Après avoir longuement réfléchi, pour ce qu’il peut réfléchir, le chat est revenu penaud et le cœur lourd, un doux morceau de fromage d’une patte, une paire de sécateurs de l’autre…

Le rat, pour ce qu’il peut ne pas être naïf, a hésité….. Un peu…..

Du plus peu de toutes ses forces………

C’est qu’il sentait si bon le fromage !

Et il est sorti de son trou salé de larmes, le nez frétillant, les sens aux aguets…

Le félin, quant à lui, l’observait de ses grands yeux piteux. Les plus piteux qu’un chat puisse avoir.

C’est si triste un chat avec des yeux tristes.

Le fromage lui embaumait…. Le plus pue qu’il pouvait.

Ce que ça sent bon du fromage qui pue!

Minet de son arme pointé, jura à grands coups de lame qu’il taillerait l’ombre des épines….

Si un rat n’abandonne jamais, qu’en est-il donc du chat?

???

Toujours est-il que depuis quelques jours, on peut voir au royaume d’épines une bête s’affairant à couper le piquant des roses alors qu’un rat se vautre dans la luxure…

Ce qu’il est bon le fromage!