulou – Mouais….

Nitouchka – Maizencore ?

Loulou – Sti qu’ça me fait chier !

Nitouchka – Raconte……

Loulou – L’herpès câlisse !

Nitouchka – Ah celui-là……

Loulou – Je me tape une crise.  Une méga.  Évidemment pas question qu’on s’amuse mon Jules et moi (Loulou a un amoureux.  Depuis plus de 3 mois.  Yeah ! )

Nitouchka – En effet……

Loulou – Mais le problème est pas là….  Le problème c’est que je n’arrive pas à lui dire qu’on ne peut pas s’amuser.  Nitouchka ça me fait chier.  J’ai l’impression que si je lui en parle, du coup je lui rappelle qu’il court un danger et que je suis une personne non grata.

Nitouchka – Je te comprends.

Loulou – Ah oui?

Nitouchka –Ben kin!  Le dire c’est une chose.  Le redire en est une autre aussi difficile.  A-t-on vraiment le goût de constamment faire des rappels:  « Oh by the way, tu te rappelles que j’aie l’herpès hein?! »

Loulou – Mets-eeeeeeeeen!

Nitouchka – Regarde chéri la jolie petite gâle.  N’est-elle pas mignonne?  Tu veux t’y frotter

Loulou – Hé! Hé!  Justement.  J’ai tellement pas enviiiiiiiiiie!  J’ai l’impression qu’il va prendre ses jambes à son cou.

Nitouchka – Mouais.  Pourtant….

Loulou – Mouais. 

Nitouchka –

Loulou –

Loulou – Mais j’aurai pas le choix.

Nitouchka – T’auras pas le choix.  À moins de l’éviter pendant une semaine ou deux, mais là c’est d’autres problèmes que tu risques d’encourir.

Loulou – Mouais. (soupir)  Je pourrais essayer les larmes.  Parfois la compassion est plus forte que le dégoût non?

Nitouchka – C’est une bonne option.  Malgré ce qu’ils racontent, les hommes aiment les larmes.  C’est clair.  Tu pourrais essayer ça.  Il va tellement être occupé à te consoler qu’il va en oublier l’enjeu essentiel.  C’est une bonne idée je l’essaierais.

Loulou – C’est la seule qui me vient en tête surtout.  Faudrait prendre le temps de mettre au point un ensemble de stratégies.  Tu fais quoi toi habituellement?

Nitouchka – J’ai pas de crises. 

Loulou – Ah c’est vrai.  T’es chanceuse ……….

Nitouchka – Je sais.  Ça fait chier.

Loulou – Mouais.  Un peu quand même.  Mais on t’aime pareil.

Nitouchka – Moi aussi je t’aime Loulou.  Tu vas lui dire?

Loulou – J’ai tu le choix?

Nitouchka – Nope!  Go girl!  You’re a fighter!

Vingt ans de cohabitation avec un coloc c’est tout un bail, ça forme un caractère et ça vous remplit la valise d’expériences!

Dans l’art de l’annoncer, je suis une pro! Pas question de pâtir le fond de la culotte humide pendant d’interminables rencontres à se demander comment le dire: faut passer à l’attaque le plus rapidement possible!

Messieurs cessez de lire, ce qui suit s’adresse à mesdames : je n’en peux plus de lire vos angoisses et j’ai décidé de devenir votre coatch personnelle!!!

Oui, oui… Je vous offre de bon coeur quelques techniques pour vous assurer une bonne baise (ou du moins un peu de tendresse) à l’heure de vérité!

Bon premièrement il faut pratiquer… Plus on pratique meilleure on devient, ça c’est la base de la technique!!!

Les p’tits, les gros, les laids, les boutonneux, les vieux, les jeunes, les athlétiques, les adonis, les tops modèles! Faut pratiquer avec toute la gamme…..

FAUT JOUER POUR DEVENIR VIRTUOSE !

Apprenez à lire sur le visage de l’autre tous les petits signes qui sont le miroir de sa pensé.  Anticipez ses réactions! Jouez, amusez-vous!!!! Scrutez tous les plis, le coins des lèvres, les yeux, les sourcils, l’angle de la tête, l’étirement du cou… Tout!

Chaque annonce est un jeu….. Que dis-je?…… Un entraînement!!!!….. Oui…… Parce qu’un jour, celui qui sera devant nous sera le bon et LUI….. Faudrait surtout pas le louper!!!!

Et pour jouer ça prend un trophée.  Votre trophée : un large sourire de victoire!

Et pour l’atteindre, bien sûr, il faut utiliser quelques manigances féminines… Peu importe la méthode que vous choisissez dans notre fantastique Herpize Bible suivez ces instructions gagnantes :

À l’heure de la vérité, soyez posée, concise et surtout ne jouez pas de mélodrame.

Faites les yeux doux en marquant plusieurs points s’ils sont parfaitement trempés, tout juste au bord du ruissellement mais attention : s’ils débordent vous minimiserez drastiquement vos chances. Il ne faut surtout pas présenter l’herpès comme une calamité!

Quand vous avez terminé de parler du coloc (s’il vous plait ne vous étendez-vous pas trop sur le sujet, on a autre chose à faire), taisez-vous, prenez une grande respiration, humidifiez les lèvres du bout de la langue, rentrez le ventre et pointez légèrement les seins.

Laissez le silence envahir la pièce. Regardez votre partenaire avec des yeux inquisiteurs, légèrement piteux et attendez…. Ou plutôt observez!

Observez le non verbal…

Lorsque les yeux de monsieur s’écarquillent d’un regard tendre, que ses plis se dérident et qu’un étrange rictus s’affiche sur son visage vous êtes tout près du but  : l’instinct du mâle protecteur est sur le point de faire un bond vertigineux…..

Approchez vous doucement en faisant juste un peu pitié, il vous prendra dans ses bras…

Blottissez votre tête dans son cou, il vous caressera le dos en guise de réconfort…

Et là, saisissez le bon moment……… LE Momentum…!!!

Relevez la doucement tête, frottez votre joue contre la sienne et présentez lui vos lèvres…

C’est là…. Juste làààààà….!!  L’instant précis où l’instinct de sauveur suivi de l’enflure du pantalon prendront le dessus sur toute matière grise.

Soyez vigilante et donnez l’impression de relâcher tout contrôle, laissez l’homme faire le reste en prenant soin de ne plus jamais prononcer le mot herpèèèèèèèze et, parole de votre coatch personnelle, vous passerez une soirée des plus agréable!!!

Ça marche presqu’à tout coup mais faites gaffe car quand monsieur reprendra ses esprits, il est fort possible que l’instinct protecteur soit vite remplacé par un manque de couille qui vous laissera pantoise…

Et là, pour contrer le manque de couille, vingt ans de pratique ne suffisent plus!

Le récit qui suit est un mélange de réalité et de fiction.  On vous laisse le plaisir de deviner qu’est-ce qui relève de quoi.  Il faut bien savoir clore en riant!!

À quel moment et dans quelles circonstances doit-on annoncer à notre nouvelle flamme qu’on a l’herpès?  Dès les premières rencontres?  Au premier baiser?  Aux premières caresses?  Ou alors on ferre le poisson bien comme il faut avant de lui mettre sous le nez les termes illisibles d’un contrat qu’il aura déjà, en quelque sorte, tacitement signé?

Comme nous sommes désormais toutes les trois célibataires, vous comprendrez que, bien qu’il l’ait toujours été, c’est plus que jamais un sujet chaud au parlement des copines de MPB.

La dernière question débattue en caucus était :  On le dit ou on ne le dit pas aux aventures d’un soir? 

On a chacune notre opinion sur la question et, en vraies politiciennes,  on se tient chacune de notre côté de la chambre. 

Centre :  Je ne lui ai pas dit parce que c’était clair que c’était pour un soir uniquement et qu’après, on ne se reverrait plus.  J’avais envie de me laisser aller sans penser aux lendemains et sans me soucier de lui présenter mon coloc.

Droite :  Vous avez couché ensemble?

Centre :  Oui mais y’a pas eu de pénétration.  On s’est juste…… amusés quoi!

Gauche :  T’as bien fait!

Droite :  Tu sais que même si vous n’avez pas eu de pénétration, tu pourrais lui avoir donné.  Et si ça se trouve, c’est peut-être aussi risqué, sinon plus, de l’attraper sur la bouche lors d’un cunnilingus.

Gauche :  Je ne vois vraiment pas en quoi c’est plus risqué mais peu importe, on s’entend tu que de toute façon, c’est mille fois moins pire de l’attraper sur la bouche que sur le sexe.

Droite :  C’est ton avis.  Mais il n’en demeure pas moins que c’est de l’herpès quand même et qu’après, ce gars là pourrait aller faire un cunnilingus à une autre fille et lui transmettre génital.

Gauche :  Ben oui pis cette fille là ferait l’amour avec un gars qui l’attraperait sur le pénis et là une autre fille qui lui ferait une pipe l’attraperait sur la bouche et elle pourrait le donner à……….. Ça finit pus après ça!  On peut également remonter en sens inverse pour retrouver le coupable originel et le crucifier sur la place publique tant qu’à y être!  Mais ça changerait quoi?

Droite :  Ça changerait que si le coupable originel avait fait sa job on ne serait pas ici à se faire chier à se gratter le bobo!

Centre :  J’comprends chacune votre point de v………….

Gauche :  Justement ça sert à rien de se gratter le bobo parce que le coupable originel ne se lèvera pas pour venir nous sauver de tous ses péchés!   Et même s’il venait en rampant s’excuser, y’est là le bobo pis y partira pas!  Alors je refuse de porter à moi seule le fardeau de tous ceux qui ont pris coloc avant moi. Je veux bien être vertueuse et minimiser les risques pour mes partenaires mais viarge, faut pas charrier!  Je n’arrêterai pas de vivre c’est certain!  Pas à mon âge!  Pas pour l’herpès surtout!  Y’en a qui on le sida, le cancer, la sclérose en plaque, le lupus, la dystrophie musculaire, l’asthme chronique, l’ostéoporose….. name it!………. et qui n’arrêtent pas de vivre pour autant!  Je ne vais certainement pas mettre une croix sur une partie de ma vie sous prétexte que malgré toutes les précautions que je puisse prendre, j’ai quand même 0.02% de risque de transmettre l’herpès?  No Way!

Centre :   Mais vous savez les f ………..

Droite :  Ben moi j’y pense à ce 0.02% et je ne veux en rien faire vivre à quelqu’un ce que moi je vis présentement.  J’aime mieux me priver de spontanéité plutôt que de prendre le risque de briser la vie de quelqu’un.  Je préfère m’en tenir aux gens qui, comme moi, ont l’herpès!  Comme ça des risques y’en n’aura plus. 

Centre :  C’est un choix qui……..

Gauche :  BRISER??  Tu charries pas un peu.  La vie en soi est risquée!  Vivre est une condamnation à mort!  Pas l’herpès!  Voyons on n’en meure pas de ça!  Ta vie n’est pas brisée.  Pourquoi tu ne te donnerais pas la chance de rencontrer quelqu’un qui va t’aimer malgré l’herpès.    S’il l’a tant mieux mais sinon, y’en a plein de gens que ça ne dérange pas.  O. ça ne l’a pas dérangé.  S. et E. non plus.  Même M. a pris le risque en sachant qu’il n’y avait pas de lendemain.  Et c’est sans compter C. et N. et j’en passe.

Centre :  C’est vrai y’a chose aussi le chum de ……

Droite :  Peut-être mais n’empêche qu’ils ont beau dire oui oui oui et accepter le risque, tu ne sais pas ce que c’est tant que tu ne l’as pas eu.  Et la coupable après, ce sera moi! 

Centre:  Ben …..

Gauche :  Wo minute!  La coupable?  Faudrait pas exagérer. Si l’autre est au courant, le risque il l’accepte et il devient partie intégrante du contrat.  Je fais attention de ne pas te le transmettre mais en retour, tu acceptes que ça puisse arriver.  Ce n’est pas parce qu’on t’offre un Remington en cadeau que tu deviens responsable du service après vente de la compagnie.  Je refuse de porter à moi seule le fardeau de l’herpès sous prétexte que je l’ai.  C’est une responsabilité sociale. 

Droite :  Peut-être mais n’empêche que je ne suis pas d’accord d’avoir des relations sexuelles sans en avertir l’autre.  Pas sur qu’il aurait dit oui pour une histoire sans lendemain s’il avait connu le risque.

Gauche :  Le risque! Le risque! Je comprends et je suis d’accord mais faudrait quand même pas être plus catholique que les Sœurs Grises.  Il n’y a même pas eu de pénétration.  Elle prend du Valtrex à la pelletée…..et tu sais très bien que si Centre avait eu le moindre doute qu’une crise se pointait, elle n’aurait jamais accepté qu’il la touche.

Centre :  C’est vrai même que……

Droite :  MAIS LE RISQUE EST LÀ PAREIL!!!

Gauche :   Peut-être mais toi es-tu au courant de tous les risques que tu coures chaque jour?  Est-ce que ça t’empêche de……..

Centre :  VOS YEULES!!!

Gauche : ….

Droite : ….

Centre :  Bon!  J’peux-tu parler astheure?  C’est MON histoire après tout!  Oui c’est vrai que j’aurais pu lui dire. En fait j’aurais DÛ lui dire.  Je me sens d’ailleurs un peu coupable quand je pense à la petite chance qui subsiste de lui avoir transmis….

Gauche :  Ben là quand même tu……..

Centre :  …MÊME si j’ai pris toutes les précautions qui s’imposaient pour le protéger, ça aurait été plus responsable de lui dire… 

Droite :  C’est clair!  Tu aurais pu au moins……

Centre :  …MAIS,  d’un autre côté, j’peux tu vous dire que ça m’a fait du bien en sale de me laisser aller.  Pis de toute façon, You’re dam if you do, you’re dam if you don’t.

Gauche Droite:  Qu’est-ce que tu veux dire?

Centre :  Ben si je lui avais dit, il aurait peut-être pris ses jambes à son cou et oui, je l’avoue, ça m’aurait affectée.  Mais ça ne m’aurait pas empêché de l’embrasser avant quand même.

Droite Gauche :  C’est clair mais……… c’est quoi le rapport?

Centre :  ……..ben………. regardez le petit bouton qui me pousse sur la lèvre.  Pensez-vous qu’il pourrait m’avoir refilé l’herpès buccal?

Gauche Droite :  Ah ben câlisse……….!!!!!!

 

J’en avais marre.  C’est demandant annoncer l’herpès.  C’est demandant de s’investir dans une relation.   Et échouer.

Alors on cherche des voies plus faciles.   Moins souffrantes.  Juste pour ne pas être seule.

J’ai ouvert une fiche sur un site de rencontre.  Droit au but.  J’ai l’herpès.  Que ça vous plaise – laissez-moi un message – ou non – passez votre chemin.

Il a écrit.  Il aimait la différence, le courage et était curieux j’imagine.  Il ne m’a pas particulièrement plu au premier contact.  Arrogant.  Suffisant.

Par un soir de déprime, de manque, je me suis dit pourquoi pas.  Il sait, il veut me voir.  S’il m’en donne le goût, let’s go.  Qu’est-ce qu’une fille ne ferait pas lorsque les hormones et la solitude la mettent au supplice.

On se donne rendez-vous dans un petit bar.  Il est beau comme un coeur, plutôt charmant.  Superficiel.  Mais who cares, le calvaire du dévoilement est évité et à ce moment, ça n’avait pas de prix.

Durant une semaine et quelques une de trop, je me suis rendue chez lui oublier un paquet de choses dans ses bras.  Et on oublie, pour un moment. 

On oublie qu’on a l’herpès.  On oublie qu’on se vend à rabais à cause de lui.  On oublie qu’on s’est déjà vendue pour plein d’autres raisons.

Mais la réalité, cette ratoureuse, nous débusque toujours.  Où qu’on se rende.   Se renier pour ne pas affronter la souffrance du dévoilement, ça a un prix.  La souffrance.

Celle de réaliser qu’on se désavoue.  Qu’on se négocie à la baisse.  Et c’est vachement plus souffrant que de dévoiler notre coloc. 

Et on se rend à l’évidence:  le bonheur de se choisir vaut bien la souffrance du dévoilement. 

Pour un rien, je croirais que j’ai hâte à la prochaine fois. 

Juste pour être fière.

On le sait tous, ce qui a de pire chez le coloc, c’est d’avoir à l’annoncer…. C’est une vraie calamité! On angoisse, on a peur du rejet, on en tremble bref, on passe par une multitudes d’émotions pas plus jojos les unes que les autres.

Mais NOUS, on a pensé à vous! Pis on veut tellement vous aider qu’on a décidé de mettre à votre disposition un petit guide contenant une multitude de formules pratiques pour annoncer à votre partenaire que vous avez l’herpès.

Et parce qu’on vise haut et que l’herpès fait dans la globalisation, on lui a trouvé un nom international à notre petit guide:

THE  HERPIZE  BIBLE

Là où annoncer qu’on a l’herpès devient un art!

La classique des classiques

Celle qui s’apparente à un saut en parachute et qui consiste à dire:

– J’ai quelque chose à te dire… (bien que peu originale, elle demeure d’une efficacité à toute épreuve.  Essayez de reculer après ça!)

Les moyens odieux détournés

– Laves-tu souvent ta salle de bain? Parce que j’pense que j’ai pogné quelque chose chez vous! (L’attaque!!  Agressif sans contredit!  Si vous la testez, on en veut des nouvelles!)

– T’sais l’autre jour quand on riait du gars avec le bobo dans la face?  Ben moi c’est bien moins pire que lui.  On le voit pas au moins! (À utiliser avec parcimonie et sur des gens à intelligence réduite de préférence)

– J’arrive du médecin il m’a dit que j’ai le sida…… Bien non, c’t’une joke, j’ai juste l’herpès!  (Une des préférées à Nitouchka.  On a toutes nos petits chouchoux!)

– Au préalable, il faut coucher avec la personne au moins une fois. Attendre quelques jours. Lui téléphoner en pleurant et sur un ton accusateur… – Salaud, tu m’as refilé l’herpès! (Hi! Hi! Hi!  C’est chien mais c’est drôle en criss!)

– J’pensais que j’étais juste irrité mais devine quoi? (c’est juste l’herpès?  On travaille sur la réponse.  Pas encore au point!)

– C’est quoi le bobo que t’as là, dans la face????? Ouache, cache ça dans tes culottes!  Moi c’est ça que j’ai fait! (Dans le genre:  Allo le con!  Tout le monde a compris ça depuis longtemps!)

– Ça te pique tu toi des fois? (D’un air innocent qui assure de notre ignorance.  Ça appelle le sens protecteur de l’autre.  À utiliser de préférence par les filles.  C’est pas qu’on est sexistes, loin de là, juste très calculatrices!! hé! hé!)

– Ben là, je pense que tu m’as donné l’herpès… (Vlan!  Dret de même.  Sans autre préavis.  Avec un ton accusateur bien entendu)  Dépendamment de la réaction de votre interlocuteur, voici quelques options de réparties:  Ben oui ça saute sur le monde!  Tout le monde sait ça! (pour les épais)  Ben où c’est que tu penses que j’aurais pogné ça hein?! (pour celui qui soulèverait un doute)   Vous pouvez même poursuivre l’odieux sur celui qui voudrait s’en excuser:  Ben non, capote pas!  Je te laisserai pas de même.  Pauvre toi!

Les moyens coquins

– Si t’es fin – maudit chanceux – j’ai un petit cadeau pour toi! (L’air coquin séduit toujours!)

– T’aimes-tu ça le picoté rouge toi? Viens voir dans ma culotte tu vas voir c’est cute! (Trop chou!!!)

– As-tu déjà gagné à la loterie?  Ben moi j’ai le numéro chanceux dans ma culotte!! (Tous les manuels le disent:  il faut demeurer positif!!)

– Je t’aime mais il te manque un petit quelque chose! (Ça pique la curiosité c’est certain!  Pour l’efficacité?……….hummm…….faudrait tester!!)

La façon Harlequin ou L’art de s’ouvrir les veines

– Si je ne veux pas coucher avec toi, c’est pour te protéger! (snif! snif!  Le bras dans le front, en démontrant bien l’acte d’abnégation que vous êtes entrain de faire!  À utiliser avec les âmes de sauveurs!)

– Est-ce que peu importe ce qui va arriver, tu vas m’aimer? (La culpabilisation est une option qui fonctionne encore très bien de nos jours!)

– Serais-tu prêt à mourir pour moi?…… Je ne t’en demanderai pas tant mais… (variante de « J’ai le sida…. »)

– Tu es l’amour de ma vie! J’irais jusqu’au bout du monde pour toi! Et toi, irais-tu jusqu’à la pharmacie pour m’acheter du Valtrex? (Un peu d’humour et d’éducation.  Heureux mélange!)

– En échange de tout l’amour que tu me portes, j’aimerais aussi t’offrir un petit quelque chose qui vas nous unir pour la vie! (D’un romantisme à toute épreuve!!)

À la Paris Hilton ou Quand être conne devient un art

– On m’avait dit herpès mais je pensais qu’il parlait du designer moi.  Ah c’est Hermès???  J’savais pas.

– Quand mon ex m’a dit qu’il allait me donner un Herpès, je pensais que c’était le sac haute couture.  J’étais tellement contente!  Heille j’ai tu pogné mon air tu penses quand j’ai réalisé que c’était l’herPès!!  Pfff!

Pour les intellos

– Savais-tu que selon Statistiques Canada, 105% des gens ont l’herpès?  Je suis tellement contente d’être au dessus de la moyenne.  Toi?

Les indéfinissables

– Aimes-tu ça dégaler des bobos avec tes dents? (Dégueux mais efficace pour se débarrasser rapidement d’un prétendant embêtant!)

Bien entendu, ceci est la première version et nous comptons améliorer notre produit.  D’ailleurs, à cet effet, votre apport est souhaité.  Vous connaissez un moyen infaillible d’annoncer l’herpès?  On veut savoir!!!

Bon je me sens un peu mal à l’aise de vous entretenir de sujets puérils et insignifiants après ce que nous racontait Bobette, mais en même temps, ça prend parfois plus con pour nous faire oublier les vacheries de la vie.  Et moi, dans la futilité et la connerie, je peux donner tant qu’on veut.  Un puit sans fond, une fontaine intarrissable.   Alors permettez-moi.

J’avais rendez-vous avec cet inconnu.  Filet d’espoir dans l’océan déchaîné du célibat.  Un espoir malingre, anémique, quasi fantoche.  En fait, tout ce que j’espérais était de ne pas me retrouver avec la facture à payer et encore, parfois vaut mieux payer pour mieux se pousser.  En terme d’attentes,  je ne suis pas très exigeante vous voyez bien.  Pour le reste messieurs, je sais m’accomoder avec bonhommie de vos plus vils propos et travers, quitte à en rire comme une démone avec les copines ou en garnir les pages de ce virtuel journal.

Parfois, je n’en doute pas, vous faites les gorges chaudes avec les miens.  J’accepte de bonne grâce cet échange de bassesses.

Pour faire une histoire courte donc d’un événement qui ne saurait de toute façon se targuer de plus, la soirée se déroule finalement plutôt correctement.  Rien à marquer d’une croix le calendrier, ni pour les papillons, ni pour le titre de champion de l’idiotie, mais assez agréable pour prendre le temps de savourer le narcissisme grandissant de mon interlocuteur.

Le prétendant numéro 438 est pilote de ligne et semble bien heureux de me faire part de son statut particulier.  Bien lui en prit mais pour une raison que j’ignore complètement,  j’ai un peu de difficulté avec les uniformes.  Peut-être celà trouve-t-il son origine au souvenir d’une soirée bien arrosée ou j’avais osé l’aventure d’un soir avec un militaire – pilote également de surcroit- qui s’était avéré bien piètrement membré. 

M’enfin bref, mon fier-heureux pilote n’allume rien qui vaille dans l’antre frigorifié de mes espoirs amoureux mais la soirée va bon train et j’écoute les yeux débordant d’admiration vachement bien simulée, mon prétendant me vanter les mérites de son statut d’ange-ailé.

On jase de tout et de rien et le vin aidant, je lui raconte le jour ou j’avais passé une soirée mémorable dans un bar à apprendre l’alphabet phonétique de l’OTAN auprès d’un contrôleur aérien:

Le pilote:  Et tu t’en rappelles?

Nitouchka:  Ben oui je crois bien.  Ça fait quand même un bail.  Attends……… Alpha – Beta….

Le pilote:  Bravo.

Nitouchka:  Ah oui!  Alpha – Bravo – Charlie – Delta …….euhhhh……….merde!!

Le pilote:  Allez!  E…….  E comme dans…….!  E comme dans…. dans….dans……dans….

Nitouchka:  Eeeee……………

Le pilote:  Echo!!

Nitouchka:  ouiiii!!  Echo!  F………  Misère c’est loin.  Je t’assure à la fin de la soirée je savais tout très bien.

Le pilote:  Fox trot!  G tu te rappelles?

Nitouchka:  Niet!  C’est bête!

Le pilote:  Golf.  Et H?

Nitouchka:  Ah facile!!  HERPÈS!

Le pilote les yeux écarquillés:  ……….

Nitouchka les yeux et le sourire écarquillés: ………….

Le serveur:  Prendriez-vous autre chose?

Le Pilote:  Non merci ce sera tout pour moi.  Toi?

Nitouchka:  Non, merci!

Le pilote:  L’addition svp.

Nitouchka dotée d’un mauvaise foi flagrante et s’amusant ferme:  Ben quoi?  Ça dit ce que ça dit non?  H comme Herpès.  Alpha – Bravo – Charlie – Delta – Echo – Foxtrot – Golf – Herpès!  Tu sais que 80% de la population est porteur de ce virus alors ce serait tout à fait normal qu’il se retrouve dans l’alphabet non?  Moi je trouve que ça va de soi mais c’est pas grave.  Rien n’est parfait non?!   Et les gens ont tellement de préjugés de toute façon.  C’est fou.  Tu as envie d’aller te balader?

Le pilote:  Hotel

Nitouchka:  HEIN???  Tu ne trouves pas ça un peu prématuré?  En ce qui me concerne le premier soir……………

Le pilote:  H c’est hotel, pas herpès.

Nitouchka:  Ah!  Bien oui, c’est bête.  Pourquoi je croyais que c’était herpès!?! hi! hi! 

Le pilote:  Je sais pas.  C’est toi qui pourrait le dire…… Tu sembles en connaître un bail. 

Nitouchka:  Oui en effet.  J’en connais un peu.  C’est la vie qui veut ça hein!  Que veux-tu.  Alors on se la fait cette ballade?

Le pilote:  En fait ce ne sera pas possible.

Nitouchka se bidonnant solide:  Une autre fois alors?

Le pilote pressé de lever les feutres soudainement:  Oui pourquoi pas.

N’empêche que si c’était moi qui avait choisi, j’aurais d’emblée opté pour Herpès.  C’est vachement plus efficace qu’hotel.  Surtout lorsque vient le temps de se sauver d’un prétendant inintéressant et d’une adition.  Allez!  Je lui en dois encore une à cet infâme herpès.

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

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