Très cher lectorat!  Nous recevons beaucoup de témoignages de gens partageant le même coloc que les copines de MonPetitBobo !  Serait-ce donc vraie cette histoire à l’effet que 25% de la population partage notre particularité ?  Et dire qu’on se croyait seules au monde !  Continuez de nous écrire ON AIME ÇA !

Et on aime encore plus lorsque vous nous donnez la permission de partager vos histoires !

Comme pour……..appelons la Marie-Soleil tiens !  Marie-Soleil qui a fait passer son petit coloc de zéro à héro!  Comme quoi parfois, on se met presqu’à l’aimer pour les services qu’il nous rend!

Marie-Soleil avait rencontré « l’homme de sa vie » au bureau !  Vous savez du genre « jamais ressenti ça auparavant » ?  Parce que les Narcisses (je vous vend presque le punch!), s’ils sont le moindrement habiles, savent très bien comment vous faire sentir comme la Princesse au bois Dormant (ou la Belle ?  Faudrait que je rafraîchisse mes classiques).

Marie-Soleil, en princesse timide, attendait impatiente que le Prince Charmant du cubicule voisin vienne à elle.  Ce qu’il a finit par faire.

Je t’aime, lui a-t-il dit, je veux faire ma vie avec toi.  Jamais je n’ai ressenti un tel amour auparavant (c’est qu’il en mettait le bougre !).  Et Marie-Soleil fondait comme la neige sous son soleil!  Enfin, croyait-elle,  elle venait de tirer le bon numéro à la loterie du bonheur !

Il ne lui restait qu’à passer le test du petit pois qui, contrairement à la princesse de l’histoire, ne se trouvait pas sous le matelas mais plutôt dans sa culotte.

Bien que confiante qu’un si puissant amour ne saurait être altéré par un si petit bobo (faut l’avoir pour le savoir!), Marie-Soleil s’est fait  un devoir d’avertir son amoureux transi du petit ami qui logeait dans sa dentelle.  Une formalité croyait-elle.

Coup de théâtre !  L’entiché ne peut se faire à l’idée de risquer d’être infecté, dut-ce être pour la femme avec qui il compte – oui ! oui ! je t’assure mon amour ! – passer le reste de sa vie.

Mais si il est convaincu d’avoir rencontré la femme de sa vie, pourquoi s’inquiéter d’un petit bobo?, s’interroge-t-elle intriguée.  Parce qu’on s’entend chers lecteurs que deux personnes avec l’herpès, c’est comme deux personnes sans herpès.  Ça s’annule !  C’est mathématique.

Pendant des mois, l’épris a le cœur brisé, fendu, anéanti.  Mon amour !  sussure-t-il larmoyant à l’oreille de sa douce, il n’y a que toi !  Il n’y aura jamais plus que toi dans ma vie.  Aucune femme ne saura te remplacer (larmes, morve et soupirs dépressifs.  C’est qu’il a dû en lire des romans Arlequin le bellâtre ! )  Marie-Soleil se répand d’amour pour cet être parfait.

Tout y est ;  les baisers enflammés, les caresses langoureuses, le désir brûlant, les promesses d’amour éternel, les serments larmoyant.  Ok Roméo!  C’est beau tout ça  mais……..on peut tu baiser ?

Na !  Moi l’herpès, ça sert à rien je ne peux pas !   Mais je t’aime!!  Tu m’aimes!  On se marie.  On fait des petits!  Y’est où le problème!  Le prétendant est intraitable!  No way José!  J’ai beau t’aimer, je ne peux rien risquer!

Maudit herpès !  Enfer et damnation !  La belle aurait préféré et de loin, se piquer au fuseau d’une marraine frustrée et dormir pour l’éternité plutôt que de vivre la souffrance de cet amour démesuré que déchire la menace éventuelle d’un petit bobo !

Pourquoi?  Pourquoi?

Ben parce que ma chère, a-t-elle fini par apprendre parce que les nouvelles voyagent vite autour d’une machine à café,  le bel amoureux transi cultivait un jardin complet de princesses alanguies au royaume du 9 à 5.  Georgette, Claudette, Yvette, Alouette, name it, elles avaient toutes le droit aux déclarations fracassantes du bel albâtre.   Quatre dans le même département!  Faut le faire!

Mais contrairement à ses collègues qui n’ont pu bénéficier de la protection du coloc, Marie-Soleil, en final, a été la seule à ne pas se faire fourrer !

On s’est tapé sur les cuisses!

Herpès 1

Narcisse 0

Comme quoi notre petit bobo est plus qu’un simple coloc.  C’est un détecteur de  morons qui fonctionne indépendamment de nos désirs!  Y’est tu fin!