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Ce jour là, j’écoutais l’émission de radio d’Isabelle Maréchal au 98,5 FM. Le sujet du jour, je vous le donne dans le mille : notre petit bobo!  Comme invités, le docteur Réjean Thomas de la Clinique A et notre ami Guy Leduc, fondateur de its rencontres.  Si vous ne connaissez pas l’émission, on y aborde des sujets qui touchent la santé en laissant des gens du public intervenir, juste comme ça, parce qu’ils se sentent interpellés.

Et ce jour là, je me suis sentie interpellée!

Sauf qu’avant de vous raconter la suite de mon histoire, je dois vous mettre en contexte et vous faire un petit aparté sur ma situation familiale:
Mes enfants et moi vivons maintenant avec PresqueParfait, dit le-sans-bobo, accompagné de sa trâlée d’ados.  Parmi cette gang de jeunes reconstituée, seule ma fille est au courant de notre petit secret.

Je travaille de la maison. Le jour je me retrouve donc seule à travailler sur des trucs de travailleur autonome.  La gang est soit à l’école, soit au boulot et le plus grand de nos ados qui ne fait rien de sa vie est presque toujours chez ses potes à récupérer de la veille.  Bref le jour, je suis seule…

Alors oui ce jour là je me suis sentie interpellée!

Je signale donc le numéro et, à mon grand étonnement, tombe sans délai sur le répartiteur à qui j’explique que je suis une des coauteures de monpetitbobo et je me retrouve illico presto en attente de passer sur les ondes!

– Il y a deux interlocuteurs avant vous: vous passez donc dans deux!  Qu’il me dit.

Je suis un peu nerveuse mais bien contente de pouvoir mettre mon expérience au service de la vérole en me disant qu’en plus, ça donnerait un sérieux coup de pouce à MPB… Ô que j’en avais de l’ambition pour ces trois lettres!

Tout en me faisant une liste mentale de ce que j’allais dire, j’écoutais en stéréo l’émission qui jouait à la fois au bout du fil et sur les haut-parleurs du salon.  Dehors, la neige ; je regardais les flocons danser.

– Madame!  Vous passez dans un! 

Mon coeur palpite mais je garde le contrôle et me sens relativement bien jusqu’au moment où tout se gâte…

Un son, une fraction de seconde, une clé dans la serrure; j’ai compris ce jour là comment une sérénité relative pouvait instantanément se transformer en tornade émotionnelle.

– Madame!  Vous êtes à quelques secondes d’entrer en ondes! 

Et cette clé dans la serrure?!?

Dans l’espoir d’avoir mal entendu et de voir le camelot repartir avec son sac en bandoulière, j’étire mon regard vers l’entrée en constatant avec stupeur que ce matin là – je ne sais par quelle force ésotérique – l’ado non au courant de mon petit bobo, qui d’habitude dégrise chez des potes jusqu’en fin d’après midi, rentrait au bercail.

Il est dix heures, dehors il fait froid, il neige et je me sens piégée comme un enfant qui vient de faire une terrible bêtise.

Je suis toujours en attente, mon cerveau roule à vitesse grand V.  La porte d’entrée grinche.  Je sais que je devrais raccrocher la ligne mais au lieu de faire ce qui aurait été tout à fait logique et sans risque pour mon égo, en guise de manteau j’attrape la robe de chambre qui traîne sur une chaise, je saute pieds nus dans mes petits baskets de tissus et sors en catimini par la porte de derrière.

J’ai de la neige jusqu’aux genoux.  Téléphone en main, j’ai à peine le temps de me rendre au fond de la cours jusqu’à la cabane à jardin que j’entends le répartiteur qui m’annonce que je suis en ligne!

Bonjour Madame!

J’ai le souffle coupé.  Haletant, je tente de me présenter, de parler de notre blogue et d’expliquer le but de mon intervention.

Les baskets remplis de neige, au fond de ma cachette gelée, je peine à me concentrer.  Tentant d’être cohérente, j’imagine avoir oublié les haut-parleurs qui crachent encore ma voix dans le salon pendant que l’ado dégrise au son de mon discours. Je bafouille et m’excuse en expliquant que je suis nerveuse.  Je tente de poursuivre mais je pense alors à ma voisine qui est probablement en train de ramasser sa neige, perplexe d’entendre les secrets de ma cabane à jardin…

Je n’arrive pas à reprendre mon souffle et, trémolo dans la voix, j’essaie de dédramatiser, je trébuche, m’excuse encore, me répète.  L’entrevue ne dure que quelques minutes mais elle me semble interminable.  Moi qui pensais y arriver avec brio, je me suis mordu les lèvres de ne pas avoir raccrocher le combiné pendant qu’il en était encore temps.

Déconfite, je suis rentrée à la maison prête à affronter l’ado indigné de mon secret dévoilé mais, fort heureusement, j’ai été vite soulagée de constater que dans ma hâte à me sauver, j’avais eu la brillance d’esprit de fermer la radio et que, outre une grave blessure à l’égo, il me restait toute une histoire à raconter!

Alors oui, ce jour là je me suis sentie interpellée…

Peut-être fallait-il m’entendre malhabilement prôner la dédramatisation,  mais il fallait surtout me voir pour comprendre que ce jour là, il n’en était rien!

Bobette

La vie est bonne, la vie est belle, la vie est mouvante.  Heureusement.

L’année dernière, à pareille date, Amétys, Bobette et moi, toutes célibataires que nous étions, avions échouées dans une petite ville reculée, bien décidées à y faire la fête!  Un événement y était prévu et la faune humaine s’annonçait propice aux rencontres et aux plaisirs. 

Nous nous sommes donc retrouvées dans une chambre d’hôtel de l’endroit, enthousiastes à l’idée de faire la fête.  Nous avions prévu l’attirail de circonstance et c’est en se pomponnant pour la soirée qu’on s’est aperçues que nos garde-robes respectives nous avaient recraché le même uniforme: des jeans et un chandail noir.  

Lorsque c’est tout ce que ta garde-robe peut t’offrir pour en jeter plein la vue dans un bar, il est temps de sauter dans la case des has been!  On aurait dû se douter que ce « hasard » donnerait le ton à la soirée mais il n’était pas question de gâcher notre plaisir.

On file donc en ville pour rejoindre la fête!

Autre signe du destin;  J’avais fait erreur sur la date de l’événement et l’endroit avait plus les allures de Val Jalbert que de la rue Crescent un soir de Grand Prix!  La faune se résumait à quelques spécimens locaux qui devaient avoir la moitié de notre âge….. et le double de nos soutien-gorges!

Un peu dépitées (beaucoup pour moi, organisatrice de la soirée) nous nous sommes installées près du plancher de danse, décidées à s’éclater coûte que coûte!  On a enfilé martinis par dessus shooters pour colorer nos humeurs un peu moroses, déterminées à débusquer le plaisir au fond de nos verres.

Mais de toute évidence,  le plaisir, lorsqu’il ne vient pas, ne peut être forcé.  Encore moins bu.  Parce qu’alors il devient pathétique.

Trois matantes en jeans bleus et t-shirt noirs à l’estime et la démarche flageolantes, ça cassent pas la baraque devant des nymphettes sautillant en mini-jupe et talons vertigineux!   Même les yeux des vieux croulants passaient par-dessus le trio Levis!   Pathétique!

J’ai bien tenté quelques pas sur la piste en compagnie de Bobette mais devant le regard consterné d’Amétys, on a compris qu’aucun effort, qu’il vienne de nous ou de la barmaid,  n’y ferait! 

L’alcool dans sa chute entrainait les miettes d’estime et de charme qui pouvaient nous rester.

On a tenté de se reconstruire dans un petit pub non loin mais la faune y était tout aussi désertique.  Et le mal était fait.  Les martinis ne pouvaient plus rien pour nous sinon nous infliger un coma éthylique.

Nous sommes donc rentrées à l’hôtel chancelantes et dépitées.  C’est là qu’on s’est tapé une mémorable scéance de photos qui, en plus de réchapper la soirée, a donné naissance aux désormais célèbres  Herpes Angels …. et à un pénible mal de tête!

Ça c’était l’année dernière, à pareille date, alors qu’on croyait bien que le bonheur c’était pour les autres!  Ceux qui n’avaient pas l’herpès.  Aux trémoussantes midinettes de 20 ans.

Pourtant.

Pourtant cette année Bobette et Monsieur PresqueParfait on passé le weekend collé-collé,   Amétys a consacré son temps (et surtout son immense talent) à la danse et moi, j’ai célébré l’anniversaire de mon Amoureux.

L’année dernière, à pareille date, on n’y aurait jamais cru.

Les heures défilent sur mon réveil.  Une autre nuit où le sommeil joue les agaces.  Une nuit comme tant d’autres.

À une différence près: je ne suis pas seule.  Et je ne parle pas ici de ma nouvelle amie Insomnie.  Non non, je parle d’un homme, un vrai, qui ronfle à côté de moi.  Qui nuit à mon sommeil et attise ma jalousie.  Comment peut-il aussi bien dormir chez une étrangère alors que celle-ci trouve difficilement le sommeil dans son propre lit?

J’aurais très bien pu tourner en rond seule dans mon lit ce soir là mais j’ai pris un risque.  Celui d’oser.  Oser me dévoiler, oser ne pas avoir honte pour un instant, oser vivre.

Ce qui devait être un autre vendredi soir prévisible s’est soudainement transformé en opportunité.  Ce qu’il m’offrait était évident… et tentant.  Il m’a accompagnée à ma voiture, attendant ma décision.  Dans ma tête, c’était le débat des chefs.  Les idées se bousculaient comme une horde de fiancés à une vente d’entrepot de robes de mariées.  Que faire?  Renier mon désir et lui dire non.  L’amener à la maison et lui lâcher la bombe juste avant le moment ultime.  Ou ne pas lui dire du tout…

J’entends les copines MPB.  Je sais tellement ce qu’elles me diraient mais je dois choisir pour moi-même.  Je devrai vivre avec les conséquences alors c’est à moi de choisir.

Et j’ai choisi!  Choisi de ne pas dramatiser.  De respirer profondément et de lui dire tout simplement.  À un étranger, enfin presque.  Et il a été gentil, et il est venu à la maison, et il a passé la nuit.

Il dort! Moi pas!  Je ne dors pas mais je souris.  Pas parce que c’était merveilleux (c’était pas mal du tout), pas parce que je suis en amour (quand même), pas parce qu’on va se revoir (je n’y tiens pas mais on verra bien).  Mais parce que j’ai osé.  Osé le dire mais aussi osé dédramatiser.  Osé choisir de ne pas m’en faire.

Bon, ce n’est peut-être pas un si grand pas pour l’humanité…. en fait ce n’est pas un pas du tout pour l’humanité mais c’est bien une petite victoire pour moi.  Quand même.  Bravo à moi!

Ouiiiiiiiiiiiiii….

Et puis NON!

JE NE VOUS DIS PLUS RIEN!

Je n’en dis pas plus pour ne pas que ça fouèèèèèère….

Parce qu’à chaque fois que je vous en parle ça se termine en queue de poisson!

C’est ça!!!!

CE BLOGUE ME PORTE MALHEUR… 😉

Alors! Chuuuuuuut!

?!?

Ah puis Ok!!! Juste un petit secret…..

C’est un superbe spécimen de la famille des moldus!

Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir!!!

J’avais déjà noyé mon stress dans un joyeux lot de houblon et de vin.

Nous ne nous étions pas encore embrassés et je le trouvais nerveux…  Question de détendre l’atmosphère et surtout dans l’espoir que sa grande nervosité était due à quelque chose qu’il avait à m’annoncer (Quoi? J’ai bien le droit de rêver!), j’ai voulu le mettre à l’aise…

– Tu sembles très nerveux!

– Oui, je suis comme ça de nature, je suis nerveux et j’ai la bougeotte..

– Ah, je croyais que c’était la situation qui te rendais nerveux.

– Non, je suis juste comme ça!

Nous discutons un peu du sujet et j’enchaîne sur l’occasion :

– Bon! Parlant nervosité, j’ai quelque chose à te dire……….

Je lui déballe mon sac en prenant soin de lui dire que s’il décidait de ne pas poursuivre la relation suite à ce que je lui annonçais, je respecterais tout-à-fait son choix parce que j’assume totalement ma situation. Je lui explique donc les détails, les possibilités et les risques et je réponds à toutes ses questions…

Il se lève alors d’un bond et vient m’embrasser d’un langoureux baiser…

– Je te remercie. Qu’il me dit.

Vérité numéro un : une annonce bien orchestrée finit toujours au lit!

*******

Nous nous réveillons donc côte à côte le lendemain matin, petite baise avant de partir pour une journée déjà bien chargée. À mon retour, je reçois par courriel une note m’indiquant qu’il a fait quelques recherches sur le sujet via internet, qu’il est un peu songeur mais que mes expériences passées le rassurent beaucoup et que ce n’est pas ce qui le dérange le plus…

En fait, ce qui le dérange c’est que sa grande nervosité ait semblé me turlupiner et que je lui ai posé quelques questions à ce sujet…

Vérité numéro 2 : exit l’herpès, toutes les raisons sont bonnes pour flusher quelqu’un!

****

Je rétorque alors du canon de mon clavier le prélude sur lequel je vous ai laissé l’autre jour et en lui disant que ce serait certainement plus facile de tenter sa chance avec quelqu’un de plus safe que de risquer sans être trop certain!

Courriel auquel il a répondu en me disant que la dernière chose qu’il voudrait c’est que je crois que c’est à cause de mon cher coloc qu’il refuse de poursuivre et m’assure qu’il aurait volontiers fait l’amour avec moi sans protection et sans aucune crainte.

Bref, même si ça semble peu crédible, il m’a convaincu qu’il n’en était rien effectivement et qu’il avait réellement trop souffert à cause de son comportement hyperactif et de son attitude nerveuse qui finissait toujours par taper sur les nerfs du monde.  Et qu’avec moi il avait perçu que, même que s’il croyait que nous aurions pu faire un bout de chemin ensemble, ça nous rattraperait tôt ou tard et qu’il finirait par me taper sur les nerfs, comme pour toutes les autres…

Et vous savez quoi?

Il avait raison, en 1 quart de tour, il m’aurait taper sur les nerfs.

Vérité numéro 3: On a tous des blessures et il faut savoir s’écouter. C’est ce qu’il a fait, et pour ça, il a mon respect.

****

Le fromage… C’est une vraie addiction!

J’adore!

Conclusion, comme disait Bobette:  Anyway, t’es pas capable de gérer tes émotions.  On va te ramasser à la louche d’une manière ou d’une autre… au point où t’en es rendue, aussi bien t’être envoyée en l’air avant de crasher.

C’est qu’elle a bien raison la Bobette.  Je suis émotivement immature!  Complètement institutionnalisable!  Grâce à l’herpès, j’ai régressé au stade de larve qui mouille sa culotte à une poignée de main et qui rêve de relation à long terme au premier clin d’œil.

En décembre dernier, j’annonçais à Bob (mon flirt du moment), avec l’entrain d’un phoque en Alaska, que j’ai le coloc en question.  J’étais tellement contente d’avoir gagné son respect  :-s mais la sensation de piqure laissée  par le ballon qui m’a pèté en plein visage fut longue à disparaitre.

J’ai terminé la session en état de survie, me convaincant avant chaque cours que la théorie de Super-H, sauveur de ces dames, repoussant les salauds toujours plus loin, jouait en ma faveur.  Grâce à lui, j’avais échappé à cet infâme objet de mon désir qui n’aurait fait de moi qu’une femme comblée, pour un instant, avant de m’abandonner aux oubliettes.

Mais 2010 amène son lot de nouvelles aventures.

De retour à mes cours, je me trouve devant lui comme devant une scène d’horreur.  Je sais que ce sera intense, j’ai peur alors je me cache le visage mais je ne peux résister à l’envie d’ouvrir mes doigts, juste pour voir, juste un peu.  Et il se jete sur moi comme un Bobcat adolescent en rut.  Ben oui!   Commentaires lubriques, attouchements osés et nouveautés: vrais conversations sur de vraies affaires, ouverture sur l’intime.

Mon désarois est grand mais il n’arrive pas à la cheville de mon désir.  Je souris d’abord timidement ne sachant pas trop ou on s’en va, absorbe les compliments comme un sponge towel et après un moment de stupeur, retrouve la moitié de mes esprits et joue le jeu de la séduction avec l’aisance d’un manchot hors de l’eau.  Mais c’est qu’elle est solide cette carapace que je me suis bâtie aux cours des années.  Ses touchers, bien  que délicieux, me font sursauter et au lieu de me laisser aller, j’ai tendance à me replier, obsédée par une foule de questions.  Questions que je n’ose poser.  Peur de la vérité, peur de gâcher le moment, peur d’avoir l’air de la fille désespérée et insécure.

Lui semble savoir ce qu’il veut.  Moi, étant moi à son meilleur pire, analyse encore la situation.  Je voudrais connaitre la suite des évènements, avoir des garanties.  J’ai traversé l’épreuve de la révélation et au lieu de profiter du repos de la guerrière, je cherche une autre épreuve: celle de la torture par le questionnement.  Que faire?  Que dire?  Quoi savoir?

Conclusion!

Conclusion:  Je fonce, au point où j’en suis rendue!

Le récit qui suit est un mélange de réalité et de fiction.  On vous laisse le plaisir de deviner qu’est-ce qui relève de quoi.  Il faut bien savoir clore en riant!!

À quel moment et dans quelles circonstances doit-on annoncer à notre nouvelle flamme qu’on a l’herpès?  Dès les premières rencontres?  Au premier baiser?  Aux premières caresses?  Ou alors on ferre le poisson bien comme il faut avant de lui mettre sous le nez les termes illisibles d’un contrat qu’il aura déjà, en quelque sorte, tacitement signé?

Comme nous sommes désormais toutes les trois célibataires, vous comprendrez que, bien qu’il l’ait toujours été, c’est plus que jamais un sujet chaud au parlement des copines de MPB.

La dernière question débattue en caucus était :  On le dit ou on ne le dit pas aux aventures d’un soir? 

On a chacune notre opinion sur la question et, en vraies politiciennes,  on se tient chacune de notre côté de la chambre. 

Centre :  Je ne lui ai pas dit parce que c’était clair que c’était pour un soir uniquement et qu’après, on ne se reverrait plus.  J’avais envie de me laisser aller sans penser aux lendemains et sans me soucier de lui présenter mon coloc.

Droite :  Vous avez couché ensemble?

Centre :  Oui mais y’a pas eu de pénétration.  On s’est juste…… amusés quoi!

Gauche :  T’as bien fait!

Droite :  Tu sais que même si vous n’avez pas eu de pénétration, tu pourrais lui avoir donné.  Et si ça se trouve, c’est peut-être aussi risqué, sinon plus, de l’attraper sur la bouche lors d’un cunnilingus.

Gauche :  Je ne vois vraiment pas en quoi c’est plus risqué mais peu importe, on s’entend tu que de toute façon, c’est mille fois moins pire de l’attraper sur la bouche que sur le sexe.

Droite :  C’est ton avis.  Mais il n’en demeure pas moins que c’est de l’herpès quand même et qu’après, ce gars là pourrait aller faire un cunnilingus à une autre fille et lui transmettre génital.

Gauche :  Ben oui pis cette fille là ferait l’amour avec un gars qui l’attraperait sur le pénis et là une autre fille qui lui ferait une pipe l’attraperait sur la bouche et elle pourrait le donner à……….. Ça finit pus après ça!  On peut également remonter en sens inverse pour retrouver le coupable originel et le crucifier sur la place publique tant qu’à y être!  Mais ça changerait quoi?

Droite :  Ça changerait que si le coupable originel avait fait sa job on ne serait pas ici à se faire chier à se gratter le bobo!

Centre :  J’comprends chacune votre point de v………….

Gauche :  Justement ça sert à rien de se gratter le bobo parce que le coupable originel ne se lèvera pas pour venir nous sauver de tous ses péchés!   Et même s’il venait en rampant s’excuser, y’est là le bobo pis y partira pas!  Alors je refuse de porter à moi seule le fardeau de tous ceux qui ont pris coloc avant moi. Je veux bien être vertueuse et minimiser les risques pour mes partenaires mais viarge, faut pas charrier!  Je n’arrêterai pas de vivre c’est certain!  Pas à mon âge!  Pas pour l’herpès surtout!  Y’en a qui on le sida, le cancer, la sclérose en plaque, le lupus, la dystrophie musculaire, l’asthme chronique, l’ostéoporose….. name it!………. et qui n’arrêtent pas de vivre pour autant!  Je ne vais certainement pas mettre une croix sur une partie de ma vie sous prétexte que malgré toutes les précautions que je puisse prendre, j’ai quand même 0.02% de risque de transmettre l’herpès?  No Way!

Centre :   Mais vous savez les f ………..

Droite :  Ben moi j’y pense à ce 0.02% et je ne veux en rien faire vivre à quelqu’un ce que moi je vis présentement.  J’aime mieux me priver de spontanéité plutôt que de prendre le risque de briser la vie de quelqu’un.  Je préfère m’en tenir aux gens qui, comme moi, ont l’herpès!  Comme ça des risques y’en n’aura plus. 

Centre :  C’est un choix qui……..

Gauche :  BRISER??  Tu charries pas un peu.  La vie en soi est risquée!  Vivre est une condamnation à mort!  Pas l’herpès!  Voyons on n’en meure pas de ça!  Ta vie n’est pas brisée.  Pourquoi tu ne te donnerais pas la chance de rencontrer quelqu’un qui va t’aimer malgré l’herpès.    S’il l’a tant mieux mais sinon, y’en a plein de gens que ça ne dérange pas.  O. ça ne l’a pas dérangé.  S. et E. non plus.  Même M. a pris le risque en sachant qu’il n’y avait pas de lendemain.  Et c’est sans compter C. et N. et j’en passe.

Centre :  C’est vrai y’a chose aussi le chum de ……

Droite :  Peut-être mais n’empêche qu’ils ont beau dire oui oui oui et accepter le risque, tu ne sais pas ce que c’est tant que tu ne l’as pas eu.  Et la coupable après, ce sera moi! 

Centre:  Ben …..

Gauche :  Wo minute!  La coupable?  Faudrait pas exagérer. Si l’autre est au courant, le risque il l’accepte et il devient partie intégrante du contrat.  Je fais attention de ne pas te le transmettre mais en retour, tu acceptes que ça puisse arriver.  Ce n’est pas parce qu’on t’offre un Remington en cadeau que tu deviens responsable du service après vente de la compagnie.  Je refuse de porter à moi seule le fardeau de l’herpès sous prétexte que je l’ai.  C’est une responsabilité sociale. 

Droite :  Peut-être mais n’empêche que je ne suis pas d’accord d’avoir des relations sexuelles sans en avertir l’autre.  Pas sur qu’il aurait dit oui pour une histoire sans lendemain s’il avait connu le risque.

Gauche :  Le risque! Le risque! Je comprends et je suis d’accord mais faudrait quand même pas être plus catholique que les Sœurs Grises.  Il n’y a même pas eu de pénétration.  Elle prend du Valtrex à la pelletée…..et tu sais très bien que si Centre avait eu le moindre doute qu’une crise se pointait, elle n’aurait jamais accepté qu’il la touche.

Centre :  C’est vrai même que……

Droite :  MAIS LE RISQUE EST LÀ PAREIL!!!

Gauche :   Peut-être mais toi es-tu au courant de tous les risques que tu coures chaque jour?  Est-ce que ça t’empêche de……..

Centre :  VOS YEULES!!!

Gauche : ….

Droite : ….

Centre :  Bon!  J’peux-tu parler astheure?  C’est MON histoire après tout!  Oui c’est vrai que j’aurais pu lui dire. En fait j’aurais DÛ lui dire.  Je me sens d’ailleurs un peu coupable quand je pense à la petite chance qui subsiste de lui avoir transmis….

Gauche :  Ben là quand même tu……..

Centre :  …MÊME si j’ai pris toutes les précautions qui s’imposaient pour le protéger, ça aurait été plus responsable de lui dire… 

Droite :  C’est clair!  Tu aurais pu au moins……

Centre :  …MAIS,  d’un autre côté, j’peux tu vous dire que ça m’a fait du bien en sale de me laisser aller.  Pis de toute façon, You’re dam if you do, you’re dam if you don’t.

Gauche Droite:  Qu’est-ce que tu veux dire?

Centre :  Ben si je lui avais dit, il aurait peut-être pris ses jambes à son cou et oui, je l’avoue, ça m’aurait affectée.  Mais ça ne m’aurait pas empêché de l’embrasser avant quand même.

Droite Gauche :  C’est clair mais……… c’est quoi le rapport?

Centre :  ……..ben………. regardez le petit bouton qui me pousse sur la lèvre.  Pensez-vous qu’il pourrait m’avoir refilé l’herpès buccal?

Gauche Droite :  Ah ben câlisse……….!!!!!!

 

Mon nouvel état de célibat me fait vivre quelques aventures…

On dirait que je pourrais y prendre goût.

Sauf que d’aventure en aventure je me questionne.

Je trouve ça difficile.

Même si l’honnêteté est mienne, Damocles me guette!

Et si ce jeune homme qui m’a désiré avait été foudroyé de son épée tranchante ?

Si, emporté par l’ivresse, il avait mal compris lorsque je lui ai susurré à l’oreille le secret qui est mien…

S’il avait tiré le mauvais numéro de la chance minime ?

Ou pire encore, si je ne lui avais rien dit, emportée par ses caresses et la peur d’être encore rejetée…

Et que par une infinitésimale brèche sur sa peau douce, j’avais entaché sa vie comme la mienne fût souillée.

Et d’aventure en aventure je me demande…

Quand faut-il le dire?

À la première rencontre? À la seconde? Au premier baiser… Il faut attendre que l’autre soit vraiment attaché… Durant des semaines, des mois…….. Quand ????

Quand ??????

Faut-il vraiment le dire pour une histoire sans lendemain ?

Peut-on le dire après ?

Faut-il mettre au rencart les désirs de la chair et attendre l’Amour : le vrai, le beau, le grand ?

Et s’il n’existait pas ?

Mais d’aventure en aventure
De train en train, de port en port
Je n’ai pu fermer ma blessure

La chair est tendre et l’amour me manque…

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

Première visite?

Tout d'abord bienvenue chez MPB! Afin de vous aider à nous connaître un peu et à en comprendre d’avantage sur notre situation, nous vous invitons à commencer la lecture de notre blogue par l'onglet «Billets choisis». Bonne visite!

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