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On a eu beaucoup de témoignages et on se rend compte que Mon petit bobo semble faire du bien… Alors, on a eu un p’tit coup de génie ou de folie, appelez ça comme vous voudrez!

On a donc décidé de casser saigner nos trois petits cochons afin de se payer de belles cartes d’affaires…

Malheureusement Naf-Naf, qui était très réfractaire à l’idée, a souffert un peu plus que les autres. Que voulez-vous, avec sa grosse tête de cochon il ne voulait pas comprendre qu’on le sacrifiait pour une bonne cause!….

Ce fut long mais à trois filles bien déterminées……… On a eu le dessus! On a fini par l’avoir et à compter assez d’argent pour se payer nos cartes d’affaires. On vient de les recevoir, elles sont fraîchement imprimées et elles sont belles en s’il-vous-plait!

Carte-affaires

Et on a plusieurs idées pour s’en servir!

On a l’intention de se promener incognito et les laisser trainer, bien en vue, un partout! Surveillez vos caisses populaires et les bilboards près de chez vous… On se promet aussi une visite en règle des toilettes les plus inn de la Métropole ainsi qu’une grande tournée dans les bars de la ville. Abuser des bonnes choses de la vie sans se sentir coupable, sera désormais par pure grandeur d’âme et générosité!

On pense même faire un petit concours!

Alors soyez aux aguets, on cogite notre affaire et on vous revient avec les détails… Vous nous connaissez, les filles du MPB, on est de parole!

Pas que je veuille faire compétition à Amétys mais ma journée magasinage d’hier a certainement irrité le coloc au plus haut point!

Rien de plus simple, je n’avais besoin que d’un ballon de flottaison dorsal pour un de mes enfants qui a développé le style roche en bassin d’eau! Mon idée première était de commencer chez Walmart mais puisqu’à chaque fois que j’y vais je regrette de ne pas être allée chez Zellers, nous sommes allés chez Zellers en premier lieu…

Évidemment, il n’y avait pas de ballon! Mais, tant qu’à y être, nous avons visité les rayons des robes et sacoches pour maman, et des sandales pour roche.
Facture : 62$.

Comme on passait tout près de chez Jisk qui annonçait de superbes aubaines gonflables… Et qui dit aubaine, interpelle Bobette…!  Nous nous sommes arrêtés net! Pfffttttt! Dégonflage subit, j’en suis ressortie bredouille mais indemne!

Au tour de Costco, où on trouve des trucs saisonniers en quantité industrielle mais rien pour faire flotter une roche, j’en ai profité pour acheter une meule de Cambozola et quelques babioles. En arrivant à la caisse, la caissière me dit:
«Mais madame, votre abonnement est échu depuis mai… Vous n’avez pas reçu votre avis? Il vous faut payer dès maintenant»…
Avoir su!… Facture: 169$

La roche et moi étions affamés… Arrêt dans une aire de service…
Et on additionne 19$!

Ultime tentative: Toy R Us, l’endroit où il y a une tonne de jouets et assurément un ballon dorsal!… Bien non!… Y en avait pas!… Frustrée, j’ai acheté des brassards flottants en mousse -supers chers- et une babiole à la roche qui était prête, elle aussi, à se taper une crise de nerf…
Je m’en suis sortie pour la modique somme de 34$!

Revenue à la maison, j’ai réalisée que je venais de dépenser près de 300$ pour quelques niaiseries et une robe patate! 😯 … J’aurais donc dû aller chez Walmart!

J’étais tellement frustrée que j’ai téléphoné Amétys qui était aussi en grande période de magasinage infructueuse et frustrante. Non mais quel adon!… Elle se cherchait un soutien-gorge et en était à son Xième essayage…

Tout en me jasant, elle entre dans un magasin et je l’entends dire :
Bonjour! Avez-vous des ballons de flottaison?…… – Mais bien sûr madame, ils sont juste là! 😕

Je lui dois 25$.

Reste à savoir maintenant à laquelle de nous deux le coloc va faire sa crise en premier… C’est un défi!

Hier soir j’ai eu un super flash!

Je voulais vous montrer une acquisition que j’ai faite il y a un bon moment, bien avant l’arrivée de mon coloc. Il s’agit une affiche humoristique «Safe Sex». Elle est vraiment trop hot!

Je me suis mise à fouiller partout dans la maison à la recherche de ce petit bijou…

Bien voyons??! Je suis certaine de l’avoir gardée!… Enfin presque certaine! Hummmm…?

Serait-ce le coloc qui se lasserait déjà de ma culotte pour aller jouer dans les plates-bandes de mon cerveau, parce que je sais qu’il s’y intéresse drôlement? Mais qu’à cela ne tienne, je vous en parlerai plus tard car pour l’instant, je saute sur mon ordi….

Google… Safe Sex… Non, non, non, non… page 172… non, non et non!

Je ne l’ai pas trouvé mais je me suis régalée de cette image que j’ai dénichée sur le site d’une institution religieuse

SafeSex

Dieu a inventé le sexe sécuritaire, il l’a appelé mariage.
Réfléchissez…avant de le faire!

Mettez-en que j’ai réfléchi!… Est-ce un message pour moi et tous mes amis porteurs d’un coloc qu’il est trop tard? Parce que si on se marie ça risque d’ébranler les belles convictions de Dieu qui ne pourra plus jamais faire cette affirmation!…

Ouin! Ça doit être pour ça qu’il veut qu’on réfléchisse avant de se marier!

Bon, je vous laisse y penser pendant que je cherche mon affiche pour vous écrire la part two!

Bon, pas que je veuille me vanter mais la statistique, c’est moi!  C’est moi le 33.3333% des filles de MPB qui a plongé dans une relation amoureuse malgré la présence du coloc.  L’amour étant plus fort que la peur, et le désir plus fort que l’abstinence, j’ai accepté l’homme et tout son bagage. 

Étant très accueillante de nature, la chose s’est jettée sur moi comme la misère sur le pauvre monde dès que les condoms ont pris le bord.  Fallait s’y attendre!  Je dois vous avouer que ma libido en a pris tout un coup de genou dans les parties et ma confiance en moi, un coup sur la gueule.  Je connaissais les risques mais je ne pouvais pas prévoir l’effet que ce coloc aurait sur moi.

On me demande parfois si je regrette mon choix.  À chaque fois, je dois y réfléchir un instant mais comment regretter 5 ans d’amour, de respect, de voyages et d’expériences.  Ce fut une belle relation et j’en garde de très bons  souvenirs.

Malgré tout, cinq ans de célibat plus tard, il est facile de penser que sans l’herpès, ma vie amoureuse serait plus heureuse (ou au minimum existante) mais elle pourrait aussi être pire.  J’aurais pu vivre de folles rencontres et me retrouver au même point… ou non, qui sait!

Ce que je regrette le plus c’est ce que je me fais subir à moi-même.  Étant convaincue de ma dépréciation, je me suis embaricadée dans vingt livres de protection afin de ne pas séduire et de ne jamais avoir à affronter le jugement/rejet de l’Autre.

À défaut d’avoir baisé, j’aurai bien mangé… pas la même satisfaction, croyez-en ma parole!  Il y a bien eu quelques escapades (quand même) mais rien qui ne vaille une pinte de Haagen Dazs rocky road.

Mais il y a de l’espoir car je ne suis pas seule.  Avec les 80% qui ont le type 1 et les 25% qui ont le type 2, ça fait 105% des gens atteint de l’herpès. 😉 Alors, si je compte les hommes au Québec; 3 687 695 et que je divise par… 30% d’hommes dans la trentaine; 1 106 308.5 et que je divise encore par 50% de célibataires; 553 154.25 et que je multiplie le tout par 105% de ceux qui ont l’herpès, ça me donne un beau bassin de 580 811.96 québécois à courtiser.  WOW!!!

J’ai jamais ben ben aimé les maths mais pour une fois, les chiffres sont encourageants.  Vive les statistiques libres et Bonne St-Jean!! 🙂

La situation de Bobette est celle que nous souhaitons tous un peu secrètement.  C’est tellement plus facile d’être accompagné par quelqu’un qui vit la même chose que nous.  Pourtant, il y a un danger à se limiter à ce seul et unique modèle. 

Je sortais d’une relation qui, après un départ un peu chaotique à cause de mon coloc, s’était merveilleusement bien poursuivie en matière d’herpès.  La question avait été vidée dès le départ et la suite s’était déroulée à l’image de n’importe quelle histoire du genre :  des hauts, des bas et …..une fin ! 

Au sortir de la montagne russe, autour d’un martini avec les copines, j’avais décrit l’homme idéal.  Exit les cérébraux pragmatiques.  J’avais besoin d’un artiste.  Et un artiste avec l’herpès en plus.  Rien de moins.  Je n’avais plus envie de retraverser l’angoisse des débuts.  La commande était passée.

Je m’étais donc mise à la recherche de mes semblables sur les sites de rencontres question de voir s’il est vrai que tout se magasine sur internet.  Quelques clics et une fiche plus tard, euréka, je rencontrais la perle rare. 

Artiste à la situation envieuse, cohabiant avec un coloc dans sa culotte ! 

Man it’s for me !!  

Je n’ai fait ni un ni deux et j’ai pris le téléphone……..pour appeler les copines.  Ça y était, je venais de rencontrer l’homme de ma vie ai-je dit, en riant bien sur mais au fond, en voulant y croire très fort.  C’était si simple. Il suffisait de passer la commande et l’univers vous la livrait sur un plateau d’argent. 

Il est tentant dans ces situations de se laisser convaincre qu’on est au bon endroit juste pour ne pas avoir à enfiler son courage et aller voir au delà de l’illusion si c’est vraiment soi qui s’y trouve ou si on a donné sa main à la peur pour qu’elle nous guide.

J’ai bien tenté de me convaincre pendant quelques semaines, peut-être même quelques mois, que cette relation pourrait me convenir, comme on tente d’emboiter des morceaux de deux casse-têtes disparates.

La tentation est grande de s’offrir à petit prix, parce qu’on traine un petit plus qui nous dévalue à nos propres yeux.  Parce qu’on peine à se sortir de sa zone de confort, qu’on rebute à se mettre en danger et s’offrir dans son entièreté. 

Pourtant lorsqu’on se décide à le faire, le gain est immense.  

En rétrospective, mes plus belles relations, celles qui m’ont le plus fait grandir, celles de qui j’ai le plus appris, mêmes si je n’ai pu les conclure par un « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », sont celles où j’ai eu à me dévoiler en avançant sur le fil de l’honnêteté  et en m’offrant dans ce que j’avais de plus vrai.  Moi.

Ce sont celles où chaque fois, (mais que faisait-il encore là le p’tit cousin fatiguant ?), mon coloc m’accompagnait.

L’autre jour, alors que je vous faisais ma p’tite crise de nerf je vous titillais un tantinet en vous susurrant à l’oreille la chance que j’ai d’avoir un copain qui co-habite aussi avec un coloc dans sa culotte!

Et oui, on se fait des partouzes à quatre et c’est, ma foi, fort fantasmique, je m’en tape trois à la fois!…

Mon mec………… et les deux types!

Entre nous, ça s’annule. C’est comme si on n’avait rien…. NIET!… NADA! … Et je vous avoue, que c’est toute une trêve parce que nous avons tous deux reçu notre hôte dans la jeune vingtaine et que c’est la première fois de notre vie qu’on peut partager nos fluides corporels à qui mieux mieux sans se passer à la loupe en guise de préliminaires…

C’est ce qu’on pourrait nommer la vengeance des fluides glacials…

Aussi, dans un monde de surconsommation relationnelle, dans le je te prends, je te jette… Mettons que ça fait réfléchir un brin et que ça fait pencher la balance vers le je te prends, je te garde et je te consomme jusqu’à plus soif…

Puis avant que je sois rassasiée, ça va être long!!!! J’ai soif!
😉

_____________

P.S.: Rien n’exclut qu’on peut aussi avoir d’excellentes relations avec des gens qui ne sont pas porteurs mais n’oubliez pas qu’une personne sur quatre partage sa bobette alors ça se trouve facilement!… Ce n’est pas comme de chercher une aiguille dans une botte de foin!

On voulait savoir et vous avez répondu à notre appel.   Vous avez donné votre opinion  et vous avez répondu à notre sondage.   Hey que vous êtes fins!  Notre relation n’a même pas deux mois et on v0us aime déjà!

Ben oui, on est au courant.  C’est bien trop tôt pour se dire qu’on s’aime mais kess vous voulez.  Les filles de MPB sont des passionnées entières.  On lésine pas sur les mots d’amour nous autres.

Bien qu’aucune de nous ne puissent se vanter d’avoir du Léger & Léger sur son arbre généalogique, on s’est commis pour l’analyse de notre très peu scientifique sondage.

Nos 37 répondants triés par le plus pur des hasards nous ont appris que:

8% de nos lecteurs sont effrayés par l’herpès. 

Mais compte tenu qu’ils viennent quand même nous lire, on est porté à croire qu’on pourrait peut-être arriver à les convaincre.  Parlez-nous de vos craintes et on va vous comprendre.  On a déjà pas eu l’herpès nous autres aussi.  Et 66.66666% des filles de MPB aurait fait comme vous dans une autre vie. 

27% de nos répondants seraient inquiets mais iraient chercher de l’info avant de prendre une décision. 

Hey que vous êtes sages!  On est contentes de savoir que des gens équilibrés et intelligents nous lisent.   C’est tout à votre honneur et tout pour notre estime.  On se sent quasiment comme des somités.

Comme dans toute bonne famille, on a nos préférés.  Bien qu’on vous aime tous « égal », on se doit d’avouer une petite préférence vers 18% de nos lecteurs.   Des comme vous, lorsqu’on en rencontre, ça nous réconcilie avec notre tinami!  Vous avez bien raison!  Y’a rien là l’herpès.  Pis vous l’avez compris sans même l’avoir.  On peut même pas se vanter de ça nous autres.   Ok y’a un 33.3333% qui peut s’en vanter mais c’est pas la majorité.

Finalement, à notre grande surprise, 46% de nos lecteurs ont l’herpès eux aussi!  MAIS VOUS ÊTES DONC OÙ????   Y’a pas à dire, vous êtes une majorité silencieuse.  On vous entend pas beaucoup.  On veut vous entendre.  Racontez-vous!

Vous aimeriez être auteur invité?  Envoyez-nous vos textes.  Vous ne savez pas écrire?  Envoyez-nous vos histoires on va les écrire pour vous.

Et à tous, sympathisants et tous les autres, vous avez des questions?  Vous savez du type « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans jamais oser demander? »

Ben enwoyez les nous!!  On aime ça crunchy! 

Et quand on promet quelque chose, on livre!  On vous a fait un concours ?  On vous annonce un gagnant. Et chez MPB tout comme à l’École des Fans de Jacques Martin, tout le monde est gagnant.

Mesdames et Messieurs, une fois n’est pas coutume mais on vous avait promis une photo des filles de MPB.  Chose promise, chose dûe.

En exclusivité et pour un temps limité

LES COPINES DE MON PETIT BOBO (ben non!  Vous ne verrez pas Bobette dans son avatar!  C’tu plate hein!!?)

Nous-en-vrai

On a beau se dire qu’on assume, on a beau se convaincre que notre petit ami nous protège de la connerie, on a beau se promettre de ne pas le laisser décider à notre place, il a l’ascendant despotique le p’tit criss.

J’m’explique. 

Dernièrement j’ai fait la connaissance d’un représentant de la gent masculine.  Pas le grand amour, plutôt une amitié intéressée.  Genre. 

Vendredi dernier, après le boulot on se rencontre pour une activité.  Tout à fait charmant et plaisant.  Assez pour qu’on ait envie de continuer.  Chez moi, suggère-t-il, je t’invite à souper.  Why not. 

Les pâtes et la salade ont accompagné la bouteille de vin alors que le cidre, la liqueur de ci, la liqueur de ça de même que l’absinthe, y ont succédé.  

Je suis convaincue que vous pouvez aisément visualiser l’état dans lequel nous nous trouvions.   Je vous le mets dans le mille:   disposés. 

Tu veux que je te fasse un massage, qu’il me propose.  Le classique.  L’efficace prémisse.  

Je me suis laissée faire bien entendu.  J’ai la volonté et le bon sens qui se liquéfie devant un massage.   Un minou devant une touffe d’herbe à chat.

La suite normale des choses vous l’imaginez.  Moi aussi.  

Mais……..on n’a fait que ça, vous comme moi, l’imaginer.  Parce que rien ne s’est produit.  NIET!  J’ai complètement fermé la porte à la suite logique et souhaitée ! 

À cause de quoi ?  À cause du coloc bien entendu.   Le despote!

Demandez-moi si ça me tentait de l’embrasser jusqu’à plus soif (tout à fait), de le caresser à mains que veux-tu (Brrrnaarrr!) et surtout, de sentir son désir me harponner le ventre (huuumm ouiii!) pour, au moment propice, soit couper sec aux ébats comme une agace sans scrupule ou alors, lui prêcher la bonne nouvelle (SCHLACK!!).

Pas pantoute que ça me tentait.   Surtout pas à deux heures du matin.  Surtout pas avec le jugement intoxiqué.  Surtout pas à froid sans préparation mentale.  La présentation du coloc est une discipline qui demande un minimum d’entrainement. 

J’ai donc remballé les hormones et le désir qui se noyaient au fond de ma dentelle et j’ai joué la carte de l’amitié t-o-t-a-l-e-m-e-n-t désintéressée. 

Il fallait les entendre  me défiler un collier de bêtises alors que la petite bête, ce tyran, se prélassait en ricanant au fond du spa de ma culotte!

Exit le sexe facile avec mon petit ami.  Il faut réfléchir chaque baise.  En calculer les coûts émotifs.  Évaluer si l’enjeu vaut qu’on y risque son amour-propre.  C’est mettre à nu bien plus que son corps et ça, ça exige une confiance qui ne se construit pas en deux blind date. 

Alors la suite ?  J’ai envie de voir s’il y en aura une et  qu’elle tangente elle prendra.   Je vous raconterai si ça se trouve!

Bien qu’il fasse suer,  il me faut admettre que le coloc oblige à une lenteur et une patience inhabituelles à notre culture de consommer-jeter.  

C’est pas sans déplaire.

C’est pas sans faire chier.

L’herpès et moi, c’est une relation amour-haine.

C’est en vous écrivant mon dernier billet que j’ai réalisé le ridicule de ma situation.  Je me suis donc bottée la culotte et je suis allée faire un petit tour du côté de la clinique médicale.  Toutes les bonnes revues étant prises dans l’antichambre, j’ai tué le temps à grands coups de scénarios.

 Scénario 1

Doc: Vraiment madame, je suis désolé…  Je sais bien que notre système de santé est loin d’être parfait mais il y a quand même des limites!  Je suis tellement désolé, vraiment!

Laissez-moi me faire pardonner, allongez-vous sur la table, relaxez…

Oups, je crois que je m’égare!

Scénario 2

Doc: Ben là ma p’tite madame (non mais j’hais-tu ça me faire appeler comme ça rien qu’un peu!) vous vous attendiez à quoi?  Pis ça doit pas être si pire que ça votre affaire-là parce que sinon, vous seriez revenue avant un an…

Vous me faites perdre mon temps.  Je crois que vous méritez une petite correction: baissez votre pantalon…

Bon yieu!  On dirait une scénariste de mauvais films pornos!

Mais rien n’est meilleur que la réalité!

Doc regardant mon dossier: Alors, la dernière fois on vous avait prescrit du Valtrex…

Moi,  sous le choc: Euhhhhh, non!  J’ai jamais eu mes résultats…

Doc: Ahhh…  Et bien, vous avez les deux types.

Moi, encore plus sous le choc: Les deux types! Sans blague?  Le 1 et le 2…

Doc: Oui mais vous savez, le type 1, 75 % de la population l’a alors…

Moi, radieuse: Mais petite question là:  Est-ce que c’est normal que personne ne m’ait téléphonée pour m’informer?  J’ai pourtant appelé plusieurs fois et on me disait que mes résultats n’étaient pas arrivés.

Toujours est-il que je suis sortie de la clinique en gambadant de bonheur.  Je ne sais pas trop pourquoi mais de 3 choses l’une:

1- J’ai enfin ma propre prescription à moi, juste à moi.  (Je crois que je vais la faire laminer.)

2- Je ressens un sentiment de normalité car je fais officiellement partie de la majorité de la population.

3- J’ai les deux types!  Je revisite l’adolescence ou on se battait pour savoir qui avait le plus gros point noir.  Mon chien est plus mort que le votre!  Ah le bonheur d’être victorieux dans le malheur, quel sentiment complexe.

En plus, ils ont sorti La soupe aux choux en dvd alors ma soirée est faite.

 

 

Pendant que j’y suis, j’ai envie de vous faire une autre montée de lait…

Voilà, c‘est en lisant l’autre jour le billet d’Amétys que la moutarde m’est montée au nez!

À l’heure ou notre système de santé ne répond plus à la demande et qu’on nous parle de tickets modérateurs, on nous fait suer avec des prescriptions qui ne sont renouvelables que pour une année… Voyons donc!

Prenons mon exemple! À chaque fois que le coloc me pique une crise, faut que je lui balance une couple de Valtrex (petites pilules bleues) en pleine gueule afin de le calmer subito presto! Je sais ce que j’ai à faire pour le remettre à sa place, ça fait vingt ans que je vis avec et je l’ai pour le restant de mes jours…DA! J’ai tu vraiment besoin d’aller voir un médecin tous les ans pour lui dire que j’ai l’herpès et lui demander exactement ce que je veux comme prescription?

N-O-N -!

J’ai besoin de mes petites pilules bleues et, parce que pas mal de mes amis en consomment, chaque fois que je vais chez le doc je lui demande le gros traitement suppressif d’une pilule par jour pendant un an ce qui m’en donne exactement 365 + une en bonus pour les années bissextiles alors, qu’entre vous et moi qui n’aime pas consommer quand ce n’est pas nécessaire, j’en ai peut-être besoin d’une soixantaine par année au max!  Ça fait que je bourre ma pharmacie d’une réserve à tout casser afin de pouvoir fournir mes tisamis qui n’ont pas de prescription comme Amétys…

Ouais, je l’sais que j’ai l’herpès! J’ai tu besoin d’aller encombrer la clinique pour avoir mes tites pilules bleues?

Je peux comprendre que pour certaines pathologies faut voir le doc régulièrement mais, franchement, me semble qu’il devrait y avoir une liste de médicaments qui se renouvellent automatiquement ou tous les 5 ans genre… Non?

Votre pusher anonyme… Heuuuu, j’vous fais un deal?

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

Première visite?

Tout d'abord bienvenue chez MPB! Afin de vous aider à nous connaître un peu et à en comprendre d’avantage sur notre situation, nous vous invitons à commencer la lecture de notre blogue par l'onglet «Billets choisis». Bonne visite!

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