Ça fait belle lurette que j’y pense. Trop longtemps que j’me dis que je devrais donc l’écrire cet article au lieu de me sentir coupable de ne pas l’avoir fait, du moins pas encore et au lieu de m’dire encore une fois que demain j’aurais probablement le temps alors que demain, je serai plongé dans mes milles autres projets.

Parce que des projets, j’en ai toujours. Un et puis un autre…. Ça s’enfile à la vitesse de l’éclair et quand un passe, j’en commence deux autres. Je ne sais pas pourquoi; faut croire que je suis ainsi faite. Sans projet, sans quelque chose pour m’occuper la tête, je me sens mourir un peu alors, comme pour l’oublier, j’entreprends. Je suis comme le hamster qui s’étourdit dans la roue qui ne le mènera nulle part.

Donc, parlant mourir; j’y arrive enfin: je ne voudrais pas que notre site disparaisse tranquillement dans l’oubli. MPB à trop sa raison de vivre et nous, les filles, bien on en a fait le tour et allons toutes dans nos petites vies avec, comme pour chacun, nos hauts et nos bas.

Pour ma part, je suis toujours avec monsieur PresqueParfait… Ça fait déjà six. Aujourd’hui, et depuis quelques années, colocs pour vrai! Mais rassurez-vous, pas de la culotte… Non, non, non; la sienne étant toujours intacte de notre chiant visiteur!

PP a certainement eu de la chance, une ou deux fois… Je me souviens même, un jour, lui avoir fait bouffer des pilules bleues, juste au cas, parce que peu après quelques ébats amoureux, j’ai vu l’infâme se montrer la face.
Mais je ne crois pas trop à la chance. Je demeure à l’écoute de mes symptômes et, bien que mon petit monstre brise encore régulièrement nos fins de semaines torrides prévues PresqueParfait, mon homme un peu moins parfait mais quand même presque et que j’aime tout autant, reste sans cette tare!

L’idée? Ah oui! Bien la voilà.
Elle est basée comme je disais, sur le fait que je ne veux pas que MPB, notre super blogue, ne se meurt et que je crois que pour éviter une inutile agonie, il n’aurait qu’à être nourri un peu.

Ainsi, je vous offre cette plateforme. Écrivez des textes! Exprimez-vous, laissez cours à votre clavier… Je veux toutes vos histoires! Les belles, les tristes, les drôles, celles qui riment et encore plus celles qui donne de l’espoir et qui dédramatisent! Quelles aient trois lignes comme cent, peu importe, nourrissons ce blogue et faisons-le vivre encore longtemps!

N’est-ce pas une bonne idée?
Bien sûr, il y aura quelques critères…

Sans viser le Nobel de la littérature, les textes doivent être bien écrits et dépouillés d’erreurs grammaticales au tant que possible. Personne n’est parfait; on le sait bien!
Il faut rester polis et gentils, anonymes et ne nommer personne… Quoi que de dire qu’un con est un con sans dire son nom, ça nous va très bien.

De toute façon, si quelque chose cloche, on vous le dira bien gentiment!

Alors voilà notre adresse courriel en espérant que vous serez nombreux à nous écrire: monpetitbobo@gmail.com

Au plaisir de vous lire!

Bobette

Quelle bonne nouvelle!!!

Rencontres mensuelles, ligne téléphonique, accessibilité à de l’aide via courriel, site internet et page Facebook…

Tout ça et encore plus!

Voici donc le numéro de la ligne Info Herpès : 1-844-847-4242, les lundis et jeudis de 9 h à 16 h.
L’adresse courriel : infoherpes@gmail.com pour soutien ou tout questionnement en lien avec l’herpès.
Le site internet : http://pvsq.org/infoherpes/
et la page Facebook : https://www.facebook.com/infoherpes/?ref=ts&fref=ts

Info Herpès groupe de soutien (jpeg) finale

 

Il y a longtemps que je n’ai pas écrit. J’avoue être un peu infidèle et ne même pas venir lire vos commentaires. N’en soyez pas vexés. Vous savez à un certain moment, l’herpès on en revient. On en revient d’en parler même si, dans la réalité, on en revient jamais d’avoir à le dévoiler.

Même si mes comparses et moi sommes bien moins actives que nous l’avons un jour été, on se dit qu’au moins on a créé une plateforme qui permet aux gens de s’exprimer et de se retrouver. Parce qu’une chose est vraie, rencontrer des gens qui vivent la même chose que soi, que ce soit virtuellement ou réellement, c’est un pas de plus vers l’acceptation.  C’est ce qu’on voulait faire avec ce blogue.  Offrir une certaine forme de support.  Je crois que nous y sommes parvenues et que bien qu’aujourd’hui MPB fasse plus office de livre de consultation que de blogue actif, il demeure quand même un lieu où les gens peuvent échanger entre eux.

Ceci dit, je vous ai déjà raconté l’histoire de Fifine qui, sans savoir que j’étais moi-même atteinte, m’a fait assez confiance pour me confier son grand secret. Grand secret que nous nous sommes avérées partager.

Fifine se retrouve célibataire aujourd’hui. Une célibataire sur le tard puisqu’à cause de son petit bobo, elle a fait de l’overtime dans une relation qui ne le méritait pas. Ceci dit, elle semble déterminée cette fois à aller de l’avant malgré son coloc.

Et elle m’a demandé de l’aide. De l’aide pour accepter, de l’aide pour l’annoncer, de l’aide pour ne pas se sentir seule avec son petit drame.  Et du support à offrir, c’est tout ce qu’on a.  Mais on en a parzemple!!!

Alors les copines de MPB et moi, de même que notre ami Loulou, on se promet un petit souper avec Fifine pour jaser Herpès.  Comme dans le temps, alors que c’était notre sujet de prédilection, celui qui nous unissait. Bien que ce ne soit plus le cas aujourd’hui et que bien d’autres choses nous unissent, on remet ça comme à l’époque pour venir en aide à Fifine!

Et herpès comme prétexte ou non, un souper de filles, c’est toujours le pied!

Alors je vous raconterai sans doute bientôt les déboires de Fifine! On va s’amuser!

J’espère que vous aussi vous avez la chance d’avoir autour de vous des gens qui vous comprennent.  Et si vous n’en avez pas, cherchez les activement.  C’est le meilleur remède qui soit!🙂

Bravo encore une fois à Guy Leduc, fondateur du site itsrencontres, qui vient de faire une superbe entrevue à Radio Canada Première chaine, accompagné de la rédactrice en chef de la revue URBANIA qui a écrit un article de 6 pages sur le sujet, rien de moins!

Pour écouter l’entrevue de Radio Canada c’est ici

Pour vous procurer le magasine Urbania, il est en kiosque et dans les bonnes librairies depuis le 14 février.

Ce jour là, j’écoutais l’émission de radio d’Isabelle Maréchal au 98,5 FM. Le sujet du jour, je vous le donne dans le mille : notre petit bobo!  Comme invités, le docteur Réjean Thomas de la Clinique A et notre ami Guy Leduc, fondateur de its rencontres.  Si vous ne connaissez pas l’émission, on y aborde des sujets qui touchent la santé en laissant des gens du public intervenir, juste comme ça, parce qu’ils se sentent interpellés.

Et ce jour là, je me suis sentie interpellée!

Sauf qu’avant de vous raconter la suite de mon histoire, je dois vous mettre en contexte et vous faire un petit aparté sur ma situation familiale:
Mes enfants et moi vivons maintenant avec PresqueParfait, dit le-sans-bobo, accompagné de sa trâlée d’ados.  Parmi cette gang de jeunes reconstituée, seule ma fille est au courant de notre petit secret.

Je travaille de la maison. Le jour je me retrouve donc seule à travailler sur des trucs de travailleur autonome.  La gang est soit à l’école, soit au boulot et le plus grand de nos ados qui ne fait rien de sa vie est presque toujours chez ses potes à récupérer de la veille.  Bref le jour, je suis seule…

Alors oui ce jour là je me suis sentie interpellée!

Je signale donc le numéro et, à mon grand étonnement, tombe sans délai sur le répartiteur à qui j’explique que je suis une des coauteures de monpetitbobo et je me retrouve illico presto en attente de passer sur les ondes!

– Il y a deux interlocuteurs avant vous: vous passez donc dans deux!  Qu’il me dit.

Je suis un peu nerveuse mais bien contente de pouvoir mettre mon expérience au service de la vérole en me disant qu’en plus, ça donnerait un sérieux coup de pouce à MPB… Ô que j’en avais de l’ambition pour ces trois lettres!

Tout en me faisant une liste mentale de ce que j’allais dire, j’écoutais en stéréo l’émission qui jouait à la fois au bout du fil et sur les haut-parleurs du salon.  Dehors, la neige ; je regardais les flocons danser.

– Madame!  Vous passez dans un! 

Mon coeur palpite mais je garde le contrôle et me sens relativement bien jusqu’au moment où tout se gâte…

Un son, une fraction de seconde, une clé dans la serrure; j’ai compris ce jour là comment une sérénité relative pouvait instantanément se transformer en tornade émotionnelle.

– Madame!  Vous êtes à quelques secondes d’entrer en ondes! 

Et cette clé dans la serrure?!?

Dans l’espoir d’avoir mal entendu et de voir le camelot repartir avec son sac en bandoulière, j’étire mon regard vers l’entrée en constatant avec stupeur que ce matin là – je ne sais par quelle force ésotérique – l’ado non au courant de mon petit bobo, qui d’habitude dégrise chez des potes jusqu’en fin d’après midi, rentrait au bercail.

Il est dix heures, dehors il fait froid, il neige et je me sens piégée comme un enfant qui vient de faire une terrible bêtise.

Je suis toujours en attente, mon cerveau roule à vitesse grand V.  La porte d’entrée grinche.  Je sais que je devrais raccrocher la ligne mais au lieu de faire ce qui aurait été tout à fait logique et sans risque pour mon égo, en guise de manteau j’attrape la robe de chambre qui traîne sur une chaise, je saute pieds nus dans mes petits baskets de tissus et sors en catimini par la porte de derrière.

J’ai de la neige jusqu’aux genoux.  Téléphone en main, j’ai à peine le temps de me rendre au fond de la cours jusqu’à la cabane à jardin que j’entends le répartiteur qui m’annonce que je suis en ligne!

Bonjour Madame!

J’ai le souffle coupé.  Haletant, je tente de me présenter, de parler de notre blogue et d’expliquer le but de mon intervention.

Les baskets remplis de neige, au fond de ma cachette gelée, je peine à me concentrer.  Tentant d’être cohérente, j’imagine avoir oublié les haut-parleurs qui crachent encore ma voix dans le salon pendant que l’ado dégrise au son de mon discours. Je bafouille et m’excuse en expliquant que je suis nerveuse.  Je tente de poursuivre mais je pense alors à ma voisine qui est probablement en train de ramasser sa neige, perplexe d’entendre les secrets de ma cabane à jardin…

Je n’arrive pas à reprendre mon souffle et, trémolo dans la voix, j’essaie de dédramatiser, je trébuche, m’excuse encore, me répète.  L’entrevue ne dure que quelques minutes mais elle me semble interminable.  Moi qui pensais y arriver avec brio, je me suis mordu les lèvres de ne pas avoir raccrocher le combiné pendant qu’il en était encore temps.

Déconfite, je suis rentrée à la maison prête à affronter l’ado indigné de mon secret dévoilé mais, fort heureusement, j’ai été vite soulagée de constater que dans ma hâte à me sauver, j’avais eu la brillance d’esprit de fermer la radio et que, outre une grave blessure à l’égo, il me restait toute une histoire à raconter!

Alors oui, ce jour là je me suis sentie interpellée…

Peut-être fallait-il m’entendre malhabilement prôner la dédramatisation,  mais il fallait surtout me voir pour comprendre que ce jour là, il n’en était rien!

Bobette

Capture d’écran 2013-05-07 à 16.25.30

On en parle en grandes pompes ici!

Wow un nouveau site web pour sensibiliser les jeunes aux infections transmissibles sexuellement et par le sang.

Ils ont même fait des illustrations de petits monstres ITSS!

Excellente idée mais devinez quoi? AUCUNE MENTION SUR L’HÈRPES.

Niet!

Pas de face de monstre pour notre petit bobo!

Bien voyons donc!  Pourquoi parler de la ITS la plus répandue au monde?

Laissons les jeunes dans l’ignorance.

Ça me fait chier et je partage!.

_______________

Et pour visiter le site, cautionné pat l’agence de la santé et des services sociaux du Québec et la santé publique de la Montérégie, suivez ce lien.

Comptez jusqu’à 5.

Les deux premières personnes que vous croisez ont l’herpès au visage.

La troisième est comme vous et cache son secret dans sa culotte.

Les quatrième et cinquième personnes sont des non-initiées à en devenir.

Bref, ce n’est pas compliqué : dans un groupe de 5, trois personnes au minimum sont les hôtes de notre ami commun!

Alors promenez-vous, comptez et arrêtez de vous en faire!

Voici une anecdote que j’avais vraiment hâte de vous raconter.  Pas que je manquais de temps pour vous l’écrire mais c’est seulement que cette anecdote, elle n’était encore jamais arrivée.  Il m’aurait fallu vous l’inventer et je manque trop d’imagination et je suis trop paresseuse pour vous pondre de la fiction.  Alors j’ai patiemment attendu qu’elle se produise.  Et elle s’est produite.

Nous espérions ce souper depuis un bon moment mais le temps qui file et la vie qui galope nous gardaient loin de nos espoirs.  Puis finalement, Fifine et moi avons stoppé la course folle et, le soir d’un jeudi de janvier, nous nous sommes attablées devant quelques martinis et une bouteille de vin!  Délices!

Comme ça faisait un bon moment qu’on ne s’était pas vues, il y avait bien du potin à mettre à jour.  Et les enfants, et le travail, et la dernière diète, et les séances de gym et, bien entendu, les amouuuuuurs!! 

–          Mais Fifine mon Dieu, pourquoi tu restes fichée avec ce mec?  Mais oui il est propre, gentil, presqu’autonome, il se brosse les dents tous les jours, il a un travail, une maison, une grande gueule et il lui arrive même de sortir les poubelles.  Il est ben fin mais….. ça fait des années que tu n’es plus heureuse.  Pourquoi tu te fais ça?

–          Oh tu sais, m’a dit Fifine,  c’est pas si facile rencontrer quelqu’un.  En fait, je suis terrifiée à l’idée que ça n’arrive plus jamais.

Alors là, il faut connaître Fifine.  Belle femme, accomplie d’un bout à l’autre, fonceuse, souriante, avec une carrière à envier mais qu’on ne peut pas jalouser parce qu’elle est tellement gentille et adorable.  Tout le monde l’aime.  Et je demeure convaincue qu’une armée d’hommes ne demande qu’à se jeter à ses pieds mais qu’ils s’en gardent, simplement parce qu’ils sont persuadés qu’ils n’ont aucune chance avec une fille de sa trempe.

–          Alors il est où le problème ma Fifine?

Et la conversation continue, et le vin descend et tout à coup, Fifine me dit : « C’est pas tout! » Avec ce grand soupir que je connais si bien.  Celui que j’aie moi-même si souvent eu.  Cette vaste bouffée d’air qu’on collecte pour aller cueillir aux tréfonds de ses entrailles  notre petit infâme afin de lui donner la poussée qu’il faut pour le faire sortir par notre bouche sans qu’il ne nous arrache la moitié du cœur.  J’ai reconnu tout de suite ce grand coup de vent.  Celui des aveux.  Le Mistral qu’on s’expulse des poumons comme on vomirait une poignée de clous.

–          En fait, ce qu’il y a, m’a-t-elle courageusement confié, c’est que Propret à l’herpès.  Il me l’a dit dès le début, m’a expliqué qu’il n’était contagieux que lorsqu’il était en crise (bon on sait que ce n’est pas tout à fait ça mais je vous passe les considérations médicales pour ce billet) et il a toujours fait attention de ne jamais me mettre en danger.  Mais voilà!  Il y a quelques années, sans qu’on sache trop pourquoi ni comment, je me suis retrouvée avec un douloureux bouton qui avait toutes les apparences de l’herpès.  Mais comme il n’était pas situé directement sur mes parties génitales et que je ne suis jamais allée me faire diagnostiquée, je n’ai jamais su si c’était vraiment ça.  Et maintenant, je me sens incapable de m’engager dans une nouvelle relation sans savoir.  Et encore moins capable de le dire à quelqu’un s’il s’avère que c’est bien ça!  Alors je reste avec lui!  Pour ça!

Oh que ça doit sonner comme du déjà-vu pour certains d’entre vous.  Chez nous on appelle ça se vendre à rabais.  Et croyez-moi, Fifine n’a aucune raison de se liquider ainsi.  Ni personne d’ailleurs! 

Mais en ce qui me concerne, j’étais aux petits oiseaux! Youppi youp que je gazouillais en moi-même.   Fifine et moi on est copines mais elle ne faisait pas partie du cercle des initiés, ceux qui connaissent mon secret. J’avais tellement hâte d’avoir mon tour pour lui faire la joie de le lui avouer.  J’avais l’impression de lui faire le plus beau des cadeaux.  Après avoir été un Ange, je devenais la Mère Noelle de l’herpès!  On se valorise comme on peut me direz-vous! Eh ben oui!

Croyez-le ou non, lorsque j’ai dit à Fifine qu’on partageait le même petit ami, elle en a versé une petite larme.  Personne, pas même ses amies proches, ses parents, sa famille ne savait pour son secret.  Personne sauf son Propret.  Et là, le jour où elle se décide enfin à se confier, qui vient cueillir son douloureux secret?  Moi.  Nitouchka.  Mooooâ! MOI! MOI! MOOOOOÂ!! 

J’étais guillerette comme une jouvencelle.  J’étais tellllement contente  parce que je savais que j’allais lui faire un bien fou.  Et ne vous méprenez pas, ce n’est rien de vaniteux, c’est simplement, et vous le savez, qu’on se sent si seule avec notre petit ami.  Alors je pouvais la soulager du poids énorme de la solitude et j’étais infiniment heureuse de pouvoir faire ça pour elle.  Je l’aime beaucoup ma Fifine.

En fait le cadeau, c’est moi qui l’ait eu.  Je rêvais du jour où quelqu’un allait m’annoncer qu’il avait l’herpès et que j’allais pouvoir lui dire que MOI AUSSI.  Avouez! On rêve tous de rencontrer quelqu’un et, avant qu’on ait à lui dire pour notre coloc, ce soit lui ou elle qui nous dévoile leur petit secret.  Bon d’accord.  Dans mes rêves j’imaginais plutôt un mec mais n’empêche, la réalité s’est avérée cent fois mieux que ma fiction.

Après avoir discuté de ses visites chez le médecin et des résultats des tests, il s’avère que Fifine a bel et bien l’herpès.  Et qu’elle devra un jour le dévoiler à un prétendant.  Et ce jour là, parce qu’elle a enfilé son costume de Madame Courage et qu’elle s’est confiée, elle aura quelqu’un pour la coacher et l’appuyer dans le douloureux processus du D-É-V-O-I-L-E-M-E-N-T!  Comme quoi on ne gagne rien à se murer dans la peur du rejet.  Le risque ce n’est pas seulement celui de se casser la gueule.

D’ailleurs, il fallait l’entendre ma Fifine. J’avais l’impression qu’aucune diète au monde n’aurait pu la rendre plus légère.  Sa plus grande peur bien entendu, c’est celle du rejet.  Vous la connaissez. Elle m’a demandé chacun des mots que j’avais utilisés pour l’annoncer à mon nouveau Chevalier Servant.  Et il me fallait faire dans le détail extrême.

Je l’ai donc envoyée ici.  Nous serons sa lecture de chevet pour un moment.

Allo ma Fifine! Je t’aime!❤

Je ne sais pas vous mais moi, quand je lis une nouvelle comme celle là, je me dis qu’il y a 100 fois, 1000 fois pire qu’avoir l’herpès.  Il y a la douleur d’avoir causé la mort de son grand frère.  Il y a la douleur d’avoir perdu un enfant et de se sentir impuissant à apaiser celle de celui qui l’a tué.  Je prendrais des récidives hebdomadaire plutôt que de vivre un tel drame.

Le problème avec l’herpès c’est qu’on devient parfois un peu parano.  Dans les premières années, lorsque j’étais en relation avec un cher petit moldu, je paranoyais au moindre petit picotement, chatouillement, grattement ou irritation que je pouvais ressentir au niveau génital.  Et si c’était l’infâme qui s’annonçait?, m’alarmais-je à tout moment.  C’était pratiquement une maladie en soi.

Avec les années et l’absence totale de récidive, je me suis faite moins alarmiste.  Et si c’était l’infâme?  Ben ce sera l’infâme et pis c’est toute!  Chéri est au courant et, bien que je ne le souhaite NULLEMENT, il fera comme nous tous et il négociera avec un petit ami dans sa culotte!  Comme je vis presque bien avec le virus, et égocentrique comme seul l’humain peut l’être, je me dis qu’il saura en faire tout autant. En fait, je vous avoue que la majorité du temps, j’oublie qu’un passager voyage à bord de mes ganglions.

Alors l’autre jour, lorsque Chéri m’a téléphonée et qu’il m’a balancé un « ben….je crois que je fais parti de votre gang », j’ai mis un petit moment à comprendre ce qu’il voulait dire.

Hein!?, ai-je grimacé toute étonnée que ça puisse arriver, tu penses que t’as l’herpès?

Je regrettais quasiment de l’avoir encouragé à ne pas faire le test de l’herpès lors de sa qualification pour l’obtention de son diplôme de Petit-gars-propre-et-exempt-de-toute-trace-de-maladie-honteuse.  À quoi bon savoir lorsqu’on ne peut rien y changer, que j’me disais et que je me dis toujours!  Heureux les creux non?!  Sauf que là, je me disais que je ne pourrais jamais savoir si c’était moi la coupable ou si monsieur se faisait squatter la culotte bien avant d’avoir visité la mienne.  Et connaissant ma mauvaise foi, c’est certain que j’aurais blâmé Béatrice ou Muguette ou Solange!  Mais MOOOÂ?  Jamais.

Alors docteur Nitouchka a enfilé son chapeau de pro et au téléphone, dans mon bureau, au travail, j’ai tenté de diagnostiquer le petit bobo de mon pauvre Chéri qui avait le caquet bien bas.

Bon on commence par se calmer.  C’est pas tous les chiens qui s’appellent Fido!  Ça ressemble à quoi ton truc?

Ben c’est rouge, c’est douloureux, c’est autour du pénis, sur le pubis….

C’est un bouton?

Ben….(en s’examinant la zone sinistrée j’imagine)…. n..non….. C’est plus comme des petites lésions, une irritation.

Bon!  Va sur internet et tape molluscum contagiosum sur un moteur de recherche.  C’est un autre virus qui peut s’attraper sexuellement mais qui est en fait également un virus d’enfant du même ordre que la varicelle.  C’est peut-être ça……….

En terme de petits virus étranges et inquiétants, j’ai eu ma part.  Et ce petit molluscum, believe it or not, je l’ai eu sur les cheville et j’ai couru paniquée à l’Actuel, convaincue qu’une forme mutante et rampante d’herpès m’envahissait.

Lorsqu’on s’est fait pincer une fois, on devient plus méfiant.  Et parce que nous avons tous, bien qu’à différentes intensités,  une tendance toute humaine à imaginer le pire, on saute facilement aux plus macabres conclusions.

Mais ça c’est en ce qui me concerne.  Parce que pour Chéri, je ne m’en faisais pas tant que ça.  D’une part, je le dis et le redis, l’herpès c’est loin d’être le pire des maux, et d’auter part, parce que je demeure convaincue que je peux difficilement le transmettre.  Pensée magique?  Peut-être.  Mais je vous assure que j’aime me sentir ainsi et que je ne changerais pas ma place pour quelque crise d’angoisse que ce soit!

Toujours est-il qu’une fois rendue à la maison, j’ai examiné l’apparence du malfaisant et franchement, c’était comme confondre Dany De Vito avec Daniel Craig.  Ou une robe cocktail avec des bottes à cap.  Bon…. une fraise avec une framboise d’abord.  Mais non, ô non, pas une mûre avec une framboise!  Ça non quand même.  Chéri avait des rougeurs.  Vous savez le genre de « rash » qui arrivent d’on ne sait où et qui repart quelques jours plus tard.  Il m’arrive parfois d’en avoir sur le visage.  Une forme de champignon peut-être.  Le genre de truc qui ne donne pas du tout envie d’aller faire la queue à la clinique parce que le temps d’avoir un numéro, c’est déjà parti.

– Tu vois Chéri, tu t’en faisais pour rien!  Je te l’ai dit, je suis « transmission proof »!! Hé! Hé!  …..qu’est-ce que tu fais?………mais….. non!  Ah non Chéri!  Pas ce soir….. tout à coup que ton petit truc rouge, ton petit De Vito, ce serait contagieux?  Ben quoâââ??  Quand on s’est fait pincer une fois…..😉

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

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Tout d'abord bienvenue chez MPB! Afin de vous aider à nous connaître un peu et à en comprendre d’avantage sur notre situation, nous vous invitons à commencer la lecture de notre blogue par l'onglet «Billets choisis». Bonne visite!

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