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Avec ma prochaine date, c’est pas une discussion sur l’herpès qu’il faudra avoir mais plutôt sur mon autre maladie: l’indécision chronique.

Pour la prise de décision, faites affaire avec quelqu’un d’autre.  Quoi que je suis bonne pour donner des conseils, pour peser le pour et le contre, pour le repeser et le soupeser, en livres, en kilos, en sacs de sable…

Ma tête est tellement pleine d’analyses qualitatives et quantitatives, de tableaux comparatifs, de budgets et de probabilités qu’elle n’entend plus mes tripes.  En fait, elles ont elles-mêmes le mal de mer suite à ce brassage d’idées complètement inutile.  La communication est coupée.

Le raisonnement devrait me permettre de prendre une décision éclairée mais il me désoriente plus que tout autre chose.  Par peur de me tromper, je laisse souvent la vie décider pour moi et comme elle a mieux à faire, y’a pas grand chose d’excitant qui m’arrive.

En fait, quand l’occasion se présente, le processus recommence et j’en perds mes moyens… j’en perds aussi souvent l’occasion!

Faut juste que j’apprenne à réfléchir un peu (quand même), prendre une décision et vivre avec les conséquences.  Ce qui, dans mon cas, est plus facile à écrire qu’à exécuter.

Faut vous dire que j’ai même considéré consulter un médium afin que ses cartes me disent quoi faire dans la situation problématique présente.  J’ai rien contre l’idée mais quand on souffre d’indécision chronique, s’en remettre aux autres ne mène pas vers le chemin de la guérison.

Alors je mijote toujours.  Je me suis donné un dead-line.  C’est stressant!  Soit je reste dans  mon confort, en sécurité ou soit je me jette à l’eau, dans l’inconnu et je risque de me la péter d’aplomb.

Qui ne risque rien n’a rien.  Qui risque trop…

En faisant quelques recherches sur la toile du web, j’ai découvert une publicité ayant visiblement les adolescents comme public cible!

En tout cas, ceux qu’ils l’ont vue et qui somnolaient ont certainement été réveillés net! 😉

Je suis consciente que je suis loin de faire partie du public ciblé mais je suis restée sans voix et on ne peut plus perplexe. J’oserais même dire que je trouve la pub pas mal cot-cot et que la comparaison me donne des goosebumps! Est-ce que nos ados masculins sont pris comme dindons de la farce?

Malheureusement, je ne peux éditer la publicité sur MPB, il faut aller la voir directement sur Youtube en cliquant ici… Allez-y elle ne dure que 43 secondes!

Le spot publicitaire a été réalisé pour le compte de www.jeunesensanté.ca, un organisme sans but lucratif chapeauté par L’Association Canadienne pour la santé des adolescents. Je suis allée visiter le site, c’est très bien… Les jeunes peuvent trouver beaucoup d’informations, participer à des concours, soumettre leurs créations, poser des questions directement sur un forum géré par des professionnels de la santé, etc…

Mais pour en revenir à cette pub, vous l’avez trouvée comment? Drôle, efficace, stupide?!?

On a hâte de lire vos réactions!

De un on aurait tout d’abord envie de vous demander si vous êtes observateur. Si oui, vous aurez remarqué qu’une page s’est ajoutée à nos onglets…

On a bien réfléchi et on s’est dit qu’un nouveau lecteur arrivant sur notre blogue serait tout débouté en cherchant de l’info intelligente sur l’hèrpes s’il tombait sur un billet traitant de poux, du SUSSSLS ou de bouteille alors on à crée l’onglet «Billets choisis», pour lui et pour les autres qui voudraient nous connaître un peu et en comprendre d’avantage sur notre situation!…

De deux, on a décidé d’enlever l’option qui permet de répondre à un commentaire… Ça devient tellement mêlant qu’on a de la misère à vous suivre, déjà qu’on est pas mal perdu d’avance!

Alors à l’avenir, quand vous voudrez faire une réponse à un commentaire, vous n’aurez qu’à mettre @Untel avant votre message…

Par contre, en désactivant l’option, le programme infâme la désactive pour tous les billets précédents, ce qui fait que les commentaires sont classés par heure de publication et que ça donne des forums légèrement fuckés! Non, non, rassurez-vous, on n’était pas sur quelques pilules anesthésiantes pour oublier la chose…

Bon! À vos marques! Prêts? Partez……

@@@@@@@@@@@@@@@…

Particules

Voilà le genre de crayonnage que je fais quand je jase au téléphone!

Celui-ci date du temps où j’ai appris LA nouvelle.

J’étais assurément au téléphone avec SOS suicide, griffonnant inconsciemment sur papier, le con contaminé par les molécules d’une non vierge verge… Viarge!

Surtout, ne vous brûlez pas les yeux vous avez bien vu!

Il s’agit de nos organes mâle et femelle, le pénis et la vulve, le gland et la noune allant à la rencontre de leurs fluides respectifs composés d’une multitude de petites particules remplies de surprises pas toutes jouissives, je vous le garantis!!!

Et parmi les plus populaires de ce défilé orgasmique, outre la fanfare des joyeux spermatozoïdes, admirez les carrosses d’its célèbres, de nombreux chars allégorant l’innocence et, tentant de se faufiler un chemin parmi une foule de particules lubrifiantes, le clou du spectacle :  l’insidieux coloc prêt à distribuer ses cadeaux amassés lors de ses dernières partouzes!

Snif, snif, c’est tellement émouvant et si beau à la fois que ça me donne envie de me mettre à peindre de jolies toiles érotiques!

Tout ça c’est de la faute à Marilou.  Elle se plaignait de l’absence désolante de détails croustillants dans nos histoires à Amétys et moi.  C’est vrai que la dernière histoire d’Amétys nous a tous un peu laissés sur notre faim mais de là à m’inclure, c’était assez pour gifler ma fierté.    

On a beau être prude, on sait très bien que le sexe, ça vend.  Et comme on est marketingting chez MPB,  j’avais décidé de sacrifier notre légendaire pudeur pour la cause. 

Mais calmez-vous immédiatement.  J’ai bien essayé mais je ne crois pas être en mesure de vous écrire une histoire salace.  Le cul j’aime le faire, j’aime en parler, mais quand vient le temps de l’écrire,  la verve me ramollit. 

En fait, ce qui m’a réellement inspirée ce n’est pas le cul mais la question soulevée par Marilou :

Est-ce que nos beaux mâles moldus (sans herpès) nous font l’amour avec autant de passion que si nous n’avions pas de coloc?  Est-ce une barrière à l’abandon?

Je ne m’étais jamais posée la question.  Mais quelle question !  J’ai eu envie de me la poser et d’y répondre.

Je ne peux pas parler pour les autres et surtout pas pour ceux qui me font ou m’ont fait l’amour.  Pourtant, si je me fie aux hommes que j’ai connus post H, je peux affirmer que l’herpès n’a jamais été un frein à leur abandon.  Au mien peut-être à quelques reprises, mais jamais au leur.

Même que, vous allez peut-être trouver ça étrange mais, j’ai souvent eu l’impression que la présence de l’herpès, loin de réduire leur ardeur, semblait plutôt la décupler.  

Attendez, laissez-moi m’expliquer.  Je n’ai pas fréquenté de psycho-weardo qui fantasmait sur des lésions d’herpès. Rassurez-vous. 

En fait, c’est leur ardeur machiste que mon coloc a semblé éveiller chez mes partenaires.  Comme si le fait d’avoir eu à m’ouvrir aussi intimement à eux, d’avoir dévoilé une fragilité que de prime abord ne laissait pas soupçonner ma personnalité, les avait séduits et confirmés dans le rôle de mâles protecteurs que tout homme aime à prendre (et qu’on a tendance à castrer parfois, jeeee l’avoue !!).  Cette vulnérabilité insoupçonnée a semblé conforter leur vitalité masculine et c’est moi la chanceuse qui en ai fait les frais.

Entre la tendresse qu’ils ont mis à me rassurer par leurs caresses et le contrôle que je leur ai abandonné au lit, question de leur offrir le loisir de m’indiquer les limites que mon coloc leur imposait, je me suis trouvée très choyée et croyez-moi, des limites, je n’en ai vue aucune.  Du moins, aucune dictée par mon coloc.

Je ne sais pas si ça y joue pour beaucoup et j’aurais tendance à croire que oui mais, lorsque j’ai reçu mon diagnostique d’herpès, je me suis promis une chose :  Jamais je ne ferais de compromis quel qu’il soit sur ma vie sexuelle et affective à cause de l’herpès.  Et jamais je ne permettrais à quiconque, en commençant par moi-même, de me traiter comme un bouton.

Alors est-ce que les hommes m’ont fait l’amour avec autant de passion qu’ils en auraient mis si je n’avais pas eu l’herpès ?  Je tends à dire que oui.

Et malheureusement, je n’ai aucune histoire croustillante à vous donner en exemple.  Désolée Marilou.  Je croyais pouvoir y parvenir mais apparemment je vais devoir me rendre à l’évidence :  J’ai le verbe prude.

Bon, j’allais, pour le grand plaisir de tous, vous raconter plus en détails mon aventure cubaine, mais je me ravise.  Il y a encore, de nos jours, certaines choses qui doivent rester secrètes.

Bon bon, si vous insistez mais il faudra vous contenter de peu.

C’est bien lui qui m’ait choisie et non l’inverse.  Je n’étais pas trop intéressée au début.  Principale raison des 4 jours de travaux forcés.  Il y a aussi l’herpès, ce cher ami, que je traîne comme une ceinture de chasteté et aussi, la conscience de me faire monter un bateau par un pro de la cruise.  Je me protège!  Mais de quoi?  Du plaisir d’une baise?!

Donc, poursuites, sérénades, regards langoureux, massage de pieds en cachette sur la plage, salsas lascives à la disco, discussions passionnées sur la situation et quelques baisers, bien sûr!

J’aurais pu partager mes draps plus tôt mais sans le savoir, ce prélude à l’amour allait devenir le meilleur souvenir de mes vacances.  Enfin, il arrive ex æquo avec les 3 derniers jours.  En ces temps modernes, on passe souvent trop vite au lit et on oublie les plaisirs de la séduction.  Ces plaisirs que l’on manque tant quand la relation s’installe dans le quotidien.

Pour ce qui est des 3 derniers jours, il ne faut pas oublier que Cubanito travaille jusqu’à 23h et reprend du service à 8h.  Je ne sais pas comment il fait, étant moi-même une vraie marmotte, mais il ne manque pas d’énergie.  Sauf que quand il dort, il dort.  Un vrai roc!  Enfin!

Bien sûr, je l’ai informé du coloc.  Pas facile mais pas si dur non plus une fois que le moment est venu.  Je n’aurais pas pu faire autrement, j’en suis incapable.  De plus, j’entendais déjà les commentaires de Bobette et de Nitouchka et je me voyais mal affronter leurs reproches à mon retour.  Donc, je l’ai dit et ça a bien passé!

Dans l’esprit de dédramatisation et de libération, j’en ai même parlé ouvertement à un (nouvel) ami qui nous accompagnait.  Célibataire de sa personne, le seul autre du groupe, on se faisait un devoir sociologique de partager l’information recueillie lors de nos activités nocturnes.

Alors, un bon midi, cuba libre à la main, je me suis dit que tant qu’à parler de nous et de nos relations manquées et manquantes, aussi bien y aller franchement.  Et lui de répondre, après quelques questions et éclaircissements sur le sujet: Ben tu sais, on à tous notre petit problème qui nous complique les relations.  Simple et tellement véridique.

Avec tout ça, j’ai faillit à ma tâche principale: distribuer des cartes d’affaires à l’aéroport.  À l’allée, j’étais trop gênée et au retour, trop brulée pour même y penser.

Je devrais peut-être y retourner!

On va mettre les choses au clair tout de suite.  Je ne suis pas naïve et je sais faire la différence entre la drague éhontée et l’amour mais je dois avouer: Maudit qu’ils l’ont l’affaire les cubains!

Bon bon, vous allez vous dire que c’était trop facile, qu’une fille comme moi allait tomber dans les bras du premier venu afin de combler le manque qui s’est créé depuis les 11 derniers mois, que dans le sud, on baise à la va-comme-je-te-pousse, surtout quand c’est le calme plat à la maison, qu’à Cuba on fait comme les cubains mais détrompez-vous;  Ametys n’est pas une fille facile!  Elle a le cœur bien caché sous des couches de peurs, de tristesses et de blessures, le tout durci par plusieurs années de célibat et arrosé par ce petit problème qu’est le mien.  Le pauvre a dû travailler fort pour arriver à ouvrir cette huître que je suis devenue.

Là est tout le secret.  Plusieurs québécois auraient abandonné au premier signe de désintéressement mais pas Cubanito. Non, non, il a plutôt perçu cette résistance comme une nouveauté, un défi, une bonne chose.  Que je me dis…

Son insistance à été des plus charmante et après quatre jours de sérénade et de danse lascive, j’ai craqué.  Faut bien vivre que je me suis dit, laisse-toi donc aller pour une fois, ça va faire du bien…  Y’a rien de mal à une romance de vacances!

Non, rien de mal, sauf le dur retour à la réalité.  Après m’être sentie belle, sexy et désirée pendant 7 jours et presque autant de nuits, mon lit me semble bien vide et mon cœur, à découvert.  Je sais pertinemment que je ne suis qu’une parmi tant d’autre, que son discours est testé et éprouvé hebdomadairement, qu’il a accepté la boite de condoms que je lui ai laissé sans dire mot et que sa vie, c’est le jour de la marmotte version XXX.  Mais que voulez-vous, j’aimerais tellement le croire  quand il me dit que je suis spéciale, différente, que faire l’amour avec moi est meilleur qu’avec les autres, même les plus jeunes, qu’il veut que je revienne…

J’aimerais tellement y croire!  Il m’a quand même choisie parmi tant d’autre, il s’est dévoué à moi malgré mes rejets du début et même après qu’il m’ait eue, il est resté avec moi pour le reste de la semaine plutôt que de passer à une autre.  Croyez-moi, ils le font, je l’ai déjà vécu.  Il m’a même amenée à sa maison, à 1h30 du resort en voiture, pour rencontrer ses parents.

Non, je ne suis pas naïve.  Je suis arrivée depuis seulement 6 jours, on se parle au téléphone, il me répète qu’il s’ennuie et qu’il aimerait que j’y retourne mais comme j’ai la raison forte et les mécanismes de défense efficaces,  je me referme déjà tranquillement.

Je ne suis pas naïve mais je suis très humaine.  Oui, je pense à lui, à son corps bronzé d’adonis, à ses mouvements sensuels sur la piste de danse, à ses yeux dans les miens mais je souhaite maintenant qu’un homme d’ici (c’est moins compliqué) voit ce petit quelque chose en moi qu’il a vu et qu’il ait envie, lui aussi de travailler un peu pour découvrir cette perle que je cache si bien en moi.

Vous nous gâtez.  On reçoit de beaux témoignages.  On aura beau dire qu’on ne souhaite de malheur à personne, c’est toujours rassurant de savoir que l’on n’est pas seul dans sa petite misère.   

Outre de nous offrir le plaisir égoïste de nous déjanter, une des raisons qui motive justement l’écriture de ce blog est de faire réaliser aux gens qui souffrent du dommage collatéral le plus difficile de l’herpès – l’isolement – qu’ils sont loin d’être seuls avec leur petit bobo.  Et si en plus on peut les faire sourire un peu, ben…..hé…. on aura l’égo flatté du même coup!! 

Alors je disais donc qu’on reçoit de beaux témoignages et on avait envie de partager l’un d’eux.  Pour une question de confidentialité, quelques détails ont été modifiés mais l’essence elle, demeure.  Et ça sent bon croyez-moi.  On le sait parce qu’on a eu la chance d’assister aux premières loges à l’éclosion de la belle histoire entre une fleur et son jardinier.

Appelons là Marguerite (tant qu’à être concept).  Récemment divorcée, Marguerite avait envie de croire à l’amour et un nouveau capitaine qui voguait amoureusement jusqu’à elle à toutes les semaines, avait réussi à lui laisser entrevoir que c’était possible.  Mais le bougre, cet animal sans gouvernail, avait non seulement à l’autre bout de sa mer de bitume une autre fleur amarrée à son port,  mais également,  dans sa cale, un coloc qu’il s’est empressé de refiler à notre amie.

La suite a déferlé sur notre fleur comme un tsunami sur une côte thaïlandaise.  Honte, trahison, dépression, médicament, congé maladie.  Notre fleur s’étiolait à vitesse grand H.  Accrochée à son clavier comme à une bouée, Marguerite a trouvé in-extremis, un groupe d’entraide rassemblant des gens qui, comme elle, partageaient le squatter de la culotte.  C’est à ce contact apaisant et vivifiant que Marguerite a secoué ses pétales et acquis la conviction que l’herpès ne lui ferait pas mettre en berne son rêve de revivre l’amour.

Armée de sa conviction qu’on l’aimerait en dépit de son coloc, Marguerite a complété une fiche sur un site de rencontre en prenant bien soin de spécifier tous les termes du contrat.  Sans photo et un coloc en prime, les visites n’affluent pas sur sa fiche.  Un message de sympathie pour la féliciter de son courage arrive parfois mais le prince charmant lui, se fait toujours attendre.  Qu’à celà ne tienne.  On attendra.

Puis un jour, comme la pluie après la canicule, comme Shrek découvre sa Fiona, Roméo qui sort d’une relation où le mensonge a régné en maître, décide d’aller chercher les trésors qui se cachent derrière toutes ces fiches sans photo.  Celle de Marguerite l’attire au premier coup d’oeil.  Bien sûr Roméo remarque l’intelligence, l’humour et la joie de vivre de Marguerite, mais ce qui le séduit contre toute attente, c’est le fait que notre petite fleur s’affiche comme porteuse du virus de l’herpès.

Loin d’être débouté par l’annonce du coloc, Roméo y jette plutôt un regard différent. Cette femme doit être empreinte d’ honnêteté pour prendre le risque d’être rejetée si facilement. Lorsque comme lui on a vécu le mensonge, la promesse d’une relation franche et ouverte balaie la présence dérisoire de l’herpès. 

La suite relève du quotidien de n’importe quel célibataire.  Échanges, rencontres, papillons, le destin trace lentement et assurément son chemin.   Les amoureux se découvrent des affinités et des rêves qui s’emmêlent comme  les morceaux d’un casse-tête.  Devant la promesse de cet amour qui tranquillement prend forme, Marguerite soulève la présence du coloc

– As-tu l’herpès?, demande-t-elle à son prétendant. 

– Pas encore, lui répond un Roméo déterminé et heureux, mais ça ne saurait tarder

Et c’est sur ces échanges de voeux des plus inusités que se sont scellées les bases d’une union qui dure et s’épanouie depuis ce jour.  (soupiiiiir!  C’est qu’on a le coeur romantique sur MPB!!)

Je ne sais plus où on en est rendu dans le compte mais ce qui importe c’est qu’encore une fois:  MÉCHANT HERPAIZE CET INFÂME :  0!!

Écrivez-nous encore!!

J’ai toujours été convaincue que rien n’arrivait pour rien et voilà que tout dernièrement, ce fut au tour de la famille Poux de renforcer cette conviction…

Nitouchka vous a raconté l’histoire mais lorsque j’ai réalisée ce qui m’arrivait, ne pouvant plus dénier l’évidence que j’avais de nouveaux locataires au niveau de cuir chevelu, j’étais complètement dégoutée…

Je me suis mise à tourner en rond dans la maison, tentant de fuir et de perdre au loin ces petits monstres qui se tenaient trop fermement à mes mèches mais en vain. Je me suis arrêtée devant mon miroir, je me suis regardée, j’ai fait une grimace et dans un ultime geste de désespoir, j’ai pris d’une main la longue crinière noire qui se perdait sur mon dos et de l’autre une paire de ciseaux. J’ai posé la mèche sur le métal froid d’une des lames et, d’un geste rapide, sans trop réfléchir, je l’ai coupée au ras de ma nuque… J’ai poussé un cri, c’était affreux…

L’arrière de ma tête était séparé net, en deux étages et comme je savais qu’aucun pouilleux n’est bienvenu dans un salon de coiffure qui se respecte et que je ne pouvais profiter du sauvetage d’un expert, j’ai entrepris d’émécher ce qu’il me restait de poils avant de me passer au peigne fin…

Dépouillée avec une nouvelle coupe ma foi pas si mal, je devais aller au centre ville quelques jours plus tard. Je me stationne, sors de ma voiture et me fait accoster sur le champ…

– Wow… You look sooooo great…

– Bah heuuu Thank you, you’re very nice!

– What are you doing? Where is the Lucky guy?

– I have an appointment and the Lucky guy is working!

– Wow… You look like you’re from France or Italy… Where are you from?

– Oh non, I’m born here, I’m from Montréal…

– Well, lady, I wish you the greatest day!

Cette conversation a eu l’effet d’une bombe. Moi qui me sentais à la déroute sur la mer des âges et du manque d’estime de soi, je venais de plonger au cœur de la fontaine de Jouvence! Je ne m’étais pas sentie comme ça depuis des lunes… Belle, désirable et sûre de moi…

Saisissant l’élan que je venais de recevoir, et tant qu’à prendre une cure de jeunesse en haussant l’estime de soi, je me suis arrêtée dans une boutique afin de me procurer une paire d’escarpins que je me suis empressée d’enfiler. J’avais l’impression d’être une star…

En me voyant, les copines du MPB avec qui j’avais rendez-vous émirent, dans le plus charmant des duos, un : Wow t’es donc bien belle!

Nous sommes allées souper, je me sentais tellement bien. Elles m’ont répété comment elles me trouvaient belle, nous avons jasé, ri et écouté les histoires croustillantes d’Amétys, de retour de son voyage au coeur des Cubains. – Je les aime tellement ces deux là!

À la fin de la soirée, je suis allée à la rencontre du Lucky guy sur qui mon nouveau look a aussi eu l’effet d’une bombe, je vous passe les détails.

Je suis rentrée chez moi, les jambes affilées sur mes talons hauts, le cœur en fête, la tête relevée et le coloc bien au fond de ma culotte…

Depuis cette histoire, j’ai repris une certaine confiance que j’avais perdu. Mes yeux pétilles, je me sens belle et désirable, je me retrouve là où je m’étais peut-être un peu perdu.

Vive les poux!

Je m’apprête à rédiger une liste en bon et dû forme des cadeaux que j’aimerais vraiment recevoir.  De fait, si on pense à m’offrir quelque chose, que ce soit pour mon anniversaire, ou Noël, ou Pâques, ou la Ste-Catherine ou le Festival de la Gibelotte de Coaticook, même si on veut m’offrir quelque chose juste de même, parce qu’on pense à moi, parce que c’est mon tour de recevoir au grand dépouillement de la vie, il faudra s’y référer.  Un point c’est tout.  Aucune entorse à la règle ne sera désormais tolérée.

Ce n’est pas sur ma liste?  Alors ce n’est pas pour moi!  Je n’en veux pas.  Je passe mon tour, dus ai-je me priver de cadeaux pour l’éternité.  Parce que y’en a marre des cadeaux pourris.

Mais qu’est-ce qu’elle raconte êtes-vous entrain de vous interroger.

Tout ça a débuté un vendredi d’apéro chez Bobette, devant une sangria âprement méritée, alors que les enfants avaient pris le chemin de leur papa respectif.  Dieu merci pour la suite des choses.  On passait en revue nos sujets préférés lorsque:

Bobette :          J’ai le fond de la tête tellement sec que ça me pique à mort.

Nitouchka:       T’es certaine que t’as pas des poux?

Bobette :          Non ma chère.  J’y ai bien pensé mais j’ai vérifié et aucune bibitte à pattes en vue.  Mais on est de même chez nous.  On a le cuir chevelu sensible.

En me couchant le soir, je réalise que moi aussi j’ai le scalp qui se rappelle à moi.  Ça pique.    Et pas à peu près!  Je voudrais bien blâmer le temps sec mais ces temps ci, le temps n’a de cesse de nous morver son humidité dessus.   J’ai beau dénier, ça pique comme ça devrait pas.

Le lendemain matin, appel affolé de Bobette :

Bobette :          J’ai des poux!  Les enfants aussi!  VIARGE!!

Ah FUCK!  Vérification faite me voilà aussi avec un nouveau petit coloc!!  TABARNACK!!!

Non mais!!!!  Dans le genre cadeau indésirable et petites bibittes envahissantes, on s’entend tu qu’on a assez donné comme ça!  Quand ce n’est pas un amoureux transi qui nous refile un forever-in-the-culotte-coloc, ce sont les enfants qui nous ramènent tout sourire du camp de jour, un bouquet de pissenlits à la main, de la visite dans le fond de la tête!

Par chance, ce coloc là fait plus office de visite indésirable.  On peut toujours le foutre à la porte même si parfois ça peut s’avérer ardu.

C’est ce qu’on a fait d’ailleurs.  Inutile de chercher quel pou a sauté sur qui en premier, Bobette et moi avons plutôt décidé d’unir nos forces pour éradiquer le parasite encombrant!  On a tout nettoyé.  Incluant les lits où l’on s’était toutes les trois vautrées un samedi pluvieux alors qu’on avait fait le tour de chacune de nos garde-robe dans un élan de What-not-to-wear.

Et là on a réalisé que c’était peut-être par là que l’ennemi s’était infiltré.   Et on a aussi réalisé qu’Amétys pouvait aussi avoir été contaminée.  Et qu’Amétys était présentement à Cuba à boire des Mojitos, à distribuer nos cartes d’affaire et peut-être même maintenant, des poux québécois à quelque cubain transi de désir.  Hiiii!  Devrait-on appeler l’ambassade cubaine? Le service à la clientèle d’Air Canada?  Quand même, on a notre orgueil!  On a préféré laisser le beau-frère de Fidel s’arranger avec son département de santé publique et Air Canada avec son département des plaintes et on s’est occupé de ce que nous, nous avions de plus précieux.  Notre amie.

Il fallait voir la tête de tous ces gens à l’aéroport, les mains remplies de ballons et de fleurs alors qu’on attendait tout sourire notre amie Amétys, armées de gants de latex, de Nix et de peignes fins!

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

Première visite?

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