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L’autre jour je jasais j’avais un mono dialogue avec mon ado de dix sept ans qui venait de rompre avec son premier petit copain :

Tu sais ma grande pour le prochain copain… Pas de relation sexuelle tant qu’il n’a pas passé de tests INCLUANT le dépistage de l’herpès… OK ?

T’as pas envie d’être comme ta mère hein ?

Bien non heuuuuu, c’est pas ce que je veux dire mais je ne veux juste pas que tu sois prise avec l’herpès toi aussi…

Je sais, je sais, je m’évertue à dire à tout le monde que c’est pas si pire mais, bien que ce soit vrai,  je voudrais quand même t’épargner cet irritant…

Je me sens un peu en contradiction avec moi-même mais, tu es ma fille, une toute jeune femme…

Et puis, qu’est-ce que je pourrais te dire si tu tombais amoureuse  d’un gars qui a des feux sauvages ?

Hein ? Je te dirais quoi au juste ?

Je te dirais certainement que l’herpès buccal est transmissible génital et qu’une grosse partie des gens infectés de se virus ignorent même qu’ils sont porteurs?  Mais est-ce que je te dirais que ce n’est pas une raison de ne pas aimer quelqu’un ?  Est-ce que je te dirais tout ce que j’écris sur mon blogue ?

De toute façon, est-ce que tu pourrais t’empêcher de l’aimer ?  Est-ce que le fait que j’ai l’herpès t’empêcherait d’aimer quelqu’un qui a déjà eu des feux sauvages ???

Et s’il avait l’herpès génital ?  Me semble que je serais mal barrée de te dire de te prendre tes jambes à ton cou !

J’ai comme le sentiment d’être condamnée à te dire que tu devrais lui laisser une chance alors que si j’étais une mère normale je te dirais de fuir ce pestiféré sur le champ!

Pas que je sois anormale et…. Je vis très bien avec mon herpès et je suis très heureuse mais, tu sais ce que je veux dire hein ma chérie ?…

Misère !

Tu sais, je pense que pour être conséquente avec moi-même je n’aurais pas d’autre choix que de te dire les choses apaisantes que j’écris sur MPB mais je crois sincèrement que j’aurais tendance à peser pas mal plus lourd sur la balance des risques psychologiques, du poids moral et des sentiments de rejet, de honte et de vulnérabilité que donne ce petit virus aux gens…

Tu le sais déjà ça hein ?

Et s’ils en parlaient comme il faut à l’école aussi de l’herpès!  *rage*
S’ils le disaient que plus de 75% des gens sont porteurs du virus de l’herpès, que la plupart ne le savent même pas et que l’herpès buccal se transfère génital…. Me semble qu’on n’en ferait pas tout un plat ?

Mais ils n’en parlent pas à l’école hein ?  Hein ?

Non maman **exaspérée** ils n’en parlent pas puis il y a plein de monde avec des feux sauvages…. Mais maman tu sais quoi ?

Quoi ?

On n’est pas rendu là…

………

T’as raison ma grande, j’pense que j’vais aller voir si je n’aurais pas des messages sur Facebook !

Vous connaissez l’adage : Les gens heureux n’ont pas d’histoire. Ou peu. Mon coloc se tenant peinard (et qu’il le demeure)et ma vie voguant doucement sur les eaux calmes du bonheur, du coup, je me retrouve devant un écran bien blanc lorsque vient mon tour d’alimenter nos voraces lecteurs. Gros Néant.

Jusqu’à ce que ma copine Loulou fasse la connaissance de l’Abruti.  Faut bien que ça serve les amies.

Loulou et moi avons un rendez-vous téléphonique quotidien. Pour parler de quoi? De nos déboires amoureux pardi!

Pour faire un petit retour en arrière, Loulou avait un amoureux. L’amoureux a levé les feutres. Loulou cuve sa peine depuis et en parallèle, tente sa chance sur le marché des agents libres. On ne sait jamais. Le miracle peut survenir à tout moment. Il s’est produit pour Bobette, il s’est produit pour moi, alors pourquoi pas Loulou!

L’Abruti s’est donc présenté à elle déguisé en prince charmant. Et elle est passée à deux poils près d’y croire. Sauf que l’expérience aidant (il faut bien que ça servent tous ces déboires!) elle a rapidement flairé que la couronne du prétendant, c’était que du toc!

Loulou a fait comme se doit. Après quelques rencontres, elle lui a parlé du coloc.

Le pauvre Abruti a eu un choc. La femme de sa vie (déjà après une semaine!!) était au prise avec une horrible « maladie » (ses mots!) et franchement, il ne savait pas du tout ce qu’il devait faire. On le comprend quand même. Il a beau être abruti, c’est légitime d’avoir peur de contracter l’herpès.

Il est passé par toute la gamme des émotions.  Mais surtout par le mépris.  Bien déguisé sous ses déclarations mièvreuses d’amoureux déçu. 

Il s’inquiétait de l’attraper, même avec un condom, malgré le Valtrex. Il naviguait sur les eaux de son indécision, furieux contre l’herpès, blâmant Loulou pour ses choix amoureux passés (déjà!)qui l’empêchaient de l’aimer pleinement mais assuré qu’elle l’attendrait comme une assoiffée attend le porteur d’eau puisqu’anyway, qui voudrait d’une Loulou herpétique, si belle soit elle!!

N’était-il pas le plus valeureux et généreux parti que Loulou pourrait jamais espérer avoir considérant « son état »?

Mais le truc avec l’herpès c’est qu’il n’y a pas cinquante-six solutions. Il y en a deux. Tu l’acceptes ou tu ne l’acceptes pas.

L’Abruti ne l’avait pas compris, convaincu qu’il était de faire une fleur à Loulou en ne la dumpant pas comme la vulgaire lépreuse qu’elle était.

C’était bien mal connaître sa Loulou. C’était être un abruti à la puissance dix. C’était sans savoir qu’en plus d’avoir une tête sur les épaules et une estime d’elle-même aguerrie aux idiots, Loulou porte en elle sa force et celle de toutes ses amies réunies qui ont, ensemble et en solitaire, fait l’autopsie de ce que l’on pouvait accepter au nom du coloc. 

Rien.  Pas même un abruti. 

Un soir donc, sous l’appel pressant de son système d’alarme intérieur,  Loulou a coupé court à l’indécision de l’Abruti.  Elle lui a fait savoir que, bien qu’elle respecte sa crainte qui est somme toute légitime,  elle n’accepterait jamais d’être avec quelqu’un qui craindrait tout le temps d’être infecté.  Too bad for you honey! 

On s’est bien marré sur sa réaction en rétrospective.  Le pauvre ne pouvait y croire!  Se faire dumper par une brebis galeuse.  Le comble de l’insulte! 

Mais pour Loulou, l’herpès n’était en fait qu’une belle excuse pour se débarasser plus rapidement d’un autre de ces paumés qui sévissent malheureusement sur le marché du célibat! 

Et pour franchir un pas de plus sur le chemin de l’estime de soi.

Keep on walking Loulou.  Il est quelque part sur ta route.  Suffit d’avancer.

On ne vous l’a pas raconté.  En fait, on ne s’en est même pas reparlé entre nous.   Bobette me le pardonnera sans doute.  Même si c’est son histoire, c’est un peu aussi la nôtre parce qu’à ce moment précis, on voguait toutes sur le même bateau.  Et croyez-moi, on ramait en sale!!

Bobette vous en a soufflé un mot:  elle a une nouvelle flamme.  Nous avons d’ailleurs eu la chance Amétys et moi, de le rencontrer.  Charmant garçon et on l’aime d’autant plus que celui là, il ne s’effraie pas devant deux petites mouettes!

N’empêche, nous n’avions pas pris de chance.  Bien qu’avec le recul on puisse maintenant affirmer que M. Mouette n’en valait franchement pas la peine, on ne voulait quand même pas risquer de souffler sur cette flamme naissante.  Alors Amétys et moi avions promis à Bobette de bien nous comporter devant la nouvelle prise.

Bobette et son prétendant sont donc arrivés à la maison au moment où Amétys et moi portions la dernière touche à la tarte d’anniversaire de Bobette.  C’était le prétexte choisi pour nous introduire à M. Presque Parfait.

La soirée se déroulait plutôt bien.  On s’amusait, la tension se relâchait, le courant passait .  On l’aimait et on lui donnait notre bénédiction.  Pour ce qu’elle vaut bien entendu…..  Et on se comportait presque comme des anges.

M. Presque Parfait sentait la complicité qui nous unissait.  Il semblait même tranquillement s’y installer, tout naturellement.  On voguait tous ensemble sur les eaux bleus du bonheur lorsque tout à coup, M. Presque Parfait (d’où le Presque) a lâché une bombe.

Celle qu’on hait.  Celle qui pue.  Celle qui fait s’installer un nuage vert malaisant que nous avons tant bien que mal,  tenté de dissiper sans qu’il n’en paraisse trop.  Je ne sais pas s’il a détecté quelque chose mais moi, je trouvais que ça transpirait le gros embarras mal camouflé.

LA BOMBE :  Dites-moi les filles, comment vous êtes vous connues?

LA question! 

Il me faut ici faire un petit retour en arrière.  Pour ceux qui ont lu notre blog depuis le début, on ne vous a pas dit toute la vérité, rien que la vérité, dites je le jure.  En réalité ça ne s’est pas tout à fait passé comme ça

En fait, Amétys Bobette et moi avons fait la connaissance l’une de l’autre, dans un groupe de soutien/social/rencontre-ou-pas-rencontre-c’est-selon, pour gens souffrant…………vous l’aurez deviné……….. d’herpès. 

Hé oui.   Chacune de notre côté, se sentant seules au monde avec notre petit coloc (comme certains parmi vous sans doute) on a tapé herpès/rencontre/soutien/etc…. sur un moteur de recherche  et on est tombé, pour faire une histoire très courte, sur l’une l’autre.  Béni ait été l’herpès ce jour parce qu’on s’aime depuis.

MAIS (car bien entendu il y a un mais) on assume difficilement.  Oui oui!  Vous avez bien lu.  On assume mal le fait de s’être connues dans un groupe de soutien pour gens souffrant d’herpès.  C’est bête nous direz-vous.  On devrait au contraire se sentir chanceuses et choyées.  Et nous le sommes, ne vous méprenez pas.  Seulement, prenez quelques secondes pour imaginer.  Et nous juger si le coeur vous en dit:

Lorsqu’un Monsieur Hommedemavie débarque c’est déjà très, mais alors là, TRÈS pénible de lui balancer la bonne nouvelle.  Vous en connaissez un bail là-dessus.  On se sent plus près du sac de vidange que de la Miss Populaire de l’école. 

Alors lorsque vient le temps de lui raconter que nos meilleures amies ont été rencontrées dans un groupe d’herpétiques, tout à coup on a l’impression d’avoir le gros L du looser tatoué dans le front.  Par conséquent, on a tendance à s’éviter ce deuxième affront et à raconter des bobards sur les circonstances de notre rencontre. 

Cette question s’est présentée plus d’une fois.   Et on s’embrouille tout le temps.  Vraiment.   Ne me demandez pas pourquoi, on a jamais eu la présence d’esprit de mettre au point une stratégie collective pour y répondre.  Chaque fois, on bafouille et on s’enfarge.

Or donc, où en étais-je??  Ah oui, M. Parfait qui balance sa fameuse bombe à cafouillage.

Silence. 

Amétys et moi on se plante, une les yeux au plafond, l’autre le nez dans ses chaudrons, bien décidées à laisser Bobette se démener avec SON problème.  C’est SON chum après tout.

Sa réponse donnait l’impression qu’elle mettait en pratique son cours de berbère 101 ou encore qu’elle s’était mise au mongol la semaine d’avant et qu’elle mélangeait les deux.

–          Blwwou…….oualllw…………mmircc kwonn………boff…….crouuinchhh…….

En bref, je crois qu’elle a parlé de rencontres amicales, d’amis communs peut-être, je ne sais plus.  Je ne me souviens plus également qui d’entre moi ou Amétys nous a sorties de l’embarras mais j’aurais tendance à penser que j’ai proposé à mes invités un petit refill de vin.   Bacchus ce grand sauveur.

On croyait bien avoir encore une fois échappé de justesse à l’odieux de devoir révéler qu’on s’était fait des amies herpétiques sur internet. 

MAIS NON!!!  Le berbère/mongol bancale de Bobette ne l’avait pas convaincu!  Et il a fait quoi le Monsieur pour avoir sa réponse?  Il s’est tourné vers Nitouchka à la fin du repas, alors qu’Amétys était aux toilettes et que Bobette se payait ma gueule.

–          Comment vous vous êtes rencontrées déjà Nitouchka?

Pas con le monsieur.  Juste un peu trop insistant.

–          Ben on s’est rencontré dans le cadre de….genre….heu….. d’activités sportives.  Oui c’est ça, des sorties genre Détour Nature, tu connais?

Et là j’ai l’air allumée mais croyez-moi, je n’aurais pas gagné d’Oscar pour cette prestation.  Même pas un Métrostar.  Exit ma carrière d’actrice/improvisatrice. 

Finalement, comme on a une bonne étoile ou encore qu’on fréquente des gens respectueux, il n’a pas insisté et la soirée s’est gentiment poursuivie.

L’incident s’est relégué de lui-même et on n’en a jamais reparlé entre nous.

Jusqu’à ce que me vienne l’idée d’écrire ce texte.  Je me suis dit qu’il fallait que j’en parle à Bobette.  Non mais rigoler qu’on a fait toutes les deux, je vous dis pas.

Et on s’est dit que c’était con d’être gênées.  Pour une fois que quelque chose de bon sortait d’une expérience négative, pourquoi le cacher.  Pourquoi en être embarassées? 

Lorsque le coloc a frappé, on a pris les moyens pour se sortir de notre misère, de notre isolement.   Au lieu de se replier, on a pianoté sur nos claviers, on a cherché des ressources, et non seulement on les a trouvées mais en plus, on les a utilisées.

On a fait fi de notre gêne, de nos peurs, de nos angoisses, on a enfilé notre courage et on s’est présenté à un groupe d’inconnus qui pour la plupart, n’avait en commun avec nous que le coloc.  Et dans ce groupe, trois petites étoiles qui brillaient du même éclat se sont reconnues. 

Et on voudrait le cacher?

Ben oui!

Que voulez-vous.

Bien que je les aime, bien qu’elles m’aient procuré de la lumière les jours de noirceur et qu’elles m’en procurent encore aujourd’hui, j’aurais préféré pouvoir dire que je les ai connues au cégep. 

Elle est tellement imparfaite la fille de MPB.  Dieu merci!

Je vous raconte.  Parce qu’il n’y a qu’à vous que je puisse le faire.  Parce que l’herpès, même asymptomatique, même relativement bien accepté et vécu, est pourtant toujours présent, comme une petite roche dans un soulier qui revient parfois se planter droit sous la plante.

Vous le savez j’ai un amoureux.  Un amoureux à qui j’ai du annoncer que je partageais ma culotte avec un petit copain.  Un amoureux qui a d’emblée accepté la situation et avec qui je vis une belle histoire depuis.

Lorsque je lui avais fait ma douloureuse annonce, mon amoureux m’avait raconté que son meilleur ami avait eu une relation avec une fille qui avait également l’herpès.  Cet ami, aux dires de mon amoureux, n’avait jamais été très à l’aise avec la situation parce qu’au final, il n’était pas vraiment amoureux de la fille.

Bref, avec mon accord, il a discuté de ma situation avec cet ami et bien que l’on n’en ait jamais reparlé, je présume depuis que l’ami en question connaît mon petit secret.

J’imagine aussi qu’il n’a pas réfléchi.  Peut-être même n’a-t-il même pas fait le lien.  Qu’il a oublié. Parce que pour lui je ne suis pas l’herpès.  Je suis l’amoureuse de son meilleur ami.  Mon amoureux lui a relevé la bévue, j’en suis convaincue.

Alors qu’on se baignait dans une rivière gelé, l’ami offre à l’amoureux de lui prêter son wet suit.  Devant l’amoureux hésitant l’ami lui lance :  j’ai pas l’herpès t’es correct!

Ouch!

Et l’amoureux, soucieux sans doute de minimiser l’affront (parce qu’on n’a jamais discuté de cet événement par la suite) de répondre :  moi j’en ai parfois, sur la bouche!

Gentil choux!

Je ne lui en veux pas à l’ami.  J’aurais pu faire une telle connerie.  J’en suis capable.  Mais malgré tout je n’y peux rien, je me suis sentie mal.  Je me suis sentie comme un gros bouton.  Une lépreuse indésirable.  Et j’avais vachement envie qu’on change de sujet et pas du tout envie de me faire la défenderesse des herpétiques de ce monde!

Comme quoi, c’est jamais gagné!

Ouiiiiiiiiiiiiii….

Et puis NON!

JE NE VOUS DIS PLUS RIEN!

Je n’en dis pas plus pour ne pas que ça fouèèèèèère….

Parce qu’à chaque fois que je vous en parle ça se termine en queue de poisson!

C’est ça!!!!

CE BLOGUE ME PORTE MALHEUR… 😉

Alors! Chuuuuuuut!

?!?

Ah puis Ok!!! Juste un petit secret…..

C’est un superbe spécimen de la famille des moldus!

Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir!!!

J’ai une relation amour/haine avec ces citations que l’on utilise à la va comme je te pousse.  Non mais qui a vraiment envie d’entendre: Un de perdu 10 de trouvés; Le temps arrange les choses; Tu as sûrement quelque chose à apprendre de cette histoire…, quand on arrive le coeur en miettes et que l’on cherche juste un peu de réconfort!?  Qui hein?  Mais en même temps, elles me viennent en tête comme des boutons sur un ado quand une copine me raconte ses déboires.  Pleines de sens (bon je sais, il y en a des meilleures mais là, rien à faire, elles ne viennent pas!) mais tellement chiantes.

Il y en a quand même une de circonstance à l’heure H.  Une que j’oublie parfois:  Be careful what you wish for!

Fallait ben que je vous écrive pour que l’autre se décide enfin à s’inviter à la maison, après DIX mois de niaisage.  Vous auriez dû me voir l’hésitation au téléphone… mais en bonne blogueuse que je veux devenir, j’ai pensé à vous et je lui ai dit:   Ben oui, viens-t-en, on verra ben!

Ben il est venu, moi pas et j’ai ben vu.  Bien vu que j’avais raison.  Bien vu que les copines avaient raison.  Bien vu sa vraie nature!

J’ai une relation désir/haine avec ceux qui m’utilise à la va comme je te pousse.  Ceux qui ont l’égo en manque d’attention, ceux qui voient ma vulnérabilité et qui en profite, ceux qui ont la maturité relationnelle d’un pissenlit mais qui se croient supérieurs ou du moins aiment faire sentir les autres inférieurs. 

Passe à autre chose la grande, qu’on a envie de me dire.  Problème majeur: il fait partie de mon entourage et il m’est impossible de l’éviter, à moins de changer mon mode de vie, ce que je ne suis pas prête à faire.  Alors, j’essais de me pardonner ma stupidité (celle d’avoir des attentes, au minimum, d’honnêteté) et de conserver un tant soit peu de dignité.

Il doit bien y avoir une leçon à tirer!

La vie nous envoie seulement les épreuves que l’on a la force de surmonter!!

J’en sortirai grandie, c’est certain!!!

Bobette nous tance depuis un bon moment: 

–   Je suis seule à faire vivre ce blog.  Mais qu’est-ce que vous foutez bordel.  Vous viendrait pas l’envie de contribuer un peu par hasard bordel de ….. )&* »()%?$ ???

Comme elle nous semonce séparément Amétys et moi, je ne sais pas ce que ma collègue d’ingratitude répond.  Mais moi je le sais pourquoi je n’écris pas :  Je n’ai rien à dire!

Vous le savez; le gros drame avec l’herpès c’est la peur de se faire rejeter et de ne plus pouvoir rencontrer un amoureux digne de ce nom.  L’autre petit problème, c’est d’avoir des crises à n’en plus finir.

Ben…….je ne veux faire chier personne avec ça mais, dans mon cas, je suis de ces chanceuses qui ont l’herpès de façon asymptomatique.  Alors exit le petit problème.  Et pour le gros drame, vous le savez si vous nous suivez depuis quelques mois, j’ai rencontré un Jules! (ici vous pouvez vous imaginer ma bouille de la façon que vous voulez et y coller un petit sourire de satisfaction un peu niais!)  Alors je peux vous raconter quoi au juste hein?  Dites-moi parce que je manque franchement d’idée.

C’est pas des blagues!  Dites-moi ce que vous voulez savoir et je vous le raconte avec humour, sensibilité, rage ou philosophie mais surtout – et prenez mes mots pour une garantie écrite- sans aucune censure.  Je suis ainsi, quand l’exhibitionnisme a été distribué, je suis demeurée coincée sous le distributeur.  L’affaire c’est que je ne sais pas quoi exhiber.  Peut-être parce que lorsque la chaine est repartie, on a du me faire sauter l’étape de l’imagination pour ne pas devenir une maniaque en puissance.  Qui sait.  N’en demeure pas moins que maintenant, Bobette, la pauvre, se retrouve seule à causer petite gale et Valtrex. C’est inacceptable!

Allez!  Demandez et je vous promets du show time!!!

Les copines se plaignent.  Nitouchka a disparu des écrans radars.  Hey oui.  Amour quand tu nous tiens.  L’arrivée de Margojolie m’a quelque peu déculpabilisée mais quand même.  M’en va vous entretenir.

Nitouchka surfe sur la vague de l’amour.  Et comme ici c’est un blog sur l’herpès, m’en va vous entretenir sur l’amour à l’heure de l’herpès.

Un matin comme un autre.  7h30 le téléphone sonne.  Je me farcis le trafic.  C’est Loulou et son appel quotidien.  On n’a pas toujours quelque chose à se dire mais ce matin là y’avait de la viande sur l’os.

Nitouchka – Ça va ?

Loulou – Mouais….

Nitouchka – Maizencore ?

Loulou – Sti qu’ça me fait chier !

Nitouchka – Raconte……

Loulou – L’herpès câlisse !

Nitouchka – Ah celui-là……

Loulou – Je me tape une crise.  Une méga.  Évidemment pas question qu’on s’amuse mon Jules et moi (Loulou a un amoureux.  Depuis plus de 3 mois.  Yeah ! )

Nitouchka – En effet……

Loulou – Mais le problème est pas là….  Le problème c’est que je n’arrive pas à lui dire qu’on ne peut pas s’amuser.  Nitouchka ça me fait chier.  J’ai l’impression que si je lui en parle, du coup je lui rappelle qu’il court un danger et que je suis une personne non grata.

Nitouchka – Je te comprends.

Loulou – Ah oui?

Nitouchka –Ben kin!  Le dire c’est une chose.  Le redire en est une autre aussi difficile.  A-t-on vraiment le goût de constamment faire des rappels:  « Oh by the way, tu te rappelles que j’aie l’herpès hein?! »

Loulou – Mets-eeeeeeeeen!

Nitouchka – Regarde chéri la jolie petite gâle.  N’est-elle pas mignonne?  Tu veux t’y frotter

Loulou – Hé! Hé!  Justement.  J’ai tellement pas enviiiiiiiiiie!  J’ai l’impression qu’il va prendre ses jambes à son cou.

Nitouchka – Mouais.  Pourtant….

Loulou – Mouais. 

Nitouchka –

Loulou –

Loulou – Mais j’aurai pas le choix.

Nitouchka – T’auras pas le choix.  À moins de l’éviter pendant une semaine ou deux, mais là c’est d’autres problèmes que tu risques d’encourir.

Loulou – Mouais. (soupir)  Je pourrais essayer les larmes.  Parfois la compassion est plus forte que le dégoût non?

Nitouchka – C’est une bonne option.  Malgré ce qu’ils racontent, les hommes aiment les larmes.  C’est clair.  Tu pourrais essayer ça.  Il va tellement être occupé à te consoler qu’il va en oublier l’enjeu essentiel.  C’est une bonne idée je l’essaierais.

Loulou – C’est la seule qui me vient en tête surtout.  Faudrait prendre le temps de mettre au point un ensemble de stratégies.  Tu fais quoi toi habituellement?

Nitouchka – J’ai pas de crises. 

Loulou – Ah c’est vrai.  T’es chanceuse ……….

Nitouchka – Je sais.  Ça fait chier.

Loulou – Mouais.  Un peu quand même.  Mais on t’aime pareil.

Nitouchka – Moi aussi je t’aime Loulou.  Tu vas lui dire?

Loulou – J’ai tu le choix?

Nitouchka – Nope!  Go girl!  You’re a fighter!

J’étais décidée.  Décidée mais crispée  jusqu’au bout des cheveux.  Il m’a embrassée, fait du thé, embrassée de nouveau,  souri, rerembrassée encore et m’a dit de prendre mon temps si ça m’angoissait autant.

Finalement,  devant ma nervosité et avant que je ne mette en lambeau le Fred Poulet que je triturais comme de la pâte à modeler qu’on cherche à ramollir, il a imposé son véto. 

– Ok vas-y!  Qu’est-ce que tu veux me dire?

J’ai péniblement extirpé du fond de mes entrailles le petit laïus que je m’étais récité comme un mantra toute la journée; dans le traffic, en lisant mes rapports, en lunchant,  en courant sur le treadmill, en faisant claquer mes talons jusque chez lui et en attendant qu’il ouvre la porte.

– Hey bien, a-t-il dit surpris, je suis déstabilisé.  Pas par ce que tu as mais parce que je m’attendais tellement à autre chose. 

– Genre?

– Genre…. je sais pas……….genre j’ai la facheuse manie de croquer les pénis lorsque je deviens trop excitée par exemple.

– …………

– Mais si c’est juste ça et que mon pénis demeure intact, il n’y a aucune raison de s’en faire.   Rien pour se faire du sang de cochon anxieux et rien pour tourner les talons surtout.

– …… tu n’as pas de question?

– Qu’est-ce que je devrais savoir?

********************************************

Je suis aux anges, je n’ai pas dormi de la nuit et j’ai un vilain rhume.  La vie est belle.

Chers lecteurs,

Je suis désolée.  Je sais que vous aviez tous sans doute très hâte de savoir comment s’était passée cette soirée de dévoilement.  Je viens à vous bien penaude.  Je me suis dégonflée.  Totalement.  Incapable.  Figée.  Chicken à l’os.

Plus le moment approchait, plus l’angoisse montait.  Pourtant dans la journée j’avais bien mis en place mon scénario, choisi les mots, imaginé la scène, mis au point des mécanismes pour faire diminuer l’angoisse.  J’avais même fait une répet avec Loulou.  Une vraie pro croyais-je.  Je suis si habile lorsque vient le temps de conseiller les autres mais je suis pourrie dans l’art d’appliquer mes propres conseils.

À quelques minutes de l’heure H, alors que je me dirigeais vers le lieu de notre rencontre, la panique s’est emparée de moi.  Les crampes, l’angoisse.  Jamais je ne serais capable.  Bobette, Amétys, Loulou, Miss Sagesse, je les ai toutes appelées à la recherche du courage qui fuyait à tout vent.

Je ne sais pas si je cherchais de l’aide ou plutôt une raison pour me dégonfler mais lorsque Loulou m’a dit de me calmer et qu’au pire du pire, je pouvais à la dernière minute décider de ne pas lui dire, j’ai sauté là -dessus comme un ballon s’écrase sur une aiguille.  Pouf!  J’ai su que je ne le ferais pas. 

J’ai joué les demis prudes.  Maintenant je regrette.  Putain je regrette.  On fait comment pour connecter avec quelqu’un quand un gros éléphant se trouve entre nous?

Chaque moment qui passe rend la chose plus difficile encore.   On dirait que dans ce domaine, l’expérience ne compte pas.  Chaque fois on recommence à zéro.  Chaque fois c’est aussi souffrant.  Malgré les belles expériences.  Me voilà même à me questionner si dans le fond, il me plait vraiment.  Si ça vaut le coup que je m’occasionne une telle torture. 

Mais je sais que, j’ai beau me négocier, rendu ici peu importe, il me faut sauter car j’ai l’impression que si je ne le fais pas maintenant  je n’y arriverai plus jamais.

Alors chers lecteurs, ce n’est que partie remise.  Il faut ce qu’il faut et je le ferai.  Je le ferai.  Rendez-vous à l’épisode 4.

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

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Tout d'abord bienvenue chez MPB! Afin de vous aider à nous connaître un peu et à en comprendre d’avantage sur notre situation, nous vous invitons à commencer la lecture de notre blogue par l'onglet «Billets choisis». Bonne visite!

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