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Mlle YX nous a envoyé ce texte en nous laissant libre arbitre de le publier ou non………  Mais c’est certain qu’on va le publier pardi!!  Non seulement parce qu’il est très bien écrit mais également et surtout parce que c’est tellement ça!  Ce que nous vivons tous, ce que nous appréhendons.  Le temps.  Le temps avant et le temps après.  Cette marque laissée par l’herpès.  Comme une lame sur le poignet de l’âme!  Merci Mlle YX.  Vous êtes bienvenue quand vous voulez!

C’est en me retapant la lecture quasi complète de tous les textes de ce blogue, le but étant de tenter d’équilibrer ma pression sanguine (si je me coupe par inadvertance, je vous garantis que le sang va gicler jusque dans la cour du troisième voisin) dans un moment d’angoisse intense (qui dure depuis une semaine) que j’ai décidé de me rejeter sur une page blanche virtuelle.  J’implose.  Respirer dans un sac brun ne suffit plus.  Me tenir loin de tout objet contondant non plus.

Mise en contexte rapide.  J’ai eu mon diagnostic d’herpès il y a un an, j’ai suivi le même chemin de croix que tout le monde ici.  Envers et contre tous ces raisonnements rationnels et irrationnels avec lesquels j’ai dû me débattre en bonne nouvelle stigmate digne de ce nom, j’ai croisé un charmant prince dernièrement, un puceau de l’herpès et le premier qui m’a mis assez en confiance pour lui donner la clé de mon identité et de mon secret.  Le premier qui sait « tout » sur moi.  Je l’ai informé, éduqué, et je crois que j’ai accompli cette tache tâche comme une grande fille.  Je lui ai ensuite donné l’espace nécessaire pour sa réflexion.  Et là, maintenant, j’attends patiemment depuis une semaine, depuis 10080 minutes, son verdict à savoir s’il y aura une suite à notre relation.   

Dans le dernier mois, mes contacts avec lui étaient aux deux jours environ.  Pas évident d’être maintenant assourdie par le silence…parsemé du chant d’un criquet au mois d’août…à l’aube du mois de décembre.  Je fais présentement le piquet à cette lumière rouge, dans ce « twilight zone » qu’on redoute tous et celui qui risque de faire le plus mal dans toute cette aventure que l’on vit; la peur du rejet.  La peur de passer à côté du bonheur à deux.

Oui, je me suis raisonnée un million de fois depuis ces 10082 minutes.  « S’il me rejette, ce n’est pas à cause de ce que je suis, ce n’est pas ma personne qui est en cause…je dois garder confiance en moi et en la vie…ce n’est pas la fin du monde…s’il disparaît, c’est seulement qu’il n’était pas le bon pour moi…etc ».  N’en reste pas moins que, même si on a trouvé le moyen de ne pas prendre ce possible rejet de façon personnelle, il fait tout aussi mal aux sentiments et aux émotions.  Il ecchymose la confiance, il grafigne l’espoir.  Il joue au yo-yo avec le petit lac qui se forme dans la rangée du bas de nos cils.  Il ravale difficilement la salive.  Il nous donne un aperçu de ce que ce doit être de vivre avec de l’asthme, sans pompe à portée de la main.  Il donne une volée à nos besoins fondamentaux :   manger et dormir.  Il siphonne le seul neurone de logique qu’il nous reste.  Et on accumule, sans trop s’en rendre compte, trop je dis, beaucoup trop…10094 minutes de sourde souffrance.  Preuve que les dommages psychologiques sont à des années lumières plus importants que les impacts physiques de cette condition tellement humaine, et qui pourrait être d’une banalité digne d’un barreau de chaise, si ce n’était justement de la présence de ces dommages psychologiques.

Je ne sais pas pour vous, mais j’ai l’impression de vivre et revivre les étapes du deuil, en boucle et en accéléré :

Le choc :   à chaque matin, lorsque je me réveille et que je reprends conscience de ma position dans l’univers de ma vie.  Des dizaines de fois par jour, c’est-à-dire chaque fois que je reviens sur le sujet dans ma tête après l’avoir laissé tombé un instant pour faire avancer les autres domaines de ma vie.

Le déni :   je pèse sur « snooze » et retombe endormie de facto durant 8 minutes, car j’ai passé le plus clair de ma nuit à faire de l’insomnie.

La colère :   POURQUOI EST-CE QUE JE N’AI PAS ENCORE REÇU DE SES NOUVELLES ?!?!?!?! 

L’abattement, la tristesse, la dépression :   Nettoyage des glandes lacrymales en cours.  Douche de joues.

La résignation :   Ouin…pis ? 

L’acceptation :   NEXT !!!

Et là, je reprends conscience qu’il ne m’a pas encore donné sa réponse définitive malgré tous les scénarios que j’ai pu me farcir en réponse à l’interprétation de son silence.  Je n’ai pas entendu SA réponse à lui, son verdict final.  Sagement, j’attendrai la voie voix de mon charmant prince.  L’espoir grafigné lève timidement la main.  Je lui tends la mienne pour qu’il se relève.  Et le petit manège recommence.

Tout ça est normal et vous n’êtes pas seul(e).  Mais ça fait mal.  Mais vous n’êtes pas seul(e).  Tout ça est ma compréhension de cette petite phrase que j’ai lue souvent ici :   « on vous comprend !».

Un site comme celui-ci m’aidera cependant à passer l’étape la plus importante, celle que je n’ai pas encore atteinte :   la résilience.  Cette étape que les fondatrices du lieu virtuel de réconfort  dans lequel vous vous situez présentement ont dépassée et apprivoisée.

Bon, je retourne à mes 10151 minutes d’attente.  Merci d’être là.

Mlle YX

J’aimerais bien vous dire que j’aime mon herpès, que grâce à lui, je scrute plus adéquatement mes Jules et que je fais de meilleures rencontres.  J’aimerais vous dire que dans le fond c’est pas si pire que ça et que je vis bien avec.  J’aimerais pourvoir offrir ce réconfort à ceux qui nous lisent et qui en ont besoin mais vous savez quoi…?  Avoir l’herpès me fait vachement chier. 

En fait, avoir l’herpès a fait de moi une vache… une vraie vache.  Pas du genre qu’on trouve au bureau et qui bitche sur tout le monde (quoi que ça m’arrive de bitcher, surtout quand j’ai une poussée d’H), non, du genre de celles que l’on trouve sur le bord des routes de la montérégie.  Vous savez, le type mammifère ruminant!  Imaginez une belle holstein dans son champs qui regarde les trains passer tout en mâchant, remâchant et reremâchant son ti-tas de trèfles…  Vous la voyez?  Et bien ça, c’est moi.

Les trains passent… je les regarde…  et au lieu de sauter dedans, je rumine, pesant le pour et le contre, évaluant les dangers.  Bien sûr, le train disparaît et là, je regrette de ne pas y avoir monté.  La gueule m’arrête pas de regretter.  Toutes mes minutes de cellulaire y passent à raconter aux copines (qui ne voyagent pas toujours en classe affaire, mais quand même) ce que je viens de manquer.  Je leur promets de ne pas laisser filer le prochain et quand il arrive enfin…   J’y pense un peu, prend une tite-bouchée de gazon et rumine encore comme je le fais si bien.

Mais là, ce train n’est pas comme l’autre… Les dangers sont différents… faut que j’évalue… Y va trop vite… Pas assez vite… Trop vieux… Trop moderne…  Si c’était le train d’avant j’irais sans faute mais blablabli, bliblabla…

Et quand le même train passe une deuxième fois, vous savez, celui que je regrette de ne pas avoir pris et que je me suis promis de monter s’il repasse et bien,  j’ai tellement pas bougé depuis longtemps que j’ai de la bouse jusqu’aux genoux.

Tchouchou!!  le train est passé… veni vidi vici

J’aime bien la campagne, ça me rappelle mon enfance mais sti que je suis due pour de nouveaux paysages. 

La vérité c’est que… en fait, je ne la connais pas la vérité mais à bien y penser, ce n’est peut-être pas l’H qui m’empêche de monter à bord de la vie, c’est peut-être moi et juste moi.  Ou la bouse.

Je suis pathétique!  Je sais!  Que voulez vous! Vous avez déjà vu une vache dynamique et fonceuse?

L’autre jour je fus charmée par un prospect venu d’un site de rencontre pour personnes à culottes squattées.  Après quelques échanges, nous décidons de profiter d’une occasion où nous sommes à proximité afin de se rencontrer.

Je ne suis pas déçue. La photo, préambule inévitable à ce genre de drague, était bien honnête: je reconnaissais le beau p’tit pétard que j’avais évalué.

Il est tout souriant et semble aussi bien heureux de la matérialisation de mon image!

Wow! C’est une belle rencontre!

Plus nous jasons, plus ma balloune gonfle!

Nous rions, commandons un autre bière et elle gonfle et gonfle et gonfle encore d’avantage jusqu’à ce que qu’il ne reste que de l’espace pour lui et moi.

Ses yeux magnifiques se mirent aux miens… J’ai chaud et je sais que la chope que je viens de recevoir n’assouvira pas ma soif.

Rien pour assombrir le paysage hormis le passage en éclair de l’ombre d’une cigogne au bec bien acéré:

– Je cherche une femme pour fonder une famille. Je veux des enfants!

Pssshhiiii!!! et elle dégonfle

– Heu, j’ai déjà donné merci! Impossible pour moi!

– Mais au fait j’y pense! Comme tu es pas mal impliquée dans le milieu, tu dois bien connaître des filles qui ont l’herpès et qui veulent des enfants?

Pssshhiiii!!!

– Oui. J’en connais…

__________

– Allo?

– Lulu! C’est Bobette! J’ai un super mec à te présenter. Belle gueule, cherche femme avec coloc pour fonder une famille et être heureux jusqu’à la fin des temps.

– Hein? C’est vrai! Wow c’est donc bien hot!

– Je t’envoie la photo, dis moi ce que tu en penses!

Quelques secondes passent, Lulu me rappelle pour me dire, qu’en plus de le trouver super mignon, elle fait tout-à-fait confiance à mon jugement et est prête pour la suite.

Nous raccrochons et Lulu est tellement excitée à l’idée de rencontrer le futur père de ses enfants qu’elle s’empresse à en parler à une collègue de bureau:

– Ma t’chum va me présenter LE prince charmant…. Elle pense qu’on va faire un super bon match! J’me peux plus et il est tellement cute!

Tiens! J’te montre la photo!

-…

-??

-…

– Bien quoi????

– C’est mon ex!

– Tabarnak!

– Mets-en! Tu sais c’est lui l’Ostie de chien sale dont je te parle depuis des mois!

– Nooooooooooooooooooon!

– Ouais, celui qui a préféré de loin ses maudits problèmes de jeux au bel amour qu’on vivait ensemble…. J’ai été vraiment écorchée dans cette histoire là en essayant le sauver de son vice en plus d’avoir presque tout vidé mon compte en banque pour l’aider!

– Ah l’Ostie…

– Ouais…

Pssshhiiii!!!

* Quelques faits ont été modifiés afin de conserver l'anonymat des acteurs.

J’en avais marre.  C’est demandant annoncer l’herpès.  C’est demandant de s’investir dans une relation.   Et échouer.

Alors on cherche des voies plus faciles.   Moins souffrantes.  Juste pour ne pas être seule.

J’ai ouvert une fiche sur un site de rencontre.  Droit au but.  J’ai l’herpès.  Que ça vous plaise – laissez-moi un message – ou non – passez votre chemin.

Il a écrit.  Il aimait la différence, le courage et était curieux j’imagine.  Il ne m’a pas particulièrement plu au premier contact.  Arrogant.  Suffisant.

Par un soir de déprime, de manque, je me suis dit pourquoi pas.  Il sait, il veut me voir.  S’il m’en donne le goût, let’s go.  Qu’est-ce qu’une fille ne ferait pas lorsque les hormones et la solitude la mettent au supplice.

On se donne rendez-vous dans un petit bar.  Il est beau comme un coeur, plutôt charmant.  Superficiel.  Mais who cares, le calvaire du dévoilement est évité et à ce moment, ça n’avait pas de prix.

Durant une semaine et quelques une de trop, je me suis rendue chez lui oublier un paquet de choses dans ses bras.  Et on oublie, pour un moment. 

On oublie qu’on a l’herpès.  On oublie qu’on se vend à rabais à cause de lui.  On oublie qu’on s’est déjà vendue pour plein d’autres raisons.

Mais la réalité, cette ratoureuse, nous débusque toujours.  Où qu’on se rende.   Se renier pour ne pas affronter la souffrance du dévoilement, ça a un prix.  La souffrance.

Celle de réaliser qu’on se désavoue.  Qu’on se négocie à la baisse.  Et c’est vachement plus souffrant que de dévoiler notre coloc. 

Et on se rend à l’évidence:  le bonheur de se choisir vaut bien la souffrance du dévoilement. 

Pour un rien, je croirais que j’ai hâte à la prochaine fois. 

Juste pour être fière.

Celle-là m’a bien fait rire…

Il s’agit du auvent du restaurant Heroes Sandwich Bar à Oxford en Angleterre.

Imaginez! Un seul coup de crayon, le mot Heroes devient Herpes!

Je n’y aurais même pas pensé moi-même et du coup j’ai mis un marqueur dans ma sacoche juste au cas où je croiserais un Heroes sur ma route!

C’est encore mieux que de dessiner une moustache sur une affiche et……… Hop! Un coup de crayon! Une nouvelle œuvre des Herpes Angels!

Et dites donc! Croyez-vous qu’ils servent cette marque de bière au Herpes Sandwich Club ?



Never mind buying souvenirs

You’re taking home HERPES!

Life sucks, have a pint…

😉

 

 

 

 

 

 

Des fois, je me sens comme une vraie sainte qui se baigne dans l’eau bénite mettant toujours à nu son p’tit coloc avant de se déshabiller elle-même! Oui, oui…. Vraiment! J’ai toujours dit aux intéressés qu’un câlisse de squatteur est bien encré au fond de ma petite culotte!

Mais parfois, le petit diable en moi a juste envie de dire FUCK IT! Fais toi baiser pis ferme ta grande gueule!

Il va sans dire que, sans y consentir, l’idée me turlupine royalement! Je suis en manque flagrant!

Ce qui fait que l’autre jour, j’ai voulu savoir si vous êtiez tous aussi honnêtes que bibi…

Ouais…

Alors j’ai fait un petit sondage auquel vous avez bien voulu répondre. Je vous en remercie et je suis fin prête à vous dévoiler les résultats!

Bien que rien ne soit vraiment scientifique autant dans le processus que dans l’échantillonnage, j’ai réalisé qu’il n’y a pas de quoi se péter les bretelles avec l’honnêteté de notre classe sociale.

La question était simple : Et vous, si vous aviez l’herpès, seriez-vous aussi honnête?

J’avais divisé chacune des situations selon deux possibilités :

1) Vous avez l’herpès génital avec symptômes, vous avez donc des crises évidentes de temps à autre.

2) Vous êtes porteur sans symptôme (chanceux), donc asymptomatique.

Voici les résultats :

Dans le cas «Le diriez-vous lors d’une baise One night?»

50% de ceux qui font crises le diraient alors que seulement 17% des asymptomatiques s’en donneraient la peine!

Là, les résultats ne m’étonnent pas trop sauf qu’en ce qui me concerne, j’ai toujours cru bon de le dire au cas où la relation irait plus loin. Mais ça, c’est mon petit côté sainteté-martyr-bienheureuse… Passons!

Dans le cas «Le diriez-vous à une personne avec qui vous croyez pouvoir établir une relation stable

92% de ceux qui font crises le diraient contre 46% chez les asymptomatiques!

Du côté des gens qui font des crises il me semble qu’une note parfaite serait préférable mais là où ça me dépasse royalement c’est que la moitié des asymptomatiques ne le diraient même pas…. Oufff!

Comment ne peut-on ne pas le dire en connaissant les conséquences de la chose?

Et qu’en est-il des gens qui font des feux sauvages ?

Et bien selon mes résultats… Une personne sur trois aborderait le sujet avec un partenaire potentiel.

Wow! J’avoue que la réponse m’a agréablement surpris parce que je m’attendais à moins quoi qu’après mûre réflexion  je me suis dit que le mot aborder ne veut peut-être pas dire grand chose si on ne fait que dire sans aucun détail: «Ah, en passant, j’ai déjà eu un feu sauvage!».

Bref, de mon questionnaire non scientifique, une conclusion bien sage s’impose:

Protégez-vous et ne croyez pas tout ce qu’on vous dit parce que les gens de ma catégorie ne sont pas tous des saints!

Vous vous demandez de quoi trois filles célibataires avec l’herpès ça peut bien avoir l’air?

Et bien, on vous en a tracé le profil. Ces trois filles là, c’est nous!

Je suis célibataire.  Le saviez-vous?  Si vous ne le saviez pas, de deux choses l’une:  ou vous faites semblant de lire, ou vous en êtes à votre première visite.  Un ou l’autre, ce n’est pas grave.  Je vous pardonne.  Parce que ce texte, je l’écris pour moi, pour m’encourager sans doute.  Dans mes jours plus sombres.  Une petite thérapie à prix modique.

Pour mon plaisir, j’ai dressé la liste de toutes les relations amoureuses /sexuelles que j’aie entretenues depuis la rencontre.  Ce jour où on m’a fait le petit cadeau qui allait me donner l’incommensurable chance de vous entretenir de mes états d’âme.  Et de ma vie sexuelle débridée.

Il y a d’abord eu cette première rencontre.  Déterminante.  Positive.  J’ai cru naïvement qu’après une si belle expérience, annoncer l’herpès me serait plus facile.  Parce que peu importe la réaction à laquelle j’aurais à faire face, je saurais que rencontrer des hommes qui acceptent ma situation serait possible.  Et c’est vrai, c’est possible.   Par contre, j’attends toujours que l’annonce de l’herpès devienne plus facile et force m’est de constater que je vais attendre encore longtemps.

D’ailleurs, n’arrivant pas à m’infliger encore une fois cette épreuve, j’ai fait ce faux pas.  Ne rien dire pouvait sembler facile comme solution mais quand comme moi, on succombe facilement au poids de la culpabilité,  le secret devient vite trop lourd à porter. Exit la tranquilité d’esprit, bonjour les nuits blanches.

Entre l’angoisse de l’annoncer et celle de ne rien dire, j’ai cherché d’autres avenues.  Je me suis dit que ce serait plus facile de rencontrer quelqu’un de mon select club.  C’est émotivement moins éprouvant en effet,  mais partager l’herpès n’est pas une raison pour demeurer avec quelqu’un.  Dommage par contre parce que c’est franchement plus facile.  À tout point de vue.

J’ai tenté une variante de mon expérience précédente afin, encore une fois, de ne pas avoir à affronter la terrible annonce.  Oui c’est moins souffrant lorsque l’autre vous aborde en « sachant » .  Mais ils ne sont pas légion à écumer les sites de rencontres à la recherche d’une Juliette-à-coloc et ils ne sont pas forcément compatibles.  Ne cherchez pas.  Je ne vous ai pas encore raconté cette histoire.  Mais pour vous faire patienter jusqu’à ce que je vous la raconte, je dirais qu’elle ressemble étrangement à cette histoire.  Mais avec une fin moins idylique.

Alors  j’ai affronté ma grande angoisse et je l’ai annoncé,  encore et encore , toujours avec des résultats qui m’ont remplie d’amour et de confiance envers la vie et la nature humaine.  Mais qui n’ont jamais réussi à adoucir la violence de cette épreuve.  Rien n’y fait:  Çafamal!!!!

Pourtant, à la lumière de toutes ces expériences, je réalise que l’herpès n’a jamais été un facteur d’échec.  Jamais.  Le plus pénible en fait pour moi, vous l’aurez compris, c’est de le dévoiler.  Me montrer dans toute ma vulnérabilité est mon pire supplice.  Encore aujourd’hui.  Et tant que je n’ai pas franchi ce pas, je me sens comme une imposteure.

Parce qu’une fois traversée cette épreuve, jamais l’herpès n’a été un obstacle dans les relations que j’ai entretenues.  Je n’ai jamais failli à la promesse que je m’étais faite de ne jamais accepter d’être considérée comme un bouton ou de me considérer moi-même comme tel et de ce fait, faire quelque compromis que ce soit sur ma sexualité ou sur mes choix amoureux.

En fait, ce que l’herpès a modifié, c’est ma façon d’aborder les rencontres amoureuses.  J’ai perdu mon insouciance.  Je n’ai plus la confiance de me lancer dans une expérience amoureuse juste en me disant « have fun et pour le reste, on verra ».  Il y a toujours le spectre de devoir annoncer l’herpès, la peur du rejet,  qui plane et qui influence mes choix et mes décisions.

Mais ce n’est pas sans être positif à certains égards.   Parce que si  ce n’était de l’herpès, sans doute que mon palmarès comporterait un nombre de prétendants un peu trop gênant pour en faire la nomenclature exhaustive.

Dois-je encore conclure que malgré mon aigreur à son endroit, mon petit coloc persévère à me montrer son côté positif?  C’est qu’il est tenace à se faire apprécier!! 

Va-t-il y arriver?  Hummm……. j’en doute!!  Mais quoi qu’il en soit, s’il m’envoie mon Jules, je serai peut-être prête à revoir ma position à son égard.   Et ne vous avisez surtout pas de me souhaiter le contraire juste pour pouvoir continuer à vous marrer sur le pathétisme de ma vie sexuelle.  Je ne saurais vivre en vous sachant si mesquins!!! 😉   Allez!  Sans rancune!!

petitevite

Ça c’est le genre de truc qui pourrait bien m’arriver… Misère ! 😦

 

Traduction libre :

(Hostie qu’il est pourri au lit, lui… Vite, vite faut que je trouve un moyen de m’en débarrasser…)

– Faut j’te dise : J’ai l’herpès!

– Cool… Moi aussi!

– …

J’ai tout-un-homme dans la mire.  Je vous en reparlerai plus tard (promis) mais ce qui avait commencé comme des blagues lubriques devient dangereusement réel et je me projette déjà au moment où je devrai lâcher la Bombe H.  Juste à y penser, je fais de l’insomnie et pour m’aider dans ma démarche, je relis La bible mais je ne trouve malheureusement pas de méthode qui me plaise.

Il a été question, avec les copines, de la possibilité de ne pas lui dire et de me payer un bon trip mais ceci a été écarté, considérant ma faiblesse à être délinquante.  Donc, durant ces longues heures passées à ne pas dormir, j’ai mis sur pied une nouvelle technique.  Une méthode révolutionnaire qui, grâce à une série de règles complexes, nous permet d’annoncer la nouvelle sans avoir à prononcer ces horribles mots: herpès génital.  Et j’ai nommé: Quizz-me Chéri!

Je vous résume l’idée.  Il faut d’abord choisir le bon moment de la relation, entre le salon et le lit et dire au partenaire les phrases suivantes:  Chéri, j’ai beaucoup de respect pour toi et avant d’aller plus loin, j’ai quelque chose d’important à te communiquer.  Mais voilà, au lieu de t’annoncer cette grande nouvelle à-la-va-comme-je-te-pousse, j’ai pensé plutôt jouer à un petit jeu, histoire de conserver la magie dans notre couple.  Alors, à toi de découvrir!  Pose-moi des questions qui se répondent par oui ou par non.

Chéri: Euhhhh, ché pas moi!

Ici, ne pas sous-estimer Chéri, il posera la première, et la seule question qui lui vient en tête.

Chéri: Ça as-tu rapport avec le sexe?

Nous: Ouiiiii…

Chéri: C’est-tu une bonne nouvelle?

Nous: Nooooon…

Chéri: t’es aux 2?

Nous: Ben non!

Chéri: Tu peux pas ce soir, t’as la visite de Tante Rouge?

Nous: Ben non, c’est plutôt du genre temporaire.

Chéri: T’es nymphomane?

Nous: J’ai dit que c’est pas positif…

Chéri, essayant d’être convaincant: T’avale pas…. tu sais, je peux essayer de vivre sans si c’est ça!

Nous: Non non, c’est pas ça!

Chéri, soulagé: T’es pas un gars toujours ben?

Nous: Ben non! Franchement! Pense un peu!

Chéri: Bon, ça as-tu rapport avec une its?

Nous: Tu chauffe!

Lui: T’as la pisse-chaude?  Pas le sida quand même!

Nous, y mettant tout notre coeur: Ben non, c’est pas si pire que ça!

Lui, éventuellement: Pas l’affaire là… l’herpès génital?

Et voilà, c’est fait et c’est lui qui a fait tout le travail.  Ingénieux non!

Et le prix?  Ça reste à voir s’il la joue quitte ou double.

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

Première visite?

Tout d'abord bienvenue chez MPB! Afin de vous aider à nous connaître un peu et à en comprendre d’avantage sur notre situation, nous vous invitons à commencer la lecture de notre blogue par l'onglet «Billets choisis». Bonne visite!

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