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Ma copine Loulou m’appelle pratiquement tous les matins.  On se raconte tout et rien et on partage nos idées sur la vie.  Il arrive parfois qu’une de nous deux ait un fait marquant à raconter.   Ce matin là, Loulou n’en pouvait plus de ne pas me dire.

Loulou dans un souffle:   Aaaaaaah!  Faut que je te dise.

Nitouchka sentant le potin croustillant:   Raconte!

Loulou embarrassée:  Ben……. j’voulais pas te le dire………  J’ai hooooonte

Nitouchka assurée d’un potin croustillant:  BEN LÀ!!!  Raconte!!

Loulou:  J’ai un amant!

Nitouchka:  Oh!  Ça on aime ça!  Je suis toute ouïe!

Loulou:  Il y a un mois,  j’ai eu une soirée avec ma gang de ….  J’avais du fun, le vin coulait pis toute la soirée, ce gars là tournait autour mais rien ne semblait vouloir vraiment se dessiner.  J’avais aucune attente d’ailleurs.  Je prévoyais rentrer sagement chez moi.  Au moment de partir, il m’a offert de partager un taxi.  Premier arrêt chez lui.  Deuxième chez moi.

Nitouchka:  Et? 

Loulou:  Je ne me suis jamais rendue chez moi.

Nitouchka:  Ohhhh!!  T’as couché avec? 

Loulou:  Beeeen…… oui!

Nitouchka:  Et………….?  Tu lui as dit?

Loulou:  Ben……… Noooon!

Nitouchka:  Condom?

Loulou:  Ben là!  Franchement………

Nitouchka:  J’sais ben mais tsé comment chus mère poule!  Ça valait la peine au moins?

Loulou:  Franchement?  Super!!  Gentleman le monsieur.  J’ai rien à dire!  Il m’a collée toute la nuit, m’a fait le café le matin, a soigné ma gueule de bois aux aspirin et est venu me reconduire chez moi.   C’était cool, relax et je suis rentrée chez moi prête à ranger ce moment dans le tiroir des bons souvenirs.

Nitouchka:  Cool.  Mais pourquoi t’as honte?

Loulou:  Ben……… j’y ai pas dit.

Nitouchka:  Ben là!!!  Penses-tu franchement que je te jugerais là-dessus.  Tu as fait ce que tu devais faire:  t’as mis un condom, tu n’étais pas en crise, tu prends du Valtrex et en plus, il est un homme (il faut savoir que le risque de transmission de la femme vers l’homme est beaucoup plus faible que l’inverse).  Tu connais ma position là-dessus!  Il a plus de chance de gagner au 6/49 que d’avoir attraper l’herpès.  Vous étiez chauds, c’est sans lendemain.  Des risques tu en cours autant que lui.  Voilà!  No reason to be ashamed!

Loulou:  Je le sais et je partage ton opinion aussi.  Mais l’affaire c’est que je ne pensais pas qu’il me rappellerait.  Mais il l’a fait.  Et j’avais envie de le revoir.  Et on s’est revu.  Hier.

Nitouchka:  oh!?…….

Loulou:  ……….

Nitouchka:  Tu as recouché avec sans lui dire.

Loulou piteuse:  Hum! hum!  ……… J’ai ben essayé de lui dire.  Je passais mon temps à aller au toilette pour me faire des meetings de motivation mais chaque fois que je sortais de la salle de bain, le  courage que je pensais avoir rassemblé arrivait même pas à passer le cadre de porte.  Misèèèère!!!   Là je pense rien qu’à ça.  Je sais qu’il va rappeler.  Je sais qu’on va se revoir.  J’ai le goût de le revoir mais…….Pffff!   Je suis épouvantable. 

Nitouchka:  Loulou rassure-toi.   Je te comprends tellement.  Mais TELLEMENT!!  Ça fait toujours mal de devoir dévoiler notre petit secret!  Ça coûte cher.  Je le sais, tu le sais!  C’est comme se lancer d’un avion, sans parachute, en sachant que la seule chose qui peut atténuer la chute c’est un tas de marde!!  L’enfer mon p’tit minou!  N’importe qui hésiterait à sauter!  Par contre, dès que tu en as l’occasion, décharge toi de ton petit singe.  Plus tu attends pour lui dire, plus ce sera difficile.  Faut que tu lui dises!

Loulou:   Je sais.  Je le sais tellement.  Mais avec déjà deux strikes, j’ai l’impression que le bout de la manche vient de me pogner dans l’engrenage mortel du scénario d’horreur!

Mon amie Loulou et moi on s’est fait un petit peptalk mutuel pour l’aider à plonger la prochaine fois que Monsieur Gentleman lui ferait signe.  D’une part, on s’est entendues sur le fait que c’est bien pire d’être pris avec son secret que de le partager.  Et plus on attend, pire c’est.  Une rage de dent multipliée par 10 chaque fois qu’on remet ça à plus tard.  Un court bilan de toutes les fois où on a eu à le dire a suffit pour conclure qu’on se sent tellement plus légère après. 

D’autre part, M. Gentleman, on en était convaincues, n’était pas pour  lui faire une scène et la traiter de tous les noms.  Pas un gars qui te coule un café et te grille deux aspirines le lendemain de ce qui a tous les traits d’un one night. 

Monsieur Gentleman a rappelé.  Loulou avait eu le temps de mémoriser la Bible, de solidifier son courage et de faire la preuve qu’il ne sert absolument à rien de cacher quoi que ce soit à ses amies.  L’union fait la force qu’ils disaient et c’est tellement vrai. 

Devant une tasse de thé Loulou a dévoilé son secret comme on régurgite une livre de clous.  Ça faisait mal et elle lui a dit. Monsieur Gentleman a été surpris bien entendu mais fidèle à ce qu’on attendait de lui.  Il a posé des questions et cherché à comprendre ce qui lui était inconnu.  Il a remercié Loulou de sa franchise, l’a saluée pour son courage et a reçu sa vulnérabilité comme une marque de confiance.

 Ils ont eu une conversation très sincère, une conversation qui dépassait le niveau superficiel, comme rarement on peut en avoir avec des gens qu’on connait si peu.  Loulou lui a dit que c’était sa réalité, qu’elle vivait relativement bien avec mais que le choix de l’accepter ou non, lui revenait à lui et qu’elle le respecterait, quel qu’il soit.  M. Gentleman a été soulagé, elle l’a bien vu. 

Même si elle aimerait bien qu’il le fasse, Loulou ne s’attend pas à ce qu’il rappelle.   Elle le sait.  Ça se sent ce genre de truc.   Monsieur Gentleman, c’était implicitement clair depuis le début, ne cherchait pas une relation sérieuse. 

Mais ce qui est bien dans cette histoire c’est que Loulou a réalisé que, quoi qu’il puisse décider, Monsieur Gentleman n’a pas le pouvoir de la rejeter.  Quoi qu’il arrive, son choix se limite à accepter ou non l’herpès.  Il n’a pas le pouvoir de changer qui elle est et ce qu’elle vaut.  Ce choix, lui appartient à elle.

Et j’ai pensé à cette citation d’Eleanor Roosevelt et je me suis presque réconciliée avec l’herpès:   “No one can make you feel inferior without your consent.”

Messieurs, me prend l’envie aujourd’hui de réaliser un de vos fantasmes.  Calmez-vous et rangez votre gallon de KY et vos Kleenex, je ne vous ferai pas cadeau d’une histoire de trip à trois ou tout autre récit scabreux.  Je vais plutôt vous offrir l’accès à un territoire interdit, une chasse farouchement gardée qui vous est de tout temps interdite. 

Je ne sais vraiment pas ce qui me prends aujourd’hui mais, pour un court moment et un tout petit extrait, je vais vous donner accès au sacro-saint temple de ……… La Conversation Féminine! 

Oui messieurs, on le sait que vous avez tous un jour ou l’autre rêvez d’être un petit oiseau pour venir écouter ce que ça se racontent des filles quand elles sont entre elles.  Vous faites bien parce que c’est sacrément édifiant. 

Les sujets sont variés mais comme nous connaissons vos limites centres d’intérêts, j’ai sélectionné parmi vos préférences.  Vous ne pourrez pas dire que nous n’avons pas à coeur votre plaisir.

Dans l’extrait qui suit, les noms ont été changés afin de préserver l’anonymat des protagonistes.  Les ils, comme les elles. 

INTÉRIEUR.  SOIR.  Le Salon

Mimi, Sissi et Lili discutent bout de gras.  La télévision fonctionne en sourdine.  La bouteille en est à ses dernières gouttes.  Il s’agit peut-être de la deuxième.  Voire même de la troisième.

Lili :  Bla bla bla bla……..

Sissi : Bla bli bli bli…. Ah! Ah! Ah!

Mimi regarde le fond de son verre approcher dangeureusement:   Ça me fait d’ailleurs penser…….. Ça faisait un méchant bail que c’était pas arrivé mais cette semaine j’ai fait une pipe de la mort.    Osti que c’était bon!   Je sais pas vous autres mais dans mon palmarès des actes sexuels, la pipe se situe dans le top trois.  Sérieux, quand t’as le goût et quand elle est reçue avec délectation, une pipe c’est méga turn on.

Sissi:   Mmmmmm!  Ouiii! Ouiiii!  J’en veux!  J’en veux!

Lili:  Moi j’ai développé une technique infaillible pour la pipe. 

Sissi et Mimi:   Raconte.

Lili joignant le geste à l’explication:  J’utilise ma main comme une extension de ma bouche.  Vous voyez, même lorsque ma bouche ne touche plus sa queue, la sensation demeure et l’heureux ne se rend même pas compte de ce qui lui arrive.  Il a l’impression de se faire bouffer par deux grosses lèvres géantes.

Mimi:  Le summum en effet.  J’emploie une technique similaire.  Il faut mettre ben de la salive pour que tout se lie dans un ensemble juteux et chaud.

Lili:  Exact!  Ben de la salive pour que la main glisse comme une grosse paire de lèvres supplémentaires. Succès garanti.  Pis en plus, l’astuce avec cette technique c’est que lorsqu’il vient, tu peux recracher discrètement le sperme dans ta main sans que monsieur n’y voit rien.

Sissi :  Ah ouin?  Mais tu fais quoi avec après?

Lili :  Je le mets dans un Kleenex.

Mimi :  Ah! …… Moi j’avale. 

Lili : J’pas capable.  Y’a rien à faire ça me lève le cœur.

Sissi :  Non non!  Moi aussi j’avale.  C’est ben moins dégueux à part ça.  Quand tu le recraches le goût te reste dans la bouche forever.  C’est ben pire. 

Lili : Ah non!  J’pas capable.

Sissi :  Le truc c’est de t’arranger pour qu’il te vienne loin dans la bouche, pratiquement dans la gorge.  Une p’tite gorgée pis t’as rien senti, rien vu, rien gouté.    Quand tu le recraches ça se ramasse sur tout ce que t’as de papilles gustatives pis on s’entend tu que c’est pas bon!?  Mettons qu’y’en a qui goûte moins que d’autres mais quand même, c’est pas bon!

Lili et Mimi :  Ouais! Ouais! En effet.  Pas la haute gastronomie.

Sissi :  Remarque que ça doit pas être meilleur pour eux-autres….

Mimi :  Non!  J’pas d’accord.  J’dis pas qu’on goûte la tire d’érable mais quand même, on goûte 100 fois meilleur qu’eux.

Sissi :  beeeen…… y’en a qui sont amères chus sure!

Mimi :  Oui c’est vrai que des fois c’est plus tough que d’autre.  Mais avoue que lui faire une pipe quand il vient juste de te pénétrer et que t’étais toute mouillée ça se compare en rien à avaler un load de sperme amer.

Sissi :  Ah oui!  Ça c’est cochon manger une queue qui vient de te ramoner!

Mimi :  Ouiiii!  Surtout lorsque  c’est langoureux et pas trop rapide.

Lili :  Ah oui!  Y’a tu d’quoi de plus plate que de faire une pipe à vitesse grand V.  (mimant la pipe à haute vitesse) Ah Ah Ah Ah Ah!  C’est ben juste si t’as l’impression de la sentir passer dans ta bouche!  Les dents accrochent partout!  Ah s’ti qu’j’hais ça!   Avec Coco c’était d’même!  Ça m’énarvait!

Mimi :  Moi non plus j’aime pas ça.  J’aime ça langoureux.  Jusqu’à  la fin.  D’ailleurs avec Roro cette semaine, c’était de même.  Quand il m’a gémi  “ouiii!  Comme ça” c’était le rythme parfait!  Juste assez lent, juste assez vite.  Le summum de la pipe!

Sissi :  Exactement!  C’est comme pour le cunnilingus!  Y’a tu d’quoi de plus énervant que de se faire manger et là, quand le gars a finalement  le tempo parfait, la langue à la bonne place et que tu lui fais savoir qu’y'est right on the spot……………. y se met à s’énerver pis y te lèche comme si sa vie en dépendait.  Relaxe ciboire!!  J’viens de te dire que c’était ça mon homme!  Pourquoi tu passes en cinquième vitesse?

Mimi :  Ouiiiiiii!  S’ti que c’est vrai!

Sissi :  Non mais c’est quoi l’affaire. Si je te dis  “Oui! Oui! Comme ça!  C’est bon!”  C’est parce que j’aime ce que tu me fais dret là.  C’est bon ça veut pas dire plus vite me semble!  Accèlere pas ciboire!  Tout est à recommencer après.  Retour case départ!

Mimi :  JE SUIS PAREILLE!!!  Autant j’hais donner des pipes bioniques, autant j’hais recevoir des cunni de lapin!  Momo y’était de même quand ça lui tentait pas de baiser.  Il me faisait des cunni express pour se débarasser de moi.  Cibole, oublie ça.  Quand je me fais lécher comme une crème glacée qui fond, ça me turn off ben raide! 

Sissi : Prends ton temps chéri!  De toute façon,  une fois que je suis venue, c’est pas une raison pour arrêter.  Je vais revenir encore!

Mimi :  ah ouin?  Chanceuse!  Arrives-tu à éja……..

Lili pointant la télé :  Check c’est chose là!

Sissi :  Ah oui!  C’est quoi son nom déjà?

Mimi :  Ouiiii!  Le gars qui bla bla bla

Lili :  Bli bli bli

Sissi :  Ah! Ah! Ah!  Blo blo blo……………

 Ainsi va la vie et ses petits moments impromptus.  Messieurs ne me remerciez pas pour cet extrait du monde interdit.  Ne faites que parfaire votre technique du cunnilingus et on vous en sera éternellement reconnaissantes!  À bon entendeur………

Je vous avais promis une histoire de sexe.  C’était pour vous apâter.  En fait, c’est une histoire de haine et d’amour.  De haine envers le grand H.  D’amour envers le grand A.

Il est cher à mon coeur depuis longtemps.  Très très longtemps.  Bien avant que je ne rencontre le coloc.  Bien avant que la vie ne me balance son lot d’expériences et quelques rides.

Et le revoilà.  Il est marié.  Rien n’est parfait dans ce bas monde.

Il est venu chez moi, une première fois.  Chastement.  Mais lorsque sa tête s’est nichée sur mon épaule et que nos corps se sont accrochés l’un à l’autre dans un aurevoir, j’ai senti la muraille trembler.

Puis une deuxième fois.  Moins chastement.  Sur le pas de la porte, nos lèvres se sont reconnues.  C’était comme si les vannes d’un vieux barrage cédaient.  J’ai su que le torrent ratisserait large si je n’endiguais pas immédiatement ce flot violent.

Mais il est revenu une troisième fois.  Et j’ai sombré dans les abysses du désir.  Aucune digue ne pouvait plus retenir ces eaux dormantes soudainement libérées.  Ma volonté et mes principes ont été emportés.

Bien entendu, mon petit coloc me regardait, amusé:  “Et dis-moi Nitouche, tu fais quoi maintenant?”

Moi:    J’ai la situation bien en main t’inquiète.

Coloc:   C’est évident.  Une fille nue dans un bain avec un homme, tout aussi nu, c’est l’image parfaite du contrôle.

Moi:  Ta gueule!

Je ressemblais à une Nitouche qui n’a rien de sainte.  Nue, me noyant dans la mousse et le vin et l’assurant que je ne coucherais pas avec lui.  Pitoyable.

Mais Lui: Ça me convient parfaitement.  Je ne suis pas pressé.  Aujourd’hui, demain, à l’Halloween, ça se présentera c’est tout.

Et il m’a attirée à lui, lovant mon corps au sien.  Devant ma résistance à l’abandon il a rigolé:

Relaxe Nitouche.  Tu sais que si tu veux me parler de ta Chlamydia je vais comprendre.

J’ai ri juste un peu trop fort.  Juste une seconde trop longtemps.

Nous avons noyé nos corps et leurs plaisirs sans jamais toutefois mélanger nos fluides.  C’était divin.  C’était souffrant.

Lorsqu’il a quitté je savais qu’il me fallait sauter du navire mais ma volonté était une guimauve grillée.  J’ai passé en revue mes beaux principes sur les hommes mariés mais je savais pertinemment que si ça n’avait été du coloc, j’aurais plongé à corps perdu dans sa galère.

C’est là qu’Ametys m’a ramenée à la raison.

Puis il est revenu.  Une quatrième fois.

C’était contre toute raison mais juste une fois, une seule fois, je souhaitais m’y laisser couler.

Je me devais de l’introduire au coloc.

J’en ai été incapable.  Parce que de tous les rejets, le sien aurait été trop douloureux.  Je n’ai pas su assumer.

C’est là que je l’ai détesté.

Je me suis cachée derrière mes principes, prétextant que cette situation risquait d’être trop douloureuse, que mes attentes surpassaient les siennes.  Que je l’attendais depuis si longtemps que je ne pourrais jamais me résoudre à une si infime partie de lui.

Le pire c’est que c’est vrai.

Mais l’encore plus pire si ça se trouve, c’est que je sais pertinemment que sans l’herpès, j’aurais sauté dans cette galère malgré la certitude de m’y fendre le coeur.

L’herpès a fait ce qui se devait.

Je devrais lui dire merci sans doute.  Mais je ne l’aimerai jamais pour autant.

$ 11 600 C’est le montant de la facture pour avoir omis d’aviser sa conjointe qu’il avait l’herpès.   Ainsi en a décidé monsieur le Juge.

On m’a fait le coup une fois sans que je l’attrape.  Mais la deuxième fois par contre, j’ai eu moins de chance et je tends à croire que Monsieur n’était pas si innocent face à sa situation!

Mais de là à le poursuivre, je ne sais pas.  Je suis drôlement mitigée.  D’une part, je suis d’avis qu’il est juste et honnête d’aviser notre partenaire de la situation.  C’est une question de respect.

Mais il y a réellement des gens qui considèrent l’herpès comme un mal banal.  Je connais une femme qui s’est effondrée de rire lorsqu’elle a su qu’il existait des groupes de soutien pour les gens souffrant d’herpès.  Pourquoi pas un groupe de soutien pour gens souffrant de rhume hivernal, a-t-elle ironisé.  Pour elle, l’herpès se compare à une grippe.  Elle fait une ou deux poussées par année et pour elle, ce n’est pas pire qu’un mal de tête.  Pourrait-on alors qualifier son geste de criminel ou d’irresponsable si elle n’en parle pas à ses partenaires?

Je ne pense pas ainsi mais je ne crois pas non plus qu’elle ait complètement tord.  Si on doit absolument aviser notre partenaire qu’on a l’herpès sous peine d’être poursuivi en justice, ne devrait-on pas alors aviser ces mêmes partenaires des risques encourus lorsqu’on souffre d’herpès labial?  Le risque est le même, ou à tout le moins, similaire.

Dans mon cas, je n’ai jamais de lésion (je touche du bois).  Après ma primo j’ai fait 2 récurences et après, je n’ai plus jamais rien eu.  Alors si je choisissais de ne pas aviser mes éventuels partenaires sous prétexte que l’herpès est d’une banalité déroutante dans mon cas et que par conséquent, l’herpès EST banal dans mon échelle de valeurs, pourrait-on me condamner pour ça?

La médecine ne nous aide pas non plus.  Lorsque nous allons passer des tests pour les ITS, jamais il n’est fait mention de l’herpès.  Aucun test, aucune mise en garde, aucune explication sur la possibilité d’en être infecté  ou non.  C’est le néant total.  Bien des médecins d’ailleurs ignorent bien des choses au sujet de l’herpès.  Tous les tests sont négatifs?  Allez et baisez en paix!  Peut-on après être condamné pour banaliser un virus que les médecins eux-mêmes, de façon générale, considèrent si peu.

Je suis contre la dissimulation, qu’on s’entende bien.  Je suis contre le fait que ce monsieur ait caché son état à sa conjointe et je suis convaincue que cette femme subit de réels dommages psychologiques à cause de cette expérience.

Mais va-t-on se mettre à poursuivre tous les hommes qui trompent leur femme sous prétexte que ces dernières subissent ,de par les agissements de leurs conjoints, des dommages permanents à leur estime d’elle-même et à la confiance qu’elles n’ont plus envers les hommes?

L’herpès n’est pas une maladie mortelle , c’est une maladie honteuse.  Uniquement.  Et la honte se transmet de bien d’autres façons que dans la culotte.  Devrait-on punir tous les transmetteurs de honte?  Nos tribunaux n’arriveraient plus à fournir. 

L’herpès ce n’est ni le sida, ni l’hépatite C, ni le H1N1.  On meurt de la grippe.  On meurt même de la varicelle.  Mais pas de l’herpès.  Pourquoi condamner Georges d’avoir transmis un petit bobo alors qu’à côté, Antoine a transmis la grippe à Rita qui en mourra et ce, en toute impunité.

Je suis contre la dissimulation.  Mais je suis aussi contre ces jugements qui ouvrent des portes sur l’abus.

Vous connaissez la fille au bureau qui emmerde toujours tout le monde à raconter ses rêves comme s’il s’agissait du nouveau Spielberg!?  Et bien, je ne suis pas elle mais là, faut que je vous raconte les dernières folies oniriques de mon inconscient.

C’est pas le rêve où l’on vole comme un oiseau ni celui où, pourchassé par des méchants, on ne peut bouger, comme pris dans des sables mouvants, ni ce dernier où l’on tombe dans le vide et où on se réveille juste avant de percuter le sol.

Non!  En fait, ce n’est pas le rêve comme tel qui m’a d’abord marquée mais plutôt le sentiment de colère intense qui m’accompagnait à mon réveil.  Vous auriez du me voir l’air bête à 7h du matin.  Une chance que c’était dimanche!   Il est clair qu’un rêve ayant autant d’impact sur l’émotif ne peut pas être vide de sens alors après avoir boudé mon chat, la vie et ce merveilleux soleil matinal dans mon lit pendant plus d’une heure, j’ai décidé d’ouvrir ma fenêtre psychique et d’y jeter un œil. 

La scène se déroule dans ce qui semble être une cuisine d’appart ben normal.  Je suis assise à table avec deux hommes et on joue au poker.  L’homme à ma gauche est mon ex (celui qui m’a donné l’H, que je réalise en relisant mon texte) et il aurait bien pu ne pas y être car son rôle en est un de figuration (peut-être pas tant que ça finalement!).  L’autre homme, par contre, m’est inconnu mais je ne l’aime pas.

Arrive le temps de la dernière main, celui qui gagne remportera la cagnotte bien cachée dans l’enveloppe près de moi.  Le tout se passe très vite.  L’Étranger me dit que les règles ont changées, nous passe à chacun une vingtaine de cartes et me dit que nous devons y choisir notre main.   Je scan mes cartes pêle-mêle que je tiens avec difficulté et là, je la vois, je la tiens … La Flush Royale.  Oh bonheur!  Pas tant pour l’argent que pour la réalisation de la perfection.

C’est là que tout fout le camp.  L’Étrange me vole deux cartes, m’explique que c’est ça les règles, mon ex pige aussi dans ma main, je panique!  Vient mon tour de piger dans leurs mains mais mes cartes royales ont disparues.  Là, je capote, il me manque ma dame de pique que je cherche partout, je chiale, je ne comprends pas que l’on puisse changer les règles ainsi, à la fin d’un jeu et la colère monte en moi comme  un tsunami.  Je trouve enfin ma dame de pique, dans le paquet de pige du milieu, celui où selon Étrange, on ne peut piger.  Il dépose sa main sur la table, mon ex en fait de même et ils me regardent, attendant de voir la mienne.  Je les regarde, baisse  ensuite les yeux sur mes cartes mais n’y vois rien, la vision embuée de colère, jette le tout sur la table et sort en claquant la porte.  Je me réveille.

 Quand j’y repense, je réalise que je ne sais même pas ce qu’ils ont joué.  J’aurais probablement très bien pu les battre car parmi toutes ces cartes que j’ai jetées se trouvaient plusieurs as et autres bonnes figures.

 C’est bien moi ça!  Plutôt que de jouer avec la main que la vie m’a offerte et d’essayer d’en tirer profit au maximum, je rêve de la perfection, de l’improbable, n’y arrive pas et abandonne la partie avant la fin. 

Il y a des songes comme ça des fois qui nous placent devant un grand miroir et si on prend le temps d’y réfléchir, d’analyser un peu, de grandes vérités sur notre psyché nous sont révélées. 

Personnellement, je préfère le strip poker et les rêves qui se terminent par une suite de contractions musculaires intenses laissant au rêveur (moi de préférence) un sentiment d’apaisement profond.  Au diable l’introspection !

Vous savez, y’a des choses encore pire que l’herpès.

Des tares qui ne se soignent pas avec des médicaments.

Celles qui font rire tout le monde.

Celles dont on a honte toute sa vie.

Celles qui finissent toujours pas se montrer et qu’on ne peut cacher au creux de sa bobette!

Je vous la montre et me dévoile encore davantage….

Tare-1

***Je sue du nombril !*** :?

Pour preuve: un détail de cette photo prise cet été où on voit bien ma jolie taille et la tache de mon nombril suintant sur ma camisole…

Et bien que j’ai à ma défense une journée de canicule d’environ 40 degré, je tiens à remercier ma chère amie Amétys qui s’est éclatée de rire en remarquant ce détail humide, me foutant du coup le complexe du nombril !

Faut que j’vous dise, le nom de Bobette ne m’est pas venu juste comme ça!

Non, non… Ça fait des années que je suis affligée de ce surnom, un peu avant que je partage la bobette avec le coloc, ce qui devait être un signe prémonitoire! Pis j’avoue que j’ai pas mal honte de vous raconter le contexte de la chose mais après le témoignage de Nitoucka, je me suis dis bien pourquoi pas. Si elle peut être aussi honnête, je le peux aussi!

Mais on ne divulgue pas ce genre de truc sans préliminaires et à ma défense, il faut que je vous dise que j’avais pris une sacré brosse! Tellement grosse que ce jour là, je me suis juré que plus jamais je ne laisserais mon taux alcoolémie dépasser celui de mes globules rouges.

Alors j’y arrive. Tenez vous bien!

C’est si honteux que même mon clavier en rougit!

J’étais à Montréal dans un party évidemment trop bien arrosé. Tous mes partenaires de boisson étaient K.O. sauf un…

Dans l’appartement, on pouvait entendre les mouches voler et les corps morts ronfler. Le party était au neutre complet et il n’avait tellement plus rien à en tirer que j’eus l’idée d’aller prendre un verre en quelque part, question de continuer la beuverie!

L’idée sembla bien plaire à celui qui tenait encore debout et c’est tout en clopinant que nous nous sommes dirigés vers le débit d’alcool le plus près.

Mal m’en prit! C’est au tout premier verre que mon foie amoché décida qu’il en avait assez et qu’il retournait tout ce que j’avais pu imbiber au cours de la soirée. Avec le peu de lucidité qu’il me restait je me suis précipitée dans la toilette la plus proche, en prenant bien soin de retirer mes escarpins et ma mini jupe foudroyante, afin de ne pas entacher mon image…

Non mais……….Vous ne pouvez pas dire que je ne suis pas prévoyante!!!!

Toujours est-il que j’ai passé quelques longs moments à caller l’orignal la tête au fond de la cuvette, la jupette bien à l’abri des éclaboussures! Et ce n’est que lorsque Bill eut fini sa crise que j’ai pu me relever. Je me suis regardée dans le miroir, je bien pris soin de me débarbouiller, de retoucher mon rouge et de remettre mes escarpins……. Ouff, ce que j’étais beurrée!

Je sors… Un beau gentleman m’apostrophe aussitôt. Faut dire qu’à l’époque je pognais dare-dare!!!

En tout cas, le mec me dit : Heille!!! T’aurais pas oublié quelque chose?

Et moi de lui répondre dans un français amoché… Pffffttttt…..Baaaaa…..Nooooon, t’es tu malaaaade, stie?…

Non mais regarde toi! S’écria t-il en baissant son regard vers le plus intime de moi-même.

Ouch! J’avais oublié LA FROUDROYANTE… Sacrament!?!………….

……….. J’étais ressorti de la salle de bain en oubliant de me remettre la jupette, dévoilant à tous ma bobette de dentelle élimée…

Et le mal fût fait…

Le restant du party, qui n’avait pas manqué la scène, s’éclata d’un rire qui fit tourner toutes les têtes en ma direction…

Je vous jure que l’alcool qui restait en moi s’est évaporé à la chaleur grimpante de mon corps et que j’ai dégrisé net-fret-sec en me précipitant dans la pièce ou je retrouvai ma petite jupette près de la cuvette qui semblait, elle aussi, arborer un large sourire….

Et depuis ce jour –merci à mon pot de brosse – le nom de Bobette me colle au cul!

Vous savez tout, maintenant, de mes dessous intimes!

Je ne sais pas si c’est la vie qui m’a fait un pied de nez ce jour là ou si, prévenante, elle me disposait à accueillir ce cher coloc.

C’était il y a longtemps, quelque part dans une autre vie,  j’avais 25 ans.  C’était six ans après le début d’une relation qui battait de l’aile et qui tardait à rendre son dernier souffle. 

Il était dans la salle de bain, je le voyais du coin de l’oeil observer son pénis.  Je me suis approchée et j’ai vu la lésion.

- Qu’est-ce que c’est?

- Rien.  Je me suis coincé le pénis dans ma fermeture éclair.

Bien que n’étant pas dotée d’un tel organe à organiser dans ma culotte lorsque je la remontais, je pouvais quand même figurer que selon l’emplacement qu’elle occupait, cette lésion n’avait pu être causée par un geste maladroit.

- Ben là!  Franchement!  Prends-moi pas pour une idiote!

- …..

-  C’est quoi?

- …..

- C’EST QUOI?????

- L’herpès.

- L’herpès?

- …..

- L’HERPÈS?  Et c’est maintenant après 6 ans que j’apprends, par le plus pur des hasard, que tu as l’herpès?  ALLO????  Ça sort d’où ça?

- Ça fait des années que j’ai ça.  Bien avant de te connaître.

- Bien avant de me connaître!?  Et ça ne te tentait pas de m’en faire part?  Me semble que ça me concerne un peu non?  De quel droit tu m’as caché ça?  DE QUEL DROIT??

- Écoute, as-tu pensé deux minutes que je n’avais peut-être pas envie de te le dire?  Que j’étais gêné?

Je ne vous dis pas le sentiment de colère qui m’a envahie.  J’avais l’impression d’avoir été volée.

- GÊNÉ??????  Mais on s’en fout de ta gêne!  Assume mon homme!!! C’était à MOIde décider si je voulais courir ce risque!  C’était MON CHOIX et tu l’as fait à ma place sans même me consulter!!!  DE QUEL DROIT?????

- J’ai toujours fait attention!

- JE ME FOUS DE CE QUE TU AS PU FAIRE!!!  C’était à moi de choisir.  MOI! MOI! MOI! 

J’étais flabergastée.  Pour moi l’herpès était la pire des ITS après le VIH parce que c’était celle qu’on devait traîner avec soi toute sa vie.  Comme un boulet.  Une condamnation.  Je me rappelle le sentiment de trahison que j’ai ressenti.  Six ans de dissimulation.  De mensonge.  Mon conjoint de six ans ne m’avait jamais dit qu’il avait l’herpès, ne m’avait jamais offert le loisir de choisir si je voulais courir le risque d’être contaminée.  Et ça revenait toujours à ça; le choix que je n’avais pas eu.  Choisir en connaissance de cause.  Informée.  Éclairée.  Il se l’était gardé et m’en avait privée.

Ce fût les dernières miettes de courage dont j’avais besoin pour mettre fin à cette relation qui de toute façon, se mourait déjà.

C’est près de dix ans plus tard que le coloc est revenu me hanter mais cette fois, c’est dans ma chair que le zipper allait à tout jamais laisser sa morsure.

Et le souvenir de cette journée est remonté à ma mémoire, très vif.  Comme s’il s’était tapi à l’orée de mon inconscient, prêt à ressurgir à ce moment bien précis qu’il semblait attendre depuis toujours. Depuis ce jour.  Comme s’il avait été forgé uniquement pour m’accompagner dans cette expérience qui, selon cette logique, était destinée à arriver.

Je me suis bien demandée pendant un court instant si ce n’était pas la vie qui me punissait d’avoir été si peu compréhensive envers mon conjoint de l’époque, si incisive.  Mais plus que n’importe quelle complainte où j’aurais pu facilement m’enliser, ce souvenir a fait naître en moi, de façon instantanée,  la conviction que jamais je ne priverais quelqu’un de ce choix. 

Et je me demande encore aujourd’hui si ma conviction aurait été aussi profonde si je n’avais pas vécu ce moment.

Bon, j’allais, pour le grand plaisir de tous, vous raconter plus en détails mon aventure cubaine, mais je me ravise.  Il y a encore, de nos jours, certaines choses qui doivent rester secrètes.

Bon bon, si vous insistez mais il faudra vous contenter de peu.

C’est bien lui qui m’ait choisie et non l’inverse.  Je n’étais pas trop intéressée au début.  Principale raison des 4 jours de travaux forcés.  Il y a aussi l’herpès, ce cher ami, que je traîne comme une ceinture de chasteté et aussi, la conscience de me faire monter un bateau par un pro de la cruise.  Je me protège!  Mais de quoi?  Du plaisir d’une baise?!

Donc, poursuites, sérénades, regards langoureux, massage de pieds en cachette sur la plage, salsas lascives à la disco, discussions passionnées sur la situation et quelques baisers, bien sûr!

J’aurais pu partager mes draps plus tôt mais sans le savoir, ce prélude à l’amour allait devenir le meilleur souvenir de mes vacances.  Enfin, il arrive ex æquo avec les 3 derniers jours.  En ces temps modernes, on passe souvent trop vite au lit et on oublie les plaisirs de la séduction.  Ces plaisirs que l’on manque tant quand la relation s’installe dans le quotidien.

Pour ce qui est des 3 derniers jours, il ne faut pas oublier que Cubanito travaille jusqu’à 23h et reprend du service à 8h.  Je ne sais pas comment il fait, étant moi-même une vraie marmotte, mais il ne manque pas d’énergie.  Sauf que quand il dort, il dort.  Un vrai roc!  Enfin!

Bien sûr, je l’ai informé du coloc.  Pas facile mais pas si dur non plus une fois que le moment est venu.  Je n’aurais pas pu faire autrement, j’en suis incapable.  De plus, j’entendais déjà les commentaires de Bobette et de Nitouchka et je me voyais mal affronter leurs reproches à mon retour.  Donc, je l’ai dit et ça a bien passé!

Dans l’esprit de dédramatisation et de libération, j’en ai même parlé ouvertement à un (nouvel) ami qui nous accompagnait.  Célibataire de sa personne, le seul autre du groupe, on se faisait un devoir sociologique de partager l’information recueillie lors de nos activités nocturnes.

Alors, un bon midi, cuba libre à la main, je me suis dit que tant qu’à parler de nous et de nos relations manquées et manquantes, aussi bien y aller franchement.  Et lui de répondre, après quelques questions et éclaircissements sur le sujet: Ben tu sais, on à tous notre petit problème qui nous complique les relations.  Simple et tellement véridique.

Avec tout ça, j’ai faillit à ma tâche principale: distribuer des cartes d’affaires à l’aéroport.  À l’allée, j’étais trop gênée et au retour, trop brulée pour même y penser.

Je devrais peut-être y retourner!

Bonjour à tous!  Comme Bobette vous l’a mentionné récemment, j’ai été bien occupée ces derniers temps.  Des trucs à faire, genre retourner mon lit chez Ikea mais aussi faire ce que je n’avais pas fait depuis des lunes; un blind date.

Depuis que j’ai ouvert ma fiche sur un site de rencontre, j’ai eu quelques invitations que j’ai refusées, trouvant toujours un petit quelque chose de gossant chez Monsieur en question.  Après quelques temps, force m’a été de constater que c’est pas de même que j’allais rencontrer un amoureux alors j’ai décidé de me lancer à l’eau.

Comme il faut bien commencer quelque part, j’ai simplement accepté de rencontrer le premier M qui semblerait présenter un certain potentiel.

Le souper était pas mal alors j’ai aussi accepté l’invitation de prolonger la soirée par une petite marche digestive.  Ne vous inquiétez pas, l’endroit était achalandé et en route pour m’y rendre, j’ai téléphoné à Cousine pour l’informer du dernier endroit ou on m’aurait vue vivante en cas de disparition.  Juste au cas!

Alors on jase tout bonnement et M me fait part d’un fait important.  Par souci de confidentialité, nommons-le problème A.  Face à son honnêteté, j’ai eu envie, un court instant, de lui dévoiler aussi mon problème H.  Non mais c’est donnant-donnant que je me dis et considérant ce qu’il me raconte, il sera sûrement compréhensif.  En plus, ce sera une bonne pratique pour moi car il faudra bien le faire un jour ou l’autre…

Mais comme j’ai une bonne écoute (et un filtre ISO 9000), je laisse M se raconter et tout en discutant, je prends conscience de traits de personnalité B et C, des situations D et E, le tout, venant s’ajouter aux caractéristiques physiques F et G.

Un gars ben correct, une soirée agréable mais tellement pas le M qu’il me faut!  Et dire que j’ai failli dévoiler mon secret à un pur étranger…  Enfin!  La glace et brisée.  Au suivant!

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

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