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Dans la série Ces fous qui nous aiment, le voici, le voilà! L’ultime! Celui d’entre tous que j’attendais!  ENFIN!  Et j’ai nommé: Le texte de l’Amoureux! 

OUIII!  Mon Amoureux Moldu nous livre enfin sa vision de la vie avec l’herpétique que je suis. 

FIGER SA POSITION

Je suis le chum de Nitouchka. Je suis l’Amoureux.

J’ai longuement hésité à vous écrire. Les raisons sont multiples mais la plus importante est probablement l’impression que cela m’obligerait à figer ma pensée sur le petit bobo pour toujours. En plus, la barre avait été mise tellement haute par PresqueParfait… Qu’est-ce qui m’a fait changer d’idée? Nitouchka. Elle est tenace. Elle me relançait, semaine après semaine, sans lever le ton jamais mais j’ai finalement compris que c’était important pour elle. Pourquoi exactement? Simplement parce que du jour au lendemain, je n’en ai plus entendu parler, silence radio. Ça m’a décidé. Une fois décidé, le problème restait entier, je ne savais plus par quel bout prendre tout cela. En relisant les autres entrées sur MPB concernant la fameuse annonce, ou le dévoilement, j’ai découvert l’équivalent “Herpès” du questionnaire de Bernard Pivot. À partir de là, tout fut plus facile pour moi.

1. Est-ce que Nitouchka a bien choisi le moment pour t’annoncer qu’elle avait l’herpès?
Je pense que oui. Elle m’a averti à l’avance qu’elle avait quelque chose d’important à me dire. Ayant frayé avec des problèmes requérant l’aide d’un professionnel de la santé mentale et avec des femmes vivant des problèmes du même ordre, je m’attendais à tout sauf à ce qu’elle m’annonce qu’elle avait l’herpès… Je pensais qu’elle allait me dire qu’elle avait déjà été anorexique ou TOC ou je ne sais pas quoi d’autres.

Sincèrement, ça m’a scié en deux, pas tellement à cause de l’herpès en tant que tel mais plutôt parce que je ne m’y attendais pas du tout. De plus, ma connaissance du petit bobo était très limitée. J’avais une maîtrise ès problèmes psychologiques, pas une maîtrise es herpès! J’ai des feux sauvages qui refont surface depuis mon enfance mais je n’avais jamais vraiment fait le lien entre le type 1 et le type 2… La leçon que j’ai apprise de tout cela? Nous sommes tous dans notre monde, dans nos bobos, mais ceux des autres ne sont souvent pas les mêmes.

2. Est-ce qu’elle a dit les bonnes choses ?
Je pense que ça a été très difficile pour elle de m’en parler. En fois lancée, Nitouchka, m’a fait le topo de sa situation assez clairement: le virus lui-même, son arrivée, elle et son virus, sa vie avec son virus, etc. Je pense qu’à ce stade, j’avais besoin de digérer tout ce qu’elle m’avait dit. J’essayais d’avoir l’air en contrôle mais je pense que ça ne marchait pas trop. Elle a continué à me parler de sa manière de voir le petit bobo… c’est un peu bizarre parce qu’elle l’accepte tellement bien que j’avais presque le goût de l’attraper tout de suite!

3. Est-ce que ça aurait été différent si elle te l’avait dit après une première relation sexuelle ?
En fait non puisqu’on a eu une relation sexuelle protégée avant. Néanmoins, elle a vraiment bien fait de ne pas trop attendre à cause des risques que je prenais sans le savoir.

4. Pourquoi es-tu resté ?
Tout simplement parce que l’élan que j’avais pour elle ou vers elle était plus fort que son petit bobo.

5. Comment as-tu pris ta décision ?
Ce fut comme une non-décision, qui perdure depuis tout ce temps. Comme elle est asymptomatique, l’herpès est en filigrane, jamais en une. C’est donc très abstrait même si je me demande parfois si le côté plus dur de Nitouchka ne vient pas en partie de ça. J’ai fait des tests à l’automne, qui ont confirmé que j’avais bel et bien l’herpès de type 1 (asymptomatique depuis quelques années) mais pas celui de type 2. Ça m’a rassuré puisque ça fait plus de deux ans que je fornique avec elle. En somme, pour répondre à la question, c’est probablement comme dans n’importe quelle relation amoureuse, ça demande une grande part d’amour avec une petite dose d’inconscience.

6. Que ferais-tu si tu l’attrapais ?
Je pense qu’au départ je capoterais. L’idée qu’en 2012 on soit encore au prise avec un virus qui ne partira jamais ne me rentre pas dans la tête. Néanmoins, et je ne dis pas ça pour flatter la gang du petit bobo, j’ai découvert vraiment des gens supers ouverts dans ce monde interlope de l’herpès de tous les types. Probablement que je me tournerais davantage vers ceux qui l’ont, d’ailleurs j’en connais pas mal déjà alors je suis prêt!

Par ailleurs, je ne sais pas si la question sur l’état des recherches sur l’herpès a été abordée dans le blogue mais il me semble que ça serait intéressant d’en savoir plus sur le sujet.

7. Mets-tu ton choix en doute ?
Parfois, ce qui me vient en tête est plus: que ferais-je si je l’attrapais? Que ferais-je si je l’attrapais et que c’était fini entre nous? Et j’ai pas trouvé la réponse…

8. Est-ce que tu y penses souvent ?
Parfois, mais comme ma Nitouchka n’a pas de crise récurrente, c’est pas régulier. Je suis certainement plus attentif à l’évolution de mes parties intimes…

9. Voudrais-tu ajouter un commentaire ?
Je ne m’entends pas toujours avec Nitouchka sur le sujet du petit bobo, notamment le fait que pour elle les deux types d’herpès sont exactement pareils. Cela dit, avec le temps, je respecte son univers, c’est elle qui vit cela, pas moi. Parfois je me dis: pourquoi elle ne prend tout simplement pas du Valtrex puisqu’il semble que cela réduit les risques. Mais j’ai jamais osé lui en parler ouvertement. Oups.

Il y a un commentaire qui a retenu mon attention et c’est celui de Monsieur B.  Pertinent, lucide, logique et tout à fait normal.  L’herpès ça fait peur.

J’avais envie de lui répondre avec mon regard de colocataire malgré moi.  Impartiale?  Pas pantoute.  Partiale à l’os.  J’ai envie de donner un petit coup de main à cette Demoiselle dont il est tombé sous le charme.  Et des Monsieur B. il y en a des tonnes.  Je m’adresse à eux tous.

Cher Monsieur B.

 Je comprends tes inquiétudes mais permets-moi de te faire voir la chose sous une autre perspective. 

Partons du fait que 75% de la population est porteuse de l’herpès de type 1.  Poursuivons en rappelant que le type 1 buccal se transmet aisément sur le « partout partout incluant le partout en bas de la ceinture » les bisous aidant.

Considérons également que 25% de la population est porteuse de l’herpès de type 2. 

N’oublions surtout pas que, parmi tous ces porteurs, 1 et 2 confondus, 75% d’entre eux ne savent même pas que loge en eux l’indésirable coloc.

 Avec toutes ces statistiques à l’appui, bien que je n’aie nullement l’esprit mathématique et que je ne saurais vraiment pas actuariser le tout, on peut facilement conclure qu’il y a bien du monde, out there, qui se promènent à coloc que veux-tu !!  Le risque est omniprésent.  On s’entend.

Considérant tout ça, imaginons le scénario suivant. 

Ne sachant conjuguer avec le facteur de risque qu’implique le coloc de la très aimée demoiselle, et bien qu’il en ait le cœur brisé, notre valeureux chevalier (en l’occurence Monsieur B. mais ce pourrait être cent, voire mille autres personnes) décide d’attendre que se présente une dulcinée/future-mère-de-ses-enfants plus « propre » et moins risquée !

De prétendantes en déceptions, notre valeureux multiplie les conquêtes sans jamais réussir à trouver la perle rare, celle qui répondrait à tous les critères de l’autre, herpès en moins. 

Finalement, à bout d’espoir et de cadran qui tourne, notre chevalier se rabat sur cette gentille fille.

Bien sur le cœur de notre Charmant ne bat pas autant que la première fois.  Bien sur il tend à comparer, comment faire autrement, mais au moins, se raisonne-t-il, je ne risque pas d’attraper cette lèpre sociale.  Il a vérifié auprès de la douce.  L’herpès ?  Connais pas l’a-t-elle assuré.

Le temps suit donc son cours et notre héro plonge dans cette relation comme on plonge dans un bain tiède.  Le temps passe et un matin, alors qu’il sort de la douche, notre héro découvre sur le bout de sa verge un petit bouton purulent et douloureux.

Juste ciel !!!  Serait-ce l’infâme ?  Impossible pourtant!  La belle ne l’a-t-elle pas assuré qu’elle n’avait jamais vu l’ombre d’un petit bouton sur son petit jardin personnel.

Nos deux tourtereaux apeurés accourent en catastrophe au bureau du médecin.  Hum…., de s’exclamer le scientifique après les tests d’usage, il se peut fort bien que la belle ait été porteuse sans le savoir.  Vous savez, bien des gens sont porteurs et l’ignorent.  Ne vous en faites pas avec ça maintenant.  Ce n’est qu’un simple virus de peau que vous portez tous les deux.  Il n’y a pas de quoi s’en faire.

Pas de quoi s’en faire?  Laisser tomber un grand amour pour aller attraper l’herpès ailleurs c’est d’une cruelle ironie.    La vie ce n’est pas de se rendre à terme sans blessure mais plutôt de courir les plus beaux risques.  Et si ce n’eut été de ton papa qui a pris ce beau risque, tu ne serais même pas là pour te torturer avec cette question. 

Bonne chance dans ta réflexion.

p.s.  Herpès n’égale pas condom pour le reste de sa vie.  Mon amie Bobette  a eu deux beaux enfants malgré son petit coloc!

Les filles de MPB sont de vraies petites bibittes curieuses et ces derniers jours, on a remarqué un fort achalandage sur notre blog (quelque peu inhabituel je dirais même) et en petites Charlottes Holmes que nous sommes, on a tenté de savoir pourquoi! 

En vain.

Habituellement un regain d’affluence est souvent justifié parce qu’on a parlé de nous sur un média  ou sur un autre.  Mais là, on a beau chercher, on n’arrive pas à savoir d’où provient cette manne de nouveaux admirateurs du grand H. 

Alors y aurait-il un vrai Sherlock parmi nos lecteurs (surtout les nouveaux) pour nous dire d’où nous viennent tous ces nouveaux adeptes?

Parle-t-on de nous quelque part sans qu’on en ait eu vent?  Serait-ce que le Bobo s’étend? 😉

Cet homme (dont nous avons retiré la photo) est un criminel notoire. Son crime? Ne pas avoir mis de condom!

Non mais pincez-moi!  Je rêve!  Je feuilletais ici et là et je suis tombée sur cette…… chose!!

Un homme de Toronto de 35 ans est accusé d’avoir eu une relation sexuelle avec une femme sans l’avoir avertie qu’il souffrait d’herpès, une infection transmise sexuellement contre laquelle il n’y a aucun traitement.

Selon la police de Toronto, le couple a eu relation sexuelle sans protection en mars dernier. L’agent Tony Vella, a indiqué que l’homme «n’aurait pas informé sa partenaire de son état de santé».

Lorsque la femme de 28 ans a appris que son partenaire avait reçu le diagnostic d’herpès génital (virus HV2), elle a porté plainte à la police.

James David Hogg, surnommé Jimmy, a été arrêté et accusé d’agression sexuelle grave. Il devra comparaître le 26 septembre à Toronto.

L’accusé n’est pas connu des policiers.

Les enquêteurs ont publié une photographie de M. Hogg pour découvrir s’il y aurait d’autres victimes. L’accusé mesure 1,78 m (5 pi 10 po) et pèse 82,5 kg (165 lb). Il a les yeux bruns et les cheveux noirs, et parle avec un accent britannique.

Quiconque a de l’information peut appeler le 416-808-1400.

Agression sexuelle grave!?!?!?! 

Pas connu des policiers!?!?!?! 

Découvrir s’il y a d’autres victimes?!?!?! 

Je rêve bordel!  Je rêve! On dirait entendre parler de Paul Bernardo!

Rajoutons-en et pas qu’un peu! Et voilà qu’on peut se retrouver au banc des accusés entre Mom Boucher et Ted Bundy pour avoir omis de mettre un condom!  Et l’autre conne elle?  Cette pauvre écervelée de 28 ans?! Elle en a mis un condom?  Elle se croit où?  Dans un conte de Grimm?  Got news for you honey: Le prince charmant qui vient sauver la belle dans son château, c’est de l’histoire inventée!!  L’histoire ne dit pas si elle l’a chopé ou non mais un bon petit cours d’éducation sexuelle lui serait utile à celle-là !

Le Globe and Mail pose une question intéressante à savoir: Est-ce que le fait de ne pas divulguer l’herpès devrait être considéré comme un crime?  faisant référence au fait de ne pas dévoiler qu’on est Séropositif ou atteint du Sida.  C’est rassurant de voir certains commentaires des gens, particulièrement celui-ci qui résume ce que je pense personnellement:

Mick1977

1:28 PM on September 7, 2011

This is insane. Most people that think this is a good idea are incredibly ignorant about the herpes simplex virus. It’s about as common as they come, almost everyone contracts the virus before they die. A recent UK study found by age 25 75% of people have at least one of the two strains (HSV1, HSV2) and a recent US study found that in unmarried women aged 45-50 50-70% have genital herpes caused by HSV2 (so this doesn’t even take into consideration the cases caused by HSV1 which account for around 30-50% of new cases of genital herpes due to the fact less people acquire HSV1 orally as a child these days). It’s just that for most people (80% of carriers) it goes unnoticed either due to symptoms being too minimal to be detected (e.g., what appears to be nothing more than a scratch, thus not prompting the individual to seek medical advice) or due to them being 100% asymptomatic.

Criminalising this guy risks setting a worrying precedent that could criminalise the majority of the population and require the majority of the population to disclose their HSV+ status before even kissing anyone (the virus can be passed mouth -> mouth, genitals -> genitals, or mouth -> genitals (and vice versa)). There is no distinction between oral herpes (aka « cold sores ») and genital herpes apart from in people’s minds, as perpetrated by social stigma. Both can be caused by either strain. It would be entirely inconsistent to criminalise the passing on of genital herpes without criminalising the passing on of oral herpes. I think every (reasonable) person would agree that the later would be ridiculous. To realise this is to realise that the former is equally ridiculous, it is the same thing. To reiterate the distinction is not based in reality.

Those calling for this to become a criminal offence should take a minute to realise that depending on their age they will almost certainly carry at least one strain of the virus themselves and if they are unlucky enough to have contact with one of the minority of the uninfected members of society out there they may find that next time it’s their them in the court room. Most people don’t realise that almost everyone carries this virus and will be contagious from time to time even if they have never had any symptoms.

It’s basically a fact of life that if you are sexually active you are going to get herpes at some point. The answer is education and de-stigmatisation not criminalisation

Comprenez bien, je suis de celle qui croit qu’on se doit de divulguer une ITS, à tout le moins, se protéger et protéger ses partenaires.  Je ne lui donne pas le bon Dieu sans confession à ce type!  Mais de là à lui apposer l’étiquette de criminel, il y a des limites qu’il est drôlement dangereux de dépasser!

Comme quoi le travail d’éducation ne sera  pas une tâche facile.

Merde et moi qui ai transmis le rhume à au moins 3 collègues au bureau!  Ne vous surprenez pas si vous apercevez ma photo au poste de police de votre quartier!

Voilà déjà plusieurs mois que M. Presqueparfait et moi nous côtoyons et si j’écris un peu moins régulièrement c’est que je consacre à ma nouvelle relation presque tous mes temps libres!!!….. Mais bon! Ce n’est pas parce que j’ai la tête ailleurs que je ne pense pas à vous.  Disons que je fais le plein de quelques anecdotes qui ne demandent qu’à être pondues.

Nous nous fréquentions depuis quelques semaines.  Évidemment, j’avais déjà introduit mon compagnon en guise de préambule et comme M. Presqueparfait n’était pas revenu à la charge sur le sujet et que je ne fais pas exprès de me gratter le bobo, nous ne nous en étions pas reparlé jusqu’à ce que je sois sonnée de cette révélation:

– Je suis allé consulter un médecin à la Clinique Actuelle cette semaine… Qu’il me dit.

– Tu es ??? Heuuuu???… Réflexe de protection, garde montée, prête à recevoir un jab suivi d’un uppercut, je poursuivis :

– Tu avais des questions???  Des inquiétudes??? Tu ne voulais pas que je t’accompagne???  Ou qu’on en parle d’avantage??? Et en rajoutant d’un berbère quasi impeccable : – Perkeiiii bah mouii heu…..craouic….. et… Et puis…?

Et puis ?  Bien, il m’expliqua qu’il n’avait pas appris grand chose de plus que ce que je lui avais dit et me résuma sa rencontre en trois petits rounds.

________

Round 1 –

Doc : – Et que feriez-vous si une fille vous disait qu’elle a déjà eu un feu sauvage dans son enfance mais qu’elle n’en fait plus depuis l’âge de 10 ans???

Presqueparfait : – Je n’en ferais pas de cas.

Bobette : – Je te l’avais dit!!! Tu ne cours pas plus de risque avec moi qu’avec une autre… Peut-être moins même! J’en connais un bail sur l’herpès, moi ! Argument bidon que vous me direz mais avouez que j’avais quand même beaucoup à perdre!

Coloc 0 / Amour 1

________

Round 2 –

Méchant Doc : – À long terme il y a fort à parier que vous allez l’attraper…

Pqpf :  Ah ?

Objection de Bobette : – En vingt ans je ne l’ai jamais transmis.  Je connais très bien mes symptômes!……. Mais……**Grrrr**…. Effectivement:  l’herpès étant l’herpès, je ne peux te donner aucune garantie… S-A-U-F-Q-U-E je peux te jurer de tout faire pour mettre à quasi zéro les chances de transmission en prenant un traitement préventif.  Et si on utilise des condoms durant les premiers mois de notre relation, le temps d’apprendre à se connaître et de réévaluer la situation, y’a presque pas de risque! Faut me faire confiance… Je ne l’ai jamais transmis!  (***maudit herpès***)

Coloc 1 / Amour 1

________

Round 3 –

Le bon Doc : – Vous savez, l’herpès ce n’est vraiment pas une raison pour éviter de fréquenter quelqu’un. C’est très courant et si vous ne l’attrapez pas avec elle, vous pourriez très bien l’attraper avec une autre…

Pqpf : – Ah ?

Bobette : – Ah ?

Et Presqueparfait fit résonner à mes oreilles ce doux accord de lettres : – Je t’aime bobette !

Coloc K.O.

🙂

Bobette nous tance depuis un bon moment: 

–   Je suis seule à faire vivre ce blog.  Mais qu’est-ce que vous foutez bordel.  Vous viendrait pas l’envie de contribuer un peu par hasard bordel de ….. )&* »()%?$ ???

Comme elle nous semonce séparément Amétys et moi, je ne sais pas ce que ma collègue d’ingratitude répond.  Mais moi je le sais pourquoi je n’écris pas :  Je n’ai rien à dire!

Vous le savez; le gros drame avec l’herpès c’est la peur de se faire rejeter et de ne plus pouvoir rencontrer un amoureux digne de ce nom.  L’autre petit problème, c’est d’avoir des crises à n’en plus finir.

Ben…….je ne veux faire chier personne avec ça mais, dans mon cas, je suis de ces chanceuses qui ont l’herpès de façon asymptomatique.  Alors exit le petit problème.  Et pour le gros drame, vous le savez si vous nous suivez depuis quelques mois, j’ai rencontré un Jules! (ici vous pouvez vous imaginer ma bouille de la façon que vous voulez et y coller un petit sourire de satisfaction un peu niais!)  Alors je peux vous raconter quoi au juste hein?  Dites-moi parce que je manque franchement d’idée.

C’est pas des blagues!  Dites-moi ce que vous voulez savoir et je vous le raconte avec humour, sensibilité, rage ou philosophie mais surtout – et prenez mes mots pour une garantie écrite- sans aucune censure.  Je suis ainsi, quand l’exhibitionnisme a été distribué, je suis demeurée coincée sous le distributeur.  L’affaire c’est que je ne sais pas quoi exhiber.  Peut-être parce que lorsque la chaine est repartie, on a du me faire sauter l’étape de l’imagination pour ne pas devenir une maniaque en puissance.  Qui sait.  N’en demeure pas moins que maintenant, Bobette, la pauvre, se retrouve seule à causer petite gale et Valtrex. C’est inacceptable!

Allez!  Demandez et je vous promets du show time!!!

Des fois, je me sens comme une vraie sainte qui se baigne dans l’eau bénite mettant toujours à nu son p’tit coloc avant de se déshabiller elle-même! Oui, oui…. Vraiment! J’ai toujours dit aux intéressés qu’un câlisse de squatteur est bien encré au fond de ma petite culotte!

Mais parfois, le petit diable en moi a juste envie de dire FUCK IT! Fais toi baiser pis ferme ta grande gueule!

Il va sans dire que, sans y consentir, l’idée me turlupine royalement! Je suis en manque flagrant!

Ce qui fait que l’autre jour, j’ai voulu savoir si vous êtiez tous aussi honnêtes que bibi…

Ouais…

Alors j’ai fait un petit sondage auquel vous avez bien voulu répondre. Je vous en remercie et je suis fin prête à vous dévoiler les résultats!

Bien que rien ne soit vraiment scientifique autant dans le processus que dans l’échantillonnage, j’ai réalisé qu’il n’y a pas de quoi se péter les bretelles avec l’honnêteté de notre classe sociale.

La question était simple : Et vous, si vous aviez l’herpès, seriez-vous aussi honnête?

J’avais divisé chacune des situations selon deux possibilités :

1) Vous avez l’herpès génital avec symptômes, vous avez donc des crises évidentes de temps à autre.

2) Vous êtes porteur sans symptôme (chanceux), donc asymptomatique.

Voici les résultats :

Dans le cas «Le diriez-vous lors d’une baise One night?»

50% de ceux qui font crises le diraient alors que seulement 17% des asymptomatiques s’en donneraient la peine!

Là, les résultats ne m’étonnent pas trop sauf qu’en ce qui me concerne, j’ai toujours cru bon de le dire au cas où la relation irait plus loin. Mais ça, c’est mon petit côté sainteté-martyr-bienheureuse… Passons!

Dans le cas «Le diriez-vous à une personne avec qui vous croyez pouvoir établir une relation stable

92% de ceux qui font crises le diraient contre 46% chez les asymptomatiques!

Du côté des gens qui font des crises il me semble qu’une note parfaite serait préférable mais là où ça me dépasse royalement c’est que la moitié des asymptomatiques ne le diraient même pas…. Oufff!

Comment ne peut-on ne pas le dire en connaissant les conséquences de la chose?

Et qu’en est-il des gens qui font des feux sauvages ?

Et bien selon mes résultats… Une personne sur trois aborderait le sujet avec un partenaire potentiel.

Wow! J’avoue que la réponse m’a agréablement surpris parce que je m’attendais à moins quoi qu’après mûre réflexion  je me suis dit que le mot aborder ne veut peut-être pas dire grand chose si on ne fait que dire sans aucun détail: «Ah, en passant, j’ai déjà eu un feu sauvage!».

Bref, de mon questionnaire non scientifique, une conclusion bien sage s’impose:

Protégez-vous et ne croyez pas tout ce qu’on vous dit parce que les gens de ma catégorie ne sont pas tous des saints!

C’est une journée triste, il pleut, je me sens full SPM… Ma tête est pleine; ça déraille un peu, je n’ai pas le contrôle de ma vie… De toute façon, je n’en veux plus du contrôle, y’en a mare…

J’ai juste envie de prendre les choses telles qu’elles sont, d’accepter les événements tels qu’ils viennent et de vivre avec les gens que je choisi, avec leurs qualités et défauts… Je suis définitivement dans une période de ma vie où les changements s’imposent… Je ne sais pas si c’est dû à la crise de la quarantaine mais ça fesse…

On se sait (au mieux) en plein centre de sa vie, que le sommet est atteint et qu’on arrive de l’autre côté de la pente… C’est glissant, hostie que c’est glissant… On a peur de débouler et de dévaler la pente jusqu’en bas plus vite qu’on ne l’aurait voulu…

Hier j’étais allé faire un tour chez mes parents, je pensais à tout ça, je regardais mes enfants d’un côté et mes parents de l’autre puis la sonnerie du téléphone s’est faite entendre. C’était mon oncle. Je l’aime beaucoup mon oncle… Il téléphonait pour nous apprendre une bien mauvaise nouvelle: ils ont découvert qu’il a des taches au cerveau, possiblement un cancer. Il se fait opérer cette semaine, on en saura un peu plus après.

Je lui ai parlé… Mais qu’est ce qu’on dit ?

On se fait rassurant, on dit que ça va aller, on parle des cas qu’on connaît, des gens qui s’en sont sortis en prenant soin de taire les autres… On rassure, on dit qu’on est là, qu’on envoie des ondes positives qu’on peut compter sur nous, nuit et jour…

Mais qu’est ce qu’on dit ?

Puis si le téléphone avait sonné et que j’avais entendu: «Ma vie est finie, j’ai pogné l’herpès, personne ne voudra plus de moi, je ne vaux plus rien, je ne baiserai plus jamais!»

Voilà ce que j’aurais dit: Y’a rien là… Get a life! Secoues toi les puces… Allume… C’est de la p’tite bière, du pipi de chat… La vie continue!

Mais je n’ai pas pu lui dire, non ça, je n’ai pas pu…

L’autre jour on a fait un sondage pour savoir ce que vous feriez si le ou la candidat(e) idéal(e) vous annonçait qu’il ou qu’elle avait l’herpès.  On a eu beaucoup de réponses et les Jeannettes qui nous habitent ont adoré l’expérience!

Et maintenant qu’on sait que vous aimez ça vous autres aussi…. Bien, on récidive!  On veut savoir!!!

Les filles du MPB on le crie bien fort : «On se fait un honneur de dire qu’on est porteuse avant de consommer!»

Facile….. Très facile à dire!

Mais quand vient le temps de l’annoncer, c’est une toute autre chose……. On n’a qu’à imaginer Nitouchka armée de shortcake aux fraises, sueurs au front!!!

Ou qu’à repenser à ma stratégie où il ne suffisait que de se concentrer à prononcer mécaniquement cette phrase, comme un texte appris : «Heuuuu….. J’ai quelque chose à te dire!»…  Pour faire en sorte que notre interlocuteur, comme sonné par l’effet d’un coup de baguette magique, n’ait d’ouïe que pour les prochains aveux prononcés.

Je l’ai dit souvent cette maudite phrase…

Mais avais-je le choix ?
Je ne pense pas… Je crois que je l’ai toujours dite pour me protéger parce que ça aurait été pire dans ma tête de Miss culpabilité d’offrir ce cadeau pourri que de m’humilier en avouant la présence de mon hôte…

Et comme le hasard a fait que j’ai atterri sur la case «Tu auras au minimum une crise par mois», me semble que c’est évident qu’il était préférable que je le dise au cas ou la relation se développe.  Je pense aussi que c’est dans la même optique que je l’ai toujours dit même pour une baise d’un soir…

Mais si j’avais été porteuse asymptomatique… L’aurais-je dis?… Aurais-je été aussi honnête ?

Je vous propose donc un sondage avec 2 situations : une ou vous êtes porteur sans symptôme et une ou vous avez régulièrement des crises…

Et, tant qu’a y être, je vous pose une autre colle… Le diriez-vous si vous avez déjà eu des feux sauvages, surtout en sachant que vous pourriez le transmettre dans la culotte de l’autre en lui faisant un petit cuni?

Je vous dirai ce que j’ai répondu plus tard… N’hésitez pas, le tout est anonyme et, si vous avez des commentaires, y’a pas de gène… Lâchez-vous lousse!

Avec ma prochaine date, c’est pas une discussion sur l’herpès qu’il faudra avoir mais plutôt sur mon autre maladie: l’indécision chronique.

Pour la prise de décision, faites affaire avec quelqu’un d’autre.  Quoi que je suis bonne pour donner des conseils, pour peser le pour et le contre, pour le repeser et le soupeser, en livres, en kilos, en sacs de sable…

Ma tête est tellement pleine d’analyses qualitatives et quantitatives, de tableaux comparatifs, de budgets et de probabilités qu’elle n’entend plus mes tripes.  En fait, elles ont elles-mêmes le mal de mer suite à ce brassage d’idées complètement inutile.  La communication est coupée.

Le raisonnement devrait me permettre de prendre une décision éclairée mais il me désoriente plus que tout autre chose.  Par peur de me tromper, je laisse souvent la vie décider pour moi et comme elle a mieux à faire, y’a pas grand chose d’excitant qui m’arrive.

En fait, quand l’occasion se présente, le processus recommence et j’en perds mes moyens… j’en perds aussi souvent l’occasion!

Faut juste que j’apprenne à réfléchir un peu (quand même), prendre une décision et vivre avec les conséquences.  Ce qui, dans mon cas, est plus facile à écrire qu’à exécuter.

Faut vous dire que j’ai même considéré consulter un médium afin que ses cartes me disent quoi faire dans la situation problématique présente.  J’ai rien contre l’idée mais quand on souffre d’indécision chronique, s’en remettre aux autres ne mène pas vers le chemin de la guérison.

Alors je mijote toujours.  Je me suis donné un dead-line.  C’est stressant!  Soit je reste dans  mon confort, en sécurité ou soit je me jette à l’eau, dans l’inconnu et je risque de me la péter d’aplomb.

Qui ne risque rien n’a rien.  Qui risque trop…

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

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Tout d'abord bienvenue chez MPB! Afin de vous aider à nous connaître un peu et à en comprendre d’avantage sur notre situation, nous vous invitons à commencer la lecture de notre blogue par l'onglet «Billets choisis». Bonne visite!

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