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Il y a longtemps que je n’ai pas écrit. J’avoue être un peu infidèle et ne même pas venir lire vos commentaires. N’en soyez pas vexés. Vous savez à un certain moment, l’herpès on en revient. On en revient d’en parler même si, dans la réalité, on en revient jamais d’avoir à le dévoiler.

Même si mes comparses et moi sommes bien moins actives que nous l’avons un jour été, on se dit qu’au moins on a créé une plateforme qui permet aux gens de s’exprimer et de se retrouver. Parce qu’une chose est vraie, rencontrer des gens qui vivent la même chose que soi, que ce soit virtuellement ou réellement, c’est un pas de plus vers l’acceptation.  C’est ce qu’on voulait faire avec ce blogue.  Offrir une certaine forme de support.  Je crois que nous y sommes parvenues et que bien qu’aujourd’hui MPB fasse plus office de livre de consultation que de blogue actif, il demeure quand même un lieu où les gens peuvent échanger entre eux.

Ceci dit, je vous ai déjà raconté l’histoire de Fifine qui, sans savoir que j’étais moi-même atteinte, m’a fait assez confiance pour me confier son grand secret. Grand secret que nous nous sommes avérées partager.

Fifine se retrouve célibataire aujourd’hui. Une célibataire sur le tard puisqu’à cause de son petit bobo, elle a fait de l’overtime dans une relation qui ne le méritait pas. Ceci dit, elle semble déterminée cette fois à aller de l’avant malgré son coloc.

Et elle m’a demandé de l’aide. De l’aide pour accepter, de l’aide pour l’annoncer, de l’aide pour ne pas se sentir seule avec son petit drame.  Et du support à offrir, c’est tout ce qu’on a.  Mais on en a parzemple!!!

Alors les copines de MPB et moi, de même que notre ami Loulou, on se promet un petit souper avec Fifine pour jaser Herpès.  Comme dans le temps, alors que c’était notre sujet de prédilection, celui qui nous unissait. Bien que ce ne soit plus le cas aujourd’hui et que bien d’autres choses nous unissent, on remet ça comme à l’époque pour venir en aide à Fifine!

Et herpès comme prétexte ou non, un souper de filles, c’est toujours le pied!

Alors je vous raconterai sans doute bientôt les déboires de Fifine! On va s’amuser!

J’espère que vous aussi vous avez la chance d’avoir autour de vous des gens qui vous comprennent.  Et si vous n’en avez pas, cherchez les activement.  C’est le meilleur remède qui soit! 🙂

Voici une anecdote que j’avais vraiment hâte de vous raconter.  Pas que je manquais de temps pour vous l’écrire mais c’est seulement que cette anecdote, elle n’était encore jamais arrivée.  Il m’aurait fallu vous l’inventer et je manque trop d’imagination et je suis trop paresseuse pour vous pondre de la fiction.  Alors j’ai patiemment attendu qu’elle se produise.  Et elle s’est produite.

Nous espérions ce souper depuis un bon moment mais le temps qui file et la vie qui galope nous gardaient loin de nos espoirs.  Puis finalement, Fifine et moi avons stoppé la course folle et, le soir d’un jeudi de janvier, nous nous sommes attablées devant quelques martinis et une bouteille de vin!  Délices!

Comme ça faisait un bon moment qu’on ne s’était pas vues, il y avait bien du potin à mettre à jour.  Et les enfants, et le travail, et la dernière diète, et les séances de gym et, bien entendu, les amouuuuuurs!! 

–          Mais Fifine mon Dieu, pourquoi tu restes fichée avec ce mec?  Mais oui il est propre, gentil, presqu’autonome, il se brosse les dents tous les jours, il a un travail, une maison, une grande gueule et il lui arrive même de sortir les poubelles.  Il est ben fin mais….. ça fait des années que tu n’es plus heureuse.  Pourquoi tu te fais ça?

–          Oh tu sais, m’a dit Fifine,  c’est pas si facile rencontrer quelqu’un.  En fait, je suis terrifiée à l’idée que ça n’arrive plus jamais.

Alors là, il faut connaître Fifine.  Belle femme, accomplie d’un bout à l’autre, fonceuse, souriante, avec une carrière à envier mais qu’on ne peut pas jalouser parce qu’elle est tellement gentille et adorable.  Tout le monde l’aime.  Et je demeure convaincue qu’une armée d’hommes ne demande qu’à se jeter à ses pieds mais qu’ils s’en gardent, simplement parce qu’ils sont persuadés qu’ils n’ont aucune chance avec une fille de sa trempe.

–          Alors il est où le problème ma Fifine?

Et la conversation continue, et le vin descend et tout à coup, Fifine me dit : « C’est pas tout! » Avec ce grand soupir que je connais si bien.  Celui que j’aie moi-même si souvent eu.  Cette vaste bouffée d’air qu’on collecte pour aller cueillir aux tréfonds de ses entrailles  notre petit infâme afin de lui donner la poussée qu’il faut pour le faire sortir par notre bouche sans qu’il ne nous arrache la moitié du cœur.  J’ai reconnu tout de suite ce grand coup de vent.  Celui des aveux.  Le Mistral qu’on s’expulse des poumons comme on vomirait une poignée de clous.

–          En fait, ce qu’il y a, m’a-t-elle courageusement confié, c’est que Propret à l’herpès.  Il me l’a dit dès le début, m’a expliqué qu’il n’était contagieux que lorsqu’il était en crise (bon on sait que ce n’est pas tout à fait ça mais je vous passe les considérations médicales pour ce billet) et il a toujours fait attention de ne jamais me mettre en danger.  Mais voilà!  Il y a quelques années, sans qu’on sache trop pourquoi ni comment, je me suis retrouvée avec un douloureux bouton qui avait toutes les apparences de l’herpès.  Mais comme il n’était pas situé directement sur mes parties génitales et que je ne suis jamais allée me faire diagnostiquée, je n’ai jamais su si c’était vraiment ça.  Et maintenant, je me sens incapable de m’engager dans une nouvelle relation sans savoir.  Et encore moins capable de le dire à quelqu’un s’il s’avère que c’est bien ça!  Alors je reste avec lui!  Pour ça!

Oh que ça doit sonner comme du déjà-vu pour certains d’entre vous.  Chez nous on appelle ça se vendre à rabais.  Et croyez-moi, Fifine n’a aucune raison de se liquider ainsi.  Ni personne d’ailleurs! 

Mais en ce qui me concerne, j’étais aux petits oiseaux! Youppi youp que je gazouillais en moi-même.   Fifine et moi on est copines mais elle ne faisait pas partie du cercle des initiés, ceux qui connaissent mon secret. J’avais tellement hâte d’avoir mon tour pour lui faire la joie de le lui avouer.  J’avais l’impression de lui faire le plus beau des cadeaux.  Après avoir été un Ange, je devenais la Mère Noelle de l’herpès!  On se valorise comme on peut me direz-vous! Eh ben oui!

Croyez-le ou non, lorsque j’ai dit à Fifine qu’on partageait le même petit ami, elle en a versé une petite larme.  Personne, pas même ses amies proches, ses parents, sa famille ne savait pour son secret.  Personne sauf son Propret.  Et là, le jour où elle se décide enfin à se confier, qui vient cueillir son douloureux secret?  Moi.  Nitouchka.  Mooooâ! MOI! MOI! MOOOOOÂ!! 

J’étais guillerette comme une jouvencelle.  J’étais tellllement contente  parce que je savais que j’allais lui faire un bien fou.  Et ne vous méprenez pas, ce n’est rien de vaniteux, c’est simplement, et vous le savez, qu’on se sent si seule avec notre petit ami.  Alors je pouvais la soulager du poids énorme de la solitude et j’étais infiniment heureuse de pouvoir faire ça pour elle.  Je l’aime beaucoup ma Fifine.

En fait le cadeau, c’est moi qui l’ait eu.  Je rêvais du jour où quelqu’un allait m’annoncer qu’il avait l’herpès et que j’allais pouvoir lui dire que MOI AUSSI.  Avouez! On rêve tous de rencontrer quelqu’un et, avant qu’on ait à lui dire pour notre coloc, ce soit lui ou elle qui nous dévoile leur petit secret.  Bon d’accord.  Dans mes rêves j’imaginais plutôt un mec mais n’empêche, la réalité s’est avérée cent fois mieux que ma fiction.

Après avoir discuté de ses visites chez le médecin et des résultats des tests, il s’avère que Fifine a bel et bien l’herpès.  Et qu’elle devra un jour le dévoiler à un prétendant.  Et ce jour là, parce qu’elle a enfilé son costume de Madame Courage et qu’elle s’est confiée, elle aura quelqu’un pour la coacher et l’appuyer dans le douloureux processus du D-É-V-O-I-L-E-M-E-N-T!  Comme quoi on ne gagne rien à se murer dans la peur du rejet.  Le risque ce n’est pas seulement celui de se casser la gueule.

D’ailleurs, il fallait l’entendre ma Fifine. J’avais l’impression qu’aucune diète au monde n’aurait pu la rendre plus légère.  Sa plus grande peur bien entendu, c’est celle du rejet.  Vous la connaissez. Elle m’a demandé chacun des mots que j’avais utilisés pour l’annoncer à mon nouveau Chevalier Servant.  Et il me fallait faire dans le détail extrême.

Je l’ai donc envoyée ici.  Nous serons sa lecture de chevet pour un moment.

Allo ma Fifine! Je t’aime! ❤

L’entrevue de Bobette m’ayant franchement charmée, j’ai décidé de pousser l’exercice plus loin.  J’ai adoré connaître l’opinion de PresqueParfait et je me suis demandée si tous ces fous qui nous aiment pensaient comme lui.  Et quoi de mieux que d’aller vérifier sur le terrain.  On a l’air de rien comme ça mais on a plein d’amis les filles et moi.  Et sur le lot, plusieurs ont l’herpès.  Alors j’ai sorti mes questions et je suis partie à la chasse de ces fous qui nous aiment. Je vous présente aujourd’hui:

 Fanfois et Dulcinée.

Fanfois c’est l’histoire banale de celui qui, suite à une séparation, décide d’arpenter les réseaux de rencontres pour trouver celle qui ferait de nouveau battre son cœur .  Banal, si ce n’eut été du petit coloc venu se loger dans sa culotte au détour d’une rencontre.  Misère, s’est-il dit, déjà pas facile de rencontrer quelqu’un, me voilà avec cette bête infâme à gérer.

Bien qu’embarrassé par l’H,  Fanfois ne s’est jamais démonté et a dévoilé sa situation plus d’une fois à ses prétendantes.  Avec succès bien souvent, avec douleur d’autres fois.  Puis est arrivé Dulcinée, entrée discrètement par la porte dérobée de l’amitié.

Et cette folle s’est mise à l’aimer.

Nous avons demandé à Dulcinée de se prêter au jeu des questions et c’est avec beaucoup de générosité qu’elle s’y est livrée.

Q : Est-ce que j’ai bien choisi le moment pour te l’annoncer ?

Définitivement non. Le rapprochement sexuel buccal sans protection était déjà terminé lorsqu’il m’a fait part de son vilain secret  Ma première réaction fut: « T’aurais dû me le dire avant!!! »   Curieusement, je ne lui en ai pas voulu. Je m’en voulais personnellement de ne pas m’être protégée et, par le fait même, de m’être mise les pieds dans les plats!  Je me sentais fautive de ne pas avoir suivi les conseils dont on nous martèle les oreilles.  J’ai toujours su qu’une transmission pouvait se produire mais que ça ne devait s’appliquer qu’aux femmes qui choisissent mal leurs fréquentations. Ce mec-là, c’est un homme doux, intelligent, sensible, généreux, serviable bref, tout-à-fait fréquentable!!  De plus je connaissais quelques amis(es) avec lesquels(les) il partage un bon lien d’amitié.  À mon point de vie, c’était impensable d’être à risque avec lui puisque je le connaissais, je connaissais son entourage et que je n’en avais surtout jamais entendu parler par qui que ce soit!

Q: Est-ce que je t’ai dit les bonnes choses ?

Bref, 1000 et une questions ont suivies le même soir.  Ça se transmet quand et comment?  Tes EX l’ont-elles attrapé?  Te protégeais-tu avec tes EX ou pas?  Ça se guérit comment?  Ça se soigne comment?  C’est grave ou pas?  Il n’était pas plus fier de lui que je ne l’étais de moi-même, mais il a répondu à toutes mes questions tout en m’assurant, qu’à sa connaissance, ne l’avoir jamais transmis.  J’ai été rassurée sur le coup mais je devais m’informer d’avantage.  Ni le WEB, ni info-santé, ni mon doc n’ont exactement la même version face à cette ITS.  Selon la médecine, je suis à risque en tout temps, par fellation et par pénétration, plaies apparentes ou pas.  Les images affichées sur le WEB ne sont pas très rassurantes non plus….

Q: Pourquoi es-tu restée ?

Cet ami ne m’avait jamais fait d’approche sexuelle, ni d’allusion, ni de proposition, ni d’attouchement, ni même de propos taquin.  Nous étions 100% ami-amie, partageant des loisirs communs. C’est un concours de circonstance qui a fait que le rapprochement physique s’est produit entre nous. J’avais déjà partagé assez de bons moments avec lui pour savoir qu’il devenait tranquillement plus qu’un grand ami à mes yeux.  Je n’en avais pas encore abordé le sujet mais je commençais déjà, avant ce moment d’intimité, à ressentir de l’amour naissant pour lui.  D’ailleurs, ce n’est pas lui qui a fait le « move », c’est moi.  Je n’essaie pas de le déculpabiliser mais le fait de prévoir le port du condom ne revient pas qu’aux porteurs d’ITS.  Je reconnais qu’il est pleinement responsable de son écart de conduite mais que, pour avoir déjà contracté des condylomes,  je suis responsable de mon écart toute autant que lui.  Pourquoi donc lui aurais-je attribué tout le blâme?

Q: Comment as-tu pris ta décision ?

De par notre amitié, nous avions toujours été ouverts à communiquer ensemble.  Non pas que tout avait été dit, mais le fait d’être assez à l’aise pour parler franchement de son vilain secret a appuyé ma prise de décision.  J’ai voulu savoir comment il vivait ce problème avec ses EX, comment se passait leur vie sexuelle, combien il a eu de femmes dans sa vie depuis qu’il le sait,  comment vit-il sa sexualité lorsqu’il a une crise, ça lui prend combien de temps à se remettre, comment évitait-il que ses partenaires ne le contractent, qu’elles activités sexuelles se permettait-il avec ses partenaires, etc.  Il a répondu clairement et calmement à toutes mes questions.  Nous n’avons pas poursuivi notre lien d’intimité tant et aussi longtemps que mes pensées furent troublées.  Sans pression, j’ai eu tout le temps nécessaire pour déterminer si les inconvénients de cet ITS étaient plus dérangeants que l’amour naissant ressenti pour lui. 

Q: Que ferais-tu si tu l’attrapais ?

Je suis consciente de ne pas être immunisée par le fait d’être amoureuse de lui.  Pour savoir où j’en suis actuellement, j’ai passé un test sanguin.  J’attends les résultats.  Nous avons mutuellement envi de passer notre vie ensemble, je ne souhaite pas pour autant contracter le virus.  Si j’en étais atteinte, je ferais ce que la médecine me propose pour diminuer le plus possible les effets des crises.  Je suis consciente que c’est incurable, mais ma vie ne s’arrêterait pas là pour ça.

Q : Remets-tu ton choix en doute ?

Jamais.

Q: Est-ce que tu y penses souvent ?

J’y pense à chaque relation.  Je ne dis pas ici que j’évite de le toucher ou de me faire toucher.  Je dis ici que je suis consciente du problème et que nous agissons en conséquence.  Je constate évidemment qu’il y a moins de place pour de la spontanéité sexuelle, mais c’est une situation qui, en revanche,  laisse amplement de place à la tendresse amoureuse.  

L’histoire pourrait se terminer ici.  Elle est déjà colorée d’espoir pour ceux qui serait tenté d’abandonner la recherche amoureuse sous prétexte du petit bobo. Mais voilà, cette histoire se poursuit.

Cette histoire était déjà très jolie en soit et s’apprêtait à être publié lorsque j’ai croisé Fanfois sur MSN:

Nitouchka says:

Salut Minou! As-tu reçu mon texte?

Fanfois says:

Oui.  C’est parfait !

Nitouchka says:

Pis?  Vas-tu ajouter tes commentaires personnels?

Fanfois says:

Pas eu le temps encore…  Pis tu pourras penser à une suite parce qu’il y  a des développements…

Nitouchka says:

Dis-moi…………. suis curieuse

Fanfois says:

Elle a passé des tests et elle n’est plus une moldue…  Ça doit faire environ 20 ans !!!

Nitouchka says:

No way!!?!?!  Elle a quel type?

Fanfois says:

2

Nitouchka says:

Ben voyons donc!  C’est trop drôle!  C’est comme un film!

Fanfois says:

Oui !

Nitouchka says:

Pis y’a absolument rien qui dit que c’est toi!

Fanfois says:

Ça peut pas être moi

Nitouchka says:

pourquoi?

Fanfois says:

Toujours protégés, pis au moindre doute on faisait rien.  Elle a passé la batterie de test il y a 2 ans et le hsv2 n’était pas inclu

Nitouchka says:

Cool!  Je serai contente d’ajouter ça au texte car tu sais quoi…

Fanfois says:

Quoi ??

Nitouchka says:

Ça sera l’exemple parfait qu’il ne faut jamais s’empêcher d’entrer en relation avec quelqu’un sous prétexte qu’on a l’herpès et qu’on pourrait être rejeté!

Fanfois says:

T’As raison, tu peux faire un update c’est définitivement d’intérêt public.  Que de rebondissements !!lol

Nitouchka says:

Mets-en.  C’est trop hot!  Pis en plus ça illustre bien qu’il n’y a pas une histoire pareille et que le risque en vaut trop la chandelle!! 🙂

Fanfois says:

jE VAIS ESSAYER DE RAJOUTER DE QUOI…. (il ne l’a jamais fait! Ah Fanfois!!)

Nitouchka says:

On attend tes commentaires comme une pré-pubère se languit de Justin Bieber!

Fanfois says:

Pff!

La vie est bonne, la vie est belle, la vie est mouvante.  Heureusement.

L’année dernière, à pareille date, Amétys, Bobette et moi, toutes célibataires que nous étions, avions échouées dans une petite ville reculée, bien décidées à y faire la fête!  Un événement y était prévu et la faune humaine s’annonçait propice aux rencontres et aux plaisirs. 

Nous nous sommes donc retrouvées dans une chambre d’hôtel de l’endroit, enthousiastes à l’idée de faire la fête.  Nous avions prévu l’attirail de circonstance et c’est en se pomponnant pour la soirée qu’on s’est aperçues que nos garde-robes respectives nous avaient recraché le même uniforme: des jeans et un chandail noir.  

Lorsque c’est tout ce que ta garde-robe peut t’offrir pour en jeter plein la vue dans un bar, il est temps de sauter dans la case des has been!  On aurait dû se douter que ce « hasard » donnerait le ton à la soirée mais il n’était pas question de gâcher notre plaisir.

On file donc en ville pour rejoindre la fête!

Autre signe du destin;  J’avais fait erreur sur la date de l’événement et l’endroit avait plus les allures de Val Jalbert que de la rue Crescent un soir de Grand Prix!  La faune se résumait à quelques spécimens locaux qui devaient avoir la moitié de notre âge….. et le double de nos soutien-gorges!

Un peu dépitées (beaucoup pour moi, organisatrice de la soirée) nous nous sommes installées près du plancher de danse, décidées à s’éclater coûte que coûte!  On a enfilé martinis par dessus shooters pour colorer nos humeurs un peu moroses, déterminées à débusquer le plaisir au fond de nos verres.

Mais de toute évidence,  le plaisir, lorsqu’il ne vient pas, ne peut être forcé.  Encore moins bu.  Parce qu’alors il devient pathétique.

Trois matantes en jeans bleus et t-shirt noirs à l’estime et la démarche flageolantes, ça cassent pas la baraque devant des nymphettes sautillant en mini-jupe et talons vertigineux!   Même les yeux des vieux croulants passaient par-dessus le trio Levis!   Pathétique!

J’ai bien tenté quelques pas sur la piste en compagnie de Bobette mais devant le regard consterné d’Amétys, on a compris qu’aucun effort, qu’il vienne de nous ou de la barmaid,  n’y ferait! 

L’alcool dans sa chute entrainait les miettes d’estime et de charme qui pouvaient nous rester.

On a tenté de se reconstruire dans un petit pub non loin mais la faune y était tout aussi désertique.  Et le mal était fait.  Les martinis ne pouvaient plus rien pour nous sinon nous infliger un coma éthylique.

Nous sommes donc rentrées à l’hôtel chancelantes et dépitées.  C’est là qu’on s’est tapé une mémorable scéance de photos qui, en plus de réchapper la soirée, a donné naissance aux désormais célèbres  Herpes Angels …. et à un pénible mal de tête!

Ça c’était l’année dernière, à pareille date, alors qu’on croyait bien que le bonheur c’était pour les autres!  Ceux qui n’avaient pas l’herpès.  Aux trémoussantes midinettes de 20 ans.

Pourtant.

Pourtant cette année Bobette et Monsieur PresqueParfait on passé le weekend collé-collé,   Amétys a consacré son temps (et surtout son immense talent) à la danse et moi, j’ai célébré l’anniversaire de mon Amoureux.

L’année dernière, à pareille date, on n’y aurait jamais cru.

Vous connaissez l’adage : Les gens heureux n’ont pas d’histoire. Ou peu. Mon coloc se tenant peinard (et qu’il le demeure)et ma vie voguant doucement sur les eaux calmes du bonheur, du coup, je me retrouve devant un écran bien blanc lorsque vient mon tour d’alimenter nos voraces lecteurs. Gros Néant.

Jusqu’à ce que ma copine Loulou fasse la connaissance de l’Abruti.  Faut bien que ça serve les amies.

Loulou et moi avons un rendez-vous téléphonique quotidien. Pour parler de quoi? De nos déboires amoureux pardi!

Pour faire un petit retour en arrière, Loulou avait un amoureux. L’amoureux a levé les feutres. Loulou cuve sa peine depuis et en parallèle, tente sa chance sur le marché des agents libres. On ne sait jamais. Le miracle peut survenir à tout moment. Il s’est produit pour Bobette, il s’est produit pour moi, alors pourquoi pas Loulou!

L’Abruti s’est donc présenté à elle déguisé en prince charmant. Et elle est passée à deux poils près d’y croire. Sauf que l’expérience aidant (il faut bien que ça servent tous ces déboires!) elle a rapidement flairé que la couronne du prétendant, c’était que du toc!

Loulou a fait comme se doit. Après quelques rencontres, elle lui a parlé du coloc.

Le pauvre Abruti a eu un choc. La femme de sa vie (déjà après une semaine!!) était au prise avec une horrible « maladie » (ses mots!) et franchement, il ne savait pas du tout ce qu’il devait faire. On le comprend quand même. Il a beau être abruti, c’est légitime d’avoir peur de contracter l’herpès.

Il est passé par toute la gamme des émotions.  Mais surtout par le mépris.  Bien déguisé sous ses déclarations mièvreuses d’amoureux déçu. 

Il s’inquiétait de l’attraper, même avec un condom, malgré le Valtrex. Il naviguait sur les eaux de son indécision, furieux contre l’herpès, blâmant Loulou pour ses choix amoureux passés (déjà!)qui l’empêchaient de l’aimer pleinement mais assuré qu’elle l’attendrait comme une assoiffée attend le porteur d’eau puisqu’anyway, qui voudrait d’une Loulou herpétique, si belle soit elle!!

N’était-il pas le plus valeureux et généreux parti que Loulou pourrait jamais espérer avoir considérant « son état »?

Mais le truc avec l’herpès c’est qu’il n’y a pas cinquante-six solutions. Il y en a deux. Tu l’acceptes ou tu ne l’acceptes pas.

L’Abruti ne l’avait pas compris, convaincu qu’il était de faire une fleur à Loulou en ne la dumpant pas comme la vulgaire lépreuse qu’elle était.

C’était bien mal connaître sa Loulou. C’était être un abruti à la puissance dix. C’était sans savoir qu’en plus d’avoir une tête sur les épaules et une estime d’elle-même aguerrie aux idiots, Loulou porte en elle sa force et celle de toutes ses amies réunies qui ont, ensemble et en solitaire, fait l’autopsie de ce que l’on pouvait accepter au nom du coloc. 

Rien.  Pas même un abruti. 

Un soir donc, sous l’appel pressant de son système d’alarme intérieur,  Loulou a coupé court à l’indécision de l’Abruti.  Elle lui a fait savoir que, bien qu’elle respecte sa crainte qui est somme toute légitime,  elle n’accepterait jamais d’être avec quelqu’un qui craindrait tout le temps d’être infecté.  Too bad for you honey! 

On s’est bien marré sur sa réaction en rétrospective.  Le pauvre ne pouvait y croire!  Se faire dumper par une brebis galeuse.  Le comble de l’insulte! 

Mais pour Loulou, l’herpès n’était en fait qu’une belle excuse pour se débarasser plus rapidement d’un autre de ces paumés qui sévissent malheureusement sur le marché du célibat! 

Et pour franchir un pas de plus sur le chemin de l’estime de soi.

Keep on walking Loulou.  Il est quelque part sur ta route.  Suffit d’avancer.

Tout d’abord, je tiens à mentionner que j’adore les animaux, surtout les chats.  J’aime beaucoup les humains aussi. Ils sont parfois mignons, souvent affectueux et généralement plus propres que les chats.  Je préfère les bas qui traînent aux graines de litière collées sous mes pieds et les ronrons des chatons sont adorables mais les grrrr des hommes sont encore meilleurs.  Mais j’aime surtout les copines de MPB et depuis qu’elles sont en couple (pas ensemble, partez pas de rumeurs!), on se voit un peu moins souvent, naturellement.

Tout ça pour dire que j’étais très contente de me retrouver chez Bobette en fin de semaine, comme dans le temps, à jaser de tout et de rien.  Et comme on n’en est pas à un secret près avec vous, je vous partage ce petit bout de conversation tout à fait banal.

Ametys, coquine:  Heille Bobette, ta chatte a un feu sauvage sur la lèvre.

Bobette, curieuse:  Hein?! Montre voir!   Ben non c’est parce qu’elle se bat la nuit

Amétys, informative:  Quand même, tu sais que les chats peuvent avoir l’herpès.

Bobette, expérimentée:  Je sais, j’ai un ami qui a un chat herpétique… il éternue du sang.

Amétys, convaincue:  C’est pas drôle ça, il devrait le faire euthanasier.

Bobette, outrée:  Non mais te rends-tu compte de ce que tu dis!

O.k., c’est pas si drôle mais après une fraction de seconde de stupeur, on a bien rit toutes les deux.  Y’a rien comme passer du temps avec vous les copines.  Merci!

On ne vous l’a pas raconté.  En fait, on ne s’en est même pas reparlé entre nous.   Bobette me le pardonnera sans doute.  Même si c’est son histoire, c’est un peu aussi la nôtre parce qu’à ce moment précis, on voguait toutes sur le même bateau.  Et croyez-moi, on ramait en sale!!

Bobette vous en a soufflé un mot:  elle a une nouvelle flamme.  Nous avons d’ailleurs eu la chance Amétys et moi, de le rencontrer.  Charmant garçon et on l’aime d’autant plus que celui là, il ne s’effraie pas devant deux petites mouettes!

N’empêche, nous n’avions pas pris de chance.  Bien qu’avec le recul on puisse maintenant affirmer que M. Mouette n’en valait franchement pas la peine, on ne voulait quand même pas risquer de souffler sur cette flamme naissante.  Alors Amétys et moi avions promis à Bobette de bien nous comporter devant la nouvelle prise.

Bobette et son prétendant sont donc arrivés à la maison au moment où Amétys et moi portions la dernière touche à la tarte d’anniversaire de Bobette.  C’était le prétexte choisi pour nous introduire à M. Presque Parfait.

La soirée se déroulait plutôt bien.  On s’amusait, la tension se relâchait, le courant passait .  On l’aimait et on lui donnait notre bénédiction.  Pour ce qu’elle vaut bien entendu…..  Et on se comportait presque comme des anges.

M. Presque Parfait sentait la complicité qui nous unissait.  Il semblait même tranquillement s’y installer, tout naturellement.  On voguait tous ensemble sur les eaux bleus du bonheur lorsque tout à coup, M. Presque Parfait (d’où le Presque) a lâché une bombe.

Celle qu’on hait.  Celle qui pue.  Celle qui fait s’installer un nuage vert malaisant que nous avons tant bien que mal,  tenté de dissiper sans qu’il n’en paraisse trop.  Je ne sais pas s’il a détecté quelque chose mais moi, je trouvais que ça transpirait le gros embarras mal camouflé.

LA BOMBE :  Dites-moi les filles, comment vous êtes vous connues?

LA question! 

Il me faut ici faire un petit retour en arrière.  Pour ceux qui ont lu notre blog depuis le début, on ne vous a pas dit toute la vérité, rien que la vérité, dites je le jure.  En réalité ça ne s’est pas tout à fait passé comme ça

En fait, Amétys Bobette et moi avons fait la connaissance l’une de l’autre, dans un groupe de soutien/social/rencontre-ou-pas-rencontre-c’est-selon, pour gens souffrant…………vous l’aurez deviné……….. d’herpès. 

Hé oui.   Chacune de notre côté, se sentant seules au monde avec notre petit coloc (comme certains parmi vous sans doute) on a tapé herpès/rencontre/soutien/etc…. sur un moteur de recherche  et on est tombé, pour faire une histoire très courte, sur l’une l’autre.  Béni ait été l’herpès ce jour parce qu’on s’aime depuis.

MAIS (car bien entendu il y a un mais) on assume difficilement.  Oui oui!  Vous avez bien lu.  On assume mal le fait de s’être connues dans un groupe de soutien pour gens souffrant d’herpès.  C’est bête nous direz-vous.  On devrait au contraire se sentir chanceuses et choyées.  Et nous le sommes, ne vous méprenez pas.  Seulement, prenez quelques secondes pour imaginer.  Et nous juger si le coeur vous en dit:

Lorsqu’un Monsieur Hommedemavie débarque c’est déjà très, mais alors là, TRÈS pénible de lui balancer la bonne nouvelle.  Vous en connaissez un bail là-dessus.  On se sent plus près du sac de vidange que de la Miss Populaire de l’école. 

Alors lorsque vient le temps de lui raconter que nos meilleures amies ont été rencontrées dans un groupe d’herpétiques, tout à coup on a l’impression d’avoir le gros L du looser tatoué dans le front.  Par conséquent, on a tendance à s’éviter ce deuxième affront et à raconter des bobards sur les circonstances de notre rencontre. 

Cette question s’est présentée plus d’une fois.   Et on s’embrouille tout le temps.  Vraiment.   Ne me demandez pas pourquoi, on a jamais eu la présence d’esprit de mettre au point une stratégie collective pour y répondre.  Chaque fois, on bafouille et on s’enfarge.

Or donc, où en étais-je??  Ah oui, M. Parfait qui balance sa fameuse bombe à cafouillage.

Silence. 

Amétys et moi on se plante, une les yeux au plafond, l’autre le nez dans ses chaudrons, bien décidées à laisser Bobette se démener avec SON problème.  C’est SON chum après tout.

Sa réponse donnait l’impression qu’elle mettait en pratique son cours de berbère 101 ou encore qu’elle s’était mise au mongol la semaine d’avant et qu’elle mélangeait les deux.

–          Blwwou…….oualllw…………mmircc kwonn………boff…….crouuinchhh…….

En bref, je crois qu’elle a parlé de rencontres amicales, d’amis communs peut-être, je ne sais plus.  Je ne me souviens plus également qui d’entre moi ou Amétys nous a sorties de l’embarras mais j’aurais tendance à penser que j’ai proposé à mes invités un petit refill de vin.   Bacchus ce grand sauveur.

On croyait bien avoir encore une fois échappé de justesse à l’odieux de devoir révéler qu’on s’était fait des amies herpétiques sur internet. 

MAIS NON!!!  Le berbère/mongol bancale de Bobette ne l’avait pas convaincu!  Et il a fait quoi le Monsieur pour avoir sa réponse?  Il s’est tourné vers Nitouchka à la fin du repas, alors qu’Amétys était aux toilettes et que Bobette se payait ma gueule.

–          Comment vous vous êtes rencontrées déjà Nitouchka?

Pas con le monsieur.  Juste un peu trop insistant.

–          Ben on s’est rencontré dans le cadre de….genre….heu….. d’activités sportives.  Oui c’est ça, des sorties genre Détour Nature, tu connais?

Et là j’ai l’air allumée mais croyez-moi, je n’aurais pas gagné d’Oscar pour cette prestation.  Même pas un Métrostar.  Exit ma carrière d’actrice/improvisatrice. 

Finalement, comme on a une bonne étoile ou encore qu’on fréquente des gens respectueux, il n’a pas insisté et la soirée s’est gentiment poursuivie.

L’incident s’est relégué de lui-même et on n’en a jamais reparlé entre nous.

Jusqu’à ce que me vienne l’idée d’écrire ce texte.  Je me suis dit qu’il fallait que j’en parle à Bobette.  Non mais rigoler qu’on a fait toutes les deux, je vous dis pas.

Et on s’est dit que c’était con d’être gênées.  Pour une fois que quelque chose de bon sortait d’une expérience négative, pourquoi le cacher.  Pourquoi en être embarassées? 

Lorsque le coloc a frappé, on a pris les moyens pour se sortir de notre misère, de notre isolement.   Au lieu de se replier, on a pianoté sur nos claviers, on a cherché des ressources, et non seulement on les a trouvées mais en plus, on les a utilisées.

On a fait fi de notre gêne, de nos peurs, de nos angoisses, on a enfilé notre courage et on s’est présenté à un groupe d’inconnus qui pour la plupart, n’avait en commun avec nous que le coloc.  Et dans ce groupe, trois petites étoiles qui brillaient du même éclat se sont reconnues. 

Et on voudrait le cacher?

Ben oui!

Que voulez-vous.

Bien que je les aime, bien qu’elles m’aient procuré de la lumière les jours de noirceur et qu’elles m’en procurent encore aujourd’hui, j’aurais préféré pouvoir dire que je les ai connues au cégep. 

Elle est tellement imparfaite la fille de MPB.  Dieu merci!

Bobette nous tance depuis un bon moment: 

–   Je suis seule à faire vivre ce blog.  Mais qu’est-ce que vous foutez bordel.  Vous viendrait pas l’envie de contribuer un peu par hasard bordel de ….. )&* »()%?$ ???

Comme elle nous semonce séparément Amétys et moi, je ne sais pas ce que ma collègue d’ingratitude répond.  Mais moi je le sais pourquoi je n’écris pas :  Je n’ai rien à dire!

Vous le savez; le gros drame avec l’herpès c’est la peur de se faire rejeter et de ne plus pouvoir rencontrer un amoureux digne de ce nom.  L’autre petit problème, c’est d’avoir des crises à n’en plus finir.

Ben…….je ne veux faire chier personne avec ça mais, dans mon cas, je suis de ces chanceuses qui ont l’herpès de façon asymptomatique.  Alors exit le petit problème.  Et pour le gros drame, vous le savez si vous nous suivez depuis quelques mois, j’ai rencontré un Jules! (ici vous pouvez vous imaginer ma bouille de la façon que vous voulez et y coller un petit sourire de satisfaction un peu niais!)  Alors je peux vous raconter quoi au juste hein?  Dites-moi parce que je manque franchement d’idée.

C’est pas des blagues!  Dites-moi ce que vous voulez savoir et je vous le raconte avec humour, sensibilité, rage ou philosophie mais surtout – et prenez mes mots pour une garantie écrite- sans aucune censure.  Je suis ainsi, quand l’exhibitionnisme a été distribué, je suis demeurée coincée sous le distributeur.  L’affaire c’est que je ne sais pas quoi exhiber.  Peut-être parce que lorsque la chaine est repartie, on a du me faire sauter l’étape de l’imagination pour ne pas devenir une maniaque en puissance.  Qui sait.  N’en demeure pas moins que maintenant, Bobette, la pauvre, se retrouve seule à causer petite gale et Valtrex. C’est inacceptable!

Allez!  Demandez et je vous promets du show time!!!

Les copines se plaignent.  Nitouchka a disparu des écrans radars.  Hey oui.  Amour quand tu nous tiens.  L’arrivée de Margojolie m’a quelque peu déculpabilisée mais quand même.  M’en va vous entretenir.

Nitouchka surfe sur la vague de l’amour.  Et comme ici c’est un blog sur l’herpès, m’en va vous entretenir sur l’amour à l’heure de l’herpès.

Un matin comme un autre.  7h30 le téléphone sonne.  Je me farcis le trafic.  C’est Loulou et son appel quotidien.  On n’a pas toujours quelque chose à se dire mais ce matin là y’avait de la viande sur l’os.

Nitouchka – Ça va ?

Loulou – Mouais….

Nitouchka – Maizencore ?

Loulou – Sti qu’ça me fait chier !

Nitouchka – Raconte……

Loulou – L’herpès câlisse !

Nitouchka – Ah celui-là……

Loulou – Je me tape une crise.  Une méga.  Évidemment pas question qu’on s’amuse mon Jules et moi (Loulou a un amoureux.  Depuis plus de 3 mois.  Yeah ! )

Nitouchka – En effet……

Loulou – Mais le problème est pas là….  Le problème c’est que je n’arrive pas à lui dire qu’on ne peut pas s’amuser.  Nitouchka ça me fait chier.  J’ai l’impression que si je lui en parle, du coup je lui rappelle qu’il court un danger et que je suis une personne non grata.

Nitouchka – Je te comprends.

Loulou – Ah oui?

Nitouchka –Ben kin!  Le dire c’est une chose.  Le redire en est une autre aussi difficile.  A-t-on vraiment le goût de constamment faire des rappels:  « Oh by the way, tu te rappelles que j’aie l’herpès hein?! »

Loulou – Mets-eeeeeeeeen!

Nitouchka – Regarde chéri la jolie petite gâle.  N’est-elle pas mignonne?  Tu veux t’y frotter

Loulou – Hé! Hé!  Justement.  J’ai tellement pas enviiiiiiiiiie!  J’ai l’impression qu’il va prendre ses jambes à son cou.

Nitouchka – Mouais.  Pourtant….

Loulou – Mouais. 

Nitouchka –

Loulou –

Loulou – Mais j’aurai pas le choix.

Nitouchka – T’auras pas le choix.  À moins de l’éviter pendant une semaine ou deux, mais là c’est d’autres problèmes que tu risques d’encourir.

Loulou – Mouais. (soupir)  Je pourrais essayer les larmes.  Parfois la compassion est plus forte que le dégoût non?

Nitouchka – C’est une bonne option.  Malgré ce qu’ils racontent, les hommes aiment les larmes.  C’est clair.  Tu pourrais essayer ça.  Il va tellement être occupé à te consoler qu’il va en oublier l’enjeu essentiel.  C’est une bonne idée je l’essaierais.

Loulou – C’est la seule qui me vient en tête surtout.  Faudrait prendre le temps de mettre au point un ensemble de stratégies.  Tu fais quoi toi habituellement?

Nitouchka – J’ai pas de crises. 

Loulou – Ah c’est vrai.  T’es chanceuse ……….

Nitouchka – Je sais.  Ça fait chier.

Loulou – Mouais.  Un peu quand même.  Mais on t’aime pareil.

Nitouchka – Moi aussi je t’aime Loulou.  Tu vas lui dire?

Loulou – J’ai tu le choix?

Nitouchka – Nope!  Go girl!  You’re a fighter!

J’étais invitée à souper chez un couple de mes amis moldus du cul Bob et Mimie qui me connaissent depuis des lunes. On s’aime beaucoup et ce qui suit n’en changera pas un iota!

Nous discutions de tout et de rien. Coco, le fils de 22 ans de Mimie, prenait part à la conversation…

J’avais les yeux rivés sur mon cellulaire, je lisais un courriel que je venais tout juste de recevoir.

– C’est d’un gars que je viens de rencontrer…

– Ah oui et puis???

– Faut que je vous lise la fin, c’est trop mignon! Dis-je en m’exécutant aussitôt.

– Bien c’est clair que ce gars là éprouve quelque chose pour toi Bobette… Je suis vraiment contente. De me dire Mimie.

– Oui! Mais il ne sais pas encore!

– Quoi? Tu ne lui as pas dit?

– …… Mais nous ne sommes qu’aux préliminaires !?!

– Ostie! S’élance BOB. Moi je ne comprends pas pourquoi tu niaises avec ça… Tu devrais le dire la première fois que tu le rencontres! C’est pas correct ça pour le gars, c’est comme si tu lui donnais de faux espoirs!

– Bien voyons donc Bob… Je suis aussi bien de me l’écrire dans le front!  Puis toi lààààà qui fait des feux sauvages s’l’bord d’la bouche!  Bien tabarnak toi aussi t’as l’herpès! C’est juste que le tient est à la bonne place!….

– Ouin bien moi j’aimerais ça le savoir quand même tout de suite avant de fréquenter une fille!

– Crisse Bob, quand t’étais célibataire, disais-tu à une fille « Bien, faut que j’te dise que j’ai déjà fait des feux sauvages sur la bouche quand j’étais jeune » quand tu la rencontrais????  BOB LE FAISAIS-TU???? Le ferais-tu aujourd’hui maintenant que tu es plus informé??????

Bref, j’étais en beau calvaire…

– Fuck, t’as la même ostie d’affaire que moi!  Réalises-tu ce que t’me dis???

– Oui mais c’est juste que j’aimerais ça le savoir avant. Bon!

– ……

Puis là y’a Coco qui en rajoute en me disant :

– Bien si je comprends bien, le gars astheure qu’il tripe sur toi, tu lui donnes le choix de continuer au risque d’attraper une maladie pour le restant de ses jours… Bien… c’est pas vraiment un choix ça!

– ……

– Coco? Si tu tripes sur une fille qui a déjà eu des feux sauvages, est-ce que tu coucherais avec pareil?

– Bien oui!

– BIEN C’EST LA MÊME AFFAIRE !!!!!

– ……

Mimie me regarde avec un air un peu déconfit. Ça fait tellement longtemps qu’on se connait elle et moi.

– T’as pas l’air d’être dans ton assiette là Bobette hein ?

– Pas vraiment non, je suis désolée d’être frustrée là mais votre réaction me fait royalement chier!

– T’as raison Bobette… Ça doit pas être facile. Veux-tu un peu de vin?

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

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Tout d'abord bienvenue chez MPB! Afin de vous aider à nous connaître un peu et à en comprendre d’avantage sur notre situation, nous vous invitons à commencer la lecture de notre blogue par l'onglet «Billets choisis». Bonne visite!

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