J’avais déjà noyé mon stress dans un joyeux lot de houblon et de vin.

Nous ne nous étions pas encore embrassés et je le trouvais nerveux…  Question de détendre l’atmosphère et surtout dans l’espoir que sa grande nervosité était due à quelque chose qu’il avait à m’annoncer (Quoi? J’ai bien le droit de rêver!), j’ai voulu le mettre à l’aise…

– Tu sembles très nerveux!

– Oui, je suis comme ça de nature, je suis nerveux et j’ai la bougeotte..

– Ah, je croyais que c’était la situation qui te rendais nerveux.

– Non, je suis juste comme ça!

Nous discutons un peu du sujet et j’enchaîne sur l’occasion :

– Bon! Parlant nervosité, j’ai quelque chose à te dire……….

Je lui déballe mon sac en prenant soin de lui dire que s’il décidait de ne pas poursuivre la relation suite à ce que je lui annonçais, je respecterais tout-à-fait son choix parce que j’assume totalement ma situation. Je lui explique donc les détails, les possibilités et les risques et je réponds à toutes ses questions…

Il se lève alors d’un bond et vient m’embrasser d’un langoureux baiser…

– Je te remercie. Qu’il me dit.

Vérité numéro un : une annonce bien orchestrée finit toujours au lit!

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Nous nous réveillons donc côte à côte le lendemain matin, petite baise avant de partir pour une journée déjà bien chargée. À mon retour, je reçois par courriel une note m’indiquant qu’il a fait quelques recherches sur le sujet via internet, qu’il est un peu songeur mais que mes expériences passées le rassurent beaucoup et que ce n’est pas ce qui le dérange le plus…

En fait, ce qui le dérange c’est que sa grande nervosité ait semblé me turlupiner et que je lui ai posé quelques questions à ce sujet…

Vérité numéro 2 : exit l’herpès, toutes les raisons sont bonnes pour flusher quelqu’un!

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Je rétorque alors du canon de mon clavier le prélude sur lequel je vous ai laissé l’autre jour et en lui disant que ce serait certainement plus facile de tenter sa chance avec quelqu’un de plus safe que de risquer sans être trop certain!

Courriel auquel il a répondu en me disant que la dernière chose qu’il voudrait c’est que je crois que c’est à cause de mon cher coloc qu’il refuse de poursuivre et m’assure qu’il aurait volontiers fait l’amour avec moi sans protection et sans aucune crainte.

Bref, même si ça semble peu crédible, il m’a convaincu qu’il n’en était rien effectivement et qu’il avait réellement trop souffert à cause de son comportement hyperactif et de son attitude nerveuse qui finissait toujours par taper sur les nerfs du monde.  Et qu’avec moi il avait perçu que, même que s’il croyait que nous aurions pu faire un bout de chemin ensemble, ça nous rattraperait tôt ou tard et qu’il finirait par me taper sur les nerfs, comme pour toutes les autres…

Et vous savez quoi?

Il avait raison, en 1 quart de tour, il m’aurait taper sur les nerfs.

Vérité numéro 3: On a tous des blessures et il faut savoir s’écouter. C’est ce qu’il a fait, et pour ça, il a mon respect.

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