Je vous le jure et mes amies dignes du nom pourront en témoigner : me semblerait tu pas plongée en plein conte de bonnes fées (bonnes ou mauvaises, c’est ce qu’on saura bientôt)…

On m’a tiré une flèche au cœur et si ce n’était du glaive de mon herpès et de sa fine lame prête à entailler la chair de l’autre, j’aurais peine à y croire.

J’ai rencontré un homme qui semble croire qu’on serait deux âmes soeurs (d’où le conte de fées) et qui souhaite être à mes côtés, parce que selon son dépistage aurasmique, il croit sincèrement que notre rencontre n’est pas fortuite.

Serions-nous vraiment fait l’un pour l’autre telle la théorie de l’âme sœur où chacun des partenaires séparés aspire à retrouver la présence de l’autre, dont il a gardé la marque, dans sa chair comme dans son âme?

Ma tête oscille à la négative en tentant de redresser son armure anti-blessure mais mon cœur bat la chamade et mon sang se bleuit.

En dépit des épines qui recouvrent mon royaume le chevalier croit qu’il en vaut le risque…

Du baiser de ses lèvres qui caresse ma main, je me transforme en princesse, en sa princesse et du haut de ma tour je reste pantoise, fébrile…

J’écoute l’écho de vos mots qui raconte que les contes de fées n’existent pas et je souffle en réponse que dans mon histoire il y a un petit crapaud galeux qui se nomme Herpès et qui me rassure que les prétentions de mon valeureux chevalier ne doivent qu’être vrais.

À suivre…