Donc, suite à ma saga routière, j’arrive enfin au IKEA de Boucherville.  Je commence par le Tel Quel.  Pas folle la fille!!!  Si j’y trouve une base de lit, j’aurai même pas besoin de me taper le magasin et je pourrai partir et profiter du soleil de fin de journée.

Rien.  Je marche donc vers l’entrée et monte à l’étage.  Telle une souris dans son labyrinthe, je parcours le chemin à la recherche de mon morceau de fromage.  Dans la section des lits, il y a plusieurs couples, quelques familles et moi, seule, en attente de recevoir l’aide inestimable de la seule commis-des-ventes-de-16-ans-qui-n’a-sûrement-jamais-acheté-de-meubles-pour-elle-même.

Pas trop patiente, je fais le tour et trouve un lit pas pire, pas trop cher et pas trop laid.  Je cherche, cherche, cherche dans ma tê-ê-te, ou vont…  Je trouve les numéros de rangée/casier et m’y dirige.  Bien sûr, il faut d’abord parcourir le chemin et traverser les épreuves.  Couples en chicane, d’autres qui s’embrassent, enfants qui courent, paniers en plein milieu de l’allée, gens qui traversent sans regarder…

J’arrive au dépôt.  Y’a mon lit mais seulement en brun diarrhée.  Je veux le noir!  Je trouve un tit-gars qui pitonne et me dit que le noir est discontinué.  Ce qui me semble tout à fait logique car j’imagine que le brun est tellement plus populaire!  Pas trop engourdi, le ti-gars appelle Madame, jase un peu et me dit que si je veux acheter le démo, je dois monter et en discuter avec Madame.

Donc je remonte.  J’essais de suivre les raccourcis indiqués, me perds un peu, car dans le merveilleux monde d’IKEA, tous les chemins tournent en rond et après ce qui me semble des kms, j’arrive enfin.

Il y a rassemblement.  Comme si tout le monde s’était entendu pour acheter un lit ce soir même.  J’attends mon tour.  Madame me voit, me demande si je suis celle qui veut le lit noir, me dit qu’il n’est pas à vendre, comme l’indique le collant sur le bord. Collant plus petit que mon pouce mais il semble que j’aurais dû le voir, ça lui parait tellement évident.

Il n’y a rien à faire!  J’ai pas la force d’argumenter.  Elle aurait pas pu le dire au gars d’en bas au lieu de me faire monter!!!  Je me sens comme Astérix dans la maison des fous.  Je suis pas certaine d’en sortir saine.

Un autre km, j’achète le brun, passe la sortie, verse un larme, me rends chez moi et monte la boite au deuxième.  Enfin!

Là, je me dis que j’aurais dû acheter un double.  Je dois retourner le lit, vendre le matelas et tout recommencer.

Malgré tout ça, j’ai même pas de coloc…  Il m’aurait peut-être tapé sur les nerfs mais lui au moins, j’aurais pu m’en débarasser.