Je me suis mise en boule. Chiffonnée et jetée aux ordures, j’ai versé un torrent de larmes……

La porte s’est close, le cadenas a été fermé et la clé, bien enfoncée dans une boule de steak haché empoisonnée, a été jetée aux lions.

Celui qui y a gouté s’est écroulé sur la rive, la marée est montée et elle l’a emporté. Le lion s’est noyé, il a été mangé par des requins affamés.

La clé est disparue, irrécupérable…

Celui que j’ai quitté m’a remplacée. Il en est ainsi… Ainsi va la vie. Ça aurait été moi ou lui. Peu importe.

Et bien que c’est ce que j’avais choisi la nouvelle m’a blessée…..

Puis j’ai réfléchi et ça m’a fait du bien. Tellement.

Il fallait que je cesse de souffler sur cette page, de la faire tourner et retourner.

Ce n’est pas moi dans ce tas d’ordure mais c’est cette page chiffonnée.

Elle n’est plus dans mon livre, il ne reste qu’à l’épine la trace de sa déchirure.

Maintenant, tout est blanc.

L’avenir… Nu, fragile.

Et je me suis libérée, un vent de fraîcheur a soufflé.

Je suis en manque oui! Mais pas en manque du passé…

Je suis en manque d’Avenir!