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Ce jour là, j’écoutais l’émission de radio d’Isabelle Maréchal au 98,5 FM. Le sujet du jour, je vous le donne dans le mille : notre petit bobo!  Comme invités, le docteur Réjean Thomas de la Clinique A et notre ami Guy Leduc, fondateur de its rencontres.  Si vous ne connaissez pas l’émission, on y aborde des sujets qui touchent la santé en laissant des gens du public intervenir, juste comme ça, parce qu’ils se sentent interpellés.

Et ce jour là, je me suis sentie interpellée!

Sauf qu’avant de vous raconter la suite de mon histoire, je dois vous mettre en contexte et vous faire un petit aparté sur ma situation familiale:
Mes enfants et moi vivons maintenant avec PresqueParfait, dit le-sans-bobo, accompagné de sa trâlée d’ados.  Parmi cette gang de jeunes reconstituée, seule ma fille est au courant de notre petit secret.

Je travaille de la maison. Le jour je me retrouve donc seule à travailler sur des trucs de travailleur autonome.  La gang est soit à l’école, soit au boulot et le plus grand de nos ados qui ne fait rien de sa vie est presque toujours chez ses potes à récupérer de la veille.  Bref le jour, je suis seule…

Alors oui ce jour là je me suis sentie interpellée!

Je signale donc le numéro et, à mon grand étonnement, tombe sans délai sur le répartiteur à qui j’explique que je suis une des coauteures de monpetitbobo et je me retrouve illico presto en attente de passer sur les ondes!

– Il y a deux interlocuteurs avant vous: vous passez donc dans deux!  Qu’il me dit.

Je suis un peu nerveuse mais bien contente de pouvoir mettre mon expérience au service de la vérole en me disant qu’en plus, ça donnerait un sérieux coup de pouce à MPB… Ô que j’en avais de l’ambition pour ces trois lettres!

Tout en me faisant une liste mentale de ce que j’allais dire, j’écoutais en stéréo l’émission qui jouait à la fois au bout du fil et sur les haut-parleurs du salon.  Dehors, la neige ; je regardais les flocons danser.

– Madame!  Vous passez dans un! 

Mon coeur palpite mais je garde le contrôle et me sens relativement bien jusqu’au moment où tout se gâte…

Un son, une fraction de seconde, une clé dans la serrure; j’ai compris ce jour là comment une sérénité relative pouvait instantanément se transformer en tornade émotionnelle.

– Madame!  Vous êtes à quelques secondes d’entrer en ondes! 

Et cette clé dans la serrure?!?

Dans l’espoir d’avoir mal entendu et de voir le camelot repartir avec son sac en bandoulière, j’étire mon regard vers l’entrée en constatant avec stupeur que ce matin là – je ne sais par quelle force ésotérique – l’ado non au courant de mon petit bobo, qui d’habitude dégrise chez des potes jusqu’en fin d’après midi, rentrait au bercail.

Il est dix heures, dehors il fait froid, il neige et je me sens piégée comme un enfant qui vient de faire une terrible bêtise.

Je suis toujours en attente, mon cerveau roule à vitesse grand V.  La porte d’entrée grinche.  Je sais que je devrais raccrocher la ligne mais au lieu de faire ce qui aurait été tout à fait logique et sans risque pour mon égo, en guise de manteau j’attrape la robe de chambre qui traîne sur une chaise, je saute pieds nus dans mes petits baskets de tissus et sors en catimini par la porte de derrière.

J’ai de la neige jusqu’aux genoux.  Téléphone en main, j’ai à peine le temps de me rendre au fond de la cours jusqu’à la cabane à jardin que j’entends le répartiteur qui m’annonce que je suis en ligne!

Bonjour Madame!

J’ai le souffle coupé.  Haletant, je tente de me présenter, de parler de notre blogue et d’expliquer le but de mon intervention.

Les baskets remplis de neige, au fond de ma cachette gelée, je peine à me concentrer.  Tentant d’être cohérente, j’imagine avoir oublié les haut-parleurs qui crachent encore ma voix dans le salon pendant que l’ado dégrise au son de mon discours. Je bafouille et m’excuse en expliquant que je suis nerveuse.  Je tente de poursuivre mais je pense alors à ma voisine qui est probablement en train de ramasser sa neige, perplexe d’entendre les secrets de ma cabane à jardin…

Je n’arrive pas à reprendre mon souffle et, trémolo dans la voix, j’essaie de dédramatiser, je trébuche, m’excuse encore, me répète.  L’entrevue ne dure que quelques minutes mais elle me semble interminable.  Moi qui pensais y arriver avec brio, je me suis mordu les lèvres de ne pas avoir raccrocher le combiné pendant qu’il en était encore temps.

Déconfite, je suis rentrée à la maison prête à affronter l’ado indigné de mon secret dévoilé mais, fort heureusement, j’ai été vite soulagée de constater que dans ma hâte à me sauver, j’avais eu la brillance d’esprit de fermer la radio et que, outre une grave blessure à l’égo, il me restait toute une histoire à raconter!

Alors oui, ce jour là je me suis sentie interpellée…

Peut-être fallait-il m’entendre malhabilement prôner la dédramatisation,  mais il fallait surtout me voir pour comprendre que ce jour là, il n’en était rien!

Bobette

Je ne sais pas vous mais moi, quand je lis une nouvelle comme celle là, je me dis qu’il y a 100 fois, 1000 fois pire qu’avoir l’herpès.  Il y a la douleur d’avoir causé la mort de son grand frère.  Il y a la douleur d’avoir perdu un enfant et de se sentir impuissant à apaiser celle de celui qui l’a tué.  Je prendrais des récidives hebdomadaire plutôt que de vivre un tel drame.

Tout va bien pour PersqueParfait et moi et nous prenons beaucoup de plaisir à s’envisager à deux : on se fait des scénarios, on s’invente des célébrations et on s’imagine vieux… Puis il faut dire que, heureuses de faire parties intégrantes de nos projets florissants, nos progénitures sont bien arrimées à nos idées.

Bref depuis quelques temps, vous l’avez surement deviné, nous conjuguons le verbe concubiner à tous les temps du futur en relayant aux oubliettes le plus virulent des colocataires.

L’herpès n’a jamais été un obstacle et, outre lors de ses visites spontanées, il ne fait presque plus parti de notre vocabulaire.  Croyez moi : j’aimerais bien en oublier la prononciation à tous jamais mais certaines situations nous la ramènent comme un chien inlassable rapporte sa balle!

L’autre jour par exemple nous jouions en famille à un jeu de mots où, à une catégorie donnée, il faut trouver un mot qui commence par une lettre tirée au hasard. Dans le cas qui nous concerne, nous devions nous ingénier à trouver des mots commençant par la lettre E à l’énoncé « On n’en veux pas dans notre maison ».

– Des enrhumés!  Que je réponds.

– Des éléphants!  S’éclate petit rejeton.

– Des ennuis!  De dire PresqueParfait.

– De l’erpès???  Se questionnant ado junior.

Ha, ha, ha!!! PresqueParfait et moi, on ne s’est même pas regardés et on s’est empressés de répondre sur le champ qu’herpès ça s’écrivait avec un H.

C’est qu’il sait ne pas se faire oublier le virulent!!!

Bref, on n’en a pas recausé sauf hier alors que mon amoureux se demandait si ça m’avait blessé.

Bien sûr que ça ne m’a pas blessé – ado junior n’est même pas au courant – mais disons que j’ai trouvé la situation plutôt cocasse :

Non, on n’en veut pas dans notre maison!!! 😛

L’autre jour je jasais j’avais un mono dialogue avec mon ado de dix sept ans qui venait de rompre avec son premier petit copain :

Tu sais ma grande pour le prochain copain… Pas de relation sexuelle tant qu’il n’a pas passé de tests INCLUANT le dépistage de l’herpès… OK ?

T’as pas envie d’être comme ta mère hein ?

Bien non heuuuuu, c’est pas ce que je veux dire mais je ne veux juste pas que tu sois prise avec l’herpès toi aussi…

Je sais, je sais, je m’évertue à dire à tout le monde que c’est pas si pire mais, bien que ce soit vrai,  je voudrais quand même t’épargner cet irritant…

Je me sens un peu en contradiction avec moi-même mais, tu es ma fille, une toute jeune femme…

Et puis, qu’est-ce que je pourrais te dire si tu tombais amoureuse  d’un gars qui a des feux sauvages ?

Hein ? Je te dirais quoi au juste ?

Je te dirais certainement que l’herpès buccal est transmissible génital et qu’une grosse partie des gens infectés de se virus ignorent même qu’ils sont porteurs?  Mais est-ce que je te dirais que ce n’est pas une raison de ne pas aimer quelqu’un ?  Est-ce que je te dirais tout ce que j’écris sur mon blogue ?

De toute façon, est-ce que tu pourrais t’empêcher de l’aimer ?  Est-ce que le fait que j’ai l’herpès t’empêcherait d’aimer quelqu’un qui a déjà eu des feux sauvages ???

Et s’il avait l’herpès génital ?  Me semble que je serais mal barrée de te dire de te prendre tes jambes à ton cou !

J’ai comme le sentiment d’être condamnée à te dire que tu devrais lui laisser une chance alors que si j’étais une mère normale je te dirais de fuir ce pestiféré sur le champ!

Pas que je sois anormale et…. Je vis très bien avec mon herpès et je suis très heureuse mais, tu sais ce que je veux dire hein ma chérie ?…

Misère !

Tu sais, je pense que pour être conséquente avec moi-même je n’aurais pas d’autre choix que de te dire les choses apaisantes que j’écris sur MPB mais je crois sincèrement que j’aurais tendance à peser pas mal plus lourd sur la balance des risques psychologiques, du poids moral et des sentiments de rejet, de honte et de vulnérabilité que donne ce petit virus aux gens…

Tu le sais déjà ça hein ?

Et s’ils en parlaient comme il faut à l’école aussi de l’herpès!  *rage*
S’ils le disaient que plus de 75% des gens sont porteurs du virus de l’herpès, que la plupart ne le savent même pas et que l’herpès buccal se transfère génital…. Me semble qu’on n’en ferait pas tout un plat ?

Mais ils n’en parlent pas à l’école hein ?  Hein ?

Non maman **exaspérée** ils n’en parlent pas puis il y a plein de monde avec des feux sauvages…. Mais maman tu sais quoi ?

Quoi ?

On n’est pas rendu là…

………

T’as raison ma grande, j’pense que j’vais aller voir si je n’aurais pas des messages sur Facebook !

J’ai la chance inouïe de pouvoir travailler de chez moi…

Par contre, je me passerais bien volontiers du fait qu’il semble évident pour plusieurs que je suis méga disponible, que je n’ai pas d’échéancier et qu’au fond, c’est pas vraiment comme si je travaillais !

Hier quand même, et si vous daignez bien me croire, j’avais une journée hyper occupée…

Enfant A (mon Ado) avait une pédago alors qu’enfant B (mon Bébé qui n’est plus un bébé !) avait une journée bien remplie à son école …

6 h 30
Réveil, des enfants A et B.  Préparation lunchs, déjeuners et de tout le reste.
7 h 45

On quitte avec B… Chemin de l’école.
8 h 00

Retour bercail. Pick up A qui décide d’aller à la Clinique 1 pour un renouvellement et, comme je ne suis pas prête à être grand mère, j’abdique à lui fournir mon précieux service de navette.
8 h 05
Arrivée à C1. Dépôt d’A.  C’est plein de monde mais elle reste là pendant que je vais voir à la Clinique 2.
8 h 15
Je téléphone A pour lui dire qu’il y a peu de monde à C2, que je suis en route pour la chercher à C1 mais me fait dire que j’aurais dû prendre un rendez-vous à C2 avant de passer à C1, au cas. C’est vrai!  Où avais-je la tête!
8 h 20
Retour à C2  pour prendre rdv mais me fait dire qu’on doit attendre en personne.
8 h 25
Redépart vers C1
8 h 30
Pick up A
8 h 35
Dépot à C2
8 h 37
Retour vers maison
8 h 40
Appel fru de A qui veut retourner à C1
8 h 45
Demi-tour illégal vers C2
8 h 50
Pick up de A fru.
8 h 55
Dépôt de A à air bête fru à C1.  Petite attente, elle obtient un rdv pour 11 h.  On rentre à la maison, on reviendra plus tard…
9 h 05
Arrivée maison ! Départ de l’espresso.  J’en ai besoin!
9 h 07
Dring, dring… « Vous êtes la maman de Enfant B?… On ne peut pas rejoindre personne d’autre que vous.  B est malade, venez le chercher……»
9 h 08
J’éteins l’expresso, ce sera pour tantôt!… Cimonak….
9 h 11
Départ vers école.
9 h 17
Pick up Enfant B
9 h 30
Arrivée…. Tempra, couverture, câlins, vidéo etc, etc…
9 h 40
Redémarrage de l’espresso!!! Oufff!
9 h 50
Travail… Juste un peu…
10 h 30
Je réveille A qui est retournée se coucher afin qu’on ne manque pas le rdv.
10 h 40
Rhabillage de B, re-en-route vers C1
10 h 55
Dépôt Enfant A
11 h 05
Retour à la maison…. Vidéo, prise de température, câlins, couverture etc, etc…
11 h 15
Dring, dring… « MOM!  C’est fini je suis déjà passée!!!…….»
11 h 16
Re-Cimonak…..
11 h 20
Rérhabillage de B le fiévreux, re-re-re vers C1….  Pickup A à l’air de bœuf.
11 h 40
Retour maison…
11 h 45
Travail….. Juste un peu…
11 h 50
Dring, dring… « Aloooorrrrrs on en est où avec le dossier Y ????………… »
« Heuuu!  C’est queeeee…. Je suis désolée, j’éprouve quelques pépins ce matin… Je sais que c’est très urgent alors j’y retourne dès que je me libère »
11 h 53
Stress…..Travail…..Stress…..
11 h 55
« J’AI FAIMMMMM!!! »
12 h 00
Arrêt et Service de lunch……
12 h 15
Travail …..
12 h 35
Merde !!! Air de boeuf m’avise qu’elle s’est bouquée un cours de Technic à l’autre bout de la ville… *Tant qu’à y être!!!*
12 h 37
……Rérerhabillage de B….
12 h 40
Départ en trombe vers école de conduite.
13 h 00
Dépôt Enfant A
13 h 05
Sur le chemin du retour : Dring, dring…. « Mom! Le cours n’est pas à la bonne heure… »
QUOI ?!?!?
« Bin dekéssé?!? Pogne pas les nerfs là! J’ai regardé full de fois : c’est la madame qui est fourrée !… »
13 h 10
Demi tour….. Là, je commence à avoir la conduite dangereuse en siouplais j’vous l’dis !!!…… Pick up de A à qui c’est pas la faute !
13 h 30
Arrivé maison… Y’a presque plus de gaz dans l’char!!!
13 h 35
Station service
13 h 45
Travail…..  et vérification catimini de l’horaire Technic… ****C’est pas la madame qui est fourée****
14 h 10
Dring, dring… Est-ce que vous pourriez réviser le dossier Client Z ????… C’est urgent ! …………
« Heuuu!  C’est queeeee…. Je ne suis pas en mesure présentement….. J’ai euuuu eeee…. J’ai eu quelques pépins lààà…… Enfin, je dois faire une petite course en vitesse, je reprends le dossier dès mon retour et vous envoie les résultats demain à la première heure !… »
14 h 40
Rérerahabillage de B. On retourne chez Technic, à la bonne heure mais là… C’est pas juste A qui a un air bête… Mom se sent comme dans la peau d’un Boucher enragé !
15 h 00
Dépôt enfant A…
15 h 20
En route vers la maison, petit arrêt pour faire des courses avec B qui suinte de fièvre…
15 h 45
Retour à la maison…. pfiiiou !
16 h 00
Il neige, je reste un peu dehors…. Comme c’est beau!!!… Je respire profondément, attrape un flocon au vol que je dépose sur le bout du nez enrhumé de B…
16 h 10
Dring, dring…. **Fuck, mon cell….. La JOOOOB du dossier Y**…. Mais qu’est-ce que je fais là à rêvasser moi ?!?
« J’espère que vous n’avez pas terminé notre dossier parce qu’il va falloir attendre à demain matin…. des changements sont prévus…. »
– Ah ?!?…. (Oufff).  Justement, j’étais sur le point de terminer…. J’attendrai vos nouvelles directives alors **** 🙂
16 h 15
C’est tellement beau de regarder les flocons tomber. Je souris!
16 h 30
Je rentre mais je ne sais pas trop pourquoi, je n’ai plus vraiment envie de travailler… Je suis épuisée…..
16 h 35
Je m’occupe de B et m’assieds finalement à mon bureau… J’ai beaucoup de retard… Je sais que je vais devoir travailler ce soir…
16 h 45
MAMAAAAANNNN…. J’AI ENCORE FAIMMMMM quand est-ce qu’on mange ?!?
16 h 47
Je réalise que si je ne fais rien mon petit ami herpétique, fou du stress, va se pointer et jeter l’huile sur le feu… Je descends donc à ma pharmacie honteuse et lui coupe l’élan en m’enfilant une bonne dose de bleues

Oui, faut savoir quand prendre sa pilule !

Il y a de petits bobos.

Et il y a de grandes blessures. 

Notre coeur est avec le peuple haïtien.  Et notre soutien.

C’est pas parce qu’on a un coloc qu’on n’a plus de libido…  Ouais, ouais…   J’vous l’dis sauf qu’après avoir essuyé plusieurs échecs amoureux relevés du goût amer de la présence de mon ami,  j’ai cru, pendant un certain temps, que tout espoir de baise était devenu vain et que le seul moyen de calmer ma libido était l’auto suffisance.

Je venais de tuer d’épuisement mon amant de l’autonomie, Pharaon premier en forme de sarcophage, ainsi que son fidèle compagnon dauphin Flipper. Un couple très mal assorti, mais d’une efficacité exemplaire…

J’étais donc en deuil le jour où le coloc et moi nous sommes retrouvés dans l’un des sex-shops où on vend le plus de gadgets au pied carré.

– Ouiiiiii, bonjour, on peut vous aider?

– Heuuuuuu, ben, heuuu ouais, heu je me cherche un truc genre de heuuu gadget… vibrateur? Vous voyez……………..?  Si j’ai des préférences?  Bien humm je ne sais pas trop, mon ancien modèle était un type du genre  pharaon à dauphin… Heu environ long de même… Il tournait… Je l’aimais bien le dauphin làààà sur le dessus pour stimuler le… le… le…e…

La vendeuse qui nous dirige vers le rayon de la débandade me sort un premier modèle.  Une énormité – que dis-je – un monstre…….. Le King Kong des vibrateurs!  Oufff!………. N’ayant peine à imaginer la crise d’irritabilité du coloc en réaction à un pareil attirail, je demande à la vendeuse de me montrer quelque chose d’un peu plus raisonnable.  Elle me sort alors une panoplie de verges qui se mettent à se tortiller sur les présentoirs.   Certaines font rouler des billes, d’autres vrombissent alors que plusieurs font trémousser leur petit pingouin, tentant chacune, de leurs meilleurs atouts,  de justifier leur prix  allant de 125$ à 200$.

– Heu bien c’est juste que….. heuuuu… (petite gène humiliante). Vous n’auriez rien de plus abordable pour une fille monoparentale sans trop de budget?

Elle me fait alors un large sourire et m’amène vers l’arrière boutique où elle me sort un petit vibrateur à quarante cinq dollars, tout ce qu’il y a de plus mignon, avec billes, dauphin et courbe à point G. Elle le place devant moi en me disant de mettre mon doigt sur le dauphin et actionne le petit bijou en faisant alterner ses 7 modes de vibration et ses 3 vitesses de rotation… Wow, je sens illico mes sous vêtement s’humecter et mon compte en banque se réjouir!

Fière de ma trouvaille, j’avais vraiment hâte d’atteindre la maison mais ce jour là, il y avait un trafic monstre, si bien que j’ai cru que j’arriverais une fois l’école terminé et les enfants rentrés.   Z-U-T! Mais finalement  j’ai de la chance et je jouis d’une bonne heure avant leur retour…

J’ouvre le paquet, examine le bijou et me rends compte que Monsieur X consomme des triples A… RE Z-U-T!  Feu Pharaon lui, consommait des doubles et je n’ai aucune pile pour Monsieur X!!! Je fulmine et me torture d’envie d’essayer mon nouveau gadget.  Alors que je me crois prise au dépourvue, j’ai le flash d’avoir acheté des triples A pour un des jouets de mes petits… Ouais mais lequel, je ne m’en souvenais plus!

Tournevis en main, Monsieur X de l’autre, j’entrepris alors de retrouver les fameuses piles qui m’apporteraient le bonheur momentané dont j’avais tant envie et après avoir démonté multiples bidules, Eurêka! Elles se trouvaient dans la petite locomotive musicale rouge de mon petit dernier. Je pris les piles, équipai Monsieur X et alla à la rencontre de mon petit bonheur.

Je n’y repensais plus jusqu’à ce qu’une une petite voix attristée me dise :

– Maman… Ma locomotive rouge ne fonctionne plus! 😦

– Oh, mon pauvre chéri! Les piles doivent être morte, maman ira t’en acheter demain! 😀

Pas que je veuille faire compétition à Amétys mais ma journée magasinage d’hier a certainement irrité le coloc au plus haut point!

Rien de plus simple, je n’avais besoin que d’un ballon de flottaison dorsal pour un de mes enfants qui a développé le style roche en bassin d’eau! Mon idée première était de commencer chez Walmart mais puisqu’à chaque fois que j’y vais je regrette de ne pas être allée chez Zellers, nous sommes allés chez Zellers en premier lieu…

Évidemment, il n’y avait pas de ballon! Mais, tant qu’à y être, nous avons visité les rayons des robes et sacoches pour maman, et des sandales pour roche.
Facture : 62$.

Comme on passait tout près de chez Jisk qui annonçait de superbes aubaines gonflables… Et qui dit aubaine, interpelle Bobette…!  Nous nous sommes arrêtés net! Pfffttttt! Dégonflage subit, j’en suis ressortie bredouille mais indemne!

Au tour de Costco, où on trouve des trucs saisonniers en quantité industrielle mais rien pour faire flotter une roche, j’en ai profité pour acheter une meule de Cambozola et quelques babioles. En arrivant à la caisse, la caissière me dit:
«Mais madame, votre abonnement est échu depuis mai… Vous n’avez pas reçu votre avis? Il vous faut payer dès maintenant»…
Avoir su!… Facture: 169$

La roche et moi étions affamés… Arrêt dans une aire de service…
Et on additionne 19$!

Ultime tentative: Toy R Us, l’endroit où il y a une tonne de jouets et assurément un ballon dorsal!… Bien non!… Y en avait pas!… Frustrée, j’ai acheté des brassards flottants en mousse -supers chers- et une babiole à la roche qui était prête, elle aussi, à se taper une crise de nerf…
Je m’en suis sortie pour la modique somme de 34$!

Revenue à la maison, j’ai réalisée que je venais de dépenser près de 300$ pour quelques niaiseries et une robe patate! 😯 … J’aurais donc dû aller chez Walmart!

J’étais tellement frustrée que j’ai téléphoné Amétys qui était aussi en grande période de magasinage infructueuse et frustrante. Non mais quel adon!… Elle se cherchait un soutien-gorge et en était à son Xième essayage…

Tout en me jasant, elle entre dans un magasin et je l’entends dire :
Bonjour! Avez-vous des ballons de flottaison?…… – Mais bien sûr madame, ils sont juste là! 😕

Je lui dois 25$.

Reste à savoir maintenant à laquelle de nous deux le coloc va faire sa crise en premier… C’est un défi!

Ce jour là fut mémorable…
Pour ses poussés, ses douleurs, ses pleurs, ses joies et pour le miracle qu’est la venue au monde d’un petit être humain.

Mais ce jour là fut aussi mémorable à cause du comportement imbécile d’une horde de médecins et d’étudiants sans cœur…

À quarante et une semaine de grossesse, je n’en pouvais plus de faire le tonneau et je fus fort soulagée lorsque le moment tant attendu arriva enfin. Tout se déroula parfaitement bien à l’exception que j’étais atteinte d’une petite crise d’herpès; le coloc étant toujours bon premier à arriver lors d’un événement stressant!

Ça devait aussi être une nuit de pleine lune car le département d’obstétrique, rempli à craquer, n’avait plus de chambre privée ce qui fait que je me suis retrouvée dans un dortoir communautaire avec une bonne douzaine de femmes. Fières mamans que nous étions, nous avions entrepris de parler de nos expériences de délivrance: «Votre premier? Ça bien été? Douloureux?»…

La suite s’est déroulée comme un film absurde et de mauvais goût où j’aurais obtenu le rôle de première actrice. Chanceuse va!…

Des pas s’approchent, on dirait un troupeau. Tout le monde se tait.
Les portes du dortoir s’ouvrent, laissant apparaître une horde de médecins et d’étudiants. Le premier d’entre eux a un spot d’éclairage au beau milieu du front.

Le silence règne et toutes les femmes se regardent devinant que ce n’est pas de bon augure.  La horde avance à pas soutenus jusqu’au beau milieu de la pièce et l’éclaireur s’écrit : «C’est qui la madame avec l’herpès?».

Je me sens fiévreuse, ma pression monte et j’ai des sueurs froides comme si je devais aller à l’abattoir. Je sens que les yeux du monde cherchent la bête alors que les miens se baissent… Prise au piège, sans aucune avenue disponible, je soulève doucement la main comme pour avouer mon crime…

J’ai la voix qui tremblote un «C’est moi» à peine audible. Les regards inquisiteurs stoppent leur course et se posent sur moi.

La horde se précipite sur mon lit, tire les rideaux avec fracas et l’éclaireur s’exclame avec la voix d’un baryton qui aurait eu de la poudre à canon au cul: «Écartez les jambes, nous sommes venus étudier le coloc, vous êtes sous observation!». Ébahie, je m’exécute stupidement devant le spot frontal de l’éclaireur alors que le restant du troupeau s’approche, observant les moindres replis de mes parties intimes endolories et gonflées par la naissance. Personne ne remarque les larmes qui coulent sur mes joues.

Après quelques huuummm humm savants, la horde disparut aussi subitement qu’elle était arrivée en prenant bien soin de retirer les rideaux qui m’isolaient. J’étais assommée. Et c’est en secouant la tête pour tenter de sortir de ma torpeur que j’ai réalisé que nous étions une douzaine de femmes à discuter accouchement avant que le troupeau d’imbéciles se jette sur moi.

J’ai haussé mon regard et pas moins de 22 yeux m’épiaient… Je me suis levée, j’ai refermé les rideaux, j’étais humiliée et j’ai pleuré. J’imagine que les onze autres femmes ont eu peur que je les contamine et ont fait pression car, comme par magie, une chambre privée s’est libérée. Juste pour moi!

Au moins, j’ai eu la paix pour le restant de mon séjour! 😉

____________
Malgré tout, j’ai appris de cette froide expérience.  Je me suis bien préparée en vue de mon deuxième accouchement qui s’est aussi déroulé par voie naturelle. Cette fois, à l’hôpital Ste-justine où les médecins ont été beaucoup plus respectueux.
Si vous êtes enceinte et que vous avez l’herpès, il y a des médicaments que vous pouvez prendre une ou deux semaines avant d’accoucher afin de prévenir les crises et qui sont sans danger pour bébé… N’hésitez pas à en parler à votre médecin et référez-vous à une clinique obstétrique spécialisée. Vous pouvez aussi m’en parler dans la section questions, ça me fera plaisir de vous répondre et de vous donner des références.

cliche-no11

Mon cher coloc m’a souvent fait suer, c’est vrai! Mais je dois admettre qu’il m’a aussi apporté d’excellents souvenirs dont j’ai gardé quelques clichés…

Ça c’est la jour où j’ai annoncé à ma plus vieille la présence de mon hôte.  On a bien jasé, pleuré et ri! De merveilleux moments remplis d’émotions où mon coloc a apporté pas mal de positif dans ma vie en me donnant tout un coup de pouce dans mon rôle parental.

Nous nous sommes serrés dans nos bras, tous les trois, et ce fut le début d’une belle relation!… 😉

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

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Tout d'abord bienvenue chez MPB! Afin de vous aider à nous connaître un peu et à en comprendre d’avantage sur notre situation, nous vous invitons à commencer la lecture de notre blogue par l'onglet «Billets choisis». Bonne visite!

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