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Il y a quelque temps nous avons toutes les trois été interviewées par Julie Leduc, journaliste pour le magazine Coup de Pouce, afin de collaborer à la rédaction d’un article sur les its après 35 ans.

Bien voilà. L’article Une chlamydia à 40 ans? est dans l’édition du mois de mai qui se trouve déjà en kiosque.  Évidemment, il n’est pas exclusif à MPB mais on y retrouve quelques petits clins d’œil de notre entrevue et un lien vers monpetitbobo.com.

Et comment on se sent quand on devient célèbre ?

Ah, ah, ah! On ne s’enfle pas trop l’égo.  On s’est inventé des noms fictifs et être célèbre anonyme ça ne change pas grand chose sauf qu’on est vraiment contente de faire connaitre le p’tit bobo… ! 🙂

Ceci dit, on tient à souhaiter la bienvenue aux lecteurs du magazine Coup de Pouce et à dire un gros merci à Julie!

Grosse nouvelle ce matin, on parle de nous dans les médias!

Oui, oui !  Et nous tenons à remercier spécialement Josianne Massé une journaliste bien sympathique qui s’est intéressée à notre blogue et à ce qu’on a à dire (l’article complet est sur canoe.ca).

C’est votre première visite chez nous?

Et bien voilà on se présente: nous sommes trois filles tout à fait normales et on a l’herpès, pis après?….. Pis après, justement, la vie continue et c’est pour démystifier et  dédramatiser tout ce qui tourne autour de cette petite peste de virus qu’on a eu l’idée de créer ce blogue!

Alors on vous souhaite la bienvenue parmi nous et pour vous aider à comprendre comment on peut survivre à un coloc dans la culotte, nous vous invitons à commencer la lecture de notre blogue par l’onglet «Billets choisis» ou, chronologiquement, du plus vieux billet au plus récent. Bonne visite!

Amétys, Bobette et Nitouchka

:D :P :)

En réponse au billet «L’amour au temps de l’herpès» nous avons reçu ce texte avec la permission de le publier. Merci à l’auteure de qui nous n’avons pas la griffe (ce n’est peut-être qu’un oubli) et qui reste donc dans l’anonymat…

N’hésitez pas à laisser vos commentaires, elle les lira très certainement!

____________

La vie est vraiment mal faite et je vais vous expliquer pourquoi je dis ça. Certains ne me comprendront pas… Normal, parce qu’en quelque part, je ne me comprends pas non plus.

Voilà. Je lis le blogue depuis assez longtemps pour en avoir bénéficié énormément et pour avoir fait un constat important : le dire et le redire est compliqué. On a peur de le rappeler, d’en rediscuter, de tout remettre en péril, etc. parce qu’en fait on a un humain devant soi et étant nous même humain, on se dit qu’on prendrait peut-être peur nous aussi devant la nouvelle et les multiples rappels qui doivent être fait.

Vous souhaitez tous avoir un copain qui n’en fera pas de cas, qui vous verra comme vous étiez avant et qui ignorera ce détail de votre vie pour qu’enfin elle redevienne à peu près normale et que son je m’en foutisme, vous l’espérez, sera contagieux. Et bien, j’ai ce copain. Mais croyez le ou non, je viens de lui péter une solide coche il y a de ça une heure, à cause de ça précisément. Son comportement ne fait pas mon affaire!

Cinglée vous me direz ? Peut-être. Je m’explique.

J’étais avec lui lorsque j’ai appris que le petit bobo que j’avais entre les jambes c’était l’herpès. Arrivée à la maison, je lui ai dit sans hésitation et lui ai expliqué ce qu’il en était. À ce moment j’affichais un certain positivisme parce que le médecin que je venais de rencontrer avait été positive. Sa réaction a été des plus banales : il a fait son vrai gars : «ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort». J’aurais très bien pu suivre son état d’âme et penser la même chose mais, non, je ne le pouvais pas.

Le lendemain, après avoir dormi là dessus, je me suis dit qu’il allait bien se réveiller. Non rien jamais, jamais rien. Et quelques jours plus tard, après avoir été positive un certain temps, j’ai pleuré toute une nuit avec lui à mes côtés. Il ne disait rien parce que fondamentalement, il ne voit pas pourquoi j’en fais un cas. Il ne comprend vraiment pas parce que pour lui, ce n’est réellement rien : ce n’est pas grave même s’il est au courant des douleurs, des médicaments à prendre chaque jour et tout.

Je suis avec un éternel positif et ça me rend folle. Je suis avec l’homme supposément parfait qui m’accepte tel que je suis et pourtant j’ai qu’une envie, c’est qu’il me dise : «Wow pauvre toi. Je t’accompagne dans la rage et je vais être frustré contre la vie un bout avec toi, tu seras pas toute seule dans ta rancœur.»

Sachez qu’être complice de l’herpès ce n’est pas seulement l’accepter, c’est le comprendre et ça malheureusement, je pense que seules les personnes prises avec une maladie peuvent comprendre ça, toutes maladies confondues. Il y a des journées comme ça où je m’ouvrirais la poitrine et que je sortirais un microscope pour essayer de le trouver le petit criss de coloc. Il est en quelque part pas trop loin je le sais !!! Je paierais des milliers de dollars pour avoir une analyse d’un de mes cheveux pour savoir à quel moment précis de ma vie je l’ai pogné. Même si on s’en fou et que ça changerait rien. JE VEUX SAVOIR. Je réussis beaucoup dans la vie, mais ça, ÇA, je n’y peux rien !!!

Qui peux comprendre ça à part vous ? À part un gars qui l’a aussi ? Je compare ça à un meurtre dont la famille veut savoir qui est le coupable, même si leur être cher est déjà décédé. ON VEUT SAVOIR. Et le jour où le coupable sera incarcéré, on sera enfin «libre», pourtant non, on ne le sera jamais réellement parce que la réalité sera toujours pareille.

Je veux le contraire de ce que vous souhaitez. Je veux un chum conscient qui va avoir un peu peur, du moins pendant une certaine période, qui va trouver ça donc plate et difficile de temps en temps. Un chum qui va comprendre comment je suis en criss de ne pas pouvoir faire l’amour un soir et que non non et NON, je n’ai pas envie que de caresse et que j’ai envie d’une vraie bonne baise sans pouvoir le faire parce que j’ai le principal intéressé qui me chauffe !!!!!!!!!!! Mon chum me dit des trucs comme « ben voyons, c’est bien pire de peser 300 lbs me semble, t’es tu vu? T’es une chicks et tous les gars te regardent tout le temps ».

SI TU SAVAIS COMMENT J’AIMERAIS PESER 300 LBS!

Je pourrais le perdre viarge !!! J’irais au gym pis je le perdrais !! L’herpès c’est irréversible !! S’il savait tout ce que j’échangerais pour ne plus l’avoir !!

Je chiale contre un gars qui a la bonté de me demander : pisss qu’est-ce que Bobette à raconter cette semaine ? Pouvez-vous le croire ?

Je l’aime mon chum. Je l’aime, mais je m’éloigne de lui parce que je me sens incomprise. Et au fond, ça doit être moi qui ne comprends pas l’amour suffisamment et que je ne comprends pas que l’amour c’est fort à ce point là. Mais pour moi, l’amour ce n’est pas diminuer ou ignorer ce qui fait partie de moi, mais c’est partager ce qui fait partie de moi. Et je ne parle pas de le transmettre évidemment, je parle de vivre la tristesse et le désarroi qu’il me fait vivre, autant que les fous rires. Je vois bien qu’avec le temps on y pense moins, mais on y pense pareil, malheureusement. Pour une personne non-atteinte, les mauvaises expériences restent là où on les a laissées et on les oublie réellement je crois. Le coloc il n’y a pas trop de façon de le laisser.

Mon commentaire : Be careful what you wish for! Présentement, je souhaite un copain qui ne va pas prendre dans ses mains le boulet accroché à mon pied, mais qui va souder une seconde chaîne à mon boulet pour prendre la difficulté à moitié. Qu’il comprenne qu’on peut diminuer son impact dans notre vie de couple sans le taire complètement. Présentement je veux ça et vous voyez, si mon copain était comme ça, bien peut-être que je voudrais qu’il revienne en arrière et qu’il continue d’agir comme si ce n’était rien.

Alors ça revient à ce que je disais… La vie est mal faite.

Merci pour ce charmant accueil! Très plaisant d’avoir du feedback! Je sens que je vais devenir accro! J’ai en effet certaines histoires croustillantes à mon actif, d’autres qui m’ont laissé quelques bleus… J’ai envie de faire ça interactif d’ailleurs. Je vous laisse choisir le sujet de mon prochain billet.

a) Cuba el Libre (part 2)
b) Le jour où je me suis fais tatouer
c) Brun, la couleur de l’amour

Margojolie

Toute une année à parler d’un coloc désagréable ça vous épuise un peu les neurones!…  Toutes trois à récupérer sous cathéter, on avait besoin d’un peu de sang neuf!!!!…  Et bien en voilà: aujourd’hui on est bien heureuse de vous présenter la belle Margojolie qui viendra joindre sa plume à la nôtre de temps à autre…


Question de [fun•éthique]

Flashback sur ma première année à titre de fille avec l’herpès. Après un premier « coming out » où je me fais dire « merci mais non merci » (la terre avait arrêté de tourner ce jour-là, l’avez-vous senti ??), et une 2e expérience totalement inverse (« quoi, c’est juste ça que tu voulais me dire ?! »), me voilà dans un Tout Inclus à Cuba histoire de récupérer d’une année trop riche en émotions.  En train de m’entraîner au gym du resort, avec évidemment un superbe cubain m’aidant consciencieusement à faire mes pompes et de toute évidence désireux de me faire faire une autre sorte de gym….

Bon. Me v’la à l’autre bout du monde. Avec un mec…. superbe. L’occasion parfaite de me faire un peu de fun… Après tout, je ne le reverrai jamais ! Si je me protège, si je prends mon Valtrex, quelles sont réellement les chances de lui refiler quelque chose ?? Et en plus, quand on accepte ce genre d’aventure, on accepte ce qui pourrait éventuellement venir avec…. En revanche…. Et-ce que j’aimerais qu’on me cache cette information ? Et puis… autre question…. Comment ça se dit « J’ai l’herpès » en espagnol ?!?!?!?

Les petits dictionnaires de dépannage n’ont pas ce mot-là….Pourtant, le ¼ de la planète est pognée avec…. Il me semble que mini Petit Larousse aurait pu se forcer un peu plus…… Je me vois d’ailleurs, en train de siroter un mojito, lui pointant le mot dans le dictionnaire, avec un immense sourire gêné sur mon visage….  Avouer ça dans ta langue, ce n’est déjà pas évident. Alors le faire dans une autre langue….. Un vrai « tue-l’amour »…

Eh bien j’ai décliné les folles propositions, évidemment. Incapable d’aller plus loin que quelques séances de baisers torrides dans le petit réduit du gym…
Me convainquant intérieurement qu’anyway c’était mon passeport canadien et non mes beaux yeux qui faisait autant d’effets….

Vol du retour, atterrissage à Montréal. Back to reality.
4 ans plus tard. Je ne sais toujours pas comment ça se dit, « herpès » en espagnol (même si la vie m’a mis ensuite un autre superbe Cubain dans les pattes, histoire de me tester…. Mais ça c’est une autre histoire ;-)…
Donc aucune idée en espagnol. En anglais, en revanche, je sais très bien comment j’écrirais le mot en phonétique….

[her•peace] ….

Margojolie

Comment a-t-on pu oublier????

La semaine dernière, le 23 avril, c’était le tout premier anniversaire de notre blogue!!!

Après un an, 148 textes, 1485 commentaires, plus de 43 000 visites… On tient à vous dire merci!!!

Merci d’être là, de nous lire, de nous commenter et surtout de partager vos expériences parfois douloureuses mais heureusement souvent positives.

Bonne fête MPB!!!

Il nous lit, il commente, nous argumente… Puis dernièrement, il nous surprend en nous faisant parvenir un très beau texte, signé d’une griffe mâle!!

On avait grandement de besoin de testostérone ici!!!  Alors aujourd’hui on le remercie en espérant qu’il y aura récidive, on se tait et on écoute le pouls d’un homme avec un nom long de même: Çafaitongtempsquejetaime!

La fable a pris fin.

Malgré l’harmonie apparente régnant dans la basse-cour, tout porte à croire qu’une grenouille n’est pas à l’aise parmi toute cette ménagerie. Elle s’est fait la malle et s’en est retournée dans sa mare.

Je l’ai un peu aidée, j’avoue. Bien qu’accompagné de mes « ex » : latex et Valtrex, le doute subsistait. Une crainte pour elle qui bien légitimement, ne voulait pas du coq qu’est mon coloc alors que moi j’aurais bien voulu laisser tomber l’un de mes « ex » un peu encombrant (surtout au lit)… Elle le comprenait.

Nous nous sommes quittés avant que l’amour ne s’installe trop profondément…

Curieusement, je me sentais libéré.

Je n’avais plus peur de lui faire du mal. Mais cette sensation de liberté n’a pas durée. Le lendemain la chape de plomb est tombée… Je ne pourrai plus profiter du plaisir que me procurait la sensation d’être collé, lové tout contre elle et de sentir la douceur de sa peau.

Des quelques rencontres pendant les trois semaines qu’a duré notre courte idylle, nous ne sommes jamais sortis ensemble. Elle n’est même jamais venue chez moi. Tout c’est passé chez elle. On se contentait de se repaître mutuellement chacun l’un de l’autre. Pas de luxure en n’en plus finir… être blotti l’un à l’autre, c’était déjà bien.

« Rationnelle » voilà comment qualifier la décision de nous séparer : « Rationnelle »… Ça me fait à moi une belle jambe ça et à elle, une belle cuisse de… Grenouille!

Je serais bien parti avec ses seins que je lui ai dit, je les aimais bien… Et elle, elle me les aurait bien laissés car je savais y faire qu’elle m’a répondu… Un dialogue d’adieu qui ne facilite pas les choses.

Voilà ce qui peut arriver quand on s’approche en catimini sans le dire avant…

Et c’est ici, que pour beaucoup, le dilemme reste entier : le dit-on avant?… Ou plus tard?

Bon, avec tout votre respect chères dames de MPB. On est dû pour petite intervention psycho-pop……….

Un gars, une fille : pas pareil pantoute!

The Herpize Bible, ce magnifique ouvrage s’adresse, il me semble, plutôt à la gente féminine.

Je m’explique. Certaines scientifiques de renom avancent l’hypothèse que le corps masculin ne contient pas assez de sang pour irriguer à la fois le cerveau et le pénis en érection…

Donc, l’homme en manque de sexe et ayant à portée de la main l’objet de sa convoitise, a une certaine incapacité à synthétiser entièrement l’information qui lui est transmise.

Les mots « danger de contagion » se trouve souvent relayés en second plan s’il entend dans le même élan « très peu de chance que cela arrive ». Pour parer au plus urgent (faire diminuer la taille de son sexe) c’est cette seconde information qui va primer!

C’est plus tard, lorsque le cerveau aura retrouvé un semblant de fonctionnement normal, que l’information sera analysée de façon plus… Rationnelle, disons.

Je n’oserais ici prétendre à une certaine connaissance du comportement féminin, mais ma simple observation de situations passées m’amènerais à penser que, c’est lorsque la dame devient amoureuse que son cerveau se met à fonctionner… disons, autrement (je n’ai pas écrit moins bien. J’ai écris autrement !). Dans ces cas là, son niveau d’acceptation d’une situation donnée, amenée ici par l’être devenu cher, peut s’en trouver augmenter. C’est pour cela, je pense, qu’avant que la flèche d’Éros n’ait atteint son but, il est fort à parier que la décision ne penche en faveur de la prudence plutôt que dans celui de la témérité…

Donc, la rencontre crapaud-moldue ne peut peut-être pas se dérouler comme celle rat (ou mouette)-moldu…

Pour ma part, tout est à refaire…

Un autre accroc à mon cœur que je dois recoudre qui, je dois l’avouer, prend de plus en plus l’aspect d’une monumentale courtepointe faite de grandes et de petites pièces chapardées et raccommodées ça et là aux hasards de la vie…

Et tant que le fil de ma vie se déroula, je pourrai continuer à en rapiécer toutes les blessures.

Çafaitongtempsquejetaime

On vous en souhaite toute une bonne…

Amour, santé, sexe et succès…

Amétys xxx  😀  Bobette xxx  😛  Nitouchka xxx 😉

Mlle YX nous a envoyé ce texte en nous laissant libre arbitre de le publier ou non………  Mais c’est certain qu’on va le publier pardi!!  Non seulement parce qu’il est très bien écrit mais également et surtout parce que c’est tellement ça!  Ce que nous vivons tous, ce que nous appréhendons.  Le temps.  Le temps avant et le temps après.  Cette marque laissée par l’herpès.  Comme une lame sur le poignet de l’âme!  Merci Mlle YX.  Vous êtes bienvenue quand vous voulez!

C’est en me retapant la lecture quasi complète de tous les textes de ce blogue, le but étant de tenter d’équilibrer ma pression sanguine (si je me coupe par inadvertance, je vous garantis que le sang va gicler jusque dans la cour du troisième voisin) dans un moment d’angoisse intense (qui dure depuis une semaine) que j’ai décidé de me rejeter sur une page blanche virtuelle.  J’implose.  Respirer dans un sac brun ne suffit plus.  Me tenir loin de tout objet contondant non plus.

Mise en contexte rapide.  J’ai eu mon diagnostic d’herpès il y a un an, j’ai suivi le même chemin de croix que tout le monde ici.  Envers et contre tous ces raisonnements rationnels et irrationnels avec lesquels j’ai dû me débattre en bonne nouvelle stigmate digne de ce nom, j’ai croisé un charmant prince dernièrement, un puceau de l’herpès et le premier qui m’a mis assez en confiance pour lui donner la clé de mon identité et de mon secret.  Le premier qui sait « tout » sur moi.  Je l’ai informé, éduqué, et je crois que j’ai accompli cette tache tâche comme une grande fille.  Je lui ai ensuite donné l’espace nécessaire pour sa réflexion.  Et là, maintenant, j’attends patiemment depuis une semaine, depuis 10080 minutes, son verdict à savoir s’il y aura une suite à notre relation.   

Dans le dernier mois, mes contacts avec lui étaient aux deux jours environ.  Pas évident d’être maintenant assourdie par le silence…parsemé du chant d’un criquet au mois d’août…à l’aube du mois de décembre.  Je fais présentement le piquet à cette lumière rouge, dans ce « twilight zone » qu’on redoute tous et celui qui risque de faire le plus mal dans toute cette aventure que l’on vit; la peur du rejet.  La peur de passer à côté du bonheur à deux.

Oui, je me suis raisonnée un million de fois depuis ces 10082 minutes.  « S’il me rejette, ce n’est pas à cause de ce que je suis, ce n’est pas ma personne qui est en cause…je dois garder confiance en moi et en la vie…ce n’est pas la fin du monde…s’il disparaît, c’est seulement qu’il n’était pas le bon pour moi…etc ».  N’en reste pas moins que, même si on a trouvé le moyen de ne pas prendre ce possible rejet de façon personnelle, il fait tout aussi mal aux sentiments et aux émotions.  Il ecchymose la confiance, il grafigne l’espoir.  Il joue au yo-yo avec le petit lac qui se forme dans la rangée du bas de nos cils.  Il ravale difficilement la salive.  Il nous donne un aperçu de ce que ce doit être de vivre avec de l’asthme, sans pompe à portée de la main.  Il donne une volée à nos besoins fondamentaux :   manger et dormir.  Il siphonne le seul neurone de logique qu’il nous reste.  Et on accumule, sans trop s’en rendre compte, trop je dis, beaucoup trop…10094 minutes de sourde souffrance.  Preuve que les dommages psychologiques sont à des années lumières plus importants que les impacts physiques de cette condition tellement humaine, et qui pourrait être d’une banalité digne d’un barreau de chaise, si ce n’était justement de la présence de ces dommages psychologiques.

Je ne sais pas pour vous, mais j’ai l’impression de vivre et revivre les étapes du deuil, en boucle et en accéléré :

Le choc :   à chaque matin, lorsque je me réveille et que je reprends conscience de ma position dans l’univers de ma vie.  Des dizaines de fois par jour, c’est-à-dire chaque fois que je reviens sur le sujet dans ma tête après l’avoir laissé tombé un instant pour faire avancer les autres domaines de ma vie.

Le déni :   je pèse sur « snooze » et retombe endormie de facto durant 8 minutes, car j’ai passé le plus clair de ma nuit à faire de l’insomnie.

La colère :   POURQUOI EST-CE QUE JE N’AI PAS ENCORE REÇU DE SES NOUVELLES ?!?!?!?! 

L’abattement, la tristesse, la dépression :   Nettoyage des glandes lacrymales en cours.  Douche de joues.

La résignation :   Ouin…pis ? 

L’acceptation :   NEXT !!!

Et là, je reprends conscience qu’il ne m’a pas encore donné sa réponse définitive malgré tous les scénarios que j’ai pu me farcir en réponse à l’interprétation de son silence.  Je n’ai pas entendu SA réponse à lui, son verdict final.  Sagement, j’attendrai la voie voix de mon charmant prince.  L’espoir grafigné lève timidement la main.  Je lui tends la mienne pour qu’il se relève.  Et le petit manège recommence.

Tout ça est normal et vous n’êtes pas seul(e).  Mais ça fait mal.  Mais vous n’êtes pas seul(e).  Tout ça est ma compréhension de cette petite phrase que j’ai lue souvent ici :   « on vous comprend !».

Un site comme celui-ci m’aidera cependant à passer l’étape la plus importante, celle que je n’ai pas encore atteinte :   la résilience.  Cette étape que les fondatrices du lieu virtuel de réconfort  dans lequel vous vous situez présentement ont dépassée et apprivoisée.

Bon, je retourne à mes 10151 minutes d’attente.  Merci d’être là.

Mlle YX

On le sait tous, ce qui a de pire chez le coloc, c’est d’avoir à l’annoncer…. C’est une vraie calamité! On angoisse, on a peur du rejet, on en tremble bref, on passe par une multitudes d’émotions pas plus jojos les unes que les autres.

Mais NOUS, on a pensé à vous! Pis on veut tellement vous aider qu’on a décidé de mettre à votre disposition un petit guide contenant une multitude de formules pratiques pour annoncer à votre partenaire que vous avez l’herpès.

Et parce qu’on vise haut et que l’herpès fait dans la globalisation, on lui a trouvé un nom international à notre petit guide:

THE  HERPIZE  BIBLE

Là où annoncer qu’on a l’herpès devient un art!

La classique des classiques

Celle qui s’apparente à un saut en parachute et qui consiste à dire:

– J’ai quelque chose à te dire… (bien que peu originale, elle demeure d’une efficacité à toute épreuve.  Essayez de reculer après ça!)

Les moyens odieux détournés

– Laves-tu souvent ta salle de bain? Parce que j’pense que j’ai pogné quelque chose chez vous! (L’attaque!!  Agressif sans contredit!  Si vous la testez, on en veut des nouvelles!)

– T’sais l’autre jour quand on riait du gars avec le bobo dans la face?  Ben moi c’est bien moins pire que lui.  On le voit pas au moins! (À utiliser avec parcimonie et sur des gens à intelligence réduite de préférence)

– J’arrive du médecin il m’a dit que j’ai le sida…… Bien non, c’t’une joke, j’ai juste l’herpès!  (Une des préférées à Nitouchka.  On a toutes nos petits chouchoux!)

– Au préalable, il faut coucher avec la personne au moins une fois. Attendre quelques jours. Lui téléphoner en pleurant et sur un ton accusateur… – Salaud, tu m’as refilé l’herpès! (Hi! Hi! Hi!  C’est chien mais c’est drôle en criss!)

– J’pensais que j’étais juste irrité mais devine quoi? (c’est juste l’herpès?  On travaille sur la réponse.  Pas encore au point!)

– C’est quoi le bobo que t’as là, dans la face????? Ouache, cache ça dans tes culottes!  Moi c’est ça que j’ai fait! (Dans le genre:  Allo le con!  Tout le monde a compris ça depuis longtemps!)

– Ça te pique tu toi des fois? (D’un air innocent qui assure de notre ignorance.  Ça appelle le sens protecteur de l’autre.  À utiliser de préférence par les filles.  C’est pas qu’on est sexistes, loin de là, juste très calculatrices!! hé! hé!)

– Ben là, je pense que tu m’as donné l’herpès… (Vlan!  Dret de même.  Sans autre préavis.  Avec un ton accusateur bien entendu)  Dépendamment de la réaction de votre interlocuteur, voici quelques options de réparties:  Ben oui ça saute sur le monde!  Tout le monde sait ça! (pour les épais)  Ben où c’est que tu penses que j’aurais pogné ça hein?! (pour celui qui soulèverait un doute)   Vous pouvez même poursuivre l’odieux sur celui qui voudrait s’en excuser:  Ben non, capote pas!  Je te laisserai pas de même.  Pauvre toi!

Les moyens coquins

– Si t’es fin – maudit chanceux – j’ai un petit cadeau pour toi! (L’air coquin séduit toujours!)

– T’aimes-tu ça le picoté rouge toi? Viens voir dans ma culotte tu vas voir c’est cute! (Trop chou!!!)

– As-tu déjà gagné à la loterie?  Ben moi j’ai le numéro chanceux dans ma culotte!! (Tous les manuels le disent:  il faut demeurer positif!!)

– Je t’aime mais il te manque un petit quelque chose! (Ça pique la curiosité c’est certain!  Pour l’efficacité?……….hummm…….faudrait tester!!)

La façon Harlequin ou L’art de s’ouvrir les veines

– Si je ne veux pas coucher avec toi, c’est pour te protéger! (snif! snif!  Le bras dans le front, en démontrant bien l’acte d’abnégation que vous êtes entrain de faire!  À utiliser avec les âmes de sauveurs!)

– Est-ce que peu importe ce qui va arriver, tu vas m’aimer? (La culpabilisation est une option qui fonctionne encore très bien de nos jours!)

– Serais-tu prêt à mourir pour moi?…… Je ne t’en demanderai pas tant mais… (variante de « J’ai le sida…. »)

– Tu es l’amour de ma vie! J’irais jusqu’au bout du monde pour toi! Et toi, irais-tu jusqu’à la pharmacie pour m’acheter du Valtrex? (Un peu d’humour et d’éducation.  Heureux mélange!)

– En échange de tout l’amour que tu me portes, j’aimerais aussi t’offrir un petit quelque chose qui vas nous unir pour la vie! (D’un romantisme à toute épreuve!!)

À la Paris Hilton ou Quand être conne devient un art

– On m’avait dit herpès mais je pensais qu’il parlait du designer moi.  Ah c’est Hermès???  J’savais pas.

– Quand mon ex m’a dit qu’il allait me donner un Herpès, je pensais que c’était le sac haute couture.  J’étais tellement contente!  Heille j’ai tu pogné mon air tu penses quand j’ai réalisé que c’était l’herPès!!  Pfff!

Pour les intellos

– Savais-tu que selon Statistiques Canada, 105% des gens ont l’herpès?  Je suis tellement contente d’être au dessus de la moyenne.  Toi?

Les indéfinissables

– Aimes-tu ça dégaler des bobos avec tes dents? (Dégueux mais efficace pour se débarrasser rapidement d’un prétendant embêtant!)

Bien entendu, ceci est la première version et nous comptons améliorer notre produit.  D’ailleurs, à cet effet, votre apport est souhaité.  Vous connaissez un moyen infaillible d’annoncer l’herpès?  On veut savoir!!!

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

Première visite?

Tout d'abord bienvenue chez MPB! Afin de vous aider à nous connaître un peu et à en comprendre d’avantage sur notre situation, nous vous invitons à commencer la lecture de notre blogue par l'onglet «Billets choisis». Bonne visite!

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