En fin de semaine, j’ai frôlé la catastrophe.  Non vraiment!  Je vous raconte.

Je m’en allais tout bonnement souper cher une amie et comme j’étais en avance, j’ai décidé de faire un petit arrêt au magasin.  Histoire de voir ce que la nouvelle saison nous apporte, pas que j’aie vraiment besoin de quelque chose, mais enfin. 

Parmi quelques chandails et autres guenilles se trouve une belle petite robe noire.  Simple, versatile, et ma foi, en solde.  Je commence donc l’essayage et je garde ladite robe pour la fin, certaine de terminer mon expérience de magasinage en beauté.  Car avouons-le, c’est mal parti. 

Donc, j’en arrive à  la robe.  Dernier espoir de ne pas repartir les mains vides et l’image corporelle écorchée.  Je l’enfile et… ça va pas du tout.  La bande élastique de la taille m’arrive à la moitié des seins et c’est un peu serré aux épaules.  Déception!

Et c’est là que tout commence.  J’étends les bras devant moi, en croisé, pour saisir le bord de la jupe et… f%&k.., je me rends pas!  C’est trop serré.  Bon, pas de panique!  Un petit coup de bassin, un mouvement de tissu et hop, ça y est.

J’enlève la robe et…… nooooon, ça passe pas.  Je baisse les bras et je me regarde dans la glace.  Je prends alors conscience du ridicule de la situation.  Sous la lumière du néon, je suis blême, j’ai chaud, j’ai de la statique dans les cheveux et j’ai une robe autour du torse qui vraisemblablement, ne bougera pas de là.  Chaussée de mes vieux espadrilles, l’image est complète.

J’essaie encore.  C’est pire.  Je suis prise, la robe autour du cou, comme un boa autour de sa proie.  Je ne peux plus respirer.  Moment de panique.  Je me débats et baisse les bras, une autre fois.  J’ai l’impression d’être prise dans une camisole de force.

Panique-pas! que je me répète en essayant de contrôler ma respiration.  J’ai de plus en plus chaud et je repousse l’idée de faire appel à la vendeuse.  Comme interpellée par ma détresse, elle arrive et me demande si tout va bien, si les grandeurs sont bonnes.  Oui oui! que je réponds, la voix tremblottante.  J’ai pas besoin qu’elle vienne en rajouter!

Je me concentre et malgré l’état d’alerte que je ressens dans tout mon corps, je me convaincs que ça va marcher cette fois.  Il le faut!  Je sais que la robe ne va pas déchirer (qui dit que tout est fait cheap maintenant?) mais elle va passer, au risque de me disloquer l’épaule.  C’est quand même pas une tite-robe qui va m’avoir!   Je rassemble mes forces et arrrrgh…  Victoire!

Mais AILLE, OUCH, je crois que je me suis déchiré quelque chose dans le cou.  Immobilisée par la douleur, la robe dans les mains, en tennis et en sous-vêtements qui matchent même pas, je me trouve pas mal absurde.

Pour l’estime de soi, on repassera!

J’ai besoin d’un verre de vin!  Ma garde-robe pour un verre!