Avec ma prochaine date, c’est pas une discussion sur l’herpès qu’il faudra avoir mais plutôt sur mon autre maladie: l’indécision chronique.

Pour la prise de décision, faites affaire avec quelqu’un d’autre.  Quoi que je suis bonne pour donner des conseils, pour peser le pour et le contre, pour le repeser et le soupeser, en livres, en kilos, en sacs de sable…

Ma tête est tellement pleine d’analyses qualitatives et quantitatives, de tableaux comparatifs, de budgets et de probabilités qu’elle n’entend plus mes tripes.  En fait, elles ont elles-mêmes le mal de mer suite à ce brassage d’idées complètement inutile.  La communication est coupée.

Le raisonnement devrait me permettre de prendre une décision éclairée mais il me désoriente plus que tout autre chose.  Par peur de me tromper, je laisse souvent la vie décider pour moi et comme elle a mieux à faire, y’a pas grand chose d’excitant qui m’arrive.

En fait, quand l’occasion se présente, le processus recommence et j’en perds mes moyens… j’en perds aussi souvent l’occasion!

Faut juste que j’apprenne à réfléchir un peu (quand même), prendre une décision et vivre avec les conséquences.  Ce qui, dans mon cas, est plus facile à écrire qu’à exécuter.

Faut vous dire que j’ai même considéré consulter un médium afin que ses cartes me disent quoi faire dans la situation problématique présente.  J’ai rien contre l’idée mais quand on souffre d’indécision chronique, s’en remettre aux autres ne mène pas vers le chemin de la guérison.

Alors je mijote toujours.  Je me suis donné un dead-line.  C’est stressant!  Soit je reste dans  mon confort, en sécurité ou soit je me jette à l’eau, dans l’inconnu et je risque de me la péter d’aplomb.

Qui ne risque rien n’a rien.  Qui risque trop…