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Chocolat

Vous en voulez un petit morceau?

C’est fou! Chaque fois que je regarde cette image je n’arrive plus à me souvenir du nom de la vraie marque, et vous?

Tant qu’à jouer de viles bassesses, allons-y gaiement.

J’ai eu un grand questionnement hier soir.  De ceux qui nous font travailler inutilement mais si souverainement les méninges.  Une problèmatique qui pourrait sembler n’en n’être pas une,  mais qu’on se plait tout de même à évaluer et à soupeser parce que la vie c’est aussi, faut le dire,  une oeuvre d’art graveleuse. 

Puérile cette interrogation, j’en conviens et vous en conviendrez sans doute aussi.  MAIS!!!!   Mais, messieurs dames, un problème tout de même, un vrai, un fétide, quoi qu’on en dise.   Particulièrement pour les dames qui portent cette tare bien plus incongruement que les hommes, aussi offensante cette constatation puisse être.

Alors pour nous, pauvres créatures faibles et affublées d’un turpide petit bobo, le tribut est encore plus lourd à porter, surtout par un fond de culotte. 

Mais ce questionnement?, vous impatienterez-vous, quel est-il?

Oui oui!  J’y arrive.

Je me demandais donc de qui, entre cette flatuosité odorante auquel je dois parfois ………. oh ok!………  souvent faire face et le petit bobo furtif qui ne connait même pas la couleur de ma dentelle, pourrait être le plus mortifiant à accepter pour un éventuel chevalier?

Quand on a vraiment plus rien à se mettre sous le cortex, la vie se charge de vous faire travailler la matière grise d’une bien drôle de façon.

Bonjour à tous!  Comme Bobette vous l’a mentionné récemment, j’ai été bien occupée ces derniers temps.  Des trucs à faire, genre retourner mon lit chez Ikea mais aussi faire ce que je n’avais pas fait depuis des lunes; un blind date.

Depuis que j’ai ouvert ma fiche sur un site de rencontre, j’ai eu quelques invitations que j’ai refusées, trouvant toujours un petit quelque chose de gossant chez Monsieur en question.  Après quelques temps, force m’a été de constater que c’est pas de même que j’allais rencontrer un amoureux alors j’ai décidé de me lancer à l’eau.

Comme il faut bien commencer quelque part, j’ai simplement accepté de rencontrer le premier M qui semblerait présenter un certain potentiel.

Le souper était pas mal alors j’ai aussi accepté l’invitation de prolonger la soirée par une petite marche digestive.  Ne vous inquiétez pas, l’endroit était achalandé et en route pour m’y rendre, j’ai téléphoné à Cousine pour l’informer du dernier endroit ou on m’aurait vue vivante en cas de disparition.  Juste au cas!

Alors on jase tout bonnement et M me fait part d’un fait important.  Par souci de confidentialité, nommons-le problème A.  Face à son honnêteté, j’ai eu envie, un court instant, de lui dévoiler aussi mon problème H.  Non mais c’est donnant-donnant que je me dis et considérant ce qu’il me raconte, il sera sûrement compréhensif.  En plus, ce sera une bonne pratique pour moi car il faudra bien le faire un jour ou l’autre…

Mais comme j’ai une bonne écoute (et un filtre ISO 9000), je laisse M se raconter et tout en discutant, je prends conscience de traits de personnalité B et C, des situations D et E, le tout, venant s’ajouter aux caractéristiques physiques F et G.

Un gars ben correct, une soirée agréable mais tellement pas le M qu’il me faut!  Et dire que j’ai failli dévoiler mon secret à un pur étranger…  Enfin!  La glace et brisée.  Au suivant!

Mes copines du MPB sont pas mal tranquilles ces temps-ci, c’est qu’elles sont toutes deux bien occupées alors je me permets de vous pondre un autre petit billet sur le pouce, juste comme ça parce que j’ai trop envie de vous le dire.

Je parle en mon nom bien sûr mais si je vous disais que, malgré certaines histoires incroyables comme celle de La horde et l’éclaireur, l’herpès a eu beaucoup de positif dans ma vie?

Vous allez dire que je suis folle à lier : «Pis c’est rien qu’une criiiiisse de folle, j’m’en vais d’icitte!».  Le malheur c’est que ceux qui me connaissent vont bien vous dire que vous avez raison 😉 mais laissez moi quand même m’expliquer un peu avant de me juger (peut-être une seconde fois)…

L’herpès je l’ai eu jeune, ça été dur et ça m’en a fait baver…  Je me suis donnée à rabais pour avoir de l’amour, je me suis isolée, je me suis lancée dans une tonne de projets pour m’oublier mais j’ai appris.

J’ai appris à vivre avec, à m’adapter aux situations que la vie nous apporte et, surtout, j’ai appris à m’aimer. J’ai fait des rencontres inoubliables, j’en ai parlé assez ouvertement, j’espère avoir aidé des gens et j’ai pu donner un exemple concret à mes enfants et à ma famille… Oui, même si par désespoir un jour j’ai exposé mon cul à Notre Dame, l’herpès a apporté du positif à ma vie. Je ne serais certainement pas la même personne si je n’avais pas eu à dealer avec le coloc puis, même s’il vient m’achaler un peu trop souvent à mon goût, il n’est pas si tannant que ça, faut juste en parler et avoir l’esprit ouvert…

Coup donc, on dirait un discourt des AA…

Les filles, portons un toast à l’anonymat!
Vous êtes où…. Les filles?!?
Les filles ?!?

herpes-affiche

Chaque année, 12 millions d’américains contractent une its et aucun porte une étiquette de mise en garde!

Voilà une pub percutante! Si on compte qu’il y a un peu plus de 300 millions d’américains aux U.S., ça fait nous fait une méchante gang de petits amis dans le tas… Ça fait réfléchir non?

Ce jour là fut mémorable…
Pour ses poussés, ses douleurs, ses pleurs, ses joies et pour le miracle qu’est la venue au monde d’un petit être humain.

Mais ce jour là fut aussi mémorable à cause du comportement imbécile d’une horde de médecins et d’étudiants sans cœur…

À quarante et une semaine de grossesse, je n’en pouvais plus de faire le tonneau et je fus fort soulagée lorsque le moment tant attendu arriva enfin. Tout se déroula parfaitement bien à l’exception que j’étais atteinte d’une petite crise d’herpès; le coloc étant toujours bon premier à arriver lors d’un événement stressant!

Ça devait aussi être une nuit de pleine lune car le département d’obstétrique, rempli à craquer, n’avait plus de chambre privée ce qui fait que je me suis retrouvée dans un dortoir communautaire avec une bonne douzaine de femmes. Fières mamans que nous étions, nous avions entrepris de parler de nos expériences de délivrance: «Votre premier? Ça bien été? Douloureux?»…

La suite s’est déroulée comme un film absurde et de mauvais goût où j’aurais obtenu le rôle de première actrice. Chanceuse va!…

Des pas s’approchent, on dirait un troupeau. Tout le monde se tait.
Les portes du dortoir s’ouvrent, laissant apparaître une horde de médecins et d’étudiants. Le premier d’entre eux a un spot d’éclairage au beau milieu du front.

Le silence règne et toutes les femmes se regardent devinant que ce n’est pas de bon augure.  La horde avance à pas soutenus jusqu’au beau milieu de la pièce et l’éclaireur s’écrit : «C’est qui la madame avec l’herpès?».

Je me sens fiévreuse, ma pression monte et j’ai des sueurs froides comme si je devais aller à l’abattoir. Je sens que les yeux du monde cherchent la bête alors que les miens se baissent… Prise au piège, sans aucune avenue disponible, je soulève doucement la main comme pour avouer mon crime…

J’ai la voix qui tremblote un «C’est moi» à peine audible. Les regards inquisiteurs stoppent leur course et se posent sur moi.

La horde se précipite sur mon lit, tire les rideaux avec fracas et l’éclaireur s’exclame avec la voix d’un baryton qui aurait eu de la poudre à canon au cul: «Écartez les jambes, nous sommes venus étudier le coloc, vous êtes sous observation!». Ébahie, je m’exécute stupidement devant le spot frontal de l’éclaireur alors que le restant du troupeau s’approche, observant les moindres replis de mes parties intimes endolories et gonflées par la naissance. Personne ne remarque les larmes qui coulent sur mes joues.

Après quelques huuummm humm savants, la horde disparut aussi subitement qu’elle était arrivée en prenant bien soin de retirer les rideaux qui m’isolaient. J’étais assommée. Et c’est en secouant la tête pour tenter de sortir de ma torpeur que j’ai réalisé que nous étions une douzaine de femmes à discuter accouchement avant que le troupeau d’imbéciles se jette sur moi.

J’ai haussé mon regard et pas moins de 22 yeux m’épiaient… Je me suis levée, j’ai refermé les rideaux, j’étais humiliée et j’ai pleuré. J’imagine que les onze autres femmes ont eu peur que je les contamine et ont fait pression car, comme par magie, une chambre privée s’est libérée. Juste pour moi!

Au moins, j’ai eu la paix pour le restant de mon séjour! 😉

____________
Malgré tout, j’ai appris de cette froide expérience.  Je me suis bien préparée en vue de mon deuxième accouchement qui s’est aussi déroulé par voie naturelle. Cette fois, à l’hôpital Ste-justine où les médecins ont été beaucoup plus respectueux.
Si vous êtes enceinte et que vous avez l’herpès, il y a des médicaments que vous pouvez prendre une ou deux semaines avant d’accoucher afin de prévenir les crises et qui sont sans danger pour bébé… N’hésitez pas à en parler à votre médecin et référez-vous à une clinique obstétrique spécialisée. Vous pouvez aussi m’en parler dans la section questions, ça me fera plaisir de vous répondre et de vous donner des références.

Donc, suite à ma saga routière, j’arrive enfin au IKEA de Boucherville.  Je commence par le Tel Quel.  Pas folle la fille!!!  Si j’y trouve une base de lit, j’aurai même pas besoin de me taper le magasin et je pourrai partir et profiter du soleil de fin de journée.

Rien.  Je marche donc vers l’entrée et monte à l’étage.  Telle une souris dans son labyrinthe, je parcours le chemin à la recherche de mon morceau de fromage.  Dans la section des lits, il y a plusieurs couples, quelques familles et moi, seule, en attente de recevoir l’aide inestimable de la seule commis-des-ventes-de-16-ans-qui-n’a-sûrement-jamais-acheté-de-meubles-pour-elle-même.

Pas trop patiente, je fais le tour et trouve un lit pas pire, pas trop cher et pas trop laid.  Je cherche, cherche, cherche dans ma tê-ê-te, ou vont…  Je trouve les numéros de rangée/casier et m’y dirige.  Bien sûr, il faut d’abord parcourir le chemin et traverser les épreuves.  Couples en chicane, d’autres qui s’embrassent, enfants qui courent, paniers en plein milieu de l’allée, gens qui traversent sans regarder…

J’arrive au dépôt.  Y’a mon lit mais seulement en brun diarrhée.  Je veux le noir!  Je trouve un tit-gars qui pitonne et me dit que le noir est discontinué.  Ce qui me semble tout à fait logique car j’imagine que le brun est tellement plus populaire!  Pas trop engourdi, le ti-gars appelle Madame, jase un peu et me dit que si je veux acheter le démo, je dois monter et en discuter avec Madame.

Donc je remonte.  J’essais de suivre les raccourcis indiqués, me perds un peu, car dans le merveilleux monde d’IKEA, tous les chemins tournent en rond et après ce qui me semble des kms, j’arrive enfin.

Il y a rassemblement.  Comme si tout le monde s’était entendu pour acheter un lit ce soir même.  J’attends mon tour.  Madame me voit, me demande si je suis celle qui veut le lit noir, me dit qu’il n’est pas à vendre, comme l’indique le collant sur le bord. Collant plus petit que mon pouce mais il semble que j’aurais dû le voir, ça lui parait tellement évident.

Il n’y a rien à faire!  J’ai pas la force d’argumenter.  Elle aurait pas pu le dire au gars d’en bas au lieu de me faire monter!!!  Je me sens comme Astérix dans la maison des fous.  Je suis pas certaine d’en sortir saine.

Un autre km, j’achète le brun, passe la sortie, verse un larme, me rends chez moi et monte la boite au deuxième.  Enfin!

Là, je me dis que j’aurais dû acheter un double.  Je dois retourner le lit, vendre le matelas et tout recommencer.

Malgré tout ça, j’ai même pas de coloc…  Il m’aurait peut-être tapé sur les nerfs mais lui au moins, j’aurais pu m’en débarasser.

SUSSSLS

Nous sommes très heureuses de vous présenter notre toute dernière création, le Super Ultra Sexy Safe Sex Latex Suit.

Chic et ultra pratique le SUSSSLS est lavable, réutilisable et même prêtable car, en plus d’être disponible en plusieurs couleurs à la mode, il est «One size fit all»!

Yes mesdames, messieurs, vous avez bien entendu : «One size fit all»!

Téléphonez donc dès maintenant au 1-888-SUSSSLS et ayez l’esprit tranquille en choisissant parmi notre belle gamme de couleurs entre le rouge, le jaune, le vert, le bleu ou le translucide…

Et de plus, si vous téléphonez dans les 5 prochaines minutes  vous obtiendrez en prime, notre modèle plus compact offert exclusivement, et pour un temps limité, en brun!

Avant de plonger en eaux troubles, n’oubliez jamais de vous protéger et soyez toujours prêts avec le tout nouveau SUSSSLS!

J’ai failli avoir un coloc.  Pas une crise d’herpès là, ni une autre its, un coloc, un vrai: un être humain.  Je vous passe les détails mais en fait, c’est un chambreur que j’ai presque eu.

Il semble que ça ne marchera pas mais toujours est-il que j’ai commencé la semaine avec cette idée fixe en tête: Je dois transformer ma chambre à débarras en chambre d’ami!

Rien n’allait m’arrêter, j’allais réaliser ce projet coûte que coûte!  Peu importe qu’il vienne ou non, je dois avoir une chambre d’ami! 

Donc, ça me prends des bacs en plastique pour tout serrer; matelas de yoga, raquettes, trucs de vélo, déguisements et autres babioles…  Rien de plus facile, j’irai chez CT et j’utiliserai mon argent monopoly.

Ça va prendre une commode ou deux…  J’appelle ma mère et la libère verbalement de deux blocs en mélamine qu’elle a depuis plus de 15 ans.  Génial!

Et maintenant; le lit.  Après reflexion, j’opte pour un matelas simple.  On est lundi.  Je veux règler l’affaire et profiter de ma semaine.   Je pars donc en direction d’Anjou, me disant qu’il y a plein de magasins là-bas.  J’arrête chez Matelas Bonheur, chez Sears, chez Brault et Martinault, qui me recommande d’aller au centre de liquidation car je suis cheap… ce qui me fait penser à Brick, ou j’arrête aussi. Rien.  Direction centre de liquidation, pognée dans le trafic, en plein soleil.  Je suis pas sûre, j’hésite, il est tard, j’ai faim! Maison.

Mardi soir.  Je pars après l’heure de pointe (on ne m’y prendra plus…) vers IKEA de Montréal.  Je me tape tout le magasin et j’en arrive au Tel quel ou un matelas est en solde à 43%  What a deal!  Je remonte essayer ledit matelas car sans remboursement et sans échange, je veux être certaine de mon achat!  Toute contente, je retourne à la maison, le ventre plein de petites boulettes et un matelas en poche.

Mercredi.  Ça me prend une base!  Retour à Anjou.  On recommence la tournée…  Rien.  J’appelle frère the third qui me conseille d’aller au IKEA de Boucherville, c’est moins loin.  Je prends donc le pont-tunnel, qui me semble pas mal être un tunnel plus qu’un pont…  Enfin, je suis un peu décue d’être en char par cette belle fin de journée ensoleillée mais je dois atteindre mon objectif. 

Je prends la sortie, oublie de tourner à la lumière, ré-embarque sur la 20, sors sur la 30, prends la prochaine sortie qui est comme, super loin… reviens sur la 20 vers Montréal, réponds au téléphone, jase avec Nitouchka, prends la sortie de la pesée à camion, me trouve pas mal conne, reviens sur la 20, raccroche avant de me ramasser dans le champs, sors, tourne pis tourne pis tourne, arrive enfin à destination!

Les ennuis ne font que commencer.  On est présentement  jeudi soir et rien n’est règlé.  En fait, j’ai maintenant un problème de plus à gérer.  Bobette et Nitouchka débordent de conseils et j’essais de trouver la meilleure solution.

J’ai mal à la tête à force de réfléchir, je crois que j’ai besoin de m’étendre un peu… je vous raconte le reste plus tard!

L’auteure tient à préciser qu’il est autorisé d’inverser le genre des protagonistes.  Oui messieurs, libre à vous d’utiliser à vos propres fins les techniques décrites ci-bas.

Vous devez d’abord soigneusement choisir l’endroit.  C’est essentiel de s’y sentir à l’aise.  Vous pourriez choisir la maison mais il est d’avis qu’un terrain neutre semble plus favorable à la démarche.  D’une part il oblige à une certaine contenance, d’autre part, il permet aux deux protagonistes de quitter la scène au moment de leur choix et en toute dignité, si besoin est. 

À cette étape vous devez nécessairement avoir une bonne idée de la personne à qui vous avez  affaire et savoir s’il est soucieux de son image.  Comme les réactions inattendues sont toujours possibles, dans cette éventualité, l’endroit public jouera en votre faveur.  Si toutefois vous craignez les débordements excessifs, il y aurait peut-être lieu de considérer que nonobstant le petit bobo, vous êtes en présence d’un échec à court ou moyen terme. Flushez tout de suite.

L’attitude joue pour beaucoup dans le succès de l’entreprise et c’est pourquoi il est conseillé de bien se préparer et d’avoir même expérimenté votre stratégie à haute voix, avant l’heure H.  Évaluez le ton de votre voix.  Soyez détendue, en contrôle et sûre de vous.  Un peu détachée  mais jamais nonchalante ou désinvolte puisque vous pourriez faire croire que vous êtes indifférente au risque, ce qui s’avèrerait sans doute un facteur défavorable à votre endroit.  Vous devez trouver le ton juste qui vous montrera concernée par sa sécurité sans toutefois devenir alarmiste. 

Au moment fatidique, alors que l’horrible mot doit franchir vos lèvres et que vous vous sentez prête à déménager illico à Tombouctou, il existe une façon simple et efficace de vous empêcher de faire volte-face.  Il s’agit tout simplement d’utiliser la phrase plongeon qui consiste à dire :  « j’ai quelque chose à te dire ». 

Je tiens ici à souligner que la maternité de cette phrase plongeon revient à Bobette que je remercie du fond du cœur pour son apport à la cause.  Après l’avoir prononcée, il devient difficile, voire quasi impossible  de faire volte-face, la curiosité naturelle de votre interlocuteur l’emportant sur votre désir de vous retrouver sous le 8ième sous-plancher.

Pour la suite, le choix de la formulation est essentiel.  Certains mots mal choisis pourraient laisser place à une interprétation négative.  En effet, si vous dites : « j’ai l’herpaizzzze »,  votre interlocuteur pourrait comprendre « j’ai l’air épaisssssse » – ce qui s’avèrerait assez dénigrant à votre endroit –  ou encore « l’air pèse » et vouloir, soucieux de votre bien-être, quitter l’endroit subito. 

Il est donc important d’éloigner le plus possible l’appartenance au petit bobo.

J’ai personnellement choisi de faire porter l’odieux de ma condition à l’autre.  En présentant la situation de la façon suivante :  « il y a quelques années, j’ai fréquenté un homme qui avait l’herpès et qui me l’a transmis »,  je deviens la pauvre victime innocente attaquée dans sa fragilité par l’odieux méchant.  On fait alors ici appel au besoin inné de l’homme de protéger et de sauver la faible créature pourtant si courageuse.

Répartir l’odieux entre tous les sujets concernés peut même s’avérer une stratégie gagnante lorsqu’utilisée avec discernement.  Je rajoute donc parfois  :  « cette situation n’a JAMAIS été un problème pour aucun de mes partenaires mais il pourrait s’avérer que c’en soit un pour toi alors je considère important de te le dire ».

Ici on démontre d’une part notre désir d’honnêteté et de transparence,  tout en sollicitant, d’autre part,  l’esprit compétitif naturel à  l’homme.  Il est à parier qu’il ne voudra pas être le premier et unique poltron qui repartira la queue entre les deux jambes, déconfit par sa lâcheté devant un tout petit virus inoffensif.

Vous avez donc lâché le morceau.  L’accablante nouvelle est désormais sur le fil de presse.  Tout se joue à cet instant.  Laissez maintenant venir à vous le chevalier servant.  S’il s’éloigne subtilement mais indubitablement, vous saurez dès lors que vous aviez affaire à un trouillard et sachez que, maintenant est mieux que plus tard.

Si toutefois votre prétendant, touché par ce mélange de force et de fragilité qui vous habite vous tend les bras pour que vous vous y réfugiez (félicitez-vous alors d’avoir choisi ce Pub pour ses divans moelleux favorisant l’intimité) et  vous glisse tendrement à l’oreille « que ça ne change absolument rien à ce que je ressens pour toi », vous saurez alors que vous avez gagné. 

Vous:  1                              Méchant herpaizzze, cet infâme putride:  0

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

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