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Me voilà replongée dans le monde du célibat, le copain à coloc et moi, c’est du passé. Oui, c’est fini. On a du faire le constat que le lien de l’herpès n’était pas garant de tout le reste.

Et je vous le dis tout de suite!  Je n’ai pas l’intention de m’étendre de long en large sur le sujet (quoi que j’aurai sûrement encore l’occasion de le faire) ou de pleurer jusqu’à ce que mort s’en suive!

Donc, je retourne à la case départ (celle d’où mes copines m’attendaient déjà avec quelques apéros d’avance) avec le p’tit criss dans ma culotte et tout à refaire : la drague, l’annonce, la peur du rejet, etc, etc.

Puis là, figurez vous que j’ai un petit problème de phéromone… Résultat d’un cold turkey : j’embaume à plein nez !

Tenez pour preuve, un simple rendez-vous d’affaires qui tourne de façon complétement inattendue! La réunion se déroule tout à fait normalement et se clos par un échange de poignées de main (shit! J’ai omis une règle anti H1N1) et de cartes d’affaires (avoir su, j’aurais laissé celles de MPB). Bref, je retourne à la maison, le devoir bien accompli et la satisfaction en poche.

En quand je vous dis que je dégage, ça dégage! Voici ce que «you’ve got mail» avait à me dire:

Bonjour (Bobette)

Je sais qu’il est bien osé de ma part de prendre contact avec vous.
Aujourd’hui nous nous sommes rencontrés par affaires…
Je vous assure cela ne m’arrive pas régulièrement mais j’aimerais vous inviter pour dîner ou pour souper, selon votre convenance. J’ai vraiment aimé votre odeur personnalité et, peu importe votre décision, mon invitation reste à l’écart de notre relation d’affaires.

Au plaisir de vous revoir dans ce contexte,

Monsieur Pif

***Shit***

J’ignore totalement si Pif me plait puisque j’étais trop dans ma tête affaires pour distinguer le sex-appeal du signe de piastre… Et voilà que mon parfum m’expose à tout un dilemme : je refuse ou j’accepte?

Si je refuse, je refroidi le pauvre Pif, congelant du coup notre lien affaires!

Si j’accepte,  je laisse Pif au parfum, je m’assure de bien manier l’art de la diplomatie pour éviter de refroidir ses ardeurs financières et je m’asperge à fond de Moufette #1!

Et s’il me plait?……..

Baaaaa!… Ma puissance phéromonale saura bien taire mes effluves putoises! 😉

L’autre matin, je me suis levée de bonne humeur, je me sentais bien dans ma peau et je me croyais dans un film de Walt Disney avec chansons, animaux parlant et tout le tralala.

Je suis arrivée au travail dans cet état d’esprit et quand j’ai vu mes collègues, j’ai eu une envie soudaine de leur parler de mon petit secret.  Quand même, que je me suis dit, c’est juste l’herpès, ils ont bien des feux sauvages eux pis de toute façon y’a rien là l’herpès, y’a tellement pire.  Ils vont enfin arrêter de me demander pourquoi je suis encore célibataire, ils ont peut-être même des amis herpétiques à me présenter.  Je n’aurai plus ce lourd secret à porter et je pourrai  leur parler librement.  Notre relation n’en sera que plus forte.  Je gagne sur tous les points.

J’imagine que je devais avoir l’air bizarre car ils ont arrêté leur conversation et m’ont regardée d’un drôle d’air.

Collègue – T’as quelque chose de différent toi ce matin, raconte!

Ametys -…..

Ametys – Quelqu’un voudrait un p’tit café?

On le sait tous, ce qui a de pire chez le coloc, c’est d’avoir à l’annoncer…. C’est une vraie calamité! On angoisse, on a peur du rejet, on en tremble bref, on passe par une multitudes d’émotions pas plus jojos les unes que les autres.

Mais NOUS, on a pensé à vous! Pis on veut tellement vous aider qu’on a décidé de mettre à votre disposition un petit guide contenant une multitude de formules pratiques pour annoncer à votre partenaire que vous avez l’herpès.

Et parce qu’on vise haut et que l’herpès fait dans la globalisation, on lui a trouvé un nom international à notre petit guide:

THE  HERPIZE  BIBLE

Là où annoncer qu’on a l’herpès devient un art!

La classique des classiques

Celle qui s’apparente à un saut en parachute et qui consiste à dire:

– J’ai quelque chose à te dire… (bien que peu originale, elle demeure d’une efficacité à toute épreuve.  Essayez de reculer après ça!)

Les moyens odieux détournés

– Laves-tu souvent ta salle de bain? Parce que j’pense que j’ai pogné quelque chose chez vous! (L’attaque!!  Agressif sans contredit!  Si vous la testez, on en veut des nouvelles!)

– T’sais l’autre jour quand on riait du gars avec le bobo dans la face?  Ben moi c’est bien moins pire que lui.  On le voit pas au moins! (À utiliser avec parcimonie et sur des gens à intelligence réduite de préférence)

– J’arrive du médecin il m’a dit que j’ai le sida…… Bien non, c’t’une joke, j’ai juste l’herpès!  (Une des préférées à Nitouchka.  On a toutes nos petits chouchoux!)

– Au préalable, il faut coucher avec la personne au moins une fois. Attendre quelques jours. Lui téléphoner en pleurant et sur un ton accusateur… – Salaud, tu m’as refilé l’herpès! (Hi! Hi! Hi!  C’est chien mais c’est drôle en criss!)

– J’pensais que j’étais juste irrité mais devine quoi? (c’est juste l’herpès?  On travaille sur la réponse.  Pas encore au point!)

– C’est quoi le bobo que t’as là, dans la face????? Ouache, cache ça dans tes culottes!  Moi c’est ça que j’ai fait! (Dans le genre:  Allo le con!  Tout le monde a compris ça depuis longtemps!)

– Ça te pique tu toi des fois? (D’un air innocent qui assure de notre ignorance.  Ça appelle le sens protecteur de l’autre.  À utiliser de préférence par les filles.  C’est pas qu’on est sexistes, loin de là, juste très calculatrices!! hé! hé!)

– Ben là, je pense que tu m’as donné l’herpès… (Vlan!  Dret de même.  Sans autre préavis.  Avec un ton accusateur bien entendu)  Dépendamment de la réaction de votre interlocuteur, voici quelques options de réparties:  Ben oui ça saute sur le monde!  Tout le monde sait ça! (pour les épais)  Ben où c’est que tu penses que j’aurais pogné ça hein?! (pour celui qui soulèverait un doute)   Vous pouvez même poursuivre l’odieux sur celui qui voudrait s’en excuser:  Ben non, capote pas!  Je te laisserai pas de même.  Pauvre toi!

Les moyens coquins

– Si t’es fin – maudit chanceux – j’ai un petit cadeau pour toi! (L’air coquin séduit toujours!)

– T’aimes-tu ça le picoté rouge toi? Viens voir dans ma culotte tu vas voir c’est cute! (Trop chou!!!)

– As-tu déjà gagné à la loterie?  Ben moi j’ai le numéro chanceux dans ma culotte!! (Tous les manuels le disent:  il faut demeurer positif!!)

– Je t’aime mais il te manque un petit quelque chose! (Ça pique la curiosité c’est certain!  Pour l’efficacité?……….hummm…….faudrait tester!!)

La façon Harlequin ou L’art de s’ouvrir les veines

– Si je ne veux pas coucher avec toi, c’est pour te protéger! (snif! snif!  Le bras dans le front, en démontrant bien l’acte d’abnégation que vous êtes entrain de faire!  À utiliser avec les âmes de sauveurs!)

– Est-ce que peu importe ce qui va arriver, tu vas m’aimer? (La culpabilisation est une option qui fonctionne encore très bien de nos jours!)

– Serais-tu prêt à mourir pour moi?…… Je ne t’en demanderai pas tant mais… (variante de « J’ai le sida…. »)

– Tu es l’amour de ma vie! J’irais jusqu’au bout du monde pour toi! Et toi, irais-tu jusqu’à la pharmacie pour m’acheter du Valtrex? (Un peu d’humour et d’éducation.  Heureux mélange!)

– En échange de tout l’amour que tu me portes, j’aimerais aussi t’offrir un petit quelque chose qui vas nous unir pour la vie! (D’un romantisme à toute épreuve!!)

À la Paris Hilton ou Quand être conne devient un art

– On m’avait dit herpès mais je pensais qu’il parlait du designer moi.  Ah c’est Hermès???  J’savais pas.

– Quand mon ex m’a dit qu’il allait me donner un Herpès, je pensais que c’était le sac haute couture.  J’étais tellement contente!  Heille j’ai tu pogné mon air tu penses quand j’ai réalisé que c’était l’herPès!!  Pfff!

Pour les intellos

– Savais-tu que selon Statistiques Canada, 105% des gens ont l’herpès?  Je suis tellement contente d’être au dessus de la moyenne.  Toi?

Les indéfinissables

– Aimes-tu ça dégaler des bobos avec tes dents? (Dégueux mais efficace pour se débarrasser rapidement d’un prétendant embêtant!)

Bien entendu, ceci est la première version et nous comptons améliorer notre produit.  D’ailleurs, à cet effet, votre apport est souhaité.  Vous connaissez un moyen infaillible d’annoncer l’herpès?  On veut savoir!!!

Je vous avais promis une histoire de sexe.  C’était pour vous apâter.  En fait, c’est une histoire de haine et d’amour.  De haine envers le grand H.  D’amour envers le grand A.

Il est cher à mon coeur depuis longtemps.  Très très longtemps.  Bien avant que je ne rencontre le coloc.  Bien avant que la vie ne me balance son lot d’expériences et quelques rides.

Et le revoilà.  Il est marié.  Rien n’est parfait dans ce bas monde.

Il est venu chez moi, une première fois.  Chastement.  Mais lorsque sa tête s’est nichée sur mon épaule et que nos corps se sont accrochés l’un à l’autre dans un aurevoir, j’ai senti la muraille trembler.

Puis une deuxième fois.  Moins chastement.  Sur le pas de la porte, nos lèvres se sont reconnues.  C’était comme si les vannes d’un vieux barrage cédaient.  J’ai su que le torrent ratisserait large si je n’endiguais pas immédiatement ce flot violent.

Mais il est revenu une troisième fois.  Et j’ai sombré dans les abysses du désir.  Aucune digue ne pouvait plus retenir ces eaux dormantes soudainement libérées.  Ma volonté et mes principes ont été emportés.

Bien entendu, mon petit coloc me regardait, amusé:  “Et dis-moi Nitouche, tu fais quoi maintenant?”

Moi:    J’ai la situation bien en main t’inquiète.

Coloc:   C’est évident.  Une fille nue dans un bain avec un homme, tout aussi nu, c’est l’image parfaite du contrôle.

Moi:  Ta gueule!

Je ressemblais à une Nitouche qui n’a rien de sainte.  Nue, me noyant dans la mousse et le vin et l’assurant que je ne coucherais pas avec lui.  Pitoyable.

Mais Lui: Ça me convient parfaitement.  Je ne suis pas pressé.  Aujourd’hui, demain, à l’Halloween, ça se présentera c’est tout.

Et il m’a attirée à lui, lovant mon corps au sien.  Devant ma résistance à l’abandon il a rigolé:

Relaxe Nitouche.  Tu sais que si tu veux me parler de ta Chlamydia je vais comprendre.

J’ai ri juste un peu trop fort.  Juste une seconde trop longtemps.

Nous avons noyé nos corps et leurs plaisirs sans jamais toutefois mélanger nos fluides.  C’était divin.  C’était souffrant.

Lorsqu’il a quitté je savais qu’il me fallait sauter du navire mais ma volonté était une guimauve grillée.  J’ai passé en revue mes beaux principes sur les hommes mariés mais je savais pertinemment que si ça n’avait été du coloc, j’aurais plongé à corps perdu dans sa galère.

C’est là qu’Ametys m’a ramenée à la raison.

Puis il est revenu.  Une quatrième fois.

C’était contre toute raison mais juste une fois, une seule fois, je souhaitais m’y laisser couler.

Je me devais de l’introduire au coloc.

J’en ai été incapable.  Parce que de tous les rejets, le sien aurait été trop douloureux.  Je n’ai pas su assumer.

C’est là que je l’ai détesté.

Je me suis cachée derrière mes principes, prétextant que cette situation risquait d’être trop douloureuse, que mes attentes surpassaient les siennes.  Que je l’attendais depuis si longtemps que je ne pourrais jamais me résoudre à une si infime partie de lui.

Le pire c’est que c’est vrai.

Mais l’encore plus pire si ça se trouve, c’est que je sais pertinemment que sans l’herpès, j’aurais sauté dans cette galère malgré la certitude de m’y fendre le coeur.

L’herpès a fait ce qui se devait.

Je devrais lui dire merci sans doute.  Mais je ne l’aimerai jamais pour autant.

Certaines le font avec un shortcake aux fraises alors que d’autres choisissent la méthode plus directe:

sorry-about-the-herpes

 Isn’t it sweet!?

Toutes les façons sont bonnes pour annoncer l’herpès et les filles de MPB sont entrain de vous concocter une petite bible sur les meilleurs moyens de l’annoncer! 

 À l’affiche bientôt sur votre blog préféré!!

Il n’y pas très longtemps, on vous parlait d’un copain de MPB qui a fondé un site de rencontres en ligne entièrement québécois pour gens vivant avec une its.  C’est en faisant lui-même la connaissance avec le coloc que l’idée lui est venue. 

On parle maintenant de lui dans les médias.  Et surtout de son site.  Vous pouvez le lire sur Rue Frontenac et l’entendre sur Dutrizac.

Chapeau Guy, pour cette merveilleuse initiative et pour le courage de t’afficher ouvertement avec ton coloc.  On te salue bien bas!

On est sage hein !?  Je ne sais pas pour mes collègues mais moi, je vais vous le dire pourquoi je me tiens bien peinarde ces derniers temps.   Je le sais elles vont peut-être m’en vouloir un peu parce que le but ici, c’est de dédramatiser l’herpès et non pas d’en faire un plat. 

Mais je vais vous dire un truc pour vous rassurer, vous qui vous morfondez de devoir vivre avec ce petit parasite et qui vous demandez comment je peux sembler si sereine avec mon petit ami :  Je ne vis pas en harmonie avec l’herpès.  Il me fait chier et je l’endure parce que vous savez quoi?   JE N’AI PAS LE CHOIX.  

Oui oui !  Vous avez bien lu.  Le coloc me fait royalement chier et si j’avais le choix, j’aimerais mieux vivre sans.   

Voilà c’est dit.  C’est affirmé.  Maintenant vous savez qu’à quelque part, derrière mon image de stilleto, je suis de nature plutôt humaine.  Et putain que ça fait du bien.  Tiens je vais même m’en permettre une autre :   MANGE DE LA MARDE MAUDIT HERPÈS !!!  Un peu puéril j’en conviens mais vous ne me l’enlèverez pas.  Je le garde tel quel en grosses lettres « capitales » ! 

Quoi ?  Je ne vous apprends rien ?  Vous aviez vu à travers mon jeu lorsque je vous laissais sous-entendre que l’herpès avait pratiquement été une bénédiction du ciel ?  Vous avez bien fait de ne pas y croire.  C’était faux.  L’herpès c’est une merde qui se loge d’abord dans la culotte pour après vous beurrer de brun jusqu’au fond de l’âme !   

Mais pour rassurer les copines, qui doivent à ce moment ci de leur lecture avoir envie de me crucifier pour avoir écrit un texte si noir – et parce que c’est vrai auss – les coups de gueule et les coups de cafard provoqués par notre petit ami, comme la majorité des autres coups d’ailleurs, on s’en remet.  Toujours.  Ça passe.  J’avais juste pas envie de le garder pour moi celui là.   

Si vous êtes bien gentils (mais vous l’êtes toujours !) et que j’arrive à trouver les mots justes, je vous raconterai la raison de mon coup de gueule.  Puéril aussi bien entendu.  Mais je parie que vous le savez déjà.  Parce qu’en final, le coloc n’a de pouvoir qu’à un seul et unique endroit :  dans la culotte !!  

Alors ma gang de chanceux, vous allez avoir le droit à une autre histoire de sexe !!  Encore !  

V’voyez !!  Ça va déjà mieux !  Ah si je ne vous avais pas !!

C’est en lisant 97 nous raconter ses aventures nocturnes que je me suis retrouvée chez Mélodie Nelson à lire ses histoires érotiques et ses conseils sur l’amour anal.  Ces deux femmes jouent aussi bien du doigté que de la langue et j’avoue que leurs textes ne me laissent pas sans manquer les plaisirs de la chair.

Comprenez que c’est bien seule que je me sens le soir dans mon lit et que quand l’opportunité d’une p’tite vite matinale se présente, il est dur de s’y abstraire.  Je l’ai bien vu venir de loin ce cher Adonis, je le voyais se rapprocher de moi et tâter le diable, mettre la pédale douce pour ensuite rejaillir d’ardeur… encore et encore.  J’étais un peu nerveuse,  mais je devais bien lui faire confiance, malgré ma totale ignorance à ne même pas en connaître son nom.  Enfin, le moment ultime est arrivé:  impact de nos deux corps, cambrure des reins, effets se répercutant jusqu’au bout des membres puis le calme plat suivant toujours une activité aussi intense.

Clignotants à droite

Rangement dans la ruelle

Sort de nos chars

Aucun dommage à signaler

Échange d’info

On repart chacun de notre bord

C’est dernier temps, me faire rentrer dans le cul par un conducteur distrait est ce qui se rapproche le plus d’un contact sexuel.  J’ai même pas eu d’orgasme mais je dois quand même subir les courbatures provoquées par de tels ébats.

Une chance que j’étais protégée!

Un de nos lecteurs nous a refilé le lien.  On dira ce qu’on voudra, c’est vraiment un ami pour  la vie!!

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

Première visite?

Tout d'abord bienvenue chez MPB! Afin de vous aider à nous connaître un peu et à en comprendre d’avantage sur notre situation, nous vous invitons à commencer la lecture de notre blogue par l'onglet «Billets choisis». Bonne visite!

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