L’amoureux fait des feux sauvages.    On a beau savoir qu’il s’agit également d’herpès, on ne peut nier que c’est une tare beaucoup plus facile à porter que celle qui se loge dans nos culottes.

Mais quand même, d’l’herpès c’est d’l’herpès.

L’Amoureux et moi dinions au resto avec des amis.  Toute la soirée durant, j’avais cette petite irritation sur la lèvre qui m’agaçait.

De retour à la maison, je lui fais remarquer cette enflure qui grossit sur ma lèvre supérieure.

On dirait bien un feu sauvage, me fait-il remarquer innocemment.

J’éclate alors de rire.  Devant son air surpris je lui explique.

C’est bien pour dire.  En final ce ne sera pas moi qui t’aurai refilé l’herpès.  Ce sera toi qui m’aura fait cadeau d’un deuxième petit coloc!

Cette histoire aurait été bien croustillante si elle s’était avérée mais finalement, l’herpès présumé s’est révélé être une réaction allergique à une quelconque épice indienne.

N’empêche, ce n’est pas sans me rappeler que la menace n’arrive pas toujours d’où l’on croit.

Et que l’herpès prend plusieurs visages.  On a juste hérité du plus laid.