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Il y a longtemps que je n’ai pas écrit. J’avoue être un peu infidèle et ne même pas venir lire vos commentaires. N’en soyez pas vexés. Vous savez à un certain moment, l’herpès on en revient. On en revient d’en parler même si, dans la réalité, on en revient jamais d’avoir à le dévoiler.

Même si mes comparses et moi sommes bien moins actives que nous l’avons un jour été, on se dit qu’au moins on a créé une plateforme qui permet aux gens de s’exprimer et de se retrouver. Parce qu’une chose est vraie, rencontrer des gens qui vivent la même chose que soi, que ce soit virtuellement ou réellement, c’est un pas de plus vers l’acceptation.  C’est ce qu’on voulait faire avec ce blogue.  Offrir une certaine forme de support.  Je crois que nous y sommes parvenues et que bien qu’aujourd’hui MPB fasse plus office de livre de consultation que de blogue actif, il demeure quand même un lieu où les gens peuvent échanger entre eux.

Ceci dit, je vous ai déjà raconté l’histoire de Fifine qui, sans savoir que j’étais moi-même atteinte, m’a fait assez confiance pour me confier son grand secret. Grand secret que nous nous sommes avérées partager.

Fifine se retrouve célibataire aujourd’hui. Une célibataire sur le tard puisqu’à cause de son petit bobo, elle a fait de l’overtime dans une relation qui ne le méritait pas. Ceci dit, elle semble déterminée cette fois à aller de l’avant malgré son coloc.

Et elle m’a demandé de l’aide. De l’aide pour accepter, de l’aide pour l’annoncer, de l’aide pour ne pas se sentir seule avec son petit drame.  Et du support à offrir, c’est tout ce qu’on a.  Mais on en a parzemple!!!

Alors les copines de MPB et moi, de même que notre ami Loulou, on se promet un petit souper avec Fifine pour jaser Herpès.  Comme dans le temps, alors que c’était notre sujet de prédilection, celui qui nous unissait. Bien que ce ne soit plus le cas aujourd’hui et que bien d’autres choses nous unissent, on remet ça comme à l’époque pour venir en aide à Fifine!

Et herpès comme prétexte ou non, un souper de filles, c’est toujours le pied!

Alors je vous raconterai sans doute bientôt les déboires de Fifine! On va s’amuser!

J’espère que vous aussi vous avez la chance d’avoir autour de vous des gens qui vous comprennent.  Et si vous n’en avez pas, cherchez les activement.  C’est le meilleur remède qui soit! 🙂

Voici une anecdote que j’avais vraiment hâte de vous raconter.  Pas que je manquais de temps pour vous l’écrire mais c’est seulement que cette anecdote, elle n’était encore jamais arrivée.  Il m’aurait fallu vous l’inventer et je manque trop d’imagination et je suis trop paresseuse pour vous pondre de la fiction.  Alors j’ai patiemment attendu qu’elle se produise.  Et elle s’est produite.

Nous espérions ce souper depuis un bon moment mais le temps qui file et la vie qui galope nous gardaient loin de nos espoirs.  Puis finalement, Fifine et moi avons stoppé la course folle et, le soir d’un jeudi de janvier, nous nous sommes attablées devant quelques martinis et une bouteille de vin!  Délices!

Comme ça faisait un bon moment qu’on ne s’était pas vues, il y avait bien du potin à mettre à jour.  Et les enfants, et le travail, et la dernière diète, et les séances de gym et, bien entendu, les amouuuuuurs!! 

–          Mais Fifine mon Dieu, pourquoi tu restes fichée avec ce mec?  Mais oui il est propre, gentil, presqu’autonome, il se brosse les dents tous les jours, il a un travail, une maison, une grande gueule et il lui arrive même de sortir les poubelles.  Il est ben fin mais….. ça fait des années que tu n’es plus heureuse.  Pourquoi tu te fais ça?

–          Oh tu sais, m’a dit Fifine,  c’est pas si facile rencontrer quelqu’un.  En fait, je suis terrifiée à l’idée que ça n’arrive plus jamais.

Alors là, il faut connaître Fifine.  Belle femme, accomplie d’un bout à l’autre, fonceuse, souriante, avec une carrière à envier mais qu’on ne peut pas jalouser parce qu’elle est tellement gentille et adorable.  Tout le monde l’aime.  Et je demeure convaincue qu’une armée d’hommes ne demande qu’à se jeter à ses pieds mais qu’ils s’en gardent, simplement parce qu’ils sont persuadés qu’ils n’ont aucune chance avec une fille de sa trempe.

–          Alors il est où le problème ma Fifine?

Et la conversation continue, et le vin descend et tout à coup, Fifine me dit : « C’est pas tout! » Avec ce grand soupir que je connais si bien.  Celui que j’aie moi-même si souvent eu.  Cette vaste bouffée d’air qu’on collecte pour aller cueillir aux tréfonds de ses entrailles  notre petit infâme afin de lui donner la poussée qu’il faut pour le faire sortir par notre bouche sans qu’il ne nous arrache la moitié du cœur.  J’ai reconnu tout de suite ce grand coup de vent.  Celui des aveux.  Le Mistral qu’on s’expulse des poumons comme on vomirait une poignée de clous.

–          En fait, ce qu’il y a, m’a-t-elle courageusement confié, c’est que Propret à l’herpès.  Il me l’a dit dès le début, m’a expliqué qu’il n’était contagieux que lorsqu’il était en crise (bon on sait que ce n’est pas tout à fait ça mais je vous passe les considérations médicales pour ce billet) et il a toujours fait attention de ne jamais me mettre en danger.  Mais voilà!  Il y a quelques années, sans qu’on sache trop pourquoi ni comment, je me suis retrouvée avec un douloureux bouton qui avait toutes les apparences de l’herpès.  Mais comme il n’était pas situé directement sur mes parties génitales et que je ne suis jamais allée me faire diagnostiquée, je n’ai jamais su si c’était vraiment ça.  Et maintenant, je me sens incapable de m’engager dans une nouvelle relation sans savoir.  Et encore moins capable de le dire à quelqu’un s’il s’avère que c’est bien ça!  Alors je reste avec lui!  Pour ça!

Oh que ça doit sonner comme du déjà-vu pour certains d’entre vous.  Chez nous on appelle ça se vendre à rabais.  Et croyez-moi, Fifine n’a aucune raison de se liquider ainsi.  Ni personne d’ailleurs! 

Mais en ce qui me concerne, j’étais aux petits oiseaux! Youppi youp que je gazouillais en moi-même.   Fifine et moi on est copines mais elle ne faisait pas partie du cercle des initiés, ceux qui connaissent mon secret. J’avais tellement hâte d’avoir mon tour pour lui faire la joie de le lui avouer.  J’avais l’impression de lui faire le plus beau des cadeaux.  Après avoir été un Ange, je devenais la Mère Noelle de l’herpès!  On se valorise comme on peut me direz-vous! Eh ben oui!

Croyez-le ou non, lorsque j’ai dit à Fifine qu’on partageait le même petit ami, elle en a versé une petite larme.  Personne, pas même ses amies proches, ses parents, sa famille ne savait pour son secret.  Personne sauf son Propret.  Et là, le jour où elle se décide enfin à se confier, qui vient cueillir son douloureux secret?  Moi.  Nitouchka.  Mooooâ! MOI! MOI! MOOOOOÂ!! 

J’étais guillerette comme une jouvencelle.  J’étais tellllement contente  parce que je savais que j’allais lui faire un bien fou.  Et ne vous méprenez pas, ce n’est rien de vaniteux, c’est simplement, et vous le savez, qu’on se sent si seule avec notre petit ami.  Alors je pouvais la soulager du poids énorme de la solitude et j’étais infiniment heureuse de pouvoir faire ça pour elle.  Je l’aime beaucoup ma Fifine.

En fait le cadeau, c’est moi qui l’ait eu.  Je rêvais du jour où quelqu’un allait m’annoncer qu’il avait l’herpès et que j’allais pouvoir lui dire que MOI AUSSI.  Avouez! On rêve tous de rencontrer quelqu’un et, avant qu’on ait à lui dire pour notre coloc, ce soit lui ou elle qui nous dévoile leur petit secret.  Bon d’accord.  Dans mes rêves j’imaginais plutôt un mec mais n’empêche, la réalité s’est avérée cent fois mieux que ma fiction.

Après avoir discuté de ses visites chez le médecin et des résultats des tests, il s’avère que Fifine a bel et bien l’herpès.  Et qu’elle devra un jour le dévoiler à un prétendant.  Et ce jour là, parce qu’elle a enfilé son costume de Madame Courage et qu’elle s’est confiée, elle aura quelqu’un pour la coacher et l’appuyer dans le douloureux processus du D-É-V-O-I-L-E-M-E-N-T!  Comme quoi on ne gagne rien à se murer dans la peur du rejet.  Le risque ce n’est pas seulement celui de se casser la gueule.

D’ailleurs, il fallait l’entendre ma Fifine. J’avais l’impression qu’aucune diète au monde n’aurait pu la rendre plus légère.  Sa plus grande peur bien entendu, c’est celle du rejet.  Vous la connaissez. Elle m’a demandé chacun des mots que j’avais utilisés pour l’annoncer à mon nouveau Chevalier Servant.  Et il me fallait faire dans le détail extrême.

Je l’ai donc envoyée ici.  Nous serons sa lecture de chevet pour un moment.

Allo ma Fifine! Je t’aime! ❤

Je devrais travailler.  Mais je préfère vous raconter une histoire.  Une toute jolie comme vous les aimez.

Cette histoire débute ici, avec une rencontre.  Au détour d’un blog que je visitais, écrit par un passionné d’un sujet qui me plaisait.  Le passionné et moi avons débuté un dialogue virtuel et une étincelle a jailli.  Toute petite.  Un jour, acte manqué me direz-vous, j’ai laissé un message sur son blog.  HORREUR!  Je l’ai fait, sans m’en rendre compte je vous le jure, sous l’identité de Nitouchka.  Vous comprendrez que j’ai une autre identité dans la vie et c’est sous mon identité « légale » que j’avais entrepris le dialogue avec mon passionné.  Horreur disais-je donc.  Vite vite j’ai effacé le message, espérant bien que mon correspondant n’en aurait vent.  Puis j’ai oublié ce petit incident.  Jusqu’au jour où…. Mais attendez…. Je vais le laisser vous raconter l’histoire.

Chères filles de Mon Petit Bobo,

Ça fait longtemps que je voulais vous écrire ou que j’aurais dû vous écrire. Pour plusieurs raisons en fait. Et depuis, elles ne cessent de s’accumuler ou de me rappeler que je devrais le faire.

Je suis tombé sur votre blogue il y a quelques semaines. Pas vraiment par hasard, mais presque. Quelqu’un était venu faire un tour sur mon blogue à partir du vôtre. Curieux, je suis allé vous visiter. Un blogue sur l’herpès? J’aurais jamais pensé. Je me suis mis à lire quelques billets mais surtout vos réponses aux commentaires ou questions de vos lecteurs. J’aurais dû vous écrire drette-là pour vous dire à quel point le réconfort et les encouragements que vous leur apportiez me touchaient. Je vous enviais de rejoindre autant de gens. Dans les médias, on fait l’éloge de personnes pour beaucoup moins que ça, si vous voulez mon avis…

Malgré tout, j’étais sur le point de vous oublier.

La vie en a décidé autrement. Voyez-vous j’ai rencontré une fille géniale. Vous connaître un peu plus, je vous dirais que j’espère que ce soit LA bonne.  Après s’être écrit plein de messages sans arrêt pendant deux semaines, je réussis enfin à lui soutirer une rencontre. La soirée se déroule bien et je me dis que j’aimerais bien la revoir. Mon souhait est exaucé. Une semaine et plein d’autres messages plus tard, elle vient donc souper chez moi. Le souper se déroule à merveille. On parle franchement. Le jeu de la séduction fait son oeuvre mais de part et d’autre on agit en gens civilisés. Le vin est excellent mais on n’abuse pas. Jusqu’au moment où je décide de l’embrasser… Et là mesdames ça dérape! Je vous laisse deviner la suite: je ne voudrais pas avoir l’air du gars qui se vante…

Attendez!  Laissez-moi préciser ici.  NON, je ne lui ai pas dit pour l’herpès.  Le vin, les inhibitions qui tombent…. et le déni, je dois l’admettre.   Nous avons consommé sans qu’il n’ait lu les fine prints!  Me sentais-je un peu coupable?  Même pas.  J’étais plus déçue d’avoir consommé si rapidement sans prendre le temps de le connaître que d’avoir omis de lui parler de mon coloc.  Mais bon…. Je le laisse continuer.

Le lendemain on discute du fait que faire l’amour est devenu banal. Que ça aurait peut-être été mieux d’attendre un peu avant de découvrir le jardin intime de l’autre. On est quand même intéressés l’un par l’autre et on souhaite se revoir. On se revoit une ou deux fois. Je n’arrête pas de me dire de relaxer, de ne pas partir en peur que de toute façon, c’est de moi dont il est question et qu’incessamment the shit would hit the fan et que ma belle histoire me péterait au visage. Comme ça le fait toujours depuis un peu plus d’un an.

Pourquoi je vous raconte ça?

Parce que c’est là que vous revenez dans mon histoire.

– « Je suis seule ce soir, ça te dit que j’aille te voir? »

– « C’est sûr! » (en contenant à peine ma joie)

– « J’ai quelque chose à te dire. La raison pour laquelle je te dis que j’ai quelque chose à te dire au lieu de te dire ce que j’ai à dire, c’est pour être certaine de te le dire quand j’arriverai chez toi sinon j’arriverai jamais à te le dire »

Je vous jure que c’est comme ça qu’elle me l’a dit…

« Hein? Qu’est-ce que tu as à me dire? J’achète seulement du vin ou j’achète un scotch aussi? »

45 minutes, C’est le temps qui s’écoule entre le record du monde du mot dire en une phrase et l’arrivée de celle de qui je fais tout pour ne pas tomber amoureux. C’est long, trèèès long. « J’ai quelque chose à te dire…»DIS-LE! Pas besoin de prévenir quand tu t’apprête à lâcher une bombe! Qui peut-être assez cruel pour laisser mariner l’autre comme ça? Qu’est-ce qu’elle a à m’annoncer? C’est jamais bon ce préambule. » Voilà le genre de trucs qui me viennent à l’esprit en attendant.

Elle arrive. Toujours aussi belle. Le malaise est énorme. Vite du vin!

Du vin?  Et comment!  Je ne connais pas de meilleur aidant naturel!  Enfin bref, ok!  Lui il n’a pas compris mais vous oui.  Si je ne lâche pas un éclaireur, la bombe ne suivra jamais.  Et puis 45 minutes, c’est pas si pire que ça.  J’avais beau ne pas m’être sentie coupable après qu’on ait fait l’amour, le secret me pesait lourd.  Vous savez quoi?  Même si je trouve ça horrible à dire, je préfère de loin le dire que de vivre avec le poids du non-dit.  N’empêche, la presque même nervosité qu’au premier jour m’habitait lorsque je suis arrivée chez lui.  Il me fallait laisser franchir le mot herpès de mes lèvres.  Horreur.  Nous nous sommes assis sur le divan, il a servi le vin.  Il attendait comme un condamné à mort que le couperet tombe.  Et moi, un peu cruelle, je m’enfargeais dans les mots et y allait d’un préambule qui n’en finissait plus de préambuler.  Et je lui ai dit.  Je lui ai parlé de mon petit ami.

La suite, je n’en suis plus trop certain. Comme dans les films où les voix deviennent tellement lentes qu’on ne comprend plus rien. Je perçois des mots, des bouts de phrases: « Peu importe ta réaction, elle ne peut me choquer » « Pas facile à te dire » « Herpès » Je n’ai même pas compris tout à fait comment elle l’a attrapé et tout le reste autour. Elle me demande si j’ai des questions. Et là mon cerveau se met en branle à vitesse Grand V. Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir assisté à une conférence sur les ITS où l’on avait mentionné que les feux sauvages étaient une forme d’herpès. Ou si c’est parce que j’ai déjà eu un coloc dans mes souliers de course (pied d’athlète). Ou si c’est à cause de votre blogue. Ou tout simplement parce que cette fille, j’ai vraiment le béguin pour elle. Je n’ai rien dit et je l’ai embrassée. Et je l’ai re-embrassée. Fin de la discussion.

Et là j’ai cliqué: « La fille qui est venue sur mon blogue, c’était toi! » « Le petit soulier rose, c’est toi! »

Holly fuck!  Ça y est je suis démasquée.  Il va tout lire, tout voir, tout savoir.  En ai-je vraiment envie à ce stade?  En ai-je vraiment le choix?  Ah puis merde!  La vie est trop courte.

Je ne suis pas certain mais je crois que c’est une première. Il y a peut-être de vos amoureux qui ont été sur votre blogue, pour avoir des réponses, après vous avoir rencontrées. Mais moi, j’ai eu les réponses avant même d’avoir les questions! (Et avant même d’être un amoureux…) Le fait d’être allé sur MPB a sans contredit teinté ma réaction. Merci.

Si j’avais été le moindrement chanceux, la première fois où je vous ai visité, je serais tombé sur le billet qui explique comment annoncer qu’on a l’herpès. Voyez-vous, j’aurais aimé savoir que « J’ai quelque chose à te dire » est un code. Ça m’aurait évité de m’en faire comme c’est pas permis. Je propose d’ailleurs un amendement à votre Herpize Bible: IL NE PEUT S’ÉCOULER PLUS DE TRENTE SECONDES ENTRE LA FIN DE LA PHRASE ET LA PRÉSENTATION DU COLOC! Comme ça, on évitera que quelqu’un dise « j’ai quelque chose à te dire » en étant à Matane à un autre qui habite Dolbeau. Patienter le temps que l’autre fasse le trajet entre Matane et Dolbeau, pour savoir ce dont il est question c’est oublier à quel point le temps nous ronge lorsqu’on attend.

En ce qui me concerne, je vis très bien avec le délai de 45 minutes mais ça demeure le privilège de chacun d’y mettre le délai qu’il veut. Et puis à s’attendre au pire, l’herpès peut du coup s’avérer un moindre mal! hé! hé!

Pour le reste, vous êtes vraiment géniales. J’ai passé de longues heures à vous lire. J’apprécie votre sincérité, votre franchise, votre délicatesse, votre humour mais surtout le temps que vous y consacrez: bref, je vous aime! Pas toutes de la même manière, mais quand même. Et je vous assure que ne suis pas du genre à lancer des « Je t’aime » comme ça.

C’est pas vrai!  Il me l’a déjà dit! 😉

Ah l’herpès, l’herpès, l’herpès!  Mais quand allons-nous arrêter d’en parler?

Got news for you;  Jamais!  En tout cas, pas ici sur MPB car c’est la seule et unique raison d’être de ce blogue: parler d’herpès!  Alors les  amateurs de course ou les adeptes de scrapbooking peuvent passer leur chemin….à moins qu’ils aient des intérêts dans notre petit business.  L’un n’empêchant pas l’autre bien entendu.

Pour ceux qui restent, parlons herpaizzzze!

Je serai peut-être redondante parce que tout ce que j’avais à dire sur le sujet, je l’ai, à peu de mots près, écrit ici.  Mais je me suis dit que de nouvelles tournures de phrases ne seraient pas sans vous déplaire.  Vous avez besoin d’entendre parler d’herpès et, ô lecteurs avides de nos croustillantes histoires licencieuses, vous  avez probablement déjà tout lu et relu ce qu’on a pu écrire jusqu’à ce jour.  Laissez-moi  donc vous égayer de mes dernières réflexions sur l’infâme.

J’en ai déjà fait mention dans mes derniers commentaires mais pour le lecteur paresseux qui se contente uniquement de lire nos délicieux billets en laissant de côté les propos avisés de nos lecteurs, je vais me répéter:  J’ai réintégré mes souliers de célibataire.  Hé oui!  J’ai abandonné les élimés moelleux baskets de la vie à deux pour rechausser les égrillards douloureux stilettos du célibat.

Misère me direz-vous!

Et bien NON!  En fait, je vous répondrais que c’est une question de point vue car le célibat en soi peut s’avérer ressourçant,  voire même divertissant.  Là par contre où le bât blesse pour vous et moi c’est que ce nouvel ordre des choses implique que l’on doive tôt ou tard renouer avec notre misérable petit casse-pied de la culotte afin de l’introduire à un nouveau prétendant.  Et ça, on ne se le cachera pas et on ne s’enfargera pas dans le choix des mots, ça fait ch….suer!!

Célibataire vous ai-je dit?  Bien en fait je vous dirais… un peu moins. Ou si peu.  C’est fou tout ce qui peut se passer entre le moment où on commence un billet et celui où on le finit.  Un monde.  Un homme aussi.  Je vous raconterai c’est certain.  Je vous connais vous allez A-D-O-R-E-R!!  Mais une autre fois car là n’est pas mon propos du jour.

Vous les connaissez les aléas de ces nouvelles rencontres.  Il y a l’angoisse de l’annonce, il y a l’annonce et il y a la suite, la réaction de l’autre.  En revivant pour la Xième fois (j’ai compté; c’était la 5e) ces douloureux moments  j’ai réalisé une chose : le drame ce n’est pas d’avoir l’herpès.  Le drame c’est de DIRE qu’on a l’herpès.  Et tout l’odieux de ce virus est contenu dans cette nuance.

TOUTES les fois où j’ai eu à le dire j’ai revécu la même chose.  D’abord cette terrible anxiété de devoir introduire notre petit ami,  l’envie de mettre fin à ce début de relation juste pour ne pas avoir à parler du coloc. Parce chance à cette étape,  il y a les copines pour nous crinquer le moral.

Ensuite ce moment terrible où face à l’autre, il faille extraire de sa bouche ce douloureux aveu.  La haine de ce mot si laid, si incongru sur mes lèvres, la honte,  ô oui la honte, de s’associer à notre corps défendant à cette « maladie honteuse » ?

Notre copine Amétys (oui elle existe encore!!) a trouvé une analogie qui ma foi, bien que très vulgaire et à la limite de l’abjecte, exprime avec une profonde justesse l’inconfort de la situation.

« Dire qu’on a l’herpès c’est un peu comme chier devant quelqu’un;  PERSONNE ne veut avoir à faire ça! »

Nous aurions pu vous éviter ce parallèle scabreux en comparant le malaise de DIRE qu’on a l’herpès aux souffrances d’un accouchement mais on s’entend que ce n’est pas d’un joli petit bébé qu’on parle ici.  C’est drôlement plus laid et s’apparente définitivement plus aux analogies d’Amétys qu’à la beauté d’un enfantement.

De tous les inconvénients d’avoir l’herpès, c’est le seul qui m’atteigne vraiment.  Ma douleur c’est d’extraire ces mots de ma bouche.  De me placer dans une extrême position de vulnérabilité et de faiblesse.  Pour le court instant où ces mots franchissent ma bouche.

Parce qu’après, après ce pénible aveu, je ressens toujours un immense soulagement.  Une force tranquille.  Une certitude.  Celle que la seule chose qui puisse m’atteindre c’est la gentillesse, la compassion et le respect de l’autre.

Son jugement, son rejet, voire même son dégoût ne sauraient trouver leur chemin jusqu’à moi.  Pourquoi?  Parce qu’il y a eu cette première fois où j’ai eu à l’annoncer et où j’ai compris que je n’étais pas ce petit virus,  qu’il était un petit détail insignifiant dans l’ensemble de ce que je suis.  Il y a eu cette tendresse, ce respect qu’on m’a démontré à toutes les fois.  Et que celui qui ne saurait faire face à ce petit inconvénient wouldn’t be strong enough to be my man anyway!

Mais pour en venir à ce moment il faut le DIRE!

Et dire on doit.  Et dire je fus.  Mais ça c’est une autre histoire que je vous raconterai.  Vous ai-je dit que vous alliez l’aimer?

Il nous arrive de magnifiques cadeaux sous formes de commentaires et de messages.  Des cadeaux qui nous font vachement plaisir.  Parce qu’on a beau le faire d’abord pour nous, sans trop d’attentes, il n’en demeure pas moins qu’il est bon de savoir qu’on fait du bien aux autres. On aura beau dire, l’altruisme c’est jamais gratuit. 

Alors chacun de vos commentaires, quel qu’en soit la nature, nous fait plaisir.  Parce qu’on aime pas parler seule et parce qu’on aime savoir que ce qu’on fait ici peut servir à d’autres. 

C’est dans cet esprit que j’avais envie de partager avec vous deux messages que nous avons reçus et qui sont des success story made in MPB.  Bon……. pas juste MPB mais quand même, on y a en quelque sorte contribué et franchement, on en est pas peu fières!

D’abord ce commentaire de Betty.  Qui nous a beaucoup touchées. Beaucoup.  Parce qu’on voulait aider.

Et ensuite ce message de Julie que nous avons reçu dans notre boîte courriel et qui rappelle qu’en plus d’aider, on voulait démystifier……et dé-démoniser l’infâme!

Elle a gentiment accepté qu’on le publie, sans en changer un mot ni une virgule.

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 Bonjour à vous trois,

Vos deux derniers articles m’ont vraiment interpelés (« …Réponse à Monsieur B » paru le 9 avril et »Figer sa position » paru le 12 avril dernier) parce que je suis de ces fous (ou folle dans mon cas) qui vous aiment (ou plutôt aime un de ces « Zerpétiques »).

J’ai envie de partager avec vous mon histoire.

Il y a bientôt un an, j’ai rencontré ce gars pour lequel j’ai eu un véritable coup de foudre! Quelques jours à peine après notre rencontre, avant même qu’il ne soit soit passé quoique ce soit autre que des discussions qui ne finissaient plus (pas d’échange de salive et encore moins de soirée torride) il a quitté pour un mois dans le cadre d’un voyage pour son travail. Durant tout ce temps, on s’est écrit, tous les jours, parfois même plusieurs fois par jour, c’était génial! Quand il est revenu, on s’est revu, ça n’a pas pris de temps pour qu’on s’embrasse à bouche que veux-tu, mais après une dizaine de jours de ce régime, il n’avait toujours rien risqué pour attenter à ma pudeur. Je commençais à trouver ça louche. Surtout pour un gars de presque 40 ans qui avait tout de même réussit à faire deux enfants à sa blonde précédente. J’y allais d’hypothèses du genre: il est peut-être juste respectueux, il fait peut-être partie d’une génération qui précipite moins les choses, il n’a peut-être pas eu beaucoup de femmes dans son lit, il ne sait peut-être plus comment faire en début de relation après tout ce temps passé avec la même femme. J’avais en partie raison sur toutes ces hypothèses, mais la seule que je n’avais pas vu venir c’était celle qui le retenait au delà de tout: il avait l’herpès.

Le soir où il me l’a annoncé, c’était comme si mon monde s’écroulait. J’avais ENFIN trouvé un homme avec qui je me voyais faire ma vie, il était parfait en tout, sauf pour ça. Après 4 ans de célibat, j’avais eu largement le temps de constater que de rencontrer quelqu’un avec qui on clique si fort n’était pas chose facile. Il était nerveux, m’expliquant comment c’était arrivé, me racontant comment il vivait bien avec la situation surtout depuis qu’il prenait du Valtrex tous les jours et qu’il n’avait plus de crises. J’ai écouté, attentivement, et lui ai demandé de réfléchir à tout ça.

Puis m’est revenu en mémoire une adresse, celle de votre blogue. Celui sur lequel j’étais tombé 2 ans auparavant, quand après un one night et un condom qui glisse étaient apparus d’étranges symptômes. N’étant pas du genre à me précipiter à l’urgence, j’ai enduré cette terrible démangeaison qui me grattait l’entrejambe et qui rendait inconfortable toute position assise et même le port de la petite culotte, jusqu’à ce qu’elle passe. Quand quelques semaines plus tard elle est revenue, j’ai attendu quelques jours et me suis présentée à la clinique. Diagnostic? Vaginite à levures. On m’a prescrit du flaconazole, et une dizaine de jours plus tard j’étais comme neuve. Puis c’est revenu, encore et encore, je me suis présentée à la clinique je ne sais combien de fois durant une période d’environ 6 mois. Dans la majorité des cas, les docteurs ne voyaient rien. 1 ou 2 fois on me diagnostiquait à nouveau une vaginite. Je suis restée perplexe. J’ai demandé à faire des tests sanguins dont celui de l’herpès. Résultat? J’avais un type 1. Comme j’avais déjà fait des « feux sauvages » étant plus jeune, pas moyen de confirmer quel était ce mystérieux mal qui me brûlait régulièrement de l’intérieur. Puis comme c’était venu, les démangeaisons me quittèrent du jour au lendemain, pour ne plus revenir depuis. Je suis toujours restée sur un questionnement à savoir si c’était vraiment les vaginites la cause de cet inconfort. J’ai beaucoup lu au sujet de l’herpès, j’ai fouillé votre blogue de fond en comble, mais j’ai surtout appris à démystifier. Quand j’étais ado, l’herpès était la pire chose qui pouvait m’arriver après le VIH. Je suis restée convaincue de ça durant bien des années. Au fil de mes lectures, mon préjugé a diminué. Votre blogue est en grande partie responsable de ça, mais aussi plusieurs sites de références médicales qui sans banaliser le virus expliquent que ce n’est vraiment pas la fin du monde et que peu importe les précautions que l’on prend, on n’a jamais de garantie de ne pas contracter le virus, surtout avec le type 1 qui se propage de plus en plus sous la ceinture et l’augmentation des relations bucco-génitales.

J’avais donc tout ceci qui me revenait en tête, j’avais surtout la conviction que si je passais à côté de ce gars à cause de son petit bobo, je m’en voudrais toute ma vie. J’ai donc rapidement décidé de foncer, mais en prenant mon temps 😉 Il s’est écoulé encore un autre mois avant qu’on n’ait une première relation sexuelle complète, toujours avec condom et surtout avec la promesse de la part de l’hommme de la situation de me tenir au courant si le petit bobo se pointait. Sans vouloir entrer dans les détails, c’en fut toute une. En fait, l’expérience se répète à chaque fois que nous faisons l’amour depuis. Je croyais au départ que j’aurais toujours en tête le coloc entre nous deux lorsqu’on ferait l’amour et à mon plus grand étonnement, je crois que si j’y ai pensé 2 ou 3 fois max depuis c’est bien beau. Après environ 4 mois du régime condom, et après être allés passer des tests de dépistages et appris que son petit bobo était de type 1, mais surtout après une soirée beaucoup trop arrosée, on a oublié le condom et on ne l’a pas réutilisé depuis, donc depuis plus de 6 mois. Et dans mes bobettes? Toujours rien!

Je sais que rien ne me garantis que jamais je ne l’attraperai, mais j’ai décidé de vivre avec le risque et je ne l’ai toujours pas regretté. Bien sûr il m’arrive de me demander ce que je ferais si je l’attrapais et que notre histoire était terminée. Est-ce que ma vie serait terminée? Non, je ne crois pas! C’est certain que ce serait probablement plus difficile lors des rencontres, parce que pour moi le fait que mon copain me l’ait dit avant que notre relation ne soit trop avancée et surtout avant que nous ayions notre première relation sexuelle a tout changé. Ça peut paraître étrange mais ça a grandement contribué à établir une solide base de confiance à son égard. Chose qui m’apparaissait difficile auparavant avec les gars que je rencontrais. Je l’ai vu comme un signe de respect envers moi, comme un choix qui m’appartenait. J’aurais détesté me faire mettre au pied du mur. Ma décision aurait probablement été toute autre s’il me l’avait dit après avoir couché avec moi. J’aime avoir le choix, j’aime pouvoir décider des risques que je prends, et mon amoureux a su me donner cette liberté. Bien entendu, quand on s’engage dans une relation où le petit bobo sera toujours présent en filigranne, il faut être conscient que quoi qu’il arrive, ça ne sera pas le porteur de l’herpès qui sera responsable si on l’attrape, mais bien soi-même. Mon copain fait sa part pour me protéger (Valtrex et examen régulier et minutieux de cette partie de son anatomie) et moi j’accepte que malgré ça, rien ne garantie que le risque sera réduit à 100%. C’est mon choix, à moi, pas le sien.

Je trouve dommage que l’herpès soit encore un sujet si tabou quand on sait que près du quart de la population est atteinte du type 2, et que 9 personne sur 10 ont le type 1. Ça fait beaucoup de monde, mais surtout beaucoup de gens qui ignorent souvent leur condition et plus encore les modes de transmission. Alors avec mon amoureux ou un autre, qu’est-ce qui me garantis que je ne l’aurais jamais attrapé (si je ne l’ai pas déjà) et surtout qu’est-ce qui me garantis que je ne l’attraperai peut-être jamais? (on dirait vraiment que les filles de MPB m’ont brainwashé hein? 😉

La vie est ainsi faite, peu importe combien on pense faire les bons choix, elle nous réserve parfois des surprises, bonnes ou moins bonnes. Et si faire le bon choix dans mon cas c’était de choisir l’homme qu’il y a quelques années à peine j’aurais rejeté sous prétexte qu’un coloc partageait 3 ou 4 fois par année ses boxers alors que pour le reste il était parfait?

Pour terminer, il y a un truc auquel je réfléchis souvent, et c’est la façon dont on se lance rapidement dans une relation sans vraiment savoir ce qu’il en est. Je me dis que ce petit bobo a peut-être fait en sorte que nous fassions les choses dans le bon ordre, plutôt que de tout mélanger et restés pris avec les dégâts… peut-être que finalement le coloc a aidé au bon déroulement de notre relation (j’ai vraiment l’air pro herpès là, non 😉

Bientôt un an, et oui, je suis toujours follement amoureuse d’un homme qui me le rend au centuple. C’est tout ce qui compte pour moi! Le reste qui peut me garantir quoi que ce soit? J’ai décidé de suivre mon coeur, et jusqu’à présent, c’est une des meilleures décisions de ma vie.

Je désire donc vous dire un beau GROS merci, parce que sans votre blogue les filles, je serais peut-être restée sur mes vieux préjugés et je serais passée à côté d’un homme plus que merveilleux.

Julie 🙂

Dans la série Ces fous qui nous aiment, le voici, le voilà! L’ultime! Celui d’entre tous que j’attendais!  ENFIN!  Et j’ai nommé: Le texte de l’Amoureux! 

OUIII!  Mon Amoureux Moldu nous livre enfin sa vision de la vie avec l’herpétique que je suis. 

FIGER SA POSITION

Je suis le chum de Nitouchka. Je suis l’Amoureux.

J’ai longuement hésité à vous écrire. Les raisons sont multiples mais la plus importante est probablement l’impression que cela m’obligerait à figer ma pensée sur le petit bobo pour toujours. En plus, la barre avait été mise tellement haute par PresqueParfait… Qu’est-ce qui m’a fait changer d’idée? Nitouchka. Elle est tenace. Elle me relançait, semaine après semaine, sans lever le ton jamais mais j’ai finalement compris que c’était important pour elle. Pourquoi exactement? Simplement parce que du jour au lendemain, je n’en ai plus entendu parler, silence radio. Ça m’a décidé. Une fois décidé, le problème restait entier, je ne savais plus par quel bout prendre tout cela. En relisant les autres entrées sur MPB concernant la fameuse annonce, ou le dévoilement, j’ai découvert l’équivalent “Herpès” du questionnaire de Bernard Pivot. À partir de là, tout fut plus facile pour moi.

1. Est-ce que Nitouchka a bien choisi le moment pour t’annoncer qu’elle avait l’herpès?
Je pense que oui. Elle m’a averti à l’avance qu’elle avait quelque chose d’important à me dire. Ayant frayé avec des problèmes requérant l’aide d’un professionnel de la santé mentale et avec des femmes vivant des problèmes du même ordre, je m’attendais à tout sauf à ce qu’elle m’annonce qu’elle avait l’herpès… Je pensais qu’elle allait me dire qu’elle avait déjà été anorexique ou TOC ou je ne sais pas quoi d’autres.

Sincèrement, ça m’a scié en deux, pas tellement à cause de l’herpès en tant que tel mais plutôt parce que je ne m’y attendais pas du tout. De plus, ma connaissance du petit bobo était très limitée. J’avais une maîtrise ès problèmes psychologiques, pas une maîtrise es herpès! J’ai des feux sauvages qui refont surface depuis mon enfance mais je n’avais jamais vraiment fait le lien entre le type 1 et le type 2… La leçon que j’ai apprise de tout cela? Nous sommes tous dans notre monde, dans nos bobos, mais ceux des autres ne sont souvent pas les mêmes.

2. Est-ce qu’elle a dit les bonnes choses ?
Je pense que ça a été très difficile pour elle de m’en parler. En fois lancée, Nitouchka, m’a fait le topo de sa situation assez clairement: le virus lui-même, son arrivée, elle et son virus, sa vie avec son virus, etc. Je pense qu’à ce stade, j’avais besoin de digérer tout ce qu’elle m’avait dit. J’essayais d’avoir l’air en contrôle mais je pense que ça ne marchait pas trop. Elle a continué à me parler de sa manière de voir le petit bobo… c’est un peu bizarre parce qu’elle l’accepte tellement bien que j’avais presque le goût de l’attraper tout de suite!

3. Est-ce que ça aurait été différent si elle te l’avait dit après une première relation sexuelle ?
En fait non puisqu’on a eu une relation sexuelle protégée avant. Néanmoins, elle a vraiment bien fait de ne pas trop attendre à cause des risques que je prenais sans le savoir.

4. Pourquoi es-tu resté ?
Tout simplement parce que l’élan que j’avais pour elle ou vers elle était plus fort que son petit bobo.

5. Comment as-tu pris ta décision ?
Ce fut comme une non-décision, qui perdure depuis tout ce temps. Comme elle est asymptomatique, l’herpès est en filigrane, jamais en une. C’est donc très abstrait même si je me demande parfois si le côté plus dur de Nitouchka ne vient pas en partie de ça. J’ai fait des tests à l’automne, qui ont confirmé que j’avais bel et bien l’herpès de type 1 (asymptomatique depuis quelques années) mais pas celui de type 2. Ça m’a rassuré puisque ça fait plus de deux ans que je fornique avec elle. En somme, pour répondre à la question, c’est probablement comme dans n’importe quelle relation amoureuse, ça demande une grande part d’amour avec une petite dose d’inconscience.

6. Que ferais-tu si tu l’attrapais ?
Je pense qu’au départ je capoterais. L’idée qu’en 2012 on soit encore au prise avec un virus qui ne partira jamais ne me rentre pas dans la tête. Néanmoins, et je ne dis pas ça pour flatter la gang du petit bobo, j’ai découvert vraiment des gens supers ouverts dans ce monde interlope de l’herpès de tous les types. Probablement que je me tournerais davantage vers ceux qui l’ont, d’ailleurs j’en connais pas mal déjà alors je suis prêt!

Par ailleurs, je ne sais pas si la question sur l’état des recherches sur l’herpès a été abordée dans le blogue mais il me semble que ça serait intéressant d’en savoir plus sur le sujet.

7. Mets-tu ton choix en doute ?
Parfois, ce qui me vient en tête est plus: que ferais-je si je l’attrapais? Que ferais-je si je l’attrapais et que c’était fini entre nous? Et j’ai pas trouvé la réponse…

8. Est-ce que tu y penses souvent ?
Parfois, mais comme ma Nitouchka n’a pas de crise récurrente, c’est pas régulier. Je suis certainement plus attentif à l’évolution de mes parties intimes…

9. Voudrais-tu ajouter un commentaire ?
Je ne m’entends pas toujours avec Nitouchka sur le sujet du petit bobo, notamment le fait que pour elle les deux types d’herpès sont exactement pareils. Cela dit, avec le temps, je respecte son univers, c’est elle qui vit cela, pas moi. Parfois je me dis: pourquoi elle ne prend tout simplement pas du Valtrex puisqu’il semble que cela réduit les risques. Mais j’ai jamais osé lui en parler ouvertement. Oups.

Cet homme (dont nous avons retiré la photo) est un criminel notoire. Son crime? Ne pas avoir mis de condom!

Non mais pincez-moi!  Je rêve!  Je feuilletais ici et là et je suis tombée sur cette…… chose!!

Un homme de Toronto de 35 ans est accusé d’avoir eu une relation sexuelle avec une femme sans l’avoir avertie qu’il souffrait d’herpès, une infection transmise sexuellement contre laquelle il n’y a aucun traitement.

Selon la police de Toronto, le couple a eu relation sexuelle sans protection en mars dernier. L’agent Tony Vella, a indiqué que l’homme «n’aurait pas informé sa partenaire de son état de santé».

Lorsque la femme de 28 ans a appris que son partenaire avait reçu le diagnostic d’herpès génital (virus HV2), elle a porté plainte à la police.

James David Hogg, surnommé Jimmy, a été arrêté et accusé d’agression sexuelle grave. Il devra comparaître le 26 septembre à Toronto.

L’accusé n’est pas connu des policiers.

Les enquêteurs ont publié une photographie de M. Hogg pour découvrir s’il y aurait d’autres victimes. L’accusé mesure 1,78 m (5 pi 10 po) et pèse 82,5 kg (165 lb). Il a les yeux bruns et les cheveux noirs, et parle avec un accent britannique.

Quiconque a de l’information peut appeler le 416-808-1400.

Agression sexuelle grave!?!?!?! 

Pas connu des policiers!?!?!?! 

Découvrir s’il y a d’autres victimes?!?!?! 

Je rêve bordel!  Je rêve! On dirait entendre parler de Paul Bernardo!

Rajoutons-en et pas qu’un peu! Et voilà qu’on peut se retrouver au banc des accusés entre Mom Boucher et Ted Bundy pour avoir omis de mettre un condom!  Et l’autre conne elle?  Cette pauvre écervelée de 28 ans?! Elle en a mis un condom?  Elle se croit où?  Dans un conte de Grimm?  Got news for you honey: Le prince charmant qui vient sauver la belle dans son château, c’est de l’histoire inventée!!  L’histoire ne dit pas si elle l’a chopé ou non mais un bon petit cours d’éducation sexuelle lui serait utile à celle-là !

Le Globe and Mail pose une question intéressante à savoir: Est-ce que le fait de ne pas divulguer l’herpès devrait être considéré comme un crime?  faisant référence au fait de ne pas dévoiler qu’on est Séropositif ou atteint du Sida.  C’est rassurant de voir certains commentaires des gens, particulièrement celui-ci qui résume ce que je pense personnellement:

Mick1977

1:28 PM on September 7, 2011

This is insane. Most people that think this is a good idea are incredibly ignorant about the herpes simplex virus. It’s about as common as they come, almost everyone contracts the virus before they die. A recent UK study found by age 25 75% of people have at least one of the two strains (HSV1, HSV2) and a recent US study found that in unmarried women aged 45-50 50-70% have genital herpes caused by HSV2 (so this doesn’t even take into consideration the cases caused by HSV1 which account for around 30-50% of new cases of genital herpes due to the fact less people acquire HSV1 orally as a child these days). It’s just that for most people (80% of carriers) it goes unnoticed either due to symptoms being too minimal to be detected (e.g., what appears to be nothing more than a scratch, thus not prompting the individual to seek medical advice) or due to them being 100% asymptomatic.

Criminalising this guy risks setting a worrying precedent that could criminalise the majority of the population and require the majority of the population to disclose their HSV+ status before even kissing anyone (the virus can be passed mouth -> mouth, genitals -> genitals, or mouth -> genitals (and vice versa)). There is no distinction between oral herpes (aka « cold sores ») and genital herpes apart from in people’s minds, as perpetrated by social stigma. Both can be caused by either strain. It would be entirely inconsistent to criminalise the passing on of genital herpes without criminalising the passing on of oral herpes. I think every (reasonable) person would agree that the later would be ridiculous. To realise this is to realise that the former is equally ridiculous, it is the same thing. To reiterate the distinction is not based in reality.

Those calling for this to become a criminal offence should take a minute to realise that depending on their age they will almost certainly carry at least one strain of the virus themselves and if they are unlucky enough to have contact with one of the minority of the uninfected members of society out there they may find that next time it’s their them in the court room. Most people don’t realise that almost everyone carries this virus and will be contagious from time to time even if they have never had any symptoms.

It’s basically a fact of life that if you are sexually active you are going to get herpes at some point. The answer is education and de-stigmatisation not criminalisation

Comprenez bien, je suis de celle qui croit qu’on se doit de divulguer une ITS, à tout le moins, se protéger et protéger ses partenaires.  Je ne lui donne pas le bon Dieu sans confession à ce type!  Mais de là à lui apposer l’étiquette de criminel, il y a des limites qu’il est drôlement dangereux de dépasser!

Comme quoi le travail d’éducation ne sera  pas une tâche facile.

Merde et moi qui ai transmis le rhume à au moins 3 collègues au bureau!  Ne vous surprenez pas si vous apercevez ma photo au poste de police de votre quartier!

Il y a quelques mois de ça, les filles de MPB avaient reçu une demande qui nous a fait drôlement plaisir.  Un magazine bien connu  voulait savoir ça se vit comment une ITS après 35 ans et apparemment, ils n’étaient pas légion à vouloir témoigner.

Alors on nous a sollicitées.  Et nous, on aime ça jaser de notre expérience.  Encore plus lorsqu’on sait que ça aidera d’autres personnes aux prises avec un petit coloc indésirable.  C’est donc pour ça que ça nous a fait drôlement plaisir.

Toute heureuse de cette demande inattendue, j’en fais pars à l’Amoureux entre un verre de blanc et le meilleur poisson à l’aneth qu’il ait jamais fait :

L’Amoureux : Ils vont te nommer et tout…?!?!

Nitouchka : Non quand même.  Ça va se faire sous le couvert de l’anonymat.  T’inquiète!

L’Amoureux : Oh! moi ça ne me dérange pas.  C’est toi, ton affaire.

Nitouchka :  Ça te dérange pas?

L’Amoureux pas trop convaincant :  Non.

Nitouchka : Come on!  Imagine que j’aie ma tête sous la légende :  Nitouchka vit très bien avec son herpès. Du coup, ta mère, tes amis, tes collègues, ton ex, tes enfants….et les miens, et ma famille et ……..Halleluia!!  Ça ne serait plus juste MON affaire.

L’Amoureux : Ouais……….

Nitouchka : Ça ne te dérangerait pas?

L’Amoureux : Nnn….oui!

Nitouchka : Me semblait aussi! Anyway c’est pas demain que tu seras le conjoint d’une vedette vénérienne.  Tu peux dormir tranquille.  Je n’ai pas l’intention de devenir l’herpétique de service.   Tu me remplis mon verre?

Finalement, l’histoire n’est jamais parue dans le fameux magazine et le sujet a glissé sous le tapis.

Jusqu’à ce que Josianne le ramène.  Les filles, a-t-elle demandé, vous seriez prêtes à devenir « publiques » pour pouvoir aider des gens?

Bobette a émis quelques doutes, du genre: « j’sais pas…. ça dépend….. »!  Quant à moi, la réponse a fusé franche et claire: NON!

Aucune tribune, dut-ce être Guy A. ou Oprah, ne justifiera que je m’affiche grand publique.  Jamais. 

Parce que malgré tout, malgré les belles paroles et les bonnes intentions, malgré ce qu’on prône et ce qu’on voudrait tant, malgré nos efforts virtuels anonymes, malgré ces fous qui nous aiment, malgré nous, il n’est malheureusement pas encore arrivé le temps où l’herpès ne sera plus synonyme de honte.  Mais on y travaille.  Tranquillement! 🙂

L’autre jour, Meilleur Ami, celui de l’Amoureux, me lance tout bonnement, entre une Heineken et un Daiquiri aux fraises:

–          Nitouchka je voulais te féliciter!

–          Ah bon!?  (J’ai gagné quoi?)

–          Je voulais te féliciter pour ton site.  Mon Petit Bobo.

–          Hey ben……(Malaise!  On a beau dire, j’ai encore une grosse certaine gêne à parler de ma « condition »!)… merci.

–          C’est vraiment super ce que vous faites.  J’ai vu qu’il y avait beaucoup de monde qui vous écrivaient et que vous semblez aider.

–          (Avec un détachement tout ce qu’il y a de plus simulé.  Dans le genre, moi l’herpès, pfff……!) En effet.  On est bien heureuses.  Tu en as parlé à Philomène? ( Cette Philomène)

 –          Oui je lui en ai parlé et je lui ai refilé le lien.

 –          C’est bien! (Ok on peut tu passer à autre chose?  Un autre daiquiri genre? 

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En débutant ce blog nous voulions  présenter une facette moins dramatique de l’herpès, plus humaine.  Je crois bien que nous y sommes arrivées. 

Et comme avec tous les succès, on a eu envie de le partager.  Mais du coup, avec tous ces amis, ces proches et ces amoureux qui peuvent mettre un visage aux avatars de ce blog,  une petite gêne s’est installée et avec elle,  une certaine forme de censure. 

Jusqu’où peut-on raconter des anecdotes de notre intimité sans être déplacées, sans froisser, sans impliquer des gens que d’autres pourraient reconnaitre.

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Plus tard.  Seule avec l’Amoureux.

–         J’étais un peu mal à l’aise tout à l’heure avec l’Ami. 

–         Ah oui pourquoi?

–         Ça me rend mal à l’aise d’une part de parler d’herpès avec lui, et d’autre part, de savoir qu’il peut lire toutes ces histoires sur ma vie privée.  C’était sensé être un truc anonyme et là j’ai l’impression que je vais devoir faire attention à ce que j’écris.

–         Je comprends.  D’ailleurs il s’est reconnu dans l’histoire du wetsuit.

–         NONNNN!

–         Oui. 

–         Merde!!!

–         Mais il a aimé la conclusion, lorsque tu dis que tu ne lui en veux pas et que tu aurais pu faire la même chose.

–         Quand même…. Fiou!  Tu crois que je devrais enlever le paragraphe où je dis que dans le fond, il n’a jamais vraiment été amoureux de Philomène?   Parce que si elle aussi se reconnait il est mal barré.

–         Mouais…………

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Après que mon petit hamster ait brûlé les bering de sa roue et ait frôlé la crise cardiaque j’ai fini par conclure.  Et puis merde!  C’est mon blog après tout. 

Alors sachez que les noms ont tous été changés mais que toute ressemble avec des personnes connues pourrait ne pas être fortuite. Et j’y peux rien. Gnan!

L’entrevue de Bobette m’ayant franchement charmée, j’ai décidé de pousser l’exercice plus loin.  J’ai adoré connaître l’opinion de PresqueParfait et je me suis demandée si tous ces fous qui nous aiment pensaient comme lui.  Et quoi de mieux que d’aller vérifier sur le terrain.  On a l’air de rien comme ça mais on a plein d’amis les filles et moi.  Et sur le lot, plusieurs ont l’herpès.  Alors j’ai sorti mes questions et je suis partie à la chasse de ces fous qui nous aiment. Je vous présente aujourd’hui:

 Fanfois et Dulcinée.

Fanfois c’est l’histoire banale de celui qui, suite à une séparation, décide d’arpenter les réseaux de rencontres pour trouver celle qui ferait de nouveau battre son cœur .  Banal, si ce n’eut été du petit coloc venu se loger dans sa culotte au détour d’une rencontre.  Misère, s’est-il dit, déjà pas facile de rencontrer quelqu’un, me voilà avec cette bête infâme à gérer.

Bien qu’embarrassé par l’H,  Fanfois ne s’est jamais démonté et a dévoilé sa situation plus d’une fois à ses prétendantes.  Avec succès bien souvent, avec douleur d’autres fois.  Puis est arrivé Dulcinée, entrée discrètement par la porte dérobée de l’amitié.

Et cette folle s’est mise à l’aimer.

Nous avons demandé à Dulcinée de se prêter au jeu des questions et c’est avec beaucoup de générosité qu’elle s’y est livrée.

Q : Est-ce que j’ai bien choisi le moment pour te l’annoncer ?

Définitivement non. Le rapprochement sexuel buccal sans protection était déjà terminé lorsqu’il m’a fait part de son vilain secret  Ma première réaction fut: « T’aurais dû me le dire avant!!! »   Curieusement, je ne lui en ai pas voulu. Je m’en voulais personnellement de ne pas m’être protégée et, par le fait même, de m’être mise les pieds dans les plats!  Je me sentais fautive de ne pas avoir suivi les conseils dont on nous martèle les oreilles.  J’ai toujours su qu’une transmission pouvait se produire mais que ça ne devait s’appliquer qu’aux femmes qui choisissent mal leurs fréquentations. Ce mec-là, c’est un homme doux, intelligent, sensible, généreux, serviable bref, tout-à-fait fréquentable!!  De plus je connaissais quelques amis(es) avec lesquels(les) il partage un bon lien d’amitié.  À mon point de vie, c’était impensable d’être à risque avec lui puisque je le connaissais, je connaissais son entourage et que je n’en avais surtout jamais entendu parler par qui que ce soit!

Q: Est-ce que je t’ai dit les bonnes choses ?

Bref, 1000 et une questions ont suivies le même soir.  Ça se transmet quand et comment?  Tes EX l’ont-elles attrapé?  Te protégeais-tu avec tes EX ou pas?  Ça se guérit comment?  Ça se soigne comment?  C’est grave ou pas?  Il n’était pas plus fier de lui que je ne l’étais de moi-même, mais il a répondu à toutes mes questions tout en m’assurant, qu’à sa connaissance, ne l’avoir jamais transmis.  J’ai été rassurée sur le coup mais je devais m’informer d’avantage.  Ni le WEB, ni info-santé, ni mon doc n’ont exactement la même version face à cette ITS.  Selon la médecine, je suis à risque en tout temps, par fellation et par pénétration, plaies apparentes ou pas.  Les images affichées sur le WEB ne sont pas très rassurantes non plus….

Q: Pourquoi es-tu restée ?

Cet ami ne m’avait jamais fait d’approche sexuelle, ni d’allusion, ni de proposition, ni d’attouchement, ni même de propos taquin.  Nous étions 100% ami-amie, partageant des loisirs communs. C’est un concours de circonstance qui a fait que le rapprochement physique s’est produit entre nous. J’avais déjà partagé assez de bons moments avec lui pour savoir qu’il devenait tranquillement plus qu’un grand ami à mes yeux.  Je n’en avais pas encore abordé le sujet mais je commençais déjà, avant ce moment d’intimité, à ressentir de l’amour naissant pour lui.  D’ailleurs, ce n’est pas lui qui a fait le « move », c’est moi.  Je n’essaie pas de le déculpabiliser mais le fait de prévoir le port du condom ne revient pas qu’aux porteurs d’ITS.  Je reconnais qu’il est pleinement responsable de son écart de conduite mais que, pour avoir déjà contracté des condylomes,  je suis responsable de mon écart toute autant que lui.  Pourquoi donc lui aurais-je attribué tout le blâme?

Q: Comment as-tu pris ta décision ?

De par notre amitié, nous avions toujours été ouverts à communiquer ensemble.  Non pas que tout avait été dit, mais le fait d’être assez à l’aise pour parler franchement de son vilain secret a appuyé ma prise de décision.  J’ai voulu savoir comment il vivait ce problème avec ses EX, comment se passait leur vie sexuelle, combien il a eu de femmes dans sa vie depuis qu’il le sait,  comment vit-il sa sexualité lorsqu’il a une crise, ça lui prend combien de temps à se remettre, comment évitait-il que ses partenaires ne le contractent, qu’elles activités sexuelles se permettait-il avec ses partenaires, etc.  Il a répondu clairement et calmement à toutes mes questions.  Nous n’avons pas poursuivi notre lien d’intimité tant et aussi longtemps que mes pensées furent troublées.  Sans pression, j’ai eu tout le temps nécessaire pour déterminer si les inconvénients de cet ITS étaient plus dérangeants que l’amour naissant ressenti pour lui. 

Q: Que ferais-tu si tu l’attrapais ?

Je suis consciente de ne pas être immunisée par le fait d’être amoureuse de lui.  Pour savoir où j’en suis actuellement, j’ai passé un test sanguin.  J’attends les résultats.  Nous avons mutuellement envi de passer notre vie ensemble, je ne souhaite pas pour autant contracter le virus.  Si j’en étais atteinte, je ferais ce que la médecine me propose pour diminuer le plus possible les effets des crises.  Je suis consciente que c’est incurable, mais ma vie ne s’arrêterait pas là pour ça.

Q : Remets-tu ton choix en doute ?

Jamais.

Q: Est-ce que tu y penses souvent ?

J’y pense à chaque relation.  Je ne dis pas ici que j’évite de le toucher ou de me faire toucher.  Je dis ici que je suis consciente du problème et que nous agissons en conséquence.  Je constate évidemment qu’il y a moins de place pour de la spontanéité sexuelle, mais c’est une situation qui, en revanche,  laisse amplement de place à la tendresse amoureuse.  

L’histoire pourrait se terminer ici.  Elle est déjà colorée d’espoir pour ceux qui serait tenté d’abandonner la recherche amoureuse sous prétexte du petit bobo. Mais voilà, cette histoire se poursuit.

Cette histoire était déjà très jolie en soit et s’apprêtait à être publié lorsque j’ai croisé Fanfois sur MSN:

Nitouchka says:

Salut Minou! As-tu reçu mon texte?

Fanfois says:

Oui.  C’est parfait !

Nitouchka says:

Pis?  Vas-tu ajouter tes commentaires personnels?

Fanfois says:

Pas eu le temps encore…  Pis tu pourras penser à une suite parce qu’il y  a des développements…

Nitouchka says:

Dis-moi…………. suis curieuse

Fanfois says:

Elle a passé des tests et elle n’est plus une moldue…  Ça doit faire environ 20 ans !!!

Nitouchka says:

No way!!?!?!  Elle a quel type?

Fanfois says:

2

Nitouchka says:

Ben voyons donc!  C’est trop drôle!  C’est comme un film!

Fanfois says:

Oui !

Nitouchka says:

Pis y’a absolument rien qui dit que c’est toi!

Fanfois says:

Ça peut pas être moi

Nitouchka says:

pourquoi?

Fanfois says:

Toujours protégés, pis au moindre doute on faisait rien.  Elle a passé la batterie de test il y a 2 ans et le hsv2 n’était pas inclu

Nitouchka says:

Cool!  Je serai contente d’ajouter ça au texte car tu sais quoi…

Fanfois says:

Quoi ??

Nitouchka says:

Ça sera l’exemple parfait qu’il ne faut jamais s’empêcher d’entrer en relation avec quelqu’un sous prétexte qu’on a l’herpès et qu’on pourrait être rejeté!

Fanfois says:

T’As raison, tu peux faire un update c’est définitivement d’intérêt public.  Que de rebondissements !!lol

Nitouchka says:

Mets-en.  C’est trop hot!  Pis en plus ça illustre bien qu’il n’y a pas une histoire pareille et que le risque en vaut trop la chandelle!! 🙂

Fanfois says:

jE VAIS ESSAYER DE RAJOUTER DE QUOI…. (il ne l’a jamais fait! Ah Fanfois!!)

Nitouchka says:

On attend tes commentaires comme une pré-pubère se languit de Justin Bieber!

Fanfois says:

Pff!

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

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