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Ce jour là, j’écoutais l’émission de radio d’Isabelle Maréchal au 98,5 FM. Le sujet du jour, je vous le donne dans le mille : notre petit bobo!  Comme invités, le docteur Réjean Thomas de la Clinique A et notre ami Guy Leduc, fondateur de its rencontres.  Si vous ne connaissez pas l’émission, on y aborde des sujets qui touchent la santé en laissant des gens du public intervenir, juste comme ça, parce qu’ils se sentent interpellés.

Et ce jour là, je me suis sentie interpellée!

Sauf qu’avant de vous raconter la suite de mon histoire, je dois vous mettre en contexte et vous faire un petit aparté sur ma situation familiale:
Mes enfants et moi vivons maintenant avec PresqueParfait, dit le-sans-bobo, accompagné de sa trâlée d’ados.  Parmi cette gang de jeunes reconstituée, seule ma fille est au courant de notre petit secret.

Je travaille de la maison. Le jour je me retrouve donc seule à travailler sur des trucs de travailleur autonome.  La gang est soit à l’école, soit au boulot et le plus grand de nos ados qui ne fait rien de sa vie est presque toujours chez ses potes à récupérer de la veille.  Bref le jour, je suis seule…

Alors oui ce jour là je me suis sentie interpellée!

Je signale donc le numéro et, à mon grand étonnement, tombe sans délai sur le répartiteur à qui j’explique que je suis une des coauteures de monpetitbobo et je me retrouve illico presto en attente de passer sur les ondes!

– Il y a deux interlocuteurs avant vous: vous passez donc dans deux!  Qu’il me dit.

Je suis un peu nerveuse mais bien contente de pouvoir mettre mon expérience au service de la vérole en me disant qu’en plus, ça donnerait un sérieux coup de pouce à MPB… Ô que j’en avais de l’ambition pour ces trois lettres!

Tout en me faisant une liste mentale de ce que j’allais dire, j’écoutais en stéréo l’émission qui jouait à la fois au bout du fil et sur les haut-parleurs du salon.  Dehors, la neige ; je regardais les flocons danser.

– Madame!  Vous passez dans un! 

Mon coeur palpite mais je garde le contrôle et me sens relativement bien jusqu’au moment où tout se gâte…

Un son, une fraction de seconde, une clé dans la serrure; j’ai compris ce jour là comment une sérénité relative pouvait instantanément se transformer en tornade émotionnelle.

– Madame!  Vous êtes à quelques secondes d’entrer en ondes! 

Et cette clé dans la serrure?!?

Dans l’espoir d’avoir mal entendu et de voir le camelot repartir avec son sac en bandoulière, j’étire mon regard vers l’entrée en constatant avec stupeur que ce matin là – je ne sais par quelle force ésotérique – l’ado non au courant de mon petit bobo, qui d’habitude dégrise chez des potes jusqu’en fin d’après midi, rentrait au bercail.

Il est dix heures, dehors il fait froid, il neige et je me sens piégée comme un enfant qui vient de faire une terrible bêtise.

Je suis toujours en attente, mon cerveau roule à vitesse grand V.  La porte d’entrée grinche.  Je sais que je devrais raccrocher la ligne mais au lieu de faire ce qui aurait été tout à fait logique et sans risque pour mon égo, en guise de manteau j’attrape la robe de chambre qui traîne sur une chaise, je saute pieds nus dans mes petits baskets de tissus et sors en catimini par la porte de derrière.

J’ai de la neige jusqu’aux genoux.  Téléphone en main, j’ai à peine le temps de me rendre au fond de la cours jusqu’à la cabane à jardin que j’entends le répartiteur qui m’annonce que je suis en ligne!

Bonjour Madame!

J’ai le souffle coupé.  Haletant, je tente de me présenter, de parler de notre blogue et d’expliquer le but de mon intervention.

Les baskets remplis de neige, au fond de ma cachette gelée, je peine à me concentrer.  Tentant d’être cohérente, j’imagine avoir oublié les haut-parleurs qui crachent encore ma voix dans le salon pendant que l’ado dégrise au son de mon discours. Je bafouille et m’excuse en expliquant que je suis nerveuse.  Je tente de poursuivre mais je pense alors à ma voisine qui est probablement en train de ramasser sa neige, perplexe d’entendre les secrets de ma cabane à jardin…

Je n’arrive pas à reprendre mon souffle et, trémolo dans la voix, j’essaie de dédramatiser, je trébuche, m’excuse encore, me répète.  L’entrevue ne dure que quelques minutes mais elle me semble interminable.  Moi qui pensais y arriver avec brio, je me suis mordu les lèvres de ne pas avoir raccrocher le combiné pendant qu’il en était encore temps.

Déconfite, je suis rentrée à la maison prête à affronter l’ado indigné de mon secret dévoilé mais, fort heureusement, j’ai été vite soulagée de constater que dans ma hâte à me sauver, j’avais eu la brillance d’esprit de fermer la radio et que, outre une grave blessure à l’égo, il me restait toute une histoire à raconter!

Alors oui, ce jour là je me suis sentie interpellée…

Peut-être fallait-il m’entendre malhabilement prôner la dédramatisation,  mais il fallait surtout me voir pour comprendre que ce jour là, il n’en était rien!

Bobette

Tout va bien pour PersqueParfait et moi et nous prenons beaucoup de plaisir à s’envisager à deux : on se fait des scénarios, on s’invente des célébrations et on s’imagine vieux… Puis il faut dire que, heureuses de faire parties intégrantes de nos projets florissants, nos progénitures sont bien arrimées à nos idées.

Bref depuis quelques temps, vous l’avez surement deviné, nous conjuguons le verbe concubiner à tous les temps du futur en relayant aux oubliettes le plus virulent des colocataires.

L’herpès n’a jamais été un obstacle et, outre lors de ses visites spontanées, il ne fait presque plus parti de notre vocabulaire.  Croyez moi : j’aimerais bien en oublier la prononciation à tous jamais mais certaines situations nous la ramènent comme un chien inlassable rapporte sa balle!

L’autre jour par exemple nous jouions en famille à un jeu de mots où, à une catégorie donnée, il faut trouver un mot qui commence par une lettre tirée au hasard. Dans le cas qui nous concerne, nous devions nous ingénier à trouver des mots commençant par la lettre E à l’énoncé « On n’en veux pas dans notre maison ».

– Des enrhumés!  Que je réponds.

– Des éléphants!  S’éclate petit rejeton.

– Des ennuis!  De dire PresqueParfait.

– De l’erpès???  Se questionnant ado junior.

Ha, ha, ha!!! PresqueParfait et moi, on ne s’est même pas regardés et on s’est empressés de répondre sur le champ qu’herpès ça s’écrivait avec un H.

C’est qu’il sait ne pas se faire oublier le virulent!!!

Bref, on n’en a pas recausé sauf hier alors que mon amoureux se demandait si ça m’avait blessé.

Bien sûr que ça ne m’a pas blessé – ado junior n’est même pas au courant – mais disons que j’ai trouvé la situation plutôt cocasse :

Non, on n’en veut pas dans notre maison!!! 😛

L’autre jour, nous étions chez le beau frère à regarder les 872 photos de voyage commentées par la belle soeur…  J’étais sur le bord de sombrer dans un état comateux-végétatif lorsqu’un commentaire de ma BS m’a fait bondir hors de portée de Morphée:

– Aaaaah, je me souviens, lors de ce voyage là chéri avait un gros feu sauvage s’l’bord d’la bouche!  Hein chéri?… clic… Bien oui, R-E-G-A-R-D-E-Z  moi ça làààà on le voit très bien!….. Il était gros hein?

–  Oui il était gros mon amour…. De lui répondre BF.

C’était effectivement un MAGNIFIQUE spécimen herpéthique! Mais je n’ai rien dit. Il y a des occasions où faut vraiment savoir se taire sauf que là ça m’a tout pris et que j’ai dû me «Duct taper» les lèvres le temps des 142 photos restantes!

Une fois le calvaire achevé, sur le retour de la maison en compagnie de PresqueParfait, je reviens sur le sujet:

– Je parie que BS a le petit bobo de caché dans la culotte!

– Tu crois?

– Avec l’exemplaire que BF avait dans la face, il y a des maudites bonnes chances!  En plus, je n’ai jamais vu BS avec un feu sauvage et ils sont ensemble depuis si longtemps…

– Peut-être bien alors!

J’étais heureuse et j’arborais un fier sourire.  Pourquoi?  Je me suis posée la question et je crois que c’est parce qu’au fond je venais de démontrer à mon super amoureux que l’herpès il y en avait partout, même dans sa propre famille et que finalement, je venais encore une fois de consolider la notion qu’il pourrait aussi l’attraper avec quelqu’un d’autre….

C’est comme ça: même avec toutes ces années à partager ma culotte, il arrive encore que j’ai besoin de me rassurer!

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

Première visite?

Tout d'abord bienvenue chez MPB! Afin de vous aider à nous connaître un peu et à en comprendre d’avantage sur notre situation, nous vous invitons à commencer la lecture de notre blogue par l'onglet «Billets choisis». Bonne visite!

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