Elle nous a offert un témoignage très touchant.  Une porte ouverte sur la poésie de son âme.  Généreuse.  Sans pudeur mais sans impudence.  Une mélodie triste-heureuse qui a raisonné à nos oreilles comme un air connu, une ode à ce coloc que nous pourrions tous et chacun, disciple de l’infâme, évoquer.

J’ai emprunté certains de ses mots, ceux qui racontaient sa rencontre avec le coloc.  Pas pour parler de lui mais pour la raconter, elle.  Son histoire.  Celle d’une renaissance après une parenthèse obscure dans sa vie.

A toi cher coloc, a-t-elle écrit, à toi qui a élu domicile sans cogner, sans demander, toi qui a fait une entrée si pernicieuse.   Elle l’a maudit, elle l’a détesté cet intrus.  Il a bien tenté de prendre possession de son âme et de son coeur, il l’aura bien entraînée sur les montagnes russes de l’enfer pour qu’elle se noie dans des marées de sanglots et de douleur.  Mais ce squatter de la culotte, malgré ses airs de parasite indésirable, aura su malgré tout, la faire triompher de l’adversité

Comme le mendiant qui cachait un roi, comme un fou s’avérant d’une grande sagesse, au fil de ses mots et de ses maux, on devine que de voleur d’estime comme elle l’avait d’abord perçu, elle aura su le transformer en allié, en maître.  Celui qui m’a présentée au moment présent, qui m’a confrontée à mes peurs, confie-t-elle.

Et entre les lignes de sa poésie, on comprend qu’au coeur de cette nuit noire s’est mise à briller une étoile.    Tu es entré dans ma vie pour que j’apprenne à m’aimer, déclare-t-elle.

Aujourd’hui elle incarne la preuve que ce ne sont pas les épreuves qui comptent mais bien ce qu’on en fait.

C’est pourquoi cet ode à ton coloc Monic, est en fait à nos yeux, une ode à toi et aux choix que tu t’es offert.