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J’ai bien envie de vous raconter comment un jour, fraichement initiée au coloc, j’ai décidé d’affronter ma plus grande peur du moment: celle d’annoncer en toute première que j’avais l’herpès!

Pour ce faire, j’avais imaginé le plan parfait, presque diabolique. UN TEST d’une importance capitale qui allait être garant de mon avenir sexuel, de ma vie après l’H.

Cette rude épreuve m’imposerait d’un trait un avenir de chasteté pure ou m’accorderait une trêve en me redonnant espoir que je pourrais encore recevoir les caresses d’un homme. Oui, cette épreuve allait être plus que décisive!

Bien que plutôt froide à tenter l’expérience, j’étais plus que déterminée.

Il ne me manquait que le cobaye dont j’avais tracé, d’un coup d’imagerie mentale, le portrait parfait!

Armée de ma mini-jupe foudroyante, je suis entrée dans un bar du centre ville et j’ai attendu.

Après un court moment, le cobaye en question est apparu!!! EXACTEMENT LE TYPE QUE JE CHERCHAIS qui en fait, n’était pas mon type du tout : bedonnant, boutonneux, prétentieux, affreux…. Il était très certainement en manque de sexe!

Donnons lui un nom…. Tiens!…… Appelons-le Frankenstein!

Alors Frank, m’offrit quelques verres que j’acceptai volontiers question de me donner le courage dont j’avais besoin pour atteindre mon objectif et pour briser cette glace qui me tenait en otage.

Nous avons jasé un peu… À peine…. En fait, je ne faisais que gravir les échelles de mon jeu afin de m’approcher, à vitesse vaporeuse, de mon but…

IL FALLAIT QUE JE LE FASSE…

En choisissant un type aux antipodes de mes fantasmes, je choisissais de ne pas tomber de bien haut en cas de rejet sauf qu’en même temps, je savais que ça pouvait aussi se conclure en un ticket direct pour aller chez les bonnes sœurs…….. Ouais…… Parce que si l’épouvantable Frank –grand bien lui fasse- me rejetait du revers de la main, j’étais certaine que seul le curé de la paroisse voudrait encore de moi!

Évidemment, mon plan fonctionna à merveille et Frankenstein m’invita chez lui……. Non mais fallait bien battre le fer tant qu’il est chaud et tant qu’à être chaude aussi bien le battre illico!

Bref, Frank me fit faire le tour de son appartement en profitant peu subtilement de la visite de la chambre à coucher pour me sauter dessus. L’heure du «Ça passe ou ça casse!» était finalement arrivée et c’est avec une langue profondément enfouie dans la bouche que j’arrivai à prononcer ces mots:

Chtop! Cha chuffit…. J’ai quelque chose à te dire!

Je le repoussais. Il me regardait d’un air étrange. J’avais les yeux pleins d’eau. J’avais tellement peur qu’il me rejette comme ce détritus qui nous lève tant le cœur…

Mais il n’en fit rien et écouta ce que j’avais à dire!

Probablement à cause de mes larmes, ne sachant comment réagir et ses élans sexuels refroidis, il m’offrit un peu de compassion et me prit dans ses bras. Tièdement. Sans plus. Mais pour moi, ce fut une réelle victoire…

Rendue sur la case d’arrivé et je n’avais pas mis le pied sur le serpent qui aurait pu me faire glisser vers le bas!

J’étais soulagée. Tant et aussi bien que pour le remercier -mais avant tout surtout pour savoir s’il accepterait une forme quelconque de sexualité avec moi– je lui offris une petite compensation orale!

Wow, quand je repense à ces moments de ma jeune vie d’adulte que je croyais gâchée à jamais je trouve que j’ai fait pas mal de chemin… J’accepte et j’assume. L’herpès ce n’est pas un drame, c’est un obstacle à franchir, une épreuve à surmonter…

Et aujourd’hui, j’ai conscience que cette première annonce fut probablement la pire de toutes: celle où j’ai été le plus rejetée. Mais je l’ai vécu comme une grande victoire!

Je n’ai plus jamais eu de nouvelles de Frank mais j’ai cru entendre la complainte du pauvre curé qui a dû se priver d’une nouvelle none!!!

😉

$ 11 600 C’est le montant de la facture pour avoir omis d’aviser sa conjointe qu’il avait l’herpès.   Ainsi en a décidé monsieur le Juge.

On m’a fait le coup une fois sans que je l’attrape.  Mais la deuxième fois par contre, j’ai eu moins de chance et je tends à croire que Monsieur n’était pas si innocent face à sa situation!

Mais de là à le poursuivre, je ne sais pas.  Je suis drôlement mitigée.  D’une part, je suis d’avis qu’il est juste et honnête d’aviser notre partenaire de la situation.  C’est une question de respect.

Mais il y a réellement des gens qui considèrent l’herpès comme un mal banal.  Je connais une femme qui s’est effondrée de rire lorsqu’elle a su qu’il existait des groupes de soutien pour les gens souffrant d’herpès.  Pourquoi pas un groupe de soutien pour gens souffrant de rhume hivernal, a-t-elle ironisé.  Pour elle, l’herpès se compare à une grippe.  Elle fait une ou deux poussées par année et pour elle, ce n’est pas pire qu’un mal de tête.  Pourrait-on alors qualifier son geste de criminel ou d’irresponsable si elle n’en parle pas à ses partenaires?

Je ne pense pas ainsi mais je ne crois pas non plus qu’elle ait complètement tord.  Si on doit absolument aviser notre partenaire qu’on a l’herpès sous peine d’être poursuivi en justice, ne devrait-on pas alors aviser ces mêmes partenaires des risques encourus lorsqu’on souffre d’herpès labial?  Le risque est le même, ou à tout le moins, similaire.

Dans mon cas, je n’ai jamais de lésion (je touche du bois).  Après ma primo j’ai fait 2 récurences et après, je n’ai plus jamais rien eu.  Alors si je choisissais de ne pas aviser mes éventuels partenaires sous prétexte que l’herpès est d’une banalité déroutante dans mon cas et que par conséquent, l’herpès EST banal dans mon échelle de valeurs, pourrait-on me condamner pour ça?

La médecine ne nous aide pas non plus.  Lorsque nous allons passer des tests pour les ITS, jamais il n’est fait mention de l’herpès.  Aucun test, aucune mise en garde, aucune explication sur la possibilité d’en être infecté  ou non.  C’est le néant total.  Bien des médecins d’ailleurs ignorent bien des choses au sujet de l’herpès.  Tous les tests sont négatifs?  Allez et baisez en paix!  Peut-on après être condamné pour banaliser un virus que les médecins eux-mêmes, de façon générale, considèrent si peu.

Je suis contre la dissimulation, qu’on s’entende bien.  Je suis contre le fait que ce monsieur ait caché son état à sa conjointe et je suis convaincue que cette femme subit de réels dommages psychologiques à cause de cette expérience.

Mais va-t-on se mettre à poursuivre tous les hommes qui trompent leur femme sous prétexte que ces dernières subissent ,de par les agissements de leurs conjoints, des dommages permanents à leur estime d’elle-même et à la confiance qu’elles n’ont plus envers les hommes?

L’herpès n’est pas une maladie mortelle , c’est une maladie honteuse.  Uniquement.  Et la honte se transmet de bien d’autres façons que dans la culotte.  Devrait-on punir tous les transmetteurs de honte?  Nos tribunaux n’arriveraient plus à fournir. 

L’herpès ce n’est ni le sida, ni l’hépatite C, ni le H1N1.  On meurt de la grippe.  On meurt même de la varicelle.  Mais pas de l’herpès.  Pourquoi condamner Georges d’avoir transmis un petit bobo alors qu’à côté, Antoine a transmis la grippe à Rita qui en mourra et ce, en toute impunité.

Je suis contre la dissimulation.  Mais je suis aussi contre ces jugements qui ouvrent des portes sur l’abus.

Je vous avais commencé un petit texte plutôt sombre, chargé de la colère que, veut veut pas, le petit coloc soulève parfois en moi.  Rien pour remonter le moral des troupes.  C’était toutefois sans compter le support irritant  indéfectible de mes bonnes amies qui savent toujours ramener de force la bonne humeur en moi. 

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1er Acte:  Le texte

À première vue, vite de même, j’ai l’air bien heureuses de vivre avec « mon » herpès.  Avouez!  J’assure et j’assume comme une grande!

L’herpès a changé ma vie pour le mieux n’est-ce pas?  N’ai-je pas fait d’inestimables rencontres?  N’ai-je pas appris à mieux me connaître, à m’accepter, à prendre mon temps, à dédramatiser?  

En plus, de par mon expérience, j’arrive même à aider les autres.  Non mais ne suis-je pas une femme comblée qui devrait bénir le jour où l’herpès est entré dans sa vie? 

Et cette vie, serait-elle aussi accomplie sans lui?   Non mais franchement, dites-moi, que serais-je sans mon cher et bien-heureux coloc? 

BEN JE SERAIS MIEUX CÂLISSE!!!   

Parce que je dois me l’avouer, ma vie serait drôlement plus simple sans ce bacille indélogeable.  Je n’aurais pas à enfiler une armure de courage chaque fois que se pointerait le prince charmant;  juste un condom. 

Je vais me permettre de vous le dire; ça me fait royalement chier d’avoir l’herpès et j’ai beau faire contre mauvaise fortune bon coeur, il n’en demeure pas moins que je préfèrerais, et de loin, me balader la culotte libre de cet infâme.

Pourquoi cette montée de lait soudaine?  Parce que d’une part faut bien se dire les vraies affaires; avoir l’herpès, peu importe l’angle d’où on l’aborde,  ce n’est quand même pas la joie.  Un point c’est tout. 

Mais en fait, la véritable raison de cette montée de lait est plus circonstancielle.  J’aurais ces jours ci l’opportunité de vivre un moment doux et de me plonger à corps que veux-tu dans un voluptueux instant présent sans trop songer aux lendemains. 

Ses douces et chaudes mains ont glissé sous ma robe, ses lèvres ont tracé un chemin de ma gorge à ma bouche et parce que le temps nous faisait défaut, il a chuchoté à mon oreille que ce ne serait pas aujourd’hui mais que ce serait, sans aucun doute. 

Mais voilà,  malgré le fait que  j’en aie langoureusement envie, ce moment ne sera pas.    Parce que, grâce à ma conscience opiniâtre, pas question de lui cacher la tierce partie.  Mais vous pensez bien que lui avouer au risque d’être rejetée et ce, pour un instant qui se conjuguera au singulier, que je trimbale un petit ami collant?  No way! 

Alors, thanks to mon petit coloc,  je vais hélas laisser s’ouvrir la parenthèse et laisser filer l’instant. 

Le coeur chargé d’acrimonie à l’égard du p’tit criss qui squatte ma culotte.

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2ième Acte:  La bonne amie

Amétys mon texte à la main:  Ouais.  C’est vrai que ça fait chier quand même de ne plus se sentir libre de s’envoyer en l’air.

Nitouchka encore pompée:  Oui fait chier!  Royalement.  Fait chier aussi toutes ces belles théories sur le fait d’assumer, d’être devenue meilleure, du positif que c’te merde est supposée m’avoir apporté et bla bla bla……..

Amétys surprise: Et ben……….  J’avoue que c’est rare qu’on t’entend dire ça!   D’habitude ton discours tend plus de l’autre côté!

Nitouchka:  Ouais d’habitude mon verre est à moitié plein!  Mais là il est à moitié vide faique gêne-toi pas pour le remplir.

Amétys remplissant les coupes à moitié vides:  Tu penses vraiment qu’il n’y a rien de positif à tout ça?

Nitouchka:  Bof……….

Amétys:  Ok , mettons qu’on frotte le shiraz et qu’un petit génie sorte de la bouteille.  Mais un petit génie un peu tordu,  du genre qui troque au lieu de donner. 

Nitouchka le sourcil dans les airs:  …….. mouais………?????

Amétys:  Le petit génie bien il t’offre de te débarasser de ton coloc en échange de mon amitié.  Plus de coloc, mais plus d’Amétys non plus.

Nitouchka intéressée:  Plus de coloc?  Jamais jamais?  Genre, immunisée?

Amétys:  Mouais.

Nitouchka faisant mine d’y réfléchir sérieusement:  ……..huuummmm…………

Amétys levant le sourcil à son tour:  ……

Nitouchka:  BEN NON!!!  Qu’est-ce que tu penses!  J’échangerais rien pantoute!!

Amétys:  Quand même……..

Nitouchka:  J’échangerais jamais votre amitié c’est clair.   Pis en y réfléchissant,  bien que toutes les  fois où j’ai eu à l’annoncer ait relevé du supplice, je n’en échangerais aucune non plus.  C’est vrai!  Chaque homme et chacune de leur réaction m’a fait vivre un moment de véritable bonheur que je porte comme un cadeau que je ne retournerais pour rien au monde.  À vrai dire,  si je savais d’avance que leurs réactions seraient toujours celles que j’ai connues, je me ferais un job à temps plein de l’annoncer.  Frissons de bonheur et surtout, d’authenticité garantis!!

Amétys:  Quand même…….  Pour une fille qui maudissait son herpès y’a pas dix minutes, tu me rassures.  Je pensais qu’on avait perdu notre optimiste en titre.

Nitouchka:  L’affaire c’est qu’on la connaît jamais d’avance la réaction et que chaque fois, le risque est présent.

Amétys:  Vrai.  Mais ça ne t’as jamais empêché.  Pourquoi tu ne risquerais pas de savoir avec lui?

Nitouchka:  Parce que je la connais d’avance sa réaction.

Amétys sceptique:  Ah bon?!?!  Et pourquoi, ce qu’apparamment on ne sait jamais d’avance, soudainement tu le sais.

Nitouchka:  Parce que je sais……..

Amétys:  ………

Nitouchka s’impatientant:  Parce que c’est clair qu’il ne voudra jamais prendre le risque d’être contaminé bon!  Aussi infinitésimal puisse être ce risque.

Amétys:  Et pourquoi lui plus qu’un autre?

Nitouchka:  Parce que……..

Amétys:  Parce que quoi?

Nitouchka:  Par-ce-que bon!!!

Amétys:  Par-ce-que-quoi ciboire????

Nitouchka:  Parce qu’il est MARIÉ!!!!

Amétys:  Marié?

Nitouchka:  Oui, marié!

Amétys:  Es-tu entrain de me dire que tu maudis l’herpès de t’avoir empêché de t’emmêler le coeur dans les filets d’un homme marié?????

Nitouchka:  Ben………

Amétys:  BEN  ……   ALLO!!!!

Nitouchka:  Ouais……….. vu de même………

Amétys:  Ben kin!  On va pas le maudire ma chère, on va lui déboucher une autre bouteille et si ça se trouve, lui ériger un monument tiens!!!  Un homme marié!  Pffff……… Cheers l’herpès ouais!!!

Nitouchka:  Ok! Ok!  C’correct là.  Rajoute s’en pas!  Donne-moi pas le goût de rappeler le p’tit génie ok!!

Amétys:  Je ne sais pas t’étais rendu où dans ton décompte mais laisse-moi te dire une chose, on aura pas à faire à un blanchissage.  L’herpaize, cet  infâme, vient de scorer ma chère!

Nitouchka:  pffff……….. Débouche donc l’autre bouteille au lieu de dire des conneries!

Ainsi elles burent heureuses et rêvèrent de beaucoup d’amants………. libres!  Et d’herpès pour les protéger des autres.

Vous connaissez la fille au bureau qui emmerde toujours tout le monde à raconter ses rêves comme s’il s’agissait du nouveau Spielberg!?  Et bien, je ne suis pas elle mais là, faut que je vous raconte les dernières folies oniriques de mon inconscient.

C’est pas le rêve où l’on vole comme un oiseau ni celui où, pourchassé par des méchants, on ne peut bouger, comme pris dans des sables mouvants, ni ce dernier où l’on tombe dans le vide et où on se réveille juste avant de percuter le sol.

Non!  En fait, ce n’est pas le rêve comme tel qui m’a d’abord marquée mais plutôt le sentiment de colère intense qui m’accompagnait à mon réveil.  Vous auriez du me voir l’air bête à 7h du matin.  Une chance que c’était dimanche!   Il est clair qu’un rêve ayant autant d’impact sur l’émotif ne peut pas être vide de sens alors après avoir boudé mon chat, la vie et ce merveilleux soleil matinal dans mon lit pendant plus d’une heure, j’ai décidé d’ouvrir ma fenêtre psychique et d’y jeter un œil. 

La scène se déroule dans ce qui semble être une cuisine d’appart ben normal.  Je suis assise à table avec deux hommes et on joue au poker.  L’homme à ma gauche est mon ex (celui qui m’a donné l’H, que je réalise en relisant mon texte) et il aurait bien pu ne pas y être car son rôle en est un de figuration (peut-être pas tant que ça finalement!).  L’autre homme, par contre, m’est inconnu mais je ne l’aime pas.

Arrive le temps de la dernière main, celui qui gagne remportera la cagnotte bien cachée dans l’enveloppe près de moi.  Le tout se passe très vite.  L’Étranger me dit que les règles ont changées, nous passe à chacun une vingtaine de cartes et me dit que nous devons y choisir notre main.   Je scan mes cartes pêle-mêle que je tiens avec difficulté et là, je la vois, je la tiens … La Flush Royale.  Oh bonheur!  Pas tant pour l’argent que pour la réalisation de la perfection.

C’est là que tout fout le camp.  L’Étrange me vole deux cartes, m’explique que c’est ça les règles, mon ex pige aussi dans ma main, je panique!  Vient mon tour de piger dans leurs mains mais mes cartes royales ont disparues.  Là, je capote, il me manque ma dame de pique que je cherche partout, je chiale, je ne comprends pas que l’on puisse changer les règles ainsi, à la fin d’un jeu et la colère monte en moi comme  un tsunami.  Je trouve enfin ma dame de pique, dans le paquet de pige du milieu, celui où selon Étrange, on ne peut piger.  Il dépose sa main sur la table, mon ex en fait de même et ils me regardent, attendant de voir la mienne.  Je les regarde, baisse  ensuite les yeux sur mes cartes mais n’y vois rien, la vision embuée de colère, jette le tout sur la table et sort en claquant la porte.  Je me réveille.

 Quand j’y repense, je réalise que je ne sais même pas ce qu’ils ont joué.  J’aurais probablement très bien pu les battre car parmi toutes ces cartes que j’ai jetées se trouvaient plusieurs as et autres bonnes figures.

 C’est bien moi ça!  Plutôt que de jouer avec la main que la vie m’a offerte et d’essayer d’en tirer profit au maximum, je rêve de la perfection, de l’improbable, n’y arrive pas et abandonne la partie avant la fin. 

Il y a des songes comme ça des fois qui nous placent devant un grand miroir et si on prend le temps d’y réfléchir, d’analyser un peu, de grandes vérités sur notre psyché nous sont révélées. 

Personnellement, je préfère le strip poker et les rêves qui se terminent par une suite de contractions musculaires intenses laissant au rêveur (moi de préférence) un sentiment d’apaisement profond.  Au diable l’introspection !

Vous savez, y’a des choses encore pire que l’herpès.

Des tares qui ne se soignent pas avec des médicaments.

Celles qui font rire tout le monde.

Celles dont on a honte toute sa vie.

Celles qui finissent toujours pas se montrer et qu’on ne peut cacher au creux de sa bobette!

Je vous la montre et me dévoile encore davantage….

Tare-1

***Je sue du nombril !*** 😕

Pour preuve: un détail de cette photo prise cet été où on voit bien ma jolie taille et la tache de mon nombril suintant sur ma camisole…

Et bien que j’ai à ma défense une journée de canicule d’environ 40 degré, je tiens à remercier ma chère amie Amétys qui s’est éclatée de rire en remarquant ce détail humide, me foutant du coup le complexe du nombril !

Faut que j’vous dise, le nom de Bobette ne m’est pas venu juste comme ça!

Non, non… Ça fait des années que je suis affligée de ce surnom, un peu avant que je partage la bobette avec le coloc, ce qui devait être un signe prémonitoire! Pis j’avoue que j’ai pas mal honte de vous raconter le contexte de la chose mais après le témoignage de Nitoucka, je me suis dis bien pourquoi pas. Si elle peut être aussi honnête, je le peux aussi!

Mais on ne divulgue pas ce genre de truc sans préliminaires et à ma défense, il faut que je vous dise que j’avais pris une sacré brosse! Tellement grosse que ce jour là, je me suis juré que plus jamais je ne laisserais mon taux alcoolémie dépasser celui de mes globules rouges.

Alors j’y arrive. Tenez vous bien!

C’est si honteux que même mon clavier en rougit!

J’étais à Montréal dans un party évidemment trop bien arrosé. Tous mes partenaires de boisson étaient K.O. sauf un…

Dans l’appartement, on pouvait entendre les mouches voler et les corps morts ronfler. Le party était au neutre complet et il n’avait tellement plus rien à en tirer que j’eus l’idée d’aller prendre un verre en quelque part, question de continuer la beuverie!

L’idée sembla bien plaire à celui qui tenait encore debout et c’est tout en clopinant que nous nous sommes dirigés vers le débit d’alcool le plus près.

Mal m’en prit! C’est au tout premier verre que mon foie amoché décida qu’il en avait assez et qu’il retournait tout ce que j’avais pu imbiber au cours de la soirée. Avec le peu de lucidité qu’il me restait je me suis précipitée dans la toilette la plus proche, en prenant bien soin de retirer mes escarpins et ma mini jupe foudroyante, afin de ne pas entacher mon image…

Non mais……….Vous ne pouvez pas dire que je ne suis pas prévoyante!!!!

Toujours est-il que j’ai passé quelques longs moments à caller l’orignal la tête au fond de la cuvette, la jupette bien à l’abri des éclaboussures! Et ce n’est que lorsque Bill eut fini sa crise que j’ai pu me relever. Je me suis regardée dans le miroir, je bien pris soin de me débarbouiller, de retoucher mon rouge et de remettre mes escarpins……. Ouff, ce que j’étais beurrée!

Je sors… Un beau gentleman m’apostrophe aussitôt. Faut dire qu’à l’époque je pognais dare-dare!!!

En tout cas, le mec me dit : Heille!!! T’aurais pas oublié quelque chose?

Et moi de lui répondre dans un français amoché… Pffffttttt…..Baaaaa…..Nooooon, t’es tu malaaaade, stie?…

Non mais regarde toi! S’écria t-il en baissant son regard vers le plus intime de moi-même.

Ouch! J’avais oublié LA FROUDROYANTE… Sacrament!?!………….

……….. J’étais ressorti de la salle de bain en oubliant de me remettre la jupette, dévoilant à tous ma bobette de dentelle élimée…

Et le mal fût fait…

Le restant du party, qui n’avait pas manqué la scène, s’éclata d’un rire qui fit tourner toutes les têtes en ma direction…

Je vous jure que l’alcool qui restait en moi s’est évaporé à la chaleur grimpante de mon corps et que j’ai dégrisé net-fret-sec en me précipitant dans la pièce ou je retrouvai ma petite jupette près de la cuvette qui semblait, elle aussi, arborer un large sourire….

Et depuis ce jour –merci à mon pot de brosse — le nom de Bobette me colle au cul!

Vous savez tout, maintenant, de mes dessous intimes!

J’ai l’air d’avoir pleins de beaux principes de même.  Et je les ai aussi.  Et je les défends.  Mais, parfois, comme toute représentante de la race humaine qui se respecte, je me garde bien d’être parfaite et je les égratigne quelque peu au passage.  Que voulez-vous.  Je ne sais plus à qui je disais ça mais, rien n’est tout noir, rien n’est tout blanc. 

Dans le registre des aidants naturels pour vous faire oublier tous vos beaux principes, se situe tout en haut de ma liste, l’illustre, le divin, le délectable défenseur de l’imperfection humaine et j’ai nommé, le vin. 

Le vin, ce vilain, se fiche royalement du petit coloc.  Il n’en a foutrement rien à cirer croyez-moi.  Tellement qu’il arrive presque parfois, lorsqu’il se met à beaucoup, à l’occulter. 

C’était une autre de ces rencontres virtuels, dans un autre de ces moments où on se dit qu’il nous faudrait bien essayer, qu’on ne sait jamais.  Ou peut-être seulement en fait, un de ces moments où un excès de libido à assouvir nous pousse à finalement rencontrer Pkoipas41 qui ma foi, ne parait pas si mal sur ses photos.

Comme je suis une fille avec des semblants de principes, je n’assouvis jamais rien le premier soir, question de me laisser le temps de revenir à la raison et de vérifier si en définitive, mon vibrateur ne s’avère pas posséder plus de sex appeal que la date virtuelle. 

Bien que fort agréable, je savais déjà après notre premier souper que si histoire il y avait avec Pkoipas41, elle ne dépasserait jamais le niveau de la ceinture.  Et ça c’était si elle s’y rendait.  Mais, quand on a rien de mieux à faire un jeudi soir solitaire, on se dit, je vous le donne dans le mille, pourquoi pas!  et on remet ça pour un autre souper!!

Et une bouteille de vin. 

Et plus le vin coule, plus on rit.  Et plus on débouche la deuxième bouteille, plus ça nous titille.  Et plus ça nous titille, plus on s’aventure.  Et plus on s’aventure, plus on se ramasse la manche pognée dans le convoyeur.  Et la langue dans sa bouche, et les mains sous son chandails, et le cul dans son auto, et le dos sur son lit.  Tout ça sans qu’on ait cherché à l’éviter et sans surtout, qu’on l’ait un tant soit peu réfléchi parce que si on l’avait fait, on serait sagement retournée chez soi pour changer les batteries de son vibrateur.

Alors avec  la jupe à la taille et le soutien-gorge dans le cou, je me trouvais pas mal compromise et je considérais que j’avais sauté depuis un bon moment déjà, l’étape où j’aurais dû jaser herpès.  J’avais beau tenter d’évaluer tous les angles  possibles pour aborder la question, aucun ne me paraissait adéquat. 

Bien que le « bon moment » se soit largement fait distancé par ma libido,  ma conscience elle,  bien qu’amochée, continuait à mener le combat.  Elle était d’ailleurs sur le point de gagner lorsque Pkoipas41, sans doute soutenu par ma concupiscence, a eu la brillante idée d’ouvrir une autre bouteille.  

Vous direz ce que vous voudrez mais il l’a cherché c’te con non?!  C’t’idée d’ouvrir une troisième bouteille alors qu’une fille, déjà noyée dans la luxure, doit vous annoncer qu’elle a l’herpès.  Pfff!!  C’était signé l’arrêt de mort de ma conscience dret là.  La pauvre.  Comment la blâmer? Elle ne s’est jamais levée au compte de 10 et a perdu par knock out.

Je ne me sentais pas au top de ma forme le lendemain.  Ma conscience non plus d’ailleurs.  Je venais de bafouer un de mes beaux principes.  Entre un café bien corsé et quelques aspirines, je me suis bien jurée de ne plus recommencer.  Mais ma libido elle, bien qu’au tapis pour un moment, allait se relever tôt ou tard et je savais qu’il me faudrait la mater……… ou l’éloigner du vin!  Sinon…..  Ouch!  NOus allions en remettre c’est certain. 

Mais c’était sans compter les drôles de desseins que la vie nous réserve parfois pour régler ces petites questions du quotidien.  Mais ça c’est une autre histoire que je vous raconterai bien un jour.

Je ne sais pas si c’est la vie qui m’a fait un pied de nez ce jour là ou si, prévenante, elle me disposait à accueillir ce cher coloc.

C’était il y a longtemps, quelque part dans une autre vie,  j’avais 25 ans.  C’était six ans après le début d’une relation qui battait de l’aile et qui tardait à rendre son dernier souffle. 

Il était dans la salle de bain, je le voyais du coin de l’oeil observer son pénis.  Je me suis approchée et j’ai vu la lésion.

– Qu’est-ce que c’est?

– Rien.  Je me suis coincé le pénis dans ma fermeture éclair.

Bien que n’étant pas dotée d’un tel organe à organiser dans ma culotte lorsque je la remontais, je pouvais quand même figurer que selon l’emplacement qu’elle occupait, cette lésion n’avait pu être causée par un geste maladroit.

– Ben là!  Franchement!  Prends-moi pas pour une idiote!

– …..

–  C’est quoi?

– …..

– C’EST QUOI?????

– L’herpès.

– L’herpès?

– …..

– L’HERPÈS?  Et c’est maintenant après 6 ans que j’apprends, par le plus pur des hasard, que tu as l’herpès?  ALLO????  Ça sort d’où ça?

– Ça fait des années que j’ai ça.  Bien avant de te connaître.

– Bien avant de me connaître!?  Et ça ne te tentait pas de m’en faire part?  Me semble que ça me concerne un peu non?  De quel droit tu m’as caché ça?  DE QUEL DROIT??

– Écoute, as-tu pensé deux minutes que je n’avais peut-être pas envie de te le dire?  Que j’étais gêné?

Je ne vous dis pas le sentiment de colère qui m’a envahie.  J’avais l’impression d’avoir été volée.

– GÊNÉ??????  Mais on s’en fout de ta gêne!  Assume mon homme!!! C’était à MOIde décider si je voulais courir ce risque!  C’était MON CHOIX et tu l’as fait à ma place sans même me consulter!!!  DE QUEL DROIT?????

– J’ai toujours fait attention!

– JE ME FOUS DE CE QUE TU AS PU FAIRE!!!  C’était à moi de choisir.  MOI! MOI! MOI! 

J’étais flabergastée.  Pour moi l’herpès était la pire des ITS après le VIH parce que c’était celle qu’on devait traîner avec soi toute sa vie.  Comme un boulet.  Une condamnation.  Je me rappelle le sentiment de trahison que j’ai ressenti.  Six ans de dissimulation.  De mensonge.  Mon conjoint de six ans ne m’avait jamais dit qu’il avait l’herpès, ne m’avait jamais offert le loisir de choisir si je voulais courir le risque d’être contaminée.  Et ça revenait toujours à ça; le choix que je n’avais pas eu.  Choisir en connaissance de cause.  Informée.  Éclairée.  Il se l’était gardé et m’en avait privée.

Ce fût les dernières miettes de courage dont j’avais besoin pour mettre fin à cette relation qui de toute façon, se mourait déjà.

C’est près de dix ans plus tard que le coloc est revenu me hanter mais cette fois, c’est dans ma chair que le zipper allait à tout jamais laisser sa morsure.

Et le souvenir de cette journée est remonté à ma mémoire, très vif.  Comme s’il s’était tapi à l’orée de mon inconscient, prêt à ressurgir à ce moment bien précis qu’il semblait attendre depuis toujours. Depuis ce jour.  Comme s’il avait été forgé uniquement pour m’accompagner dans cette expérience qui, selon cette logique, était destinée à arriver.

Je me suis bien demandée pendant un court instant si ce n’était pas la vie qui me punissait d’avoir été si peu compréhensive envers mon conjoint de l’époque, si incisive.  Mais plus que n’importe quelle complainte où j’aurais pu facilement m’enliser, ce souvenir a fait naître en moi, de façon instantanée,  la conviction que jamais je ne priverais quelqu’un de ce choix. 

Et je me demande encore aujourd’hui si ma conviction aurait été aussi profonde si je n’avais pas vécu ce moment.

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Hou la la!!  C’est qu’on s’énerve ici!  Surtout Amétys et Nitouchka.  À un point tel d’ailleurs que Bobette en est presque jalouse.  On la soupçonne même d’avoir eu pendant quelques fractions de secondes, l’idée de larguer sa tendre moitié pour pouvoir bénéficier elle aussi d’une telle aubaine!  Mais comme il pourrait lui aussi succomber à l’excitation et que n’importe qui pourrait profiter de l’occasion pour le lui chiper, Bobette s’est vite ravisée!

Imaginez-vous donc qu’on a un copain, lui aussi vivant avec le coloc, qui a pris le taureau par les cornes et qui s’est lancé dans l’entremettage de ses pairs.  Oui! Oui!  Entremettage comme dans entremetteur.  Et lui, il entremet ses petits amis aux prises avec l’herpès.  Parce que vous le savez, on vous le dit et le redit à toutes les sauces, dans la conquête amoureuse, l’herpès s’avère souvent un obstacle encombrant.

C’est d’ailleurs ce qui l’a décidé à ouvrir un site de rencontre pour gens vivant avec le coloc.  Et tant qu’à faire, il s’est dit: Pourquoi ne pas entremettre la gamme complète des its?  Ça c’est bien gentil de sa part mais en ce qui nous concerne, on demeure concentrées sur nos pairs à la culotte squattée.

Alors vous imaginez-bien qu’Amétys et Nitouchka se sont empressées d’aller compléter le formulaire pour trouver leur bourreau des cœurs.  Et Ô surprise qui a suivi?  Bobette, la curieuse.

Et double Ô surprise, question de peupler ce site fraîchement né, les inscriptions sont gratuites!!  Oui! Oui!  Gratuites comme dans ça coûte rien.  Pour un temps du moins.  Si vous vous abonnez rapidement, vous bénéficierez de six mois gratuits!  Comme membre privilège plus, rien de moins!!

Et comme les filles de MPB on n’est quand même pas n’importe qui, on a usé de notre vile séduction de femmes et on lui a ronronné dans le cou pour vous avoir un mois de plus gratuit.  Donc si vous vous inscrivez en mentionnant que ce sont les filles de Mon Petit Bobo qui vous réfèrent, vous obtiendrez un mois de plus gratuit.  Oui! Oui!  Un mois de plus comme dans 7 mois au lieu de 6.  On est big shot ou on l’est pas!!!   Vous avez juste à envoyer un petit courriel à notre ami pour lui dire que vous êtes copain-copine avec les filles de MPB et c’est dans la poche! Voici l’adresse:  info@itsrencontres.com

On vous invite donc en grande pompe et en grands nombres à venir vous inscrire et surtout,  à venir nous visiter sur ITS Rencontres .  Plus on est de fous, plus on se matche!!

Je suis de celles qui détestent les conflits. De celles qui préfèrent fuir l’hypocrisie et le mensonge et qui portent parfois le poids de la folie des autres…

Je suis de celles qui font confiance, trop, aveuglement…

De celles qui s’oublient, de celles qui tendent l’oreille et qui comprennent…

De celles qui sont fortes, toujours pleines de ressources.

Je suis de celles qui se battent.

Je suis une bonne amie, une bonne blonde, une bonne mère, une bonne conseillère…

Tantôt sur une terre ferme, tantôt sur un sol glissant, aujourd’hui je suis parmi celles qui naviguent sur une mer houleuse dans un navire dont la carlingue prend l’eau, un équipage à bout de bras.

Je suis aussi de celles qui savent qu’elles atteindront la rive. Peut-être écorchées, abusées, épuisées mais qui y arriveront…

On a chacun nos guerres. La vie n’est-elle pas remplie d’épreuves?

Et pourquoi est-elle aussi éphémère? Peut-être pour qu’on puisse en apprécier toute sa valeur.

Les événements tristes et heureux me rappellent que je suis toujours vivante, comblée… Par ceux qui m’entourent, par ce qui m’arrive ou par mon cher coloc qui ne se tarit pas de me démontrer toute son affection…

Oui, je suis de celles qui sont vivantes.

Je vous souhaite une belle journée, bien comblée!

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

Première visite?

Tout d'abord bienvenue chez MPB! Afin de vous aider à nous connaître un peu et à en comprendre d’avantage sur notre situation, nous vous invitons à commencer la lecture de notre blogue par l'onglet «Billets choisis». Bonne visite!

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