Houston, on a un problème!  Un méchant gros problème!  Il en va de la survie de l’espèce.  C’est même pas drôle!  Mais où diable sont les hommes?

Pas pour me vanter mais je suis pas si mal.  J’ai deux amies formidables et célibataires qui m’apportent beaucoup et qui ont tellement à offrir.  Je prends des cours de salsa et j’y rencontre des femmes seules de tous âges, belles, intelligentes, intéressantes, épanouies, sensuelles.  On discute et on en vient à se demander:  Mais où sont les hommes?

Si je me fie aux statistiques, toutes ces femmes n’ont pas l’herpès alors je me dis qu’il doit bien y avoir d’autres raisons à mon célibat et à mon sérieux manque de sexe.

Bien sûr, il y a les bad boys qui flirtent pour le plaisir mais surtout pour se nourrir l’égo.  Ils sont bien charmants mais s’engagent rarement.  Il y a aussi les timides qui ne feront jamais les premiers pas, les narcisiques qui n’ont d’yeux que pour eux mêmes et les pas d’allure… qui n’ont simplement pas d’allure.  Sans compter les hommes mariés qui veulent seulement prendre leur pied et surtout se prouver qu’ils peuvent encore séduire. 

Il y a tous ceux sur les sites de rencontre, me direz vous, qui sont libres et prêts à s’engager.  Je ne suis pas une fan de ces sites mais je les ai quand même explorés un peu, surtout par l’entremise des copines.  Je connais même quelques histoires dignes d’un conte de fée mais en jasant, on découvre vite que Cendrillon a travaillé fort avant de trouver son prince.  Après avoir pris quelques kilos et perdu beaucoup d’argent (car les hommes ne paient plus) à rencontrer des candidats au souper, Cendrillon déplace les entrevues au lunch et passe rapidement au 5 à 7.  Plus court, moins couteux et ça laisse même le temps de rejoindre les copines en soirée, histoire de pas gâcher son samedi soir.  Déjà s’ils ne se rajeunissaient pas de 10 ans et ne se grandissaient pas de 3 pouces, on perdrait moins de temps à prendre des verres avec des nains de 65 ans.  J’ai rien contre les nains ni les hommes de 65 ans mais je fais 5’7 » et j’ai 35 ans.  J’assume qui je suis, faites-en de même!  De toute façon, quand j’arrive avec mes talons et que Papi m’arrive à la poitrine, je me demande quelles sont les chances de survie d’une relation ayant comme base la déception et le mensonge. 

Je suis un peu fru.  Un peu appeurée aussi.  J’ai bien peur de ne plus jamais être en couple.  Ça sonne ridicule mais ça me semble tellement réaliste.  Six ans que je suis seule.  On passe vite de six à dix!  Le pire: j’ai la désagréable illusion que se ne serait pas plus facile sans l’H.  Plus facile de baiser, peut-être, mais pas de trouver.

Vous avez sans doute remarqué que ce texte est strictement d’un point de vu féminin. Normal!   J’imagine que ce n’est pas plus facile pour un homme de rencontrer.  Éclairez-moi chers hommes, manifestez-vous!  Prouvez-nous que vous n’êtes pas une espèce en voie d’extinction.  Expliquez-moi ce qu’une femme doit faire en 2010 pour trouver un copain qui n’a pas peur de s’investir.  Quels sont les meilleurs endroits et moments pour observer L’Homme dans son habitat naturel et entrer en contact avec la-dite espèce?  Ne voyez-vous pas la beauté de toutes ces femmes qui vous entourent?

Nous voulons être courtisées, se sentir désirées, vous accompagner dans les jeux de la séduction et aboutir à du sérieux.  Come on!

P.S.  J’avoue, il y a bien quelques hommes qui ne semblent pas rester indifférents à mes déhanchements mais ils sont souvent dans la pire des catégories: les gentils.