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Capture d’écran 2013-05-07 à 16.25.30

On en parle en grandes pompes ici!

Wow un nouveau site web pour sensibiliser les jeunes aux infections transmissibles sexuellement et par le sang.

Ils ont même fait des illustrations de petits monstres ITSS!

Excellente idée mais devinez quoi? AUCUNE MENTION SUR L’HÈRPES.

Niet!

Pas de face de monstre pour notre petit bobo!

Bien voyons donc!  Pourquoi parler de la ITS la plus répandue au monde?

Laissons les jeunes dans l’ignorance.

Ça me fait chier et je partage!.

_______________

Et pour visiter le site, cautionné pat l’agence de la santé et des services sociaux du Québec et la santé publique de la Montérégie, suivez ce lien.

Il y a quelque temps nous avons toutes les trois été interviewées par Julie Leduc, journaliste pour le magazine Coup de Pouce, afin de collaborer à la rédaction d’un article sur les its après 35 ans.

Bien voilà. L’article Une chlamydia à 40 ans? est dans l’édition du mois de mai qui se trouve déjà en kiosque.  Évidemment, il n’est pas exclusif à MPB mais on y retrouve quelques petits clins d’œil de notre entrevue et un lien vers monpetitbobo.com.

Et comment on se sent quand on devient célèbre ?

Ah, ah, ah! On ne s’enfle pas trop l’égo.  On s’est inventé des noms fictifs et être célèbre anonyme ça ne change pas grand chose sauf qu’on est vraiment contente de faire connaitre le p’tit bobo… ! 🙂

Ceci dit, on tient à souhaiter la bienvenue aux lecteurs du magazine Coup de Pouce et à dire un gros merci à Julie!

Cet homme (dont nous avons retiré la photo) est un criminel notoire. Son crime? Ne pas avoir mis de condom!

Non mais pincez-moi!  Je rêve!  Je feuilletais ici et là et je suis tombée sur cette…… chose!!

Un homme de Toronto de 35 ans est accusé d’avoir eu une relation sexuelle avec une femme sans l’avoir avertie qu’il souffrait d’herpès, une infection transmise sexuellement contre laquelle il n’y a aucun traitement.

Selon la police de Toronto, le couple a eu relation sexuelle sans protection en mars dernier. L’agent Tony Vella, a indiqué que l’homme «n’aurait pas informé sa partenaire de son état de santé».

Lorsque la femme de 28 ans a appris que son partenaire avait reçu le diagnostic d’herpès génital (virus HV2), elle a porté plainte à la police.

James David Hogg, surnommé Jimmy, a été arrêté et accusé d’agression sexuelle grave. Il devra comparaître le 26 septembre à Toronto.

L’accusé n’est pas connu des policiers.

Les enquêteurs ont publié une photographie de M. Hogg pour découvrir s’il y aurait d’autres victimes. L’accusé mesure 1,78 m (5 pi 10 po) et pèse 82,5 kg (165 lb). Il a les yeux bruns et les cheveux noirs, et parle avec un accent britannique.

Quiconque a de l’information peut appeler le 416-808-1400.

Agression sexuelle grave!?!?!?! 

Pas connu des policiers!?!?!?! 

Découvrir s’il y a d’autres victimes?!?!?! 

Je rêve bordel!  Je rêve! On dirait entendre parler de Paul Bernardo!

Rajoutons-en et pas qu’un peu! Et voilà qu’on peut se retrouver au banc des accusés entre Mom Boucher et Ted Bundy pour avoir omis de mettre un condom!  Et l’autre conne elle?  Cette pauvre écervelée de 28 ans?! Elle en a mis un condom?  Elle se croit où?  Dans un conte de Grimm?  Got news for you honey: Le prince charmant qui vient sauver la belle dans son château, c’est de l’histoire inventée!!  L’histoire ne dit pas si elle l’a chopé ou non mais un bon petit cours d’éducation sexuelle lui serait utile à celle-là !

Le Globe and Mail pose une question intéressante à savoir: Est-ce que le fait de ne pas divulguer l’herpès devrait être considéré comme un crime?  faisant référence au fait de ne pas dévoiler qu’on est Séropositif ou atteint du Sida.  C’est rassurant de voir certains commentaires des gens, particulièrement celui-ci qui résume ce que je pense personnellement:

Mick1977

1:28 PM on September 7, 2011

This is insane. Most people that think this is a good idea are incredibly ignorant about the herpes simplex virus. It’s about as common as they come, almost everyone contracts the virus before they die. A recent UK study found by age 25 75% of people have at least one of the two strains (HSV1, HSV2) and a recent US study found that in unmarried women aged 45-50 50-70% have genital herpes caused by HSV2 (so this doesn’t even take into consideration the cases caused by HSV1 which account for around 30-50% of new cases of genital herpes due to the fact less people acquire HSV1 orally as a child these days). It’s just that for most people (80% of carriers) it goes unnoticed either due to symptoms being too minimal to be detected (e.g., what appears to be nothing more than a scratch, thus not prompting the individual to seek medical advice) or due to them being 100% asymptomatic.

Criminalising this guy risks setting a worrying precedent that could criminalise the majority of the population and require the majority of the population to disclose their HSV+ status before even kissing anyone (the virus can be passed mouth -> mouth, genitals -> genitals, or mouth -> genitals (and vice versa)). There is no distinction between oral herpes (aka « cold sores ») and genital herpes apart from in people’s minds, as perpetrated by social stigma. Both can be caused by either strain. It would be entirely inconsistent to criminalise the passing on of genital herpes without criminalising the passing on of oral herpes. I think every (reasonable) person would agree that the later would be ridiculous. To realise this is to realise that the former is equally ridiculous, it is the same thing. To reiterate the distinction is not based in reality.

Those calling for this to become a criminal offence should take a minute to realise that depending on their age they will almost certainly carry at least one strain of the virus themselves and if they are unlucky enough to have contact with one of the minority of the uninfected members of society out there they may find that next time it’s their them in the court room. Most people don’t realise that almost everyone carries this virus and will be contagious from time to time even if they have never had any symptoms.

It’s basically a fact of life that if you are sexually active you are going to get herpes at some point. The answer is education and de-stigmatisation not criminalisation

Comprenez bien, je suis de celle qui croit qu’on se doit de divulguer une ITS, à tout le moins, se protéger et protéger ses partenaires.  Je ne lui donne pas le bon Dieu sans confession à ce type!  Mais de là à lui apposer l’étiquette de criminel, il y a des limites qu’il est drôlement dangereux de dépasser!

Comme quoi le travail d’éducation ne sera  pas une tâche facile.

Merde et moi qui ai transmis le rhume à au moins 3 collègues au bureau!  Ne vous surprenez pas si vous apercevez ma photo au poste de police de votre quartier!

Vraiment y’a des fois où je sortirais littéralement de mes gonds !

L’autre jour par exemple, j’avais un rendez-vous chez le dentiste.

Nous aimerions que vous remplissiez notre petit questionnaire me dit la réceptionniste.

Bien sûr, avec plaisir que je lui réponds tout innocemment !

En gros, il s’agissait d’un questionnaire enquiquineur voulant tout découvrir de votre état de santé.

Souffrez-vous d’allergies? [] Oui? [] Non? Si oui à quoi?

Avez-vous un médecin de famille? [] Oui? [] Non? Si oui son nom : _______

Êtes-vous porteur du virus du sida? [] Oui? [] Non? Si oui… (j’ose même pas y penser)

et… Je vous le donne dans le mille : Avez-vous une its ? [] Merde

(Je réponds quoi làààà ???)

Puis les feux sauvages ? Ça ne vous intéresse pas ça ? [] Non ????

Me semble que c’est pas dans le derrière que je me fais fouiller quand je vais chez le dentiste et qu’une question sur l’herpès buccal serait bien pertinente !

En tout cas. J’ai répondu NON à toutes ces questions, je suis allée porter mon questionnaire les dents bien serrées et je suis retournée à ma chaise en repensant à la fois où j’ai voulu faire un emprunt hypothécaire assorti d’une assurance prêt.  Je m’étais sentie obligée de cocher [] oui-si-oui-quoi j’ai l’herpès génitallllll à la case its afin de m’assurer que mes enfants reçoivent leur dû à ma mort parce qu’on le sait tous : une fausse déclaration peut entrainer un non paiement.

Bref, cette fois là, j’ai coché oui…. [] Merde

Vous auriez dû voir la suite !  Ils ont demandé à consulter mon dossier médical, m’ont fait repasser un questionnaire débile du genre quels médicaments? Combien? Depuis quand etc, etc, etc… et ont soumis mon dossier à leurs décideurs…

Shiiiiit…. C’est dans ces moments là que je trouve qu’avoir l’herpès dans le visage comporte plus d’avantages que de l’avoir dans le popotin…  Je trouve ça tellement con et triste de voir les torts psychologique causé par la coche [] its alors que presque tout le monde est porteur de notre charmant p’tit bobo!

Oui, ça doit être ça qui cause mon grinchage de dents et j’ai bien peur que j’aurai des rages tant et aussi longtemps que l’herpès génital ne sera pas dédramatisé et considéré aussi bénin qu’un feu sauvage…

L’autre jour j’avais une discussion sérieuse avec Nitouchka :

– Tu sais Nitou, bien que je ne sois pas dans la peau de mon chum, si on inverse les rôles, j’suis pas certaine que je serais restée s’il m’avait annoncé qu’il partageait sa culotte avec notre cher coloc herpès.

– Bien moi non plus je ne sais pas ! Qu’elle me répond.  À bien y penser,  j’aurais p’t’être pris mes jambes à mon cou !

– Ouin, je n’ai jamais été mise en face du problème (étant moi même le problème) mais ouffff… Tu sais quoi ?  Je le trouve bien courageux mon Presqueparfait !

– T’as raison, ils sont braves nos amoureux !

– On n’en a jamais parlé de ça sur Monpetitbobo…

– De quoi ?

– Bien du fait que peut-être on ne serait même pas restées nous mêmes… On dit toujours que c’est pas si grave, on relate les choses de manière super positive pour ménager tout le monde mais c’est p’être pas tout-à-fait ce qu’on pense vraiment !

– Oui mais Bobette, on ne le sait pas ce qu’on aurait fait.  On est des bonnes personnes, on a de bonnes valeurs et c’est tellement dur de trouver quelqu’un qui nous plait et qui nous convient… On serait probablement restées nous aussi.

– Ouais, p’t’être bien…

Et on s’est laissé là-dessus…

Et c’est venu me tracasser……

Et j’ai réfléchi……..

Et j’en suis venue à la conclusion que je devais vraiment savoir ce qui s’était passé dans la tête de mon Presqueparfait. Pourquoi était-il resté alors qu’il ne me connaissait pas ? Que s’est-il passé au fond de lui ?  Comment on se sent quand quelqu’un qui nous attire nous dit qu’il a une its ?

Et c’est ainsi, à petits coups de questions me martelant le cerveau, qu’est née l’idée de lui passer une petite entrevue «spécial herpès» !

_________

On déjeunait. J’avais déjà préparé quelques questions.

– Mon Presqueparfait que j’aime beaucoup ?

– Oui Bobette ?

– Que dirais-tu si je te faisais passer une petite entrevue ?

– Une entrevue ?

Alors je lui explique en grandes lignes la conversation que j’avais eue avec Nitouchka et mon désir de connaître son processus de décision.

– Quand je t’ai appris que j’avais l’herpès, tu me connaissais à peine… Tu n’étais même pas impliqué émotivement.  Tu aurais pu partir, prendre tes jambes à ton cou et passer à la suivante !!!  Je veux savoir pourquoi tu es resté et pouvoir en parler à nos lecteurs. On offre toujours notre point de vue d’herpéthique et ce serait tellement fantastique de pouvoir offrir le point de vue d’une personne qui est restée.  S’il te plait mon chéri (yeux doux ici), s’il te plait !

Et il a accepté d’emblée.  Ce qu’il est merveilleux mon Ppf !

Nous en avons jasé un peu mais n’avons pas eu le temps de faire le tour de toutes mes questions et je me suis dit que, tant qu’à y être, je devrais vous soumettre ma liste de questions au cas où vous en auriez quelques pertinentes que je pourrais ajouter…

Alors la voici :

Est-ce que j’ai bien choisi le moment pour te l’annoncer ?

Est-ce que je t’ai dit les bonnes choses ?

Est-ce que ça aurait été différent si je te l’avais dit après une première relation sexuelle?

Pourquoi es-tu resté ?

Comment as-tu pris ta décision ?

Que ferais-tu si tu l’attrapais ?

Mets-tu ton choix en doute ?

Est-ce que tu y penses souvent ?

Et en finale : Est-ce que tu voudrais ajouter un commentaire ?

Voilà… Je crois que ça risque d’être étrange et bouleversant de parler de ce sujet aussi ouvertement – parce que oui, c’est toujours difficile d’en parler – mais j’ai vraiment hâte de connaître à fond son point de vue…

On en a parlé plusieurs fois et on a beaucoup blagué là-dessus.   On vous a inventé un Herpize Bible, proposé de le faire découvrir par un Quiz, on vous l’a présenté avec un shortcake aux fraises. On vous a même donné de vilains conseils de manipulation, des idées pour rejeter l’odieux sur l’autre et on vous a démontré à quel point ça sonne faux mais dans notre grande démystification, il nous manquait certainement un petit outil sérieux.

Annoncer qu’on a l’herpès c’est une vraie torture et pis encore quand on sent une vibration amoureuse où ça devient quasi comparable à un hara-kiri qui vous jette les trippes par terre… Dire qu’on a l’herpès c’est étaler de toute sa vulnérabilité et faire face à la peur du rejet.

Et y’a pas cent façons de le faire.

La plus grande variante est dans le moment de l’annoncer.  Certains choisissent de le dire au tout début d’une fréquentation alors que d’autres attendent plus longtemps. Il est certainement préférable de l’annoncer avant une première relation sexuelle afin d’éviter de gonfler sa culpabilité mais, bref, tout est discutable tant que l’autre personne n’est pas mise à risque.

Ceci dit, passons au vif du sujet…

Votre moment de l’annoncer est «enfin» venu !

Ce qui est le plus important – et que vous ne devez jamais oublier – c’est qu’il faut éviter de dramatiser.  Ok, peut-être une petite larme mais pas plus parce que présenter l’herpès comme une condition grave risque plutôt de faire peur à l’autre.  Restez en contrôle !

Une bonne technique d’entrée en la matière est de lancer cette phrase : «J’ai quelque chose à te dire !». Ne vous concentrez pas sur tout ce que vous avez à déballer (vous l’aurez déjà certainement fait mille et une fois) mais seulement sur cette petite phrase.  Vous verrez, une fois qu’elle aura été dite, il n’y aura plus de recul possible !

Évitez le drame ! Commencez par demander à votre interlocuteur s’il connait les feux sauvages (ou herpès buccal), s’il en a déjà eu ou s’il connaît quelqu’un qui en a et écoutez attentivement sa réponse qui va vous aiguiller sur la direction à prendre.

Ensuite, expliquez que les feux sauvages c’est de l’herpès, que ça peut être buccal ou génital et que vous….. Et que vous, bien…. Vous l’avez en bas…

1 : vous êtes super méga chanceux, votre interlocuteur vous dira : «Moi aussi j’ai l’herpès génital !».  On s’arrête là : ça ce traduira inévitablement en doux câlins!!!

2 : vous êtes quand même chanceux car votre interlocuteur vous dit qu’il fait des feux sauvages.  Dans ce cas, vous lui expliquez la différence entre les deux types d’herpès selon que le 1 est généralement buccal et le 2 génital mais que le type 1 se retrouve très souvent génital bref, vous lui faites comprendre gentiment que les deux types sont pas mal similaires et qu’il est théoriquement aussi contagieux que vous et que l’un n’est pas pire que l’autre sauf moins bien perçu à cause de l’endroit où il se loge.

3 : Vous êtes moins chanceux et votre interlocuteur n’a jamais eu l’herpès.  Dans ce cas, vous lui expliquez en grande ligne ce qu’est l’herpès et la différences entre les types.

Dans tous les cas, peu importe la direction que prend la conversation, il faut dire que vous n’êtes pas plus contagieux qu’une personne qui a déjà fait un feu sauvage, même une seule fois dans sa vie !  Et posez lui cette question : «Éviterais-tu de fréquenter quelqu’un qui a déjà fait un feu sauvage ?»  Généralement la réponse est non.  Et tous les médecins vous le diront : l’herpès n’est pas une bonne raison pour laisser tomber quelqu’un !

Il faut aussi sortir quelques statistiques. À savoir qu’au moins 75 % de la population est porteuse de l’herpès dont 20% du type 2.  Toutes les études disent qu’au moins une personne sur 5 sinon 4 est porteuse du type 2.  Dites aussi – et c’est très important – que la plupart des gens ignorent qu’ils sont porteurs parce qu’ils n’ont aucun symptôme et que votre interlocuteur pourrait tout aussi bien être porteur sans le savoir.  Vous pouvez facilement ajouter que bien des gens ne prennent même pas le soin d’en parler et qu’il est fort à parier qu’un jour où l’autre votre «date» soit en contact avec le virus et l’attrape de quelqu’un d’autre.

Ensuite, soyez rassurant et proposez une approche qui diminuera grandement les risques de transmission.

Dites lui que vous êtes prêt à prendre un traitement suppressif durant les premiers mois de votre fréquentation doublé de préservatif – ce qui diminue de façon drastique les risques de transmission – le temps que vous appreniez à vous connaître. Vous aviserez après quelques mois ou un an.

Proposez une rencontre avec un médecin spécialisé qui pourrait aussi bien se faire en solo qu’en couple.

Ensuite, une fois que vous aurez clairement expliqué la situation, laissez une petite période de questions et répondez de votre mieux. Ne vous éternisez pas sur le sujet, ça ne sert à rien, vous aurez l’occasion d’en reparler.  Laissez le temps faire son oeuvre et faites-vous confiance.

Aussi, un petit conseil d’ami, dites à votre interlocuteur d’éviter de faire des recherches d’images sur le net car on y montre vraiment des horreurs qui sont loin d’être la réalité.

Voilà, la suite des événements sera guidée par les sentiments, intentions et désirs de chacun.

Mais n’oubliez surtout que votre approche jouera pour beaucoup. Restez calme, dédramatisez et ça va bien se passer. La personne devant vous va certainement apprécier votre franchise et si, au pire, il n’y a pas de suite, il n’y aura pas de heurt.

Gardez en mémoire que l’herpès n’est qu’un petit virus de peau porté par une majorité de la population.  Ce qui ne diminue en rien votre potentiel amoureux.

Donnez-nous des nouvelles !

L’autre jour par hasard je rencontre un ancien collègue de travail.  Il a un herpès monstre sur le nez.

– Ah…. Allo!  *Gros bobo sur le bord du nez hein?*

– Tu parles d’une surprise ! C’est vraiment trop drôle qu’on se croise ici ! Et surtout ne me fais pas la bise, j’ai un herpès du nez !

– Bien oui, je vois ça ! *Ouaaache !*

– Tu sais, ce n’est pas contagieux, c’est juste bien laid.

– Ah bon ? *Menteur va !*.

– Les gens me regardent et trouve ça un peu dégeu !

*Tu m’en diras tant* Et puis, à part ça, quoi de neuf ?…

On a fait la conversation et, bien évidemment, je me suis gardée d’étaler mes connaissances au sujet de notre petit point commun.  Parfois faut savoir se taire et, à bien y réfléchir, je crois que je préfère loger mon coloc tout au fond de ma petit culotte plutôt qu’exposé aux regards de tous !! 😉

Avec le temps, on croit qu’on a fait le tour, les filles et moi on s’essouffle.

L’herpès on en a parlé, on l’a décortiqué sous tous ses angles, on l’a dédramatisé, on en a ri et on s’est donné des tapes dans le dos en se disant que ce n’était vraiment pas la fin du monde.

On vous a raconté nos belles histoires d’amour, nos jours sombres et nos matins ensoleillés. Bien des souvenirs y sont reliés.

L’herpès nous a certainement transformé et j’ai souvent pensé que c’était pour le mieux.  Bref, je n’y changerais pas grand chose puis, avec une bonne dose de Valtrex, on fini presque par l’oublier…

Ça fait plus de vingt ans que ce vilain mot est entré de le quotidien de mon vocabulaire.  Au début, pendant environ les cinq premières années, il est venu me hanter toutes les trois semaines. Ensuite, ça s’est estompé peut-être aux quatre semaines, puis cinq, puis six… Et maintenant, il m’arrive de sauter un mois ou deux (p’être même trois).

Je l’ai accepté ça. J’ai accepté que ce serait toujours présent et que de m’apitoyer n’y changeais rien… Et des bons côtés j’en ai trouvé comme celui de pouvoir discuter concrètement d’its avec mes enfants ; de sentir que je peux changer des choses dans le désarrois des autres ; de me donner une raison d’écrire ; de rencontrer des gens formidables et sensibles et de mettre sur ma route des humains dont les valeurs vont au delà d’un petit bobo.

Bref, l’herpès c’est pas grave.  Je suis en amour avec un homme extraordinaire qui n’a pas un iota de trace herpétique dans l’sang.  Quand je l’ai rencontré je lui ai évidemment tout déballé mon charabia. Je lui ai dit que je connaissais bien mes symptômes et que je prendrais un traitement suppréssif afin d’éviter lui transmettre…

C’est ce que j’ai fait.  Je me suis tapée un dose de Valtrex par jour pendant plus de six mois et on oublié toute cette histoire de coloc.  On n’en parle presque jamais et les préservatifs sèchent au fond de nos tiroirs. Tout beigne et je ne vois pas l’ombre d’une poussière flotter au dessus de notre petit nuage rose.

Mais dernièrement, parce que je n’aime pas être trop médicamentée et que je souhaite donner une pause de bleues à mon système, j’ai diminué ma dose à un jour sur deux ou trois la semaine où on se voit moins (enfants obligent) mais continue d’en prendre tous les jours quand on est ensemble…

Bon.  J’aboutis !  J’aboutis ! C’est que là, je me tape une crise !

Crisse !

J’aurais tellement voulu ne plus jamais y penser et me laisser bercer par l’Amour…

Biiiiiiiiiien non : je viens de recevoir une bonne dose de réalité en pleine face et va falloir que j’en reparle à mon amoureux. Concrètement.

Je n’ai pas de problème à lui dire qu’on devra se tenir tranquille quelques jours mais là où je me sens mal, c’est d’avoir à ramener tout ça sur le tapis et de lui rappeler que je suis une transmetteuse…  C’est un peu comme si j’avais à m’éventrer à nouveau pour étaler toute une confiture nauséabonde et, bien que je l’accepte et que mon Presqueparfait est au parfum, je me sens comme si je devais lui annoncer pour la toute première fois !

Je sais que j’vais en avoir toute ma vie et malgré que je sache aussi que mon amoureux va me prendre dans ses bras et qu’on va être heureux, je me sens vulnérable, là, maintenant.  Voilà!

Et pour finir sur une bonne note positive… On peut conclure que, même si on s’essouffle un peu, on a pas fini d’en parler, qu’on est bien placées pour vous comprendre, qu’on aura toujours besoin de support et que vous allez nous entendre encore longtemps !

—-

AJOUT 1 : lorsque j’ai voulu en parler à mon amoureux, il le savait déjà : il avait lu mon billet !  Vive le blogue et j’aime mon chum !

AJOUT 2 : finalement, y’avait pas de quoi fouetter un chat : ma crise n’était qu’un fichu poil incarné ! C’est que ça nous rend un peu parano ce petit virus ! En tout cas, voilà tout de même une preuve pour mon amoureux que je suis plus que vigilante!!!

Tout bon blogue sur l’herpès qui se respecte doit bien contenir quelques stats.  En voici un peu qui nous proviennent des USA et dont je me suis permis une petite traduction libre…  Je sais, c’est un peu plat mais y’a des jours où faut être sérieux (soyez sans crainte, ça ne durera pas!!!).

Bonne lecture et si vous avez des questions, n’hésitez pas, on va tenter d’y répondre de notre mieux.

HSV1 et HSV2 (les faits)

À l’heure actuelle, plus d’un américains sur 4 est porteur de l’herpès génital, mais seulement 1 sur 10 en est conscient ou a des symptômes.

The American Sexual Health Association prévoit que 50% des américains seront porteurs de l’herpès génital d’ici 2025.

Plus de 67% des américains, quand à eux, sont porteurs de l’herpès buccal et encore une fois, très peu ont des symptômes.

Le côté caché : les cliniques de dépistage des its ne font pas systématiquement le test de l’herpès car il est trop répandu par contre, ceux qui sont symptomatiques portent tout le fardeau émotionnel de cette condition très commune. En effet, la perception négative entourant quelques types d’herpès est si répandue que les gens porteurs qui ont des symptômes souffrent de rejet, de crainte, de désespoir, de dépression et peuvent même songer au suicide.  Le fardeau psychologique que beaucoup expérimentent est souvent bien pire que les manifestations physiques du virus.

Statistiques quant au virus d’herpès des Types I et II :

  • Entre 50 à 80% des américains ont l’herpès type-1, généralement responsable de l’herpès oral (ou des feux sauvages). La plupart des personnes contractent l’herpès oral quand ils sont enfant, en recevant un baiser d’un ami ou d’un parent.
  • Le type-1 peut être « converti » de l’herpès oral à l’herpès génital.
  • 20-25% des gens ont l’herpès de type-2 (généralement associé à l’herpès génital). De ce lot, 90% l’ignorent car ils n’ont pas de symptôme. Quelques sources indiquent même que 1 personne de plus de 30 ans sur 3 est porteuse de l’herpès type-2. Il est évalué que 50% des Américains porteront l’herpès génital d’ici 2025.
  • Les femmes sont cinq fois plus susceptibles d’attraper le virus que les hommes.
  • HSV peut-être transmis par le contact de peau-à-peau direct. Cela arrive quand un secteur contagieux entre en contact avec une minuscule déchirure de la peau ou de la membrane muqueuse, principalement sur la bouche et les organes génitaux, permettant au virus de pénétrer à l’intérieur du corps.
  • L’herpès peut être activement transmis par des gens qui n’ont pas de symptôme par un processus connu comme excrétion virale asymptomatique.
  • HSV peut aussi être transféré à la main sur d’autre partie du corps si vous transportez le virus actif sur une partie de peau qui aurait une micro lésion.
  • L’utilisation de préservatif réduit le taux de transmission de seulement 50%. Effectivement, si l’emplacement du virus n’est pas couvert par un condom (comme par exemple, les testicules), alors l’herpès peut être transmis même si les préservatifs sont utilisés.
  • LE TEST D’HERPÈS N’EST *PAS* INCLUS DANS UN DÉPISTAGE COMPLET DE D’INFECTION TRANSMISES SEXUELLEMENT, À MOINS QU’IL SOIT SPÉCIFIQUEMENT DEMANDÉ. Ainsi, beaucoup de personnes croient qu’elles sont libres de ITS alors qu’elles sont porteuses de l’herpès et qu’elles peuvent le transmettre.
  • Conséquemment à ce qui est mentionné ci-dessus, « des transporteurs asymptomatiques » peuvent inconsciemment transmettre le virus. 70% des nouveaux cas d’herpès recensés chaque année sont d’ailleurs contracté ainsi.
  • Il n’y a actuellement aucun remède pour le virus d’herpès. Les traitements supprésifs aident à réduire la sévérité/longueur des éruptions. Ces traitements sont aussi utiles dans la réduction du potentiel de transmission mais ils ne l’empêchent pas complètement.
  • L’infection au HSV peut réduire le système d’immunitaire. Les gens porteurs sont 2 à 4 fois plus susceptibles d’attraper le HIV.
  • La varicelle, le zona et la mononucléose sont aussi différentes manifestations du virus de l’herpès.

Voilà un article qui m’a laissée pantoise…  Déjà que les professionnels de la santé ont de la misère à s’y retrouver avec les its!  Voyez-donc ce qu’on invente maintenant :

_____

Vous avez une ITS? Il y existe une application pour ça
Par Sophie Giroux, Canoe.ca  original ici

 

Une clinique de recherche du Royaume-Uni a présenté cette semaine une trousse qui fonctionne autant sur les téléphones intelligents que sur un ordinateur personnel et qui permet à son utilisateur de passer un test pour les infections transmises sexuellement (ITS).

Cette trousse serait destinée à rejoindre les jeunes technophiles, considérant que c’est le groupe des adultes en bas de 25 ans qui est le plus à risque à développer de nouvelles infections.

Le docteur Tariq Sadiq, qui est à la tête de ce projet, a affirmé dans une entrevue accordée à The Guardian, qu’il espère que cet outil aidera à réduire le nombre d’infections.

Le test mobile sera facile d’utilisation. Les gens suspectant avoir été infectés pourront appliquer un échantillon d’urine ou de salive sur une puce électronique.

Muni d’un port USB la puce sera branchée soit dans un téléphone intelligent ou soit dans un ordinateur. Le diagnostic sera alors émis dans les minutes qui suivent, en plus de préciser, s’il y a lieu, de quelle infection il s’agit.

La trousse de dépistage permet de diagnostiquer des infections comme la chlamydia et la gonorrhée en plus de suggérer des options de traitement. – Dans l’article original à The Guardian (en anglais) on parle même du dépistage de l’herpès –

Dr Sadiq n’a pas apporté de précisions techniques quant à la puce électronique en question. Cependant il affirme qu’il s’agit d’un produit abordable qui sera potentiellement disponible dans les machines distributrices.

_____

Bien oui, c’est ça!  Léchez donc votre téléphone avant de lécher n’importe quoi!!!

Sachant comment l’info sur l’herpès est contradictoire et les tests sont souvent erronés, j’ai comme un peu l’impression qu’on ouvre peut-être une petite faille vers la transmission.

Mais bon, c’est une opinion que je partage et si j’ai raison bien coup donc, on se rapprochera du 100% de la population!!!



Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

Première visite?

Tout d'abord bienvenue chez MPB! Afin de vous aider à nous connaître un peu et à en comprendre d’avantage sur notre situation, nous vous invitons à commencer la lecture de notre blogue par l'onglet «Billets choisis». Bonne visite!

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