Je ne sais pas ce qu’il y a, ça fait mal.  Ça chauffe, a-t-il grimacé.  J’ai examiné son membre attentivement, très attentivement, si attentivement d’ailleurs qu’on a failli remettre ça une autre fois!  

Mais rien!  Niet!  Aucune présence suspecte ni raison de se méfier!  On devra peut-être seulement réduire les ardeurs.  À ton âge tu es rendu moins performant peut-être, ai-je suggéré malicieusement avant de me prendre un oreiller sur la gueule. 

Alors je n’ai pas fait le lien lorsque je n’arrivais pas à terminer mes journées au boulot, épuisée à un point tel que j’aurais pu dormir debout branchée en intra-veineuse sur la machine à café. 

J’ai bien allumée que je combattais un quelconque virus lorsque cette fatigue extrême s’est accompagnée de fièvre, de nausées et de douleurs musculaires. Mais l’idée que cette irritation déjà reléguée aux oubliettes pouvait être cet intrus qui m’affaiblissait, n’a même pas effleurée mon bouton ITS-Panique. 

J’ai bien cru avoir gagné à la loterie du système immunitaire défaillant lorsque je me suis tapée coup sur coup ce que je croyais être une infection urinaire et une infection vaginale. 

Mais lorsque ce que j’avais d’abord pris pour des poils incarnés s’est mis à se multiplier et à prendre une allure totalement disgracieuse et indubitablement douloureuse, un doute s’est mis à germer. 

Et si……… et merde!……..et c’est pas vrai!…..!!! 

Et ce doute a fait place à une certitude accablante lorsque j’ai coché oui à TOUS les symptômes possibles d’une première infection au virus de l’herpès simplex. 

Je venais de remporter le gros lot:   une primo full equip qui allait m’empêcher de m’asseoir sur mon cul pendant des semaines, une capacité à m’auto-diagnostiquer efficacement en cette période noire de notre système de santé déficient et, ce qui n’est pas rien en cette époque d’individualisme et d’égocentrisme, un ami pour la vie.