Bon, j’allais, pour le grand plaisir de tous, vous raconter plus en détails mon aventure cubaine, mais je me ravise.  Il y a encore, de nos jours, certaines choses qui doivent rester secrètes.

Bon bon, si vous insistez mais il faudra vous contenter de peu.

C’est bien lui qui m’ait choisie et non l’inverse.  Je n’étais pas trop intéressée au début.  Principale raison des 4 jours de travaux forcés.  Il y a aussi l’herpès, ce cher ami, que je traîne comme une ceinture de chasteté et aussi, la conscience de me faire monter un bateau par un pro de la cruise.  Je me protège!  Mais de quoi?  Du plaisir d’une baise?!

Donc, poursuites, sérénades, regards langoureux, massage de pieds en cachette sur la plage, salsas lascives à la disco, discussions passionnées sur la situation et quelques baisers, bien sûr!

J’aurais pu partager mes draps plus tôt mais sans le savoir, ce prélude à l’amour allait devenir le meilleur souvenir de mes vacances.  Enfin, il arrive ex æquo avec les 3 derniers jours.  En ces temps modernes, on passe souvent trop vite au lit et on oublie les plaisirs de la séduction.  Ces plaisirs que l’on manque tant quand la relation s’installe dans le quotidien.

Pour ce qui est des 3 derniers jours, il ne faut pas oublier que Cubanito travaille jusqu’à 23h et reprend du service à 8h.  Je ne sais pas comment il fait, étant moi-même une vraie marmotte, mais il ne manque pas d’énergie.  Sauf que quand il dort, il dort.  Un vrai roc!  Enfin!

Bien sûr, je l’ai informé du coloc.  Pas facile mais pas si dur non plus une fois que le moment est venu.  Je n’aurais pas pu faire autrement, j’en suis incapable.  De plus, j’entendais déjà les commentaires de Bobette et de Nitouchka et je me voyais mal affronter leurs reproches à mon retour.  Donc, je l’ai dit et ça a bien passé!

Dans l’esprit de dédramatisation et de libération, j’en ai même parlé ouvertement à un (nouvel) ami qui nous accompagnait.  Célibataire de sa personne, le seul autre du groupe, on se faisait un devoir sociologique de partager l’information recueillie lors de nos activités nocturnes.

Alors, un bon midi, cuba libre à la main, je me suis dit que tant qu’à parler de nous et de nos relations manquées et manquantes, aussi bien y aller franchement.  Et lui de répondre, après quelques questions et éclaircissements sur le sujet: Ben tu sais, on à tous notre petit problème qui nous complique les relations.  Simple et tellement véridique.

Avec tout ça, j’ai faillit à ma tâche principale: distribuer des cartes d’affaires à l’aéroport.  À l’allée, j’étais trop gênée et au retour, trop brulée pour même y penser.

Je devrais peut-être y retourner!