J’ai failli avoir un coloc.  Pas une crise d’herpès là, ni une autre its, un coloc, un vrai: un être humain.  Je vous passe les détails mais en fait, c’est un chambreur que j’ai presque eu.

Il semble que ça ne marchera pas mais toujours est-il que j’ai commencé la semaine avec cette idée fixe en tête: Je dois transformer ma chambre à débarras en chambre d’ami!

Rien n’allait m’arrêter, j’allais réaliser ce projet coûte que coûte!  Peu importe qu’il vienne ou non, je dois avoir une chambre d’ami! 

Donc, ça me prends des bacs en plastique pour tout serrer; matelas de yoga, raquettes, trucs de vélo, déguisements et autres babioles…  Rien de plus facile, j’irai chez CT et j’utiliserai mon argent monopoly.

Ça va prendre une commode ou deux…  J’appelle ma mère et la libère verbalement de deux blocs en mélamine qu’elle a depuis plus de 15 ans.  Génial!

Et maintenant; le lit.  Après reflexion, j’opte pour un matelas simple.  On est lundi.  Je veux règler l’affaire et profiter de ma semaine.   Je pars donc en direction d’Anjou, me disant qu’il y a plein de magasins là-bas.  J’arrête chez Matelas Bonheur, chez Sears, chez Brault et Martinault, qui me recommande d’aller au centre de liquidation car je suis cheap… ce qui me fait penser à Brick, ou j’arrête aussi. Rien.  Direction centre de liquidation, pognée dans le trafic, en plein soleil.  Je suis pas sûre, j’hésite, il est tard, j’ai faim! Maison.

Mardi soir.  Je pars après l’heure de pointe (on ne m’y prendra plus…) vers IKEA de Montréal.  Je me tape tout le magasin et j’en arrive au Tel quel ou un matelas est en solde à 43%  What a deal!  Je remonte essayer ledit matelas car sans remboursement et sans échange, je veux être certaine de mon achat!  Toute contente, je retourne à la maison, le ventre plein de petites boulettes et un matelas en poche.

Mercredi.  Ça me prend une base!  Retour à Anjou.  On recommence la tournée…  Rien.  J’appelle frère the third qui me conseille d’aller au IKEA de Boucherville, c’est moins loin.  Je prends donc le pont-tunnel, qui me semble pas mal être un tunnel plus qu’un pont…  Enfin, je suis un peu décue d’être en char par cette belle fin de journée ensoleillée mais je dois atteindre mon objectif. 

Je prends la sortie, oublie de tourner à la lumière, ré-embarque sur la 20, sors sur la 30, prends la prochaine sortie qui est comme, super loin… reviens sur la 20 vers Montréal, réponds au téléphone, jase avec Nitouchka, prends la sortie de la pesée à camion, me trouve pas mal conne, reviens sur la 20, raccroche avant de me ramasser dans le champs, sors, tourne pis tourne pis tourne, arrive enfin à destination!

Les ennuis ne font que commencer.  On est présentement  jeudi soir et rien n’est règlé.  En fait, j’ai maintenant un problème de plus à gérer.  Bobette et Nitouchka débordent de conseils et j’essais de trouver la meilleure solution.

J’ai mal à la tête à force de réfléchir, je crois que j’ai besoin de m’étendre un peu… je vous raconte le reste plus tard!