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C’est une journée triste, il pleut, je me sens full SPM… Ma tête est pleine; ça déraille un peu, je n’ai pas le contrôle de ma vie… De toute façon, je n’en veux plus du contrôle, y’en a mare…
J’ai juste envie de prendre les choses telles qu’elles sont, d’accepter les événements tels qu’ils viennent et de vivre avec les gens que je choisi, avec leurs qualités et défauts… Je suis définitivement dans une période de ma vie où les changements s’imposent… Je ne sais pas si c’est dû à la crise de la quarantaine mais ça fesse…
On se sait (au mieux) en plein centre de sa vie, que le sommet est atteint et qu’on arrive de l’autre côté de la pente… C’est glissant, hostie que c’est glissant… On a peur de débouler et de dévaler la pente jusqu’en bas plus vite qu’on ne l’aurait voulu…
Hier j’étais allé faire un tour chez mes parents, je pensais à tout ça, je regardais mes enfants d’un côté et mes parents de l’autre puis la sonnerie du téléphone s’est faite entendre. C’était mon oncle. Je l’aime beaucoup mon oncle… Il téléphonait pour nous apprendre une bien mauvaise nouvelle: ils ont découvert qu’il a des taches au cerveau, possiblement un cancer. Il se fait opérer cette semaine, on en saura un peu plus après.
Je lui ai parlé… Mais qu’est ce qu’on dit ?
On se fait rassurant, on dit que ça va aller, on parle des cas qu’on connaît, des gens qui s’en sont sortis en prenant soin de taire les autres… On rassure, on dit qu’on est là, qu’on envoie des ondes positives qu’on peut compter sur nous, nuit et jour…
Mais qu’est ce qu’on dit ?
Puis si le téléphone avait sonné et que j’avais entendu: «Ma vie est finie, j’ai pogné l’herpès, personne ne voudra plus de moi, je ne vaux plus rien, je ne baiserai plus jamais!»
Voilà ce que j’aurais dit: Y’a rien là… Get a life! Secoues toi les puces… Allume… C’est de la p’tite bière, du pipi de chat… La vie continue!
Mais je n’ai pas pu lui dire, non ça, je n’ai pas pu…
L’autre jour on a fait un sondage pour savoir ce que vous feriez si le ou la candidat(e) idéal(e) vous annonçait qu’il ou qu’elle avait l’herpès. On a eu beaucoup de réponses et les Jeannettes qui nous habitent ont adoré l’expérience!
Et maintenant qu’on sait que vous aimez ça vous autres aussi…. Bien, on récidive! On veut savoir!!!
Les filles du MPB on le crie bien fort : «On se fait un honneur de dire qu’on est porteuse avant de consommer!»
Facile….. Très facile à dire!
Mais quand vient le temps de l’annoncer, c’est une toute autre chose……. On n’a qu’à imaginer Nitouchka armée de shortcake aux fraises, sueurs au front!!!
Ou qu’à repenser à ma stratégie où il ne suffisait que de se concentrer à prononcer mécaniquement cette phrase, comme un texte appris : «Heuuuu….. J’ai quelque chose à te dire!»… Pour faire en sorte que notre interlocuteur, comme sonné par l’effet d’un coup de baguette magique, n’ait d’ouïe que pour les prochains aveux prononcés.
Je l’ai dit souvent cette maudite phrase…
Mais avais-je le choix ?
Je ne pense pas… Je crois que je l’ai toujours dite pour me protéger parce que ça aurait été pire dans ma tête de Miss culpabilité d’offrir ce cadeau pourri que de m’humilier en avouant la présence de mon hôte…
Et comme le hasard a fait que j’ai atterri sur la case «Tu auras au minimum une crise par mois», me semble que c’est évident qu’il était préférable que je le dise au cas ou la relation se développe. Je pense aussi que c’est dans la même optique que je l’ai toujours dit même pour une baise d’un soir…
Mais si j’avais été porteuse asymptomatique… L’aurais-je dis?… Aurais-je été aussi honnête ?
Je vous propose donc un sondage avec 2 situations : une ou vous êtes porteur sans symptôme et une ou vous avez régulièrement des crises…
Et, tant qu’a y être, je vous pose une autre colle… Le diriez-vous si vous avez déjà eu des feux sauvages, surtout en sachant que vous pourriez le transmettre dans la culotte de l’autre en lui faisant un petit cuni?
Je vous dirai ce que j’ai répondu plus tard… N’hésitez pas, le tout est anonyme et, si vous avez des commentaires, y’a pas de gène… Lâchez-vous lousse!
Avec ma prochaine date, c’est pas une discussion sur l’herpès qu’il faudra avoir mais plutôt sur mon autre maladie: l’indécision chronique.
Pour la prise de décision, faites affaire avec quelqu’un d’autre. Quoi que je suis bonne pour donner des conseils, pour peser le pour et le contre, pour le repeser et le soupeser, en livres, en kilos, en sacs de sable…
Ma tête est tellement pleine d’analyses qualitatives et quantitatives, de tableaux comparatifs, de budgets et de probabilités qu’elle n’entend plus mes tripes. En fait, elles ont elles-mêmes le mal de mer suite à ce brassage d’idées complètement inutile. La communication est coupée.
Le raisonnement devrait me permettre de prendre une décision éclairée mais il me désoriente plus que tout autre chose. Par peur de me tromper, je laisse souvent la vie décider pour moi et comme elle a mieux à faire, y’a pas grand chose d’excitant qui m’arrive.
En fait, quand l’occasion se présente, le processus recommence et j’en perds mes moyens… j’en perds aussi souvent l’occasion!
Faut juste que j’apprenne à réfléchir un peu (quand même), prendre une décision et vivre avec les conséquences. Ce qui, dans mon cas, est plus facile à écrire qu’à exécuter.
Faut vous dire que j’ai même considéré consulter un médium afin que ses cartes me disent quoi faire dans la situation problématique présente. J’ai rien contre l’idée mais quand on souffre d’indécision chronique, s’en remettre aux autres ne mène pas vers le chemin de la guérison.
Alors je mijote toujours. Je me suis donné un dead-line. C’est stressant! Soit je reste dans mon confort, en sécurité ou soit je me jette à l’eau, dans l’inconnu et je risque de me la péter d’aplomb.
Qui ne risque rien n’a rien. Qui risque trop…
Tout ça c’est de la faute à Marilou. Elle se plaignait de l’absence désolante de détails croustillants dans nos histoires à Amétys et moi. C’est vrai que la dernière histoire d’Amétys nous a tous un peu laissés sur notre faim mais de là à m’inclure, c’était assez pour gifler ma fierté.
On a beau être prude, on sait très bien que le sexe, ça vend. Et comme on est marketingting chez MPB, j’avais décidé de sacrifier notre légendaire pudeur pour la cause.
Mais calmez-vous immédiatement. J’ai bien essayé mais je ne crois pas être en mesure de vous écrire une histoire salace. Le cul j’aime le faire, j’aime en parler, mais quand vient le temps de l’écrire, la verve me ramollit.
En fait, ce qui m’a réellement inspirée ce n’est pas le cul mais la question soulevée par Marilou :
Est-ce que nos beaux mâles moldus (sans herpès) nous font l’amour avec autant de passion que si nous n’avions pas de coloc? Est-ce une barrière à l’abandon?
Je ne m’étais jamais posée la question. Mais quelle question ! J’ai eu envie de me la poser et d’y répondre.
Je ne peux pas parler pour les autres et surtout pas pour ceux qui me font ou m’ont fait l’amour. Pourtant, si je me fie aux hommes que j’ai connus post H, je peux affirmer que l’herpès n’a jamais été un frein à leur abandon. Au mien peut-être à quelques reprises, mais jamais au leur.
Même que, vous allez peut-être trouver ça étrange mais, j’ai souvent eu l’impression que la présence de l’herpès, loin de réduire leur ardeur, semblait plutôt la décupler.
Attendez, laissez-moi m’expliquer. Je n’ai pas fréquenté de psycho-weardo qui fantasmait sur des lésions d’herpès. Rassurez-vous.
En fait, c’est leur ardeur machiste que mon coloc a semblé éveiller chez mes partenaires. Comme si le fait d’avoir eu à m’ouvrir aussi intimement à eux, d’avoir dévoilé une fragilité que de prime abord ne laissait pas soupçonner ma personnalité, les avait séduits et confirmés dans le rôle de mâles protecteurs que tout homme aime à prendre (et qu’on a tendance à castrer parfois, jeeee l’avoue !!). Cette vulnérabilité insoupçonnée a semblé conforter leur vitalité masculine et c’est moi la chanceuse qui en ai fait les frais.
Entre la tendresse qu’ils ont mis à me rassurer par leurs caresses et le contrôle que je leur ai abandonné au lit, question de leur offrir le loisir de m’indiquer les limites que mon coloc leur imposait, je me suis trouvée très choyée et croyez-moi, des limites, je n’en ai vue aucune. Du moins, aucune dictée par mon coloc.
Je ne sais pas si ça y joue pour beaucoup et j’aurais tendance à croire que oui mais, lorsque j’ai reçu mon diagnostique d’herpès, je me suis promis une chose : Jamais je ne ferais de compromis quel qu’il soit sur ma vie sexuelle et affective à cause de l’herpès. Et jamais je ne permettrais à quiconque, en commençant par moi-même, de me traiter comme un bouton.
Alors est-ce que les hommes m’ont fait l’amour avec autant de passion qu’ils en auraient mis si je n’avais pas eu l’herpès ? Je tends à dire que oui.
Et malheureusement, je n’ai aucune histoire croustillante à vous donner en exemple. Désolée Marilou. Je croyais pouvoir y parvenir mais apparemment je vais devoir me rendre à l’évidence : J’ai le verbe prude.
Bon moi je suis comme Jeannette: j’aime ça savoir! TOuT sAvOiR!!!
Je lisais les commentaires de nos lecteurs et je réalise que bien des gens qui nous lisent ont aussi l’herpès. Mais il y a également ceux qui ne l’ont pas!
C’est à vous que je m’adresse.
Dites-moi, en toute honnêteté, sous le fameux couvert de l’anonymat, aux si compréhensives filles de MPB qui “en ont vu d’autres croyez-moi”, ce que vous feriez devant la situation suivante:
Vous êtes célibataire. Vous rencontrez finalement le match presque parfait (parce que quand même, on sait que rien ne l’est). Ça fitte vous comprenez. Il ou elle vous plait physiquement, vous allume intellectuellement. Elle (il) est drôle, intelligent, partage vos intérêts et vos valeurs, ne cherche pas à s’accrocher à vous comme à une bouée, a une vie bien à lui (à elle) et est accompli. Les papillons, tout y est. Le match pratiquement parfait je vous dis!
Et là, BOUM!!, la bombe H tombe. VOUS FAITES QUOI?
Vous sauvez vous manu militari en courant? Ou au contraire vous n’en avez rien à cirer parce que ça ne change rien à ce que vous ressentez pour l’autre? Vous vous questionnez? Vous vous inquiétez? Vous en parlez? Vous vous refermez? Kessvousfaites?
On le sait, ça demeure du domaine de l’hypothétique et vous ne le saurez sans doute jamais tant que vous ne serez pas confrontés (pis on ne vous le souhaite pas!) mais quand même! J’aimerais que vous vous exprimiez. Question de parler pour parler! Parce qu’on aime ça savoir, jaser du bout de gras. Parce qu’on veut vous entendre dire ce que vous pensez et non pas ce que vous croyez qu’on veut entendre.
Tiens, on pourrait même en faire un concours: on met les noms de tout ceux qui répondent dans le chapeau et celui qui gagne se mérite………. une photo des filles de MPB!!! hé! hé! hé! Je vous tente là hein?!
Ok faudrait que je consulte mes consoeurs mais sinon, on pensera à un prix rigolo. Mais promis, on garde notre petit bobo. pffff……….si vous pensez qu’on veut vous le donner!
Are you in?
Tant qu’à jouer de viles bassesses, allons-y gaiement.
J’ai eu un grand questionnement hier soir. De ceux qui nous font travailler inutilement mais si souverainement les méninges. Une problèmatique qui pourrait sembler n’en n’être pas une, mais qu’on se plait tout de même à évaluer et à soupeser parce que la vie c’est aussi, faut le dire, une oeuvre d’art graveleuse.
Puérile cette interrogation, j’en conviens et vous en conviendrez sans doute aussi. MAIS!!!! Mais, messieurs dames, un problème tout de même, un vrai, un fétide, quoi qu’on en dise. Particulièrement pour les dames qui portent cette tare bien plus incongruement que les hommes, aussi offensante cette constatation puisse être.
Alors pour nous, pauvres créatures faibles et affublées d’un turpide petit bobo, le tribut est encore plus lourd à porter, surtout par un fond de culotte.
Mais ce questionnement?, vous impatienterez-vous, quel est-il?
Oui oui! J’y arrive.
Je me demandais donc de qui, entre cette flatuosité odorante auquel je dois parfois ………. oh ok!……… souvent faire face et le petit bobo furtif qui ne connait même pas la couleur de ma dentelle, pourrait être le plus mortifiant à accepter pour un éventuel chevalier?
Quand on a vraiment plus rien à se mettre sous le cortex, la vie se charge de vous faire travailler la matière grise d’une bien drôle de façon.

La vie avec votre Coloc vous chamboule et soulève multitudes de questions et d’inquiétudes?
Il est malheureux de constater que compte tenu de son caractère dit «honteux», notre parasite de la culotte freine bien souvent notre besoin naturel de chercher soutien et conseils auprès des autres.
Qu’à cela ne tienne!! On n’a pas réponse à tout mais si vous avez des questions, des inquiétudes, des interrogations, nous serons heureuses de vous aider ici en partageant avec vous le fruit de nos recherches et de nos expériences ou en vous dirigeant vers des ressources qui sauront vous aider mieux que nous.
Nous ne sommes ni médecins, ni psychologues, ni sexologues, ni pharmaciennes, ni entremetteuses. Nous ne revendiquons nullement le titre d’expertes en la matière et nos propos n’ont aucune valeur scientifique puisqu’ils sont uniquement le reflet de nos expériences personnelles.
Mais comme on est bien placées pour vous comprendre, on a décidé d’ouvrir une page pour vos questions (sous l’onglet question)! Et si on ne peut vous guérir le corps, on tentera de vous faire sourire le cœur. Parce qu’on l’a testé et éprouvé: une vie personnelle heureuse et remplie après l’herpès, c’est possible!
On vous tend l’oreille!

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