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Les heures défilent sur mon réveil.  Une autre nuit où le sommeil joue les agaces.  Une nuit comme tant d’autres.

À une différence près: je ne suis pas seule.  Et je ne parle pas ici de ma nouvelle amie Insomnie.  Non non, je parle d’un homme, un vrai, qui ronfle à côté de moi.  Qui nuit à mon sommeil et attise ma jalousie.  Comment peut-il aussi bien dormir chez une étrangère alors que celle-ci trouve difficilement le sommeil dans son propre lit?

J’aurais très bien pu tourner en rond seule dans mon lit ce soir là mais j’ai pris un risque.  Celui d’oser.  Oser me dévoiler, oser ne pas avoir honte pour un instant, oser vivre.

Ce qui devait être un autre vendredi soir prévisible s’est soudainement transformé en opportunité.  Ce qu’il m’offrait était évident… et tentant.  Il m’a accompagnée à ma voiture, attendant ma décision.  Dans ma tête, c’était le débat des chefs.  Les idées se bousculaient comme une horde de fiancés à une vente d’entrepot de robes de mariées.  Que faire?  Renier mon désir et lui dire non.  L’amener à la maison et lui lâcher la bombe juste avant le moment ultime.  Ou ne pas lui dire du tout…

J’entends les copines MPB.  Je sais tellement ce qu’elles me diraient mais je dois choisir pour moi-même.  Je devrai vivre avec les conséquences alors c’est à moi de choisir.

Et j’ai choisi!  Choisi de ne pas dramatiser.  De respirer profondément et de lui dire tout simplement.  À un étranger, enfin presque.  Et il a été gentil, et il est venu à la maison, et il a passé la nuit.

Il dort! Moi pas!  Je ne dors pas mais je souris.  Pas parce que c’était merveilleux (c’était pas mal du tout), pas parce que je suis en amour (quand même), pas parce qu’on va se revoir (je n’y tiens pas mais on verra bien).  Mais parce que j’ai osé.  Osé le dire mais aussi osé dédramatiser.  Osé choisir de ne pas m’en faire.

Bon, ce n’est peut-être pas un si grand pas pour l’humanité…. en fait ce n’est pas un pas du tout pour l’humanité mais c’est bien une petite victoire pour moi.  Quand même.  Bravo à moi!

J’avais déjà noyé mon stress dans un joyeux lot de houblon et de vin.

Nous ne nous étions pas encore embrassés et je le trouvais nerveux…  Question de détendre l’atmosphère et surtout dans l’espoir que sa grande nervosité était due à quelque chose qu’il avait à m’annoncer (Quoi? J’ai bien le droit de rêver!), j’ai voulu le mettre à l’aise…

– Tu sembles très nerveux!

– Oui, je suis comme ça de nature, je suis nerveux et j’ai la bougeotte..

– Ah, je croyais que c’était la situation qui te rendais nerveux.

– Non, je suis juste comme ça!

Nous discutons un peu du sujet et j’enchaîne sur l’occasion :

– Bon! Parlant nervosité, j’ai quelque chose à te dire……….

Je lui déballe mon sac en prenant soin de lui dire que s’il décidait de ne pas poursuivre la relation suite à ce que je lui annonçais, je respecterais tout-à-fait son choix parce que j’assume totalement ma situation. Je lui explique donc les détails, les possibilités et les risques et je réponds à toutes ses questions…

Il se lève alors d’un bond et vient m’embrasser d’un langoureux baiser…

– Je te remercie. Qu’il me dit.

Vérité numéro un : une annonce bien orchestrée finit toujours au lit!

*******

Nous nous réveillons donc côte à côte le lendemain matin, petite baise avant de partir pour une journée déjà bien chargée. À mon retour, je reçois par courriel une note m’indiquant qu’il a fait quelques recherches sur le sujet via internet, qu’il est un peu songeur mais que mes expériences passées le rassurent beaucoup et que ce n’est pas ce qui le dérange le plus…

En fait, ce qui le dérange c’est que sa grande nervosité ait semblé me turlupiner et que je lui ai posé quelques questions à ce sujet…

Vérité numéro 2 : exit l’herpès, toutes les raisons sont bonnes pour flusher quelqu’un!

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Je rétorque alors du canon de mon clavier le prélude sur lequel je vous ai laissé l’autre jour et en lui disant que ce serait certainement plus facile de tenter sa chance avec quelqu’un de plus safe que de risquer sans être trop certain!

Courriel auquel il a répondu en me disant que la dernière chose qu’il voudrait c’est que je crois que c’est à cause de mon cher coloc qu’il refuse de poursuivre et m’assure qu’il aurait volontiers fait l’amour avec moi sans protection et sans aucune crainte.

Bref, même si ça semble peu crédible, il m’a convaincu qu’il n’en était rien effectivement et qu’il avait réellement trop souffert à cause de son comportement hyperactif et de son attitude nerveuse qui finissait toujours par taper sur les nerfs du monde.  Et qu’avec moi il avait perçu que, même que s’il croyait que nous aurions pu faire un bout de chemin ensemble, ça nous rattraperait tôt ou tard et qu’il finirait par me taper sur les nerfs, comme pour toutes les autres…

Et vous savez quoi?

Il avait raison, en 1 quart de tour, il m’aurait taper sur les nerfs.

Vérité numéro 3: On a tous des blessures et il faut savoir s’écouter. C’est ce qu’il a fait, et pour ça, il a mon respect.

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Il est écrit sur les boîtes de tampons hygiéniques que l’utilisation risque de causer le syndrome du choc toxique qui peut se révéler mortel s’il n’est pas traité rapidement…

Sur les étiquettes de médicament on retrouve fréquemment de terribles-terribles-terribles contre-indications…

Et sur l’herpès on lit qu’il y a probabilité de le transmettre en tous temps…

Faut savoir faire la part des choses. Vivre c’est risquer !

Chers lecteurs,

Je suis désolée.  Je sais que vous aviez tous sans doute très hâte de savoir comment s’était passée cette soirée de dévoilement.  Je viens à vous bien penaude.  Je me suis dégonflée.  Totalement.  Incapable.  Figée.  Chicken à l’os.

Plus le moment approchait, plus l’angoisse montait.  Pourtant dans la journée j’avais bien mis en place mon scénario, choisi les mots, imaginé la scène, mis au point des mécanismes pour faire diminuer l’angoisse.  J’avais même fait une répet avec Loulou.  Une vraie pro croyais-je.  Je suis si habile lorsque vient le temps de conseiller les autres mais je suis pourrie dans l’art d’appliquer mes propres conseils.

À quelques minutes de l’heure H, alors que je me dirigeais vers le lieu de notre rencontre, la panique s’est emparée de moi.  Les crampes, l’angoisse.  Jamais je ne serais capable.  Bobette, Amétys, Loulou, Miss Sagesse, je les ai toutes appelées à la recherche du courage qui fuyait à tout vent.

Je ne sais pas si je cherchais de l’aide ou plutôt une raison pour me dégonfler mais lorsque Loulou m’a dit de me calmer et qu’au pire du pire, je pouvais à la dernière minute décider de ne pas lui dire, j’ai sauté là -dessus comme un ballon s’écrase sur une aiguille.  Pouf!  J’ai su que je ne le ferais pas. 

J’ai joué les demis prudes.  Maintenant je regrette.  Putain je regrette.  On fait comment pour connecter avec quelqu’un quand un gros éléphant se trouve entre nous?

Chaque moment qui passe rend la chose plus difficile encore.   On dirait que dans ce domaine, l’expérience ne compte pas.  Chaque fois on recommence à zéro.  Chaque fois c’est aussi souffrant.  Malgré les belles expériences.  Me voilà même à me questionner si dans le fond, il me plait vraiment.  Si ça vaut le coup que je m’occasionne une telle torture. 

Mais je sais que, j’ai beau me négocier, rendu ici peu importe, il me faut sauter car j’ai l’impression que si je ne le fais pas maintenant  je n’y arriverai plus jamais.

Alors chers lecteurs, ce n’est que partie remise.  Il faut ce qu’il faut et je le ferai.  Je le ferai.  Rendez-vous à l’épisode 4.

Vingt ans de cohabitation avec un coloc c’est tout un bail, ça forme un caractère et ça vous remplit la valise d’expériences!

Dans l’art de l’annoncer, je suis une pro! Pas question de pâtir le fond de la culotte humide pendant d’interminables rencontres à se demander comment le dire: faut passer à l’attaque le plus rapidement possible!

Messieurs cessez de lire, ce qui suit s’adresse à mesdames : je n’en peux plus de lire vos angoisses et j’ai décidé de devenir votre coatch personnelle!!!

Oui, oui… Je vous offre de bon coeur quelques techniques pour vous assurer une bonne baise (ou du moins un peu de tendresse) à l’heure de vérité!

Bon premièrement il faut pratiquer… Plus on pratique meilleure on devient, ça c’est la base de la technique!!!

Les p’tits, les gros, les laids, les boutonneux, les vieux, les jeunes, les athlétiques, les adonis, les tops modèles! Faut pratiquer avec toute la gamme…..

FAUT JOUER POUR DEVENIR VIRTUOSE !

Apprenez à lire sur le visage de l’autre tous les petits signes qui sont le miroir de sa pensé.  Anticipez ses réactions! Jouez, amusez-vous!!!! Scrutez tous les plis, le coins des lèvres, les yeux, les sourcils, l’angle de la tête, l’étirement du cou… Tout!

Chaque annonce est un jeu….. Que dis-je?…… Un entraînement!!!!….. Oui…… Parce qu’un jour, celui qui sera devant nous sera le bon et LUI….. Faudrait surtout pas le louper!!!!

Et pour jouer ça prend un trophée.  Votre trophée : un large sourire de victoire!

Et pour l’atteindre, bien sûr, il faut utiliser quelques manigances féminines… Peu importe la méthode que vous choisissez dans notre fantastique Herpize Bible suivez ces instructions gagnantes :

À l’heure de la vérité, soyez posée, concise et surtout ne jouez pas de mélodrame.

Faites les yeux doux en marquant plusieurs points s’ils sont parfaitement trempés, tout juste au bord du ruissellement mais attention : s’ils débordent vous minimiserez drastiquement vos chances. Il ne faut surtout pas présenter l’herpès comme une calamité!

Quand vous avez terminé de parler du coloc (s’il vous plait ne vous étendez-vous pas trop sur le sujet, on a autre chose à faire), taisez-vous, prenez une grande respiration, humidifiez les lèvres du bout de la langue, rentrez le ventre et pointez légèrement les seins.

Laissez le silence envahir la pièce. Regardez votre partenaire avec des yeux inquisiteurs, légèrement piteux et attendez…. Ou plutôt observez!

Observez le non verbal…

Lorsque les yeux de monsieur s’écarquillent d’un regard tendre, que ses plis se dérident et qu’un étrange rictus s’affiche sur son visage vous êtes tout près du but  : l’instinct du mâle protecteur est sur le point de faire un bond vertigineux…..

Approchez vous doucement en faisant juste un peu pitié, il vous prendra dans ses bras…

Blottissez votre tête dans son cou, il vous caressera le dos en guise de réconfort…

Et là, saisissez le bon moment……… LE Momentum…!!!

Relevez la doucement tête, frottez votre joue contre la sienne et présentez lui vos lèvres…

C’est là…. Juste làààààà….!!  L’instant précis où l’instinct de sauveur suivi de l’enflure du pantalon prendront le dessus sur toute matière grise.

Soyez vigilante et donnez l’impression de relâcher tout contrôle, laissez l’homme faire le reste en prenant soin de ne plus jamais prononcer le mot herpèèèèèèèze et, parole de votre coatch personnelle, vous passerez une soirée des plus agréable!!!

Ça marche presqu’à tout coup mais faites gaffe car quand monsieur reprendra ses esprits, il est fort possible que l’instinct protecteur soit vite remplacé par un manque de couille qui vous laissera pantoise…

Et là, pour contrer le manque de couille, vingt ans de pratique ne suffisent plus!

Conclusion, comme disait Bobette:  Anyway, t’es pas capable de gérer tes émotions.  On va te ramasser à la louche d’une manière ou d’une autre… au point où t’en es rendue, aussi bien t’être envoyée en l’air avant de crasher.

C’est qu’elle a bien raison la Bobette.  Je suis émotivement immature!  Complètement institutionnalisable!  Grâce à l’herpès, j’ai régressé au stade de larve qui mouille sa culotte à une poignée de main et qui rêve de relation à long terme au premier clin d’œil.

En décembre dernier, j’annonçais à Bob (mon flirt du moment), avec l’entrain d’un phoque en Alaska, que j’ai le coloc en question.  J’étais tellement contente d’avoir gagné son respect  :-s mais la sensation de piqure laissée  par le ballon qui m’a pèté en plein visage fut longue à disparaitre.

J’ai terminé la session en état de survie, me convaincant avant chaque cours que la théorie de Super-H, sauveur de ces dames, repoussant les salauds toujours plus loin, jouait en ma faveur.  Grâce à lui, j’avais échappé à cet infâme objet de mon désir qui n’aurait fait de moi qu’une femme comblée, pour un instant, avant de m’abandonner aux oubliettes.

Mais 2010 amène son lot de nouvelles aventures.

De retour à mes cours, je me trouve devant lui comme devant une scène d’horreur.  Je sais que ce sera intense, j’ai peur alors je me cache le visage mais je ne peux résister à l’envie d’ouvrir mes doigts, juste pour voir, juste un peu.  Et il se jete sur moi comme un Bobcat adolescent en rut.  Ben oui!   Commentaires lubriques, attouchements osés et nouveautés: vrais conversations sur de vraies affaires, ouverture sur l’intime.

Mon désarois est grand mais il n’arrive pas à la cheville de mon désir.  Je souris d’abord timidement ne sachant pas trop ou on s’en va, absorbe les compliments comme un sponge towel et après un moment de stupeur, retrouve la moitié de mes esprits et joue le jeu de la séduction avec l’aisance d’un manchot hors de l’eau.  Mais c’est qu’elle est solide cette carapace que je me suis bâtie aux cours des années.  Ses touchers, bien  que délicieux, me font sursauter et au lieu de me laisser aller, j’ai tendance à me replier, obsédée par une foule de questions.  Questions que je n’ose poser.  Peur de la vérité, peur de gâcher le moment, peur d’avoir l’air de la fille désespérée et insécure.

Lui semble savoir ce qu’il veut.  Moi, étant moi à son meilleur pire, analyse encore la situation.  Je voudrais connaitre la suite des évènements, avoir des garanties.  J’ai traversé l’épreuve de la révélation et au lieu de profiter du repos de la guerrière, je cherche une autre épreuve: celle de la torture par le questionnement.  Que faire?  Que dire?  Quoi savoir?

Conclusion!

Conclusion:  Je fonce, au point où j’en suis rendue!

Le récit qui suit est un mélange de réalité et de fiction.  On vous laisse le plaisir de deviner qu’est-ce qui relève de quoi.  Il faut bien savoir clore en riant!!

À quel moment et dans quelles circonstances doit-on annoncer à notre nouvelle flamme qu’on a l’herpès?  Dès les premières rencontres?  Au premier baiser?  Aux premières caresses?  Ou alors on ferre le poisson bien comme il faut avant de lui mettre sous le nez les termes illisibles d’un contrat qu’il aura déjà, en quelque sorte, tacitement signé?

Comme nous sommes désormais toutes les trois célibataires, vous comprendrez que, bien qu’il l’ait toujours été, c’est plus que jamais un sujet chaud au parlement des copines de MPB.

La dernière question débattue en caucus était :  On le dit ou on ne le dit pas aux aventures d’un soir? 

On a chacune notre opinion sur la question et, en vraies politiciennes,  on se tient chacune de notre côté de la chambre. 

Centre :  Je ne lui ai pas dit parce que c’était clair que c’était pour un soir uniquement et qu’après, on ne se reverrait plus.  J’avais envie de me laisser aller sans penser aux lendemains et sans me soucier de lui présenter mon coloc.

Droite :  Vous avez couché ensemble?

Centre :  Oui mais y’a pas eu de pénétration.  On s’est juste…… amusés quoi!

Gauche :  T’as bien fait!

Droite :  Tu sais que même si vous n’avez pas eu de pénétration, tu pourrais lui avoir donné.  Et si ça se trouve, c’est peut-être aussi risqué, sinon plus, de l’attraper sur la bouche lors d’un cunnilingus.

Gauche :  Je ne vois vraiment pas en quoi c’est plus risqué mais peu importe, on s’entend tu que de toute façon, c’est mille fois moins pire de l’attraper sur la bouche que sur le sexe.

Droite :  C’est ton avis.  Mais il n’en demeure pas moins que c’est de l’herpès quand même et qu’après, ce gars là pourrait aller faire un cunnilingus à une autre fille et lui transmettre génital.

Gauche :  Ben oui pis cette fille là ferait l’amour avec un gars qui l’attraperait sur le pénis et là une autre fille qui lui ferait une pipe l’attraperait sur la bouche et elle pourrait le donner à……….. Ça finit pus après ça!  On peut également remonter en sens inverse pour retrouver le coupable originel et le crucifier sur la place publique tant qu’à y être!  Mais ça changerait quoi?

Droite :  Ça changerait que si le coupable originel avait fait sa job on ne serait pas ici à se faire chier à se gratter le bobo!

Centre :  J’comprends chacune votre point de v………….

Gauche :  Justement ça sert à rien de se gratter le bobo parce que le coupable originel ne se lèvera pas pour venir nous sauver de tous ses péchés!   Et même s’il venait en rampant s’excuser, y’est là le bobo pis y partira pas!  Alors je refuse de porter à moi seule le fardeau de tous ceux qui ont pris coloc avant moi. Je veux bien être vertueuse et minimiser les risques pour mes partenaires mais viarge, faut pas charrier!  Je n’arrêterai pas de vivre c’est certain!  Pas à mon âge!  Pas pour l’herpès surtout!  Y’en a qui on le sida, le cancer, la sclérose en plaque, le lupus, la dystrophie musculaire, l’asthme chronique, l’ostéoporose….. name it!………. et qui n’arrêtent pas de vivre pour autant!  Je ne vais certainement pas mettre une croix sur une partie de ma vie sous prétexte que malgré toutes les précautions que je puisse prendre, j’ai quand même 0.02% de risque de transmettre l’herpès?  No Way!

Centre :   Mais vous savez les f ………..

Droite :  Ben moi j’y pense à ce 0.02% et je ne veux en rien faire vivre à quelqu’un ce que moi je vis présentement.  J’aime mieux me priver de spontanéité plutôt que de prendre le risque de briser la vie de quelqu’un.  Je préfère m’en tenir aux gens qui, comme moi, ont l’herpès!  Comme ça des risques y’en n’aura plus. 

Centre :  C’est un choix qui……..

Gauche :  BRISER??  Tu charries pas un peu.  La vie en soi est risquée!  Vivre est une condamnation à mort!  Pas l’herpès!  Voyons on n’en meure pas de ça!  Ta vie n’est pas brisée.  Pourquoi tu ne te donnerais pas la chance de rencontrer quelqu’un qui va t’aimer malgré l’herpès.    S’il l’a tant mieux mais sinon, y’en a plein de gens que ça ne dérange pas.  O. ça ne l’a pas dérangé.  S. et E. non plus.  Même M. a pris le risque en sachant qu’il n’y avait pas de lendemain.  Et c’est sans compter C. et N. et j’en passe.

Centre :  C’est vrai y’a chose aussi le chum de ……

Droite :  Peut-être mais n’empêche qu’ils ont beau dire oui oui oui et accepter le risque, tu ne sais pas ce que c’est tant que tu ne l’as pas eu.  Et la coupable après, ce sera moi! 

Centre:  Ben …..

Gauche :  Wo minute!  La coupable?  Faudrait pas exagérer. Si l’autre est au courant, le risque il l’accepte et il devient partie intégrante du contrat.  Je fais attention de ne pas te le transmettre mais en retour, tu acceptes que ça puisse arriver.  Ce n’est pas parce qu’on t’offre un Remington en cadeau que tu deviens responsable du service après vente de la compagnie.  Je refuse de porter à moi seule le fardeau de l’herpès sous prétexte que je l’ai.  C’est une responsabilité sociale. 

Droite :  Peut-être mais n’empêche que je ne suis pas d’accord d’avoir des relations sexuelles sans en avertir l’autre.  Pas sur qu’il aurait dit oui pour une histoire sans lendemain s’il avait connu le risque.

Gauche :  Le risque! Le risque! Je comprends et je suis d’accord mais faudrait quand même pas être plus catholique que les Sœurs Grises.  Il n’y a même pas eu de pénétration.  Elle prend du Valtrex à la pelletée…..et tu sais très bien que si Centre avait eu le moindre doute qu’une crise se pointait, elle n’aurait jamais accepté qu’il la touche.

Centre :  C’est vrai même que……

Droite :  MAIS LE RISQUE EST LÀ PAREIL!!!

Gauche :   Peut-être mais toi es-tu au courant de tous les risques que tu coures chaque jour?  Est-ce que ça t’empêche de……..

Centre :  VOS YEULES!!!

Gauche : ….

Droite : ….

Centre :  Bon!  J’peux-tu parler astheure?  C’est MON histoire après tout!  Oui c’est vrai que j’aurais pu lui dire. En fait j’aurais DÛ lui dire.  Je me sens d’ailleurs un peu coupable quand je pense à la petite chance qui subsiste de lui avoir transmis….

Gauche :  Ben là quand même tu……..

Centre :  …MÊME si j’ai pris toutes les précautions qui s’imposaient pour le protéger, ça aurait été plus responsable de lui dire… 

Droite :  C’est clair!  Tu aurais pu au moins……

Centre :  …MAIS,  d’un autre côté, j’peux tu vous dire que ça m’a fait du bien en sale de me laisser aller.  Pis de toute façon, You’re dam if you do, you’re dam if you don’t.

Gauche Droite:  Qu’est-ce que tu veux dire?

Centre :  Ben si je lui avais dit, il aurait peut-être pris ses jambes à son cou et oui, je l’avoue, ça m’aurait affectée.  Mais ça ne m’aurait pas empêché de l’embrasser avant quand même.

Droite Gauche :  C’est clair mais……… c’est quoi le rapport?

Centre :  ……..ben………. regardez le petit bouton qui me pousse sur la lèvre.  Pensez-vous qu’il pourrait m’avoir refilé l’herpès buccal?

Gauche Droite :  Ah ben câlisse……….!!!!!!

 

Dernièrement j’ai dû faire un saut au Canadian Tire. J’avais un item à retourner.

Service oblige, j’ai attendu un bon p’tit bout!

ÔÔÔÔ Canadian Tire et ses belles files d’attente….

Je n’ai pas sacré….. Ohhh que nooooonnnn!

Je me suis rincé l’œil…… Incognito, j’ai approché mon visage de quelques mâles me précédant et j’ai humé l’air.

Cet air qui embaume la testostérone.  Le d’sous d’bras de l’homme du Canadian Tire. Celui qui trippe sur les chars et les outils.  Celui qui a travaillé, sué et qui a les mains rudes. L’homme musclé, fort et fier qui vient de libérer son bolide d’un gigantesque banc de neige….

Hmmmmmmmmmm….

Les poumons remplis d’hormones mâles, j’ai fermé les yeux et j’ai rêvé… Là, plantée dans l’attente de l’allée des retours de marchandise.

Sa main forte a effleurée ma peau, j’ai léché son cou. Doucement, ma langue a glissée sur son torse découvert… La chaleur de nos corps embrasant nos sens et le désir d’assouvir nos passions charnelles montant aussi vite qu’une échelle dans un jeu de serpents.

J’allais dégrafer son jeans….

–       Madame? MadAAAAAAAME!

–       Heuuuu….. Oui?

–       C’ta vot’tour!

J’ai regardé tout autour de moi. Je devais certainement avoir un petit air étrange en essuyant le filet de bave qui se faufilait au coin de ma bouche tout en me demandant le quel des ces spécimens faisait parti de mon clan!

Ahhh, si l’herpès avait une odeur, je ne me serais pas perdue en contemplation ÔÔÔÔÔ Canadian Tire et serais probablement passée en mode attaque….

Mais non, je suis retournée à la maison penaude, seule, le coloc noyé au fond de ma culotte…

__________

Cher Père Noël,

Cette année, Père Noël, j’aimerais avoir un trio de gars du Canadian Tire, Extra coloc. Un pour moi et un pour chacune de mes copines de MPB.

Je veux que nous vivions d’amour, qu’harmonie règne en une douce chanson et que nous soyons encore les meilleures amies du monde accompagnée de nos nouveaux colocs qui eux, de temps à autre, libéreraient nos zones érogènes pour aller sortir le char du banc de neige et faire d’agréables activités! 🙂

Bobette xxx

On est sage hein !?  Je ne sais pas pour mes collègues mais moi, je vais vous le dire pourquoi je me tiens bien peinarde ces derniers temps.   Je le sais elles vont peut-être m’en vouloir un peu parce que le but ici, c’est de dédramatiser l’herpès et non pas d’en faire un plat. 

Mais je vais vous dire un truc pour vous rassurer, vous qui vous morfondez de devoir vivre avec ce petit parasite et qui vous demandez comment je peux sembler si sereine avec mon petit ami :  Je ne vis pas en harmonie avec l’herpès.  Il me fait chier et je l’endure parce que vous savez quoi?   JE N’AI PAS LE CHOIX.  

Oui oui !  Vous avez bien lu.  Le coloc me fait royalement chier et si j’avais le choix, j’aimerais mieux vivre sans.   

Voilà c’est dit.  C’est affirmé.  Maintenant vous savez qu’à quelque part, derrière mon image de stilleto, je suis de nature plutôt humaine.  Et putain que ça fait du bien.  Tiens je vais même m’en permettre une autre :   MANGE DE LA MARDE MAUDIT HERPÈS !!!  Un peu puéril j’en conviens mais vous ne me l’enlèverez pas.  Je le garde tel quel en grosses lettres « capitales » ! 

Quoi ?  Je ne vous apprends rien ?  Vous aviez vu à travers mon jeu lorsque je vous laissais sous-entendre que l’herpès avait pratiquement été une bénédiction du ciel ?  Vous avez bien fait de ne pas y croire.  C’était faux.  L’herpès c’est une merde qui se loge d’abord dans la culotte pour après vous beurrer de brun jusqu’au fond de l’âme !   

Mais pour rassurer les copines, qui doivent à ce moment ci de leur lecture avoir envie de me crucifier pour avoir écrit un texte si noir – et parce que c’est vrai auss – les coups de gueule et les coups de cafard provoqués par notre petit ami, comme la majorité des autres coups d’ailleurs, on s’en remet.  Toujours.  Ça passe.  J’avais juste pas envie de le garder pour moi celui là.   

Si vous êtes bien gentils (mais vous l’êtes toujours !) et que j’arrive à trouver les mots justes, je vous raconterai la raison de mon coup de gueule.  Puéril aussi bien entendu.  Mais je parie que vous le savez déjà.  Parce qu’en final, le coloc n’a de pouvoir qu’à un seul et unique endroit :  dans la culotte !!  

Alors ma gang de chanceux, vous allez avoir le droit à une autre histoire de sexe !!  Encore !  

V’voyez !!  Ça va déjà mieux !  Ah si je ne vous avais pas !!

Je vous avais commencé un petit texte plutôt sombre, chargé de la colère que, veut veut pas, le petit coloc soulève parfois en moi.  Rien pour remonter le moral des troupes.  C’était toutefois sans compter le support irritant  indéfectible de mes bonnes amies qui savent toujours ramener de force la bonne humeur en moi. 

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1er Acte:  Le texte

À première vue, vite de même, j’ai l’air bien heureuses de vivre avec « mon » herpès.  Avouez!  J’assure et j’assume comme une grande!

L’herpès a changé ma vie pour le mieux n’est-ce pas?  N’ai-je pas fait d’inestimables rencontres?  N’ai-je pas appris à mieux me connaître, à m’accepter, à prendre mon temps, à dédramatiser?  

En plus, de par mon expérience, j’arrive même à aider les autres.  Non mais ne suis-je pas une femme comblée qui devrait bénir le jour où l’herpès est entré dans sa vie? 

Et cette vie, serait-elle aussi accomplie sans lui?   Non mais franchement, dites-moi, que serais-je sans mon cher et bien-heureux coloc? 

BEN JE SERAIS MIEUX CÂLISSE!!!   

Parce que je dois me l’avouer, ma vie serait drôlement plus simple sans ce bacille indélogeable.  Je n’aurais pas à enfiler une armure de courage chaque fois que se pointerait le prince charmant;  juste un condom. 

Je vais me permettre de vous le dire; ça me fait royalement chier d’avoir l’herpès et j’ai beau faire contre mauvaise fortune bon coeur, il n’en demeure pas moins que je préfèrerais, et de loin, me balader la culotte libre de cet infâme.

Pourquoi cette montée de lait soudaine?  Parce que d’une part faut bien se dire les vraies affaires; avoir l’herpès, peu importe l’angle d’où on l’aborde,  ce n’est quand même pas la joie.  Un point c’est tout. 

Mais en fait, la véritable raison de cette montée de lait est plus circonstancielle.  J’aurais ces jours ci l’opportunité de vivre un moment doux et de me plonger à corps que veux-tu dans un voluptueux instant présent sans trop songer aux lendemains. 

Ses douces et chaudes mains ont glissé sous ma robe, ses lèvres ont tracé un chemin de ma gorge à ma bouche et parce que le temps nous faisait défaut, il a chuchoté à mon oreille que ce ne serait pas aujourd’hui mais que ce serait, sans aucun doute. 

Mais voilà,  malgré le fait que  j’en aie langoureusement envie, ce moment ne sera pas.    Parce que, grâce à ma conscience opiniâtre, pas question de lui cacher la tierce partie.  Mais vous pensez bien que lui avouer au risque d’être rejetée et ce, pour un instant qui se conjuguera au singulier, que je trimbale un petit ami collant?  No way! 

Alors, thanks to mon petit coloc,  je vais hélas laisser s’ouvrir la parenthèse et laisser filer l’instant. 

Le coeur chargé d’acrimonie à l’égard du p’tit criss qui squatte ma culotte.

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2ième Acte:  La bonne amie

Amétys mon texte à la main:  Ouais.  C’est vrai que ça fait chier quand même de ne plus se sentir libre de s’envoyer en l’air.

Nitouchka encore pompée:  Oui fait chier!  Royalement.  Fait chier aussi toutes ces belles théories sur le fait d’assumer, d’être devenue meilleure, du positif que c’te merde est supposée m’avoir apporté et bla bla bla……..

Amétys surprise: Et ben……….  J’avoue que c’est rare qu’on t’entend dire ça!   D’habitude ton discours tend plus de l’autre côté!

Nitouchka:  Ouais d’habitude mon verre est à moitié plein!  Mais là il est à moitié vide faique gêne-toi pas pour le remplir.

Amétys remplissant les coupes à moitié vides:  Tu penses vraiment qu’il n’y a rien de positif à tout ça?

Nitouchka:  Bof……….

Amétys:  Ok , mettons qu’on frotte le shiraz et qu’un petit génie sorte de la bouteille.  Mais un petit génie un peu tordu,  du genre qui troque au lieu de donner. 

Nitouchka le sourcil dans les airs:  …….. mouais………?????

Amétys:  Le petit génie bien il t’offre de te débarasser de ton coloc en échange de mon amitié.  Plus de coloc, mais plus d’Amétys non plus.

Nitouchka intéressée:  Plus de coloc?  Jamais jamais?  Genre, immunisée?

Amétys:  Mouais.

Nitouchka faisant mine d’y réfléchir sérieusement:  ……..huuummmm…………

Amétys levant le sourcil à son tour:  ……

Nitouchka:  BEN NON!!!  Qu’est-ce que tu penses!  J’échangerais rien pantoute!!

Amétys:  Quand même……..

Nitouchka:  J’échangerais jamais votre amitié c’est clair.   Pis en y réfléchissant,  bien que toutes les  fois où j’ai eu à l’annoncer ait relevé du supplice, je n’en échangerais aucune non plus.  C’est vrai!  Chaque homme et chacune de leur réaction m’a fait vivre un moment de véritable bonheur que je porte comme un cadeau que je ne retournerais pour rien au monde.  À vrai dire,  si je savais d’avance que leurs réactions seraient toujours celles que j’ai connues, je me ferais un job à temps plein de l’annoncer.  Frissons de bonheur et surtout, d’authenticité garantis!!

Amétys:  Quand même…….  Pour une fille qui maudissait son herpès y’a pas dix minutes, tu me rassures.  Je pensais qu’on avait perdu notre optimiste en titre.

Nitouchka:  L’affaire c’est qu’on la connaît jamais d’avance la réaction et que chaque fois, le risque est présent.

Amétys:  Vrai.  Mais ça ne t’as jamais empêché.  Pourquoi tu ne risquerais pas de savoir avec lui?

Nitouchka:  Parce que je la connais d’avance sa réaction.

Amétys sceptique:  Ah bon?!?!  Et pourquoi, ce qu’apparamment on ne sait jamais d’avance, soudainement tu le sais.

Nitouchka:  Parce que je sais……..

Amétys:  ………

Nitouchka s’impatientant:  Parce que c’est clair qu’il ne voudra jamais prendre le risque d’être contaminé bon!  Aussi infinitésimal puisse être ce risque.

Amétys:  Et pourquoi lui plus qu’un autre?

Nitouchka:  Parce que……..

Amétys:  Parce que quoi?

Nitouchka:  Par-ce-que bon!!!

Amétys:  Par-ce-que-quoi ciboire????

Nitouchka:  Parce qu’il est MARIÉ!!!!

Amétys:  Marié?

Nitouchka:  Oui, marié!

Amétys:  Es-tu entrain de me dire que tu maudis l’herpès de t’avoir empêché de t’emmêler le coeur dans les filets d’un homme marié?????

Nitouchka:  Ben………

Amétys:  BEN  ……   ALLO!!!!

Nitouchka:  Ouais……….. vu de même………

Amétys:  Ben kin!  On va pas le maudire ma chère, on va lui déboucher une autre bouteille et si ça se trouve, lui ériger un monument tiens!!!  Un homme marié!  Pffff……… Cheers l’herpès ouais!!!

Nitouchka:  Ok! Ok!  C’correct là.  Rajoute s’en pas!  Donne-moi pas le goût de rappeler le p’tit génie ok!!

Amétys:  Je ne sais pas t’étais rendu où dans ton décompte mais laisse-moi te dire une chose, on aura pas à faire à un blanchissage.  L’herpaize, cet  infâme, vient de scorer ma chère!

Nitouchka:  pffff……….. Débouche donc l’autre bouteille au lieu de dire des conneries!

Ainsi elles burent heureuses et rêvèrent de beaucoup d’amants………. libres!  Et d’herpès pour les protéger des autres.

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

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