You are currently browsing the category archive for the ‘herpès’ category.

Ce jour là, j’écoutais l’émission de radio d’Isabelle Maréchal au 98,5 FM. Le sujet du jour, je vous le donne dans le mille : notre petit bobo!  Comme invités, le docteur Réjean Thomas de la Clinique A et notre ami Guy Leduc, fondateur de its rencontres.  Si vous ne connaissez pas l’émission, on y aborde des sujets qui touchent la santé en laissant des gens du public intervenir, juste comme ça, parce qu’ils se sentent interpellés.

Et ce jour là, je me suis sentie interpellée!

Sauf qu’avant de vous raconter la suite de mon histoire, je dois vous mettre en contexte et vous faire un petit aparté sur ma situation familiale:
Mes enfants et moi vivons maintenant avec PresqueParfait, dit le-sans-bobo, accompagné de sa trâlée d’ados.  Parmi cette gang de jeunes reconstituée, seule ma fille est au courant de notre petit secret.

Je travaille de la maison. Le jour je me retrouve donc seule à travailler sur des trucs de travailleur autonome.  La gang est soit à l’école, soit au boulot et le plus grand de nos ados qui ne fait rien de sa vie est presque toujours chez ses potes à récupérer de la veille.  Bref le jour, je suis seule…

Alors oui ce jour là je me suis sentie interpellée!

Je signale donc le numéro et, à mon grand étonnement, tombe sans délai sur le répartiteur à qui j’explique que je suis une des coauteures de monpetitbobo et je me retrouve illico presto en attente de passer sur les ondes!

- Il y a deux interlocuteurs avant vous: vous passez donc dans deux!  Qu’il me dit.

Je suis un peu nerveuse mais bien contente de pouvoir mettre mon expérience au service de la vérole en me disant qu’en plus, ça donnerait un sérieux coup de pouce à MPB… Ô que j’en avais de l’ambition pour ces trois lettres!

Tout en me faisant une liste mentale de ce que j’allais dire, j’écoutais en stéréo l’émission qui jouait à la fois au bout du fil et sur les haut-parleurs du salon.  Dehors, la neige ; je regardais les flocons danser.

- Madame!  Vous passez dans un! 

Mon coeur palpite mais je garde le contrôle et me sens relativement bien jusqu’au moment où tout se gâte…

Un son, une fraction de seconde, une clé dans la serrure; j’ai compris ce jour là comment une sérénité relative pouvait instantanément se transformer en tornade émotionnelle.

- Madame!  Vous êtes à quelques secondes d’entrer en ondes! 

Et cette clé dans la serrure?!?

Dans l’espoir d’avoir mal entendu et de voir le camelot repartir avec son sac en bandoulière, j’étire mon regard vers l’entrée en constatant avec stupeur que ce matin là - je ne sais par quelle force ésotérique - l’ado non au courant de mon petit bobo, qui d’habitude dégrise chez des potes jusqu’en fin d’après midi, rentrait au bercail.

Il est dix heures, dehors il fait froid, il neige et je me sens piégée comme un enfant qui vient de faire une terrible bêtise.

Je suis toujours en attente, mon cerveau roule à vitesse grand V.  La porte d’entrée grinche.  Je sais que je devrais raccrocher la ligne mais au lieu de faire ce qui aurait été tout à fait logique et sans risque pour mon égo, en guise de manteau j’attrape la robe de chambre qui traîne sur une chaise, je saute pieds nus dans mes petits baskets de tissus et sors en catimini par la porte de derrière.

J’ai de la neige jusqu’aux genoux.  Téléphone en main, j’ai à peine le temps de me rendre au fond de la cours jusqu’à la cabane à jardin que j’entends le répartiteur qui m’annonce que je suis en ligne!

Bonjour Madame!

J’ai le souffle coupé.  Haletant, je tente de me présenter, de parler de notre blogue et d’expliquer le but de mon intervention.

Les baskets remplis de neige, au fond de ma cachette gelée, je peine à me concentrer.  Tentant d’être cohérente, j’imagine avoir oublié les haut-parleurs qui crachent encore ma voix dans le salon pendant que l’ado dégrise au son de mon discours. Je bafouille et m’excuse en expliquant que je suis nerveuse.  Je tente de poursuivre mais je pense alors à ma voisine qui est probablement en train de ramasser sa neige, perplexe d’entendre les secrets de ma cabane à jardin…

Je n’arrive pas à reprendre mon souffle et, trémolo dans la voix, j’essaie de dédramatiser, je trébuche, m’excuse encore, me répète.  L’entrevue ne dure que quelques minutes mais elle me semble interminable.  Moi qui pensais y arriver avec brio, je me suis mordu les lèvres de ne pas avoir raccrocher le combiné pendant qu’il en était encore temps.

Déconfite, je suis rentrée à la maison prête à affronter l’ado indigné de mon secret dévoilé mais, fort heureusement, j’ai été vite soulagée de constater que dans ma hâte à me sauver, j’avais eu la brillance d’esprit de fermer la radio et que, outre une grave blessure à l’égo, il me restait toute une histoire à raconter!

Alors oui, ce jour là je me suis sentie interpellée…

Peut-être fallait-il m’entendre malhabilement prôner la dédramatisation,  mais il fallait surtout me voir pour comprendre que ce jour là, il n’en était rien!

Bobette

Capture d’écran 2013-05-07 à 16.25.30

On en parle en grandes pompes ici!

Wow un nouveau site web pour sensibiliser les jeunes aux infections transmissibles sexuellement et par le sang.

Ils ont même fait des illustrations de petits monstres ITSS!

Excellente idée mais devinez quoi? AUCUNE MENTION SUR L’HÈRPES.

Niet!

Pas de face de monstre pour notre petit bobo!

Bien voyons donc!  Pourquoi parler de la ITS la plus répandue au monde?

Laissons les jeunes dans l’ignorance.

Ça me fait chier et je partage!.

_______________

Et pour visiter le site, cautionné pat l’agence de la santé et des services sociaux du Québec et la santé publique de la Montérégie, suivez ce lien.

Comptez jusqu’à 5.

Les deux premières personnes que vous croisez ont l’herpès au visage.

La troisième est comme vous et cache son secret dans sa culotte.

Les quatrième et cinquième personnes sont des non-initiées à en devenir.

Bref, ce n’est pas compliqué : dans un groupe de 5, trois personnes au minimum sont les hôtes de notre ami commun!

Alors promenez-vous, comptez et arrêtez de vous en faire!

Le problème avec l’herpès c’est qu’on devient parfois un peu parano.  Dans les premières années, lorsque j’étais en relation avec un cher petit moldu, je paranoyais au moindre petit picotement, chatouillement, grattement ou irritation que je pouvais ressentir au niveau génital.  Et si c’était l’infâme qui s’annonçait?, m’alarmais-je à tout moment.  C’était pratiquement une maladie en soi.

Avec les années et l’absence totale de récidive, je me suis faite moins alarmiste.  Et si c’était l’infâme?  Ben ce sera l’infâme et pis c’est toute!  Chéri est au courant et, bien que je ne le souhaite NULLEMENT, il fera comme nous tous et il négociera avec un petit ami dans sa culotte!  Comme je vis presque bien avec le virus, et égocentrique comme seul l’humain peut l’être, je me dis qu’il saura en faire tout autant. En fait, je vous avoue que la majorité du temps, j’oublie qu’un passager voyage à bord de mes ganglions.

Alors l’autre jour, lorsque Chéri m’a téléphonée et qu’il m’a balancé un « ben….je crois que je fais parti de votre gang », j’ai mis un petit moment à comprendre ce qu’il voulait dire.

- Hein!?, ai-je grimacé toute étonnée que ça puisse arriver, tu penses que t’as l’herpès?

Je regrettais quasiment de l’avoir encouragé à ne pas faire le test de l’herpès lors de sa qualification pour l’obtention de son diplôme de Petit-gars-propre-et-exempt-de-toute-trace-de-maladie-honteuse.  À quoi bon savoir lorsqu’on ne peut rien y changer, que j’me disais et que je me dis toujours!  Heureux les creux non?!  Sauf que là, je me disais que je ne pourrais jamais savoir si c’était moi la coupable ou si monsieur se faisait squatter la culotte bien avant d’avoir visité la mienne.  Et connaissant ma mauvaise foi, c’est certain que j’aurais blâmé Béatrice ou Muguette ou Solange!  Mais MOOOÂ?  Jamais.

Alors docteur Nitouchka a enfilé son chapeau de pro et au téléphone, dans mon bureau, au travail, j’ai tenté de diagnostiquer le petit bobo de mon pauvre Chéri qui avait le caquet bien bas.

- Bon on commence par se calmer.  C’est pas tous les chiens qui s’appellent Fido!  Ça ressemble à quoi ton truc?

- Ben c’est rouge, c’est douloureux, c’est autour du pénis, sur le pubis….

- C’est un bouton?

- Ben….(en s’examinant la zone sinistrée j’imagine)…. n..non….. C’est plus comme des petites lésions, une irritation.

- Bon!  Va sur internet et tape molluscum contagiosum sur un moteur de recherche.  C’est un autre virus qui peut s’attraper sexuellement mais qui est en fait également un virus d’enfant du même ordre que la varicelle.  C’est peut-être ça……….

En terme de petits virus étranges et inquiétants, j’ai eu ma part.  Et ce petit molluscum, believe it or not, je l’ai eu sur les cheville et j’ai couru paniquée à l’Actuel, convaincue qu’une forme mutante et rampante d’herpès m’envahissait.

Lorsqu’on s’est fait pincer une fois, on devient plus méfiant.  Et parce que nous avons tous, bien qu’à différentes intensités,  une tendance toute humaine à imaginer le pire, on saute facilement aux plus macabres conclusions.

Mais ça c’est en ce qui me concerne.  Parce que pour Chéri, je ne m’en faisais pas tant que ça.  D’une part, je le dis et le redis, l’herpès c’est loin d’être le pire des maux, et d’auter part, parce que je demeure convaincue que je peux difficilement le transmettre.  Pensée magique?  Peut-être.  Mais je vous assure que j’aime me sentir ainsi et que je ne changerais pas ma place pour quelque crise d’angoisse que ce soit!

Toujours est-il qu’une fois rendue à la maison, j’ai examiné l’apparence du malfaisant et franchement, c’était comme confondre Dany De Vito avec Daniel Craig.  Ou une robe cocktail avec des bottes à cap.  Bon…. une fraise avec une framboise d’abord.  Mais non, ô non, pas une mûre avec une framboise!  Ça non quand même.  Chéri avait des rougeurs.  Vous savez le genre de "rash" qui arrivent d’on ne sait où et qui repart quelques jours plus tard.  Il m’arrive parfois d’en avoir sur le visage.  Une forme de champignon peut-être.  Le genre de truc qui ne donne pas du tout envie d’aller faire la queue à la clinique parce que le temps d’avoir un numéro, c’est déjà parti.

- Tu vois Chéri, tu t’en faisais pour rien!  Je te l’ai dit, je suis "transmission proof"!! Hé! Hé!  …..qu’est-ce que tu fais?………mais….. non!  Ah non Chéri!  Pas ce soir….. tout à coup que ton petit truc rouge, ton petit De Vito, ce serait contagieux?  Ben quoâââ??  Quand on s’est fait pincer une fois….. ;)

Un manque de temps, quelques réponses non-écrites et le petit grain de sable est devenu une vraie montagne.  Ça c’est passé vite ; comme s’il y avait eu un trou dans l’espace temps.

J’ai tellement à vous dire que je ne sais pas trop par où commencer sauf que de vous demander de bien vouloir être indulgent à l’égard du fait que je vous ai un peu négligé.  Hormis pour les vacances, je n’ai pas été absente.  Non. Tout l’été j’ai pris à coeur vos messages ; j’ai lu chaque syllabe, chaque mot et chaque lettre que vous avez écrits et à chaque fois, j’ai voulu répondre…  Mais je n’ai pas pu et dans ma tête se sont accumulées des dizaines de réponses puis, un jour, il y en a eu tant que je n’ai plus osé.  J’ai été dépassée et la montagne de messages laissés pour compte est devenue si grosse que je n’ai plus su par ou la prendre.

J’ai vu que certains d’entre vous avez pris la relève. Nitouchka était là aussi.  Ça m’a rassurée et je vous remercie de votre implication.

Puis j’ai commencé à écrire ce texte, l’ai rangé dans le vortex temps et, puisque Lijo m’a ramenée à l’ordre, je le continue aujourd’hui avec beaucoup d’enthousiasme.

Dans cet espace temps, j’aurais voulu écrire à Matata que le choc va passer, que ce n’est pas la fin du monde et qu’elle trouvera l’adresse d’un groupe de soutien sous l’onglet liens de ce site.  Pendant un moment aussi, j’ai suivi l’histoire de Un salaud? et j’ai été heureuse de son déroulement.  Et dans ce foutu trou, j’ai laissé tomber Kare.  J’espère qu’elle a lu l’article comment annoncer qu’on a l’herpès mais j’aurais préféré prendre le temps de lui pointer.  Et puis, il y a eu Louise à qui j’aurais souhaité dire merci pour son merveilleux et touchant témoignage et qu’évidemment elle est à mille lieues d’être un monstre. Et que dire des sentiments que j’ai eu en lisant celui de Violette!  J’aurais aussi voulu remercier Éma d’avoir partagé son histoire et son bel optimisme. Et à Destinée dont le triste récit est resté dans l’oubli - et j’en suis vraiment profondément désolée -  à qui j’aurais répondu que tout est possible quand on est une battante comme elle semble l’être et qu’aujourd’hui, si elle a d’autres questions, je serai là. C’est promis. À Bribri j’aurais conseillé une petite confrontation entre amoureux.
Et tout ça sans oublier cette jeune fille dont je ne retrouve même plus le commentaire à qui, plus que compatissante, j’aurais certainement dit vouloir la serrer dans mes bras parce qu’elle a attrapé le petit bobo de la même manière que moi, après avoir passé des tests de dépistage avec son copain sans savoir que celui de l’herpès n’était pas inclut…

Il y a eu tellement de messages.

Je sais qu’un petit mot peut changer bien des choses et j’ai parfois le sentiment d’avoir, même s’il est anonyme, un rôle important à jouer dans l’histoire de quelqu’un et même si je n’ai aucun engagement envers ce site, je tiens à m’excuser d’avoir laissé vos mots sans réponse et, si jamais vous vous buttez sur un silence, j’aimerais vous dire que vous trouverez certainement plusieurs réponses dans les pages de ce blogue.

Voilà, je ressentais le besoin de vous faire mon petit mea culpa mais, ceci fait, je vous laisserai sur une note super-méga positive.

Non, tout cela n’est pas uniquement de ma faute ; c’est en grande partie celle de Presque Parfait. C’est lui le grand coupable, mon précieux gruge-temps, mon homme, mon sans-petit-bobo!

Nous avons eu un beau grand projet qui nous a beaucoup occupé et, après tohu-bohu, remue-ménage, boîtes et déménagement nous avons réunis enfants, poissons, chats sans oublier l’ami qui traine au fond de ma petite culotte et cohabitons maintenant tous ensemble!

Ça fait déjà quelques mois.  Nous sommes encore en période d’adaptation mais, sommes toutes, c’est vachement chouette !

Bien sûr que je tente de garder l’indésirable colocataire tranquille et bien à sa place et, bien qu’il vient me visiter encore beaucoup trop souvent, il reste sagement sur mon territoire !

Outre ma grande fille, les enfants ne sont bien évidemment pas au courant et pour mon Presque Parfait, je pense qu’il en connait maintenant suffisamment sur le sujet.

Je suis très heureuse et pourrais continuer à vous beurrer longtemps mon petit bonheur mais ce n’est pas mon but. Si je tenais tant à écrire ce billet c’est pour vous dire que, si aujourd’hui vous vous sentez seul, sans issue, triste ou en détresse, j’aimerais que vous sachiez qu’une fois que vous aurez accepté cet hôte - de toute façon vous ne pouvez rien y changer - vous réaliserez à quel point il est insignifiant.  Gardez confiance et, je ne le répéterai jamais assez, ne vous discréditez pas pour un petit bobo, ça ne diminue en rien ce que vous êtes.  L’herpès ne prend que l’importance qu’on lui donne ; c’est lui le sans valeur.

Au plaisir de vous lire, Bobette est sortie de son mutisme!

 

Il nous arrive de magnifiques cadeaux sous formes de commentaires et de messages.  Des cadeaux qui nous font vachement plaisir.  Parce qu’on a beau le faire d’abord pour nous, sans trop d’attentes, il n’en demeure pas moins qu’il est bon de savoir qu’on fait du bien aux autres. On aura beau dire, l’altruisme c’est jamais gratuit. 

Alors chacun de vos commentaires, quel qu’en soit la nature, nous fait plaisir.  Parce qu’on aime pas parler seule et parce qu’on aime savoir que ce qu’on fait ici peut servir à d’autres. 

C’est dans cet esprit que j’avais envie de partager avec vous deux messages que nous avons reçus et qui sont des success story made in MPB.  Bon……. pas juste MPB mais quand même, on y a en quelque sorte contribué et franchement, on en est pas peu fières!

D’abord ce commentaire de Betty.  Qui nous a beaucoup touchées. Beaucoup.  Parce qu’on voulait aider.

Et ensuite ce message de Julie que nous avons reçu dans notre boîte courriel et qui rappelle qu’en plus d’aider, on voulait démystifier……et dé-démoniser l’infâme!

Elle a gentiment accepté qu’on le publie, sans en changer un mot ni une virgule.

*************************

 Bonjour à vous trois,

Vos deux derniers articles m’ont vraiment interpelés ("…Réponse à Monsieur B" paru le 9 avril et"Figer sa position" paru le 12 avril dernier) parce que je suis de ces fous (ou folle dans mon cas) qui vous aiment (ou plutôt aime un de ces "Zerpétiques").

J’ai envie de partager avec vous mon histoire.

Il y a bientôt un an, j’ai rencontré ce gars pour lequel j’ai eu un véritable coup de foudre! Quelques jours à peine après notre rencontre, avant même qu’il ne soit soit passé quoique ce soit autre que des discussions qui ne finissaient plus (pas d’échange de salive et encore moins de soirée torride) il a quitté pour un mois dans le cadre d’un voyage pour son travail. Durant tout ce temps, on s’est écrit, tous les jours, parfois même plusieurs fois par jour, c’était génial! Quand il est revenu, on s’est revu, ça n’a pas pris de temps pour qu’on s’embrasse à bouche que veux-tu, mais après une dizaine de jours de ce régime, il n’avait toujours rien risqué pour attenter à ma pudeur. Je commençais à trouver ça louche. Surtout pour un gars de presque 40 ans qui avait tout de même réussit à faire deux enfants à sa blonde précédente. J’y allais d’hypothèses du genre: il est peut-être juste respectueux, il fait peut-être partie d’une génération qui précipite moins les choses, il n’a peut-être pas eu beaucoup de femmes dans son lit, il ne sait peut-être plus comment faire en début de relation après tout ce temps passé avec la même femme. J’avais en partie raison sur toutes ces hypothèses, mais la seule que je n’avais pas vu venir c’était celle qui le retenait au delà de tout: il avait l’herpès.

Le soir où il me l’a annoncé, c’était comme si mon monde s’écroulait. J’avais ENFIN trouvé un homme avec qui je me voyais faire ma vie, il était parfait en tout, sauf pour ça. Après 4 ans de célibat, j’avais eu largement le temps de constater que de rencontrer quelqu’un avec qui on clique si fort n’était pas chose facile. Il était nerveux, m’expliquant comment c’était arrivé, me racontant comment il vivait bien avec la situation surtout depuis qu’il prenait du Valtrex tous les jours et qu’il n’avait plus de crises. J’ai écouté, attentivement, et lui ai demandé de réfléchir à tout ça.

Puis m’est revenu en mémoire une adresse, celle de votre blogue. Celui sur lequel j’étais tombé 2 ans auparavant, quand après un one night et un condom qui glisse étaient apparus d’étranges symptômes. N’étant pas du genre à me précipiter à l’urgence, j’ai enduré cette terrible démangeaison qui me grattait l’entrejambe et qui rendait inconfortable toute position assise et même le port de la petite culotte, jusqu’à ce qu’elle passe. Quand quelques semaines plus tard elle est revenue, j’ai attendu quelques jours et me suis présentée à la clinique. Diagnostic? Vaginite à levures. On m’a prescrit du flaconazole, et une dizaine de jours plus tard j’étais comme neuve. Puis c’est revenu, encore et encore, je me suis présentée à la clinique je ne sais combien de fois durant une période d’environ 6 mois. Dans la majorité des cas, les docteurs ne voyaient rien. 1 ou 2 fois on me diagnostiquait à nouveau une vaginite. Je suis restée perplexe. J’ai demandé à faire des tests sanguins dont celui de l’herpès. Résultat? J’avais un type 1. Comme j’avais déjà fait des "feux sauvages" étant plus jeune, pas moyen de confirmer quel était ce mystérieux mal qui me brûlait régulièrement de l’intérieur. Puis comme c’était venu, les démangeaisons me quittèrent du jour au lendemain, pour ne plus revenir depuis. Je suis toujours restée sur un questionnement à savoir si c’était vraiment les vaginites la cause de cet inconfort. J’ai beaucoup lu au sujet de l’herpès, j’ai fouillé votre blogue de fond en comble, mais j’ai surtout appris à démystifier. Quand j’étais ado, l’herpès était la pire chose qui pouvait m’arriver après le VIH. Je suis restée convaincue de ça durant bien des années. Au fil de mes lectures, mon préjugé a diminué. Votre blogue est en grande partie responsable de ça, mais aussi plusieurs sites de références médicales qui sans banaliser le virus expliquent que ce n’est vraiment pas la fin du monde et que peu importe les précautions que l’on prend, on n’a jamais de garantie de ne pas contracter le virus, surtout avec le type 1 qui se propage de plus en plus sous la ceinture et l’augmentation des relations bucco-génitales.

J’avais donc tout ceci qui me revenait en tête, j’avais surtout la conviction que si je passais à côté de ce gars à cause de son petit bobo, je m’en voudrais toute ma vie. J’ai donc rapidement décidé de foncer, mais en prenant mon temps ;-) Il s’est écoulé encore un autre mois avant qu’on n’ait une première relation sexuelle complète, toujours avec condom et surtout avec la promesse de la part de l’hommme de la situation de me tenir au courant si le petit bobo se pointait. Sans vouloir entrer dans les détails, c’en fut toute une. En fait, l’expérience se répète à chaque fois que nous faisons l’amour depuis. Je croyais au départ que j’aurais toujours en tête le coloc entre nous deux lorsqu’on ferait l’amour et à mon plus grand étonnement, je crois que si j’y ai pensé 2 ou 3 fois max depuis c’est bien beau. Après environ 4 mois du régime condom, et après être allés passer des tests de dépistages et appris que son petit bobo était de type 1, mais surtout après une soirée beaucoup trop arrosée, on a oublié le condom et on ne l’a pas réutilisé depuis, donc depuis plus de 6 mois. Et dans mes bobettes? Toujours rien!

Je sais que rien ne me garantis que jamais je ne l’attraperai, mais j’ai décidé de vivre avec le risque et je ne l’ai toujours pas regretté. Bien sûr il m’arrive de me demander ce que je ferais si je l’attrapais et que notre histoire était terminée. Est-ce que ma vie serait terminée? Non, je ne crois pas! C’est certain que ce serait probablement plus difficile lors des rencontres, parce que pour moi le fait que mon copain me l’ait dit avant que notre relation ne soit trop avancée et surtout avant que nous ayions notre première relation sexuelle a tout changé. Ça peut paraître étrange mais ça a grandement contribué à établir une solide base de confiance à son égard. Chose qui m’apparaissait difficile auparavant avec les gars que je rencontrais. Je l’ai vu comme un signe de respect envers moi, comme un choix qui m’appartenait. J’aurais détesté me faire mettre au pied du mur. Ma décision aurait probablement été toute autre s’il me l’avait dit après avoir couché avec moi. J’aime avoir le choix, j’aime pouvoir décider des risques que je prends, et mon amoureux a su me donner cette liberté. Bien entendu, quand on s’engage dans une relation où le petit bobo sera toujours présent en filigranne, il faut être conscient que quoi qu’il arrive, ça ne sera pas le porteur de l’herpès qui sera responsable si on l’attrape, mais bien soi-même. Mon copain fait sa part pour me protéger (Valtrex et examen régulier et minutieux de cette partie de son anatomie) et moi j’accepte que malgré ça, rien ne garantie que le risque sera réduit à 100%. C’est mon choix, à moi, pas le sien.

Je trouve dommage que l’herpès soit encore un sujet si tabou quand on sait que près du quart de la population est atteinte du type 2, et que 9 personne sur 10 ont le type 1. Ça fait beaucoup de monde, mais surtout beaucoup de gens qui ignorent souvent leur condition et plus encore les modes de transmission. Alors avec mon amoureux ou un autre, qu’est-ce qui me garantis que je ne l’aurais jamais attrapé (si je ne l’ai pas déjà) et surtout qu’est-ce qui me garantis que je ne l’attraperai peut-être jamais? (on dirait vraiment que les filles de MPB m’ont brainwashé hein? ;-)

La vie est ainsi faite, peu importe combien on pense faire les bons choix, elle nous réserve parfois des surprises, bonnes ou moins bonnes. Et si faire le bon choix dans mon cas c’était de choisir l’homme qu’il y a quelques années à peine j’aurais rejeté sous prétexte qu’un coloc partageait 3 ou 4 fois par année ses boxers alors que pour le reste il était parfait?

Pour terminer, il y a un truc auquel je réfléchis souvent, et c’est la façon dont on se lance rapidement dans une relation sans vraiment savoir ce qu’il en est. Je me dis que ce petit bobo a peut-être fait en sorte que nous fassions les choses dans le bon ordre, plutôt que de tout mélanger et restés pris avec les dégâts… peut-être que finalement le coloc a aidé au bon déroulement de notre relation (j’ai vraiment l’air pro herpès là, non ;-)

Bientôt un an, et oui, je suis toujours follement amoureuse d’un homme qui me le rend au centuple. C’est tout ce qui compte pour moi! Le reste qui peut me garantir quoi que ce soit? J’ai décidé de suivre mon coeur, et jusqu’à présent, c’est une des meilleures décisions de ma vie.

Je désire donc vous dire un beau GROS merci, parce que sans votre blogue les filles, je serais peut-être restée sur mes vieux préjugés et je serais passée à côté d’un homme plus que merveilleux.

Julie :-)

Dans la série Ces fous qui nous aiment, le voici, le voilà! L’ultime! Celui d’entre tous que j’attendais!  ENFIN!  Et j’ai nommé: Le texte de l’Amoureux! 

OUIII!  Mon Amoureux Moldu nous livre enfin sa vision de la vie avec l’herpétique que je suis. 

FIGER SA POSITION

Je suis le chum de Nitouchka. Je suis l’Amoureux.

J’ai longuement hésité à vous écrire. Les raisons sont multiples mais la plus importante est probablement l’impression que cela m’obligerait à figer ma pensée sur le petit bobo pour toujours. En plus, la barre avait été mise tellement haute par PresqueParfait… Qu’est-ce qui m’a fait changer d’idée? Nitouchka. Elle est tenace. Elle me relançait, semaine après semaine, sans lever le ton jamais mais j’ai finalement compris que c’était important pour elle. Pourquoi exactement? Simplement parce que du jour au lendemain, je n’en ai plus entendu parler, silence radio. Ça m’a décidé. Une fois décidé, le problème restait entier, je ne savais plus par quel bout prendre tout cela. En relisant les autres entrées sur MPB concernant la fameuse annonce, ou le dévoilement, j’ai découvert l’équivalent “Herpès” du questionnaire de Bernard Pivot. À partir de là, tout fut plus facile pour moi.

1. Est-ce que Nitouchka a bien choisi le moment pour t’annoncer qu’elle avait l’herpès?
Je pense que oui. Elle m’a averti à l’avance qu’elle avait quelque chose d’important à me dire. Ayant frayé avec des problèmes requérant l’aide d’un professionnel de la santé mentale et avec des femmes vivant des problèmes du même ordre, je m’attendais à tout sauf à ce qu’elle m’annonce qu’elle avait l’herpès… Je pensais qu’elle allait me dire qu’elle avait déjà été anorexique ou TOC ou je ne sais pas quoi d’autres.

Sincèrement, ça m’a scié en deux, pas tellement à cause de l’herpès en tant que tel mais plutôt parce que je ne m’y attendais pas du tout. De plus, ma connaissance du petit bobo était très limitée. J’avais une maîtrise ès problèmes psychologiques, pas une maîtrise es herpès! J’ai des feux sauvages qui refont surface depuis mon enfance mais je n’avais jamais vraiment fait le lien entre le type 1 et le type 2… La leçon que j’ai apprise de tout cela? Nous sommes tous dans notre monde, dans nos bobos, mais ceux des autres ne sont souvent pas les mêmes.

2. Est-ce qu’elle a dit les bonnes choses ?
Je pense que ça a été très difficile pour elle de m’en parler. En fois lancée, Nitouchka, m’a fait le topo de sa situation assez clairement: le virus lui-même, son arrivée, elle et son virus, sa vie avec son virus, etc. Je pense qu’à ce stade, j’avais besoin de digérer tout ce qu’elle m’avait dit. J’essayais d’avoir l’air en contrôle mais je pense que ça ne marchait pas trop. Elle a continué à me parler de sa manière de voir le petit bobo… c’est un peu bizarre parce qu’elle l’accepte tellement bien que j’avais presque le goût de l’attraper tout de suite!

3. Est-ce que ça aurait été différent si elle te l’avait dit après une première relation sexuelle ?
En fait non puisqu’on a eu une relation sexuelle protégée avant. Néanmoins, elle a vraiment bien fait de ne pas trop attendre à cause des risques que je prenais sans le savoir.

4. Pourquoi es-tu resté ?
Tout simplement parce que l’élan que j’avais pour elle ou vers elle était plus fort que son petit bobo.

5. Comment as-tu pris ta décision ?
Ce fut comme une non-décision, qui perdure depuis tout ce temps. Comme elle est asymptomatique, l’herpès est en filigrane, jamais en une. C’est donc très abstrait même si je me demande parfois si le côté plus dur de Nitouchka ne vient pas en partie de ça. J’ai fait des tests à l’automne, qui ont confirmé que j’avais bel et bien l’herpès de type 1 (asymptomatique depuis quelques années) mais pas celui de type 2. Ça m’a rassuré puisque ça fait plus de deux ans que je fornique avec elle. En somme, pour répondre à la question, c’est probablement comme dans n’importe quelle relation amoureuse, ça demande une grande part d’amour avec une petite dose d’inconscience.

6. Que ferais-tu si tu l’attrapais ?
Je pense qu’au départ je capoterais. L’idée qu’en 2012 on soit encore au prise avec un virus qui ne partira jamais ne me rentre pas dans la tête. Néanmoins, et je ne dis pas ça pour flatter la gang du petit bobo, j’ai découvert vraiment des gens supers ouverts dans ce monde interlope de l’herpès de tous les types. Probablement que je me tournerais davantage vers ceux qui l’ont, d’ailleurs j’en connais pas mal déjà alors je suis prêt!

Par ailleurs, je ne sais pas si la question sur l’état des recherches sur l’herpès a été abordée dans le blogue mais il me semble que ça serait intéressant d’en savoir plus sur le sujet.

7. Mets-tu ton choix en doute ?
Parfois, ce qui me vient en tête est plus: que ferais-je si je l’attrapais? Que ferais-je si je l’attrapais et que c’était fini entre nous? Et j’ai pas trouvé la réponse…

8. Est-ce que tu y penses souvent ?
Parfois, mais comme ma Nitouchka n’a pas de crise récurrente, c’est pas régulier. Je suis certainement plus attentif à l’évolution de mes parties intimes…

9. Voudrais-tu ajouter un commentaire ?
Je ne m’entends pas toujours avec Nitouchka sur le sujet du petit bobo, notamment le fait que pour elle les deux types d’herpès sont exactement pareils. Cela dit, avec le temps, je respecte son univers, c’est elle qui vit cela, pas moi. Parfois je me dis: pourquoi elle ne prend tout simplement pas du Valtrex puisqu’il semble que cela réduit les risques. Mais j’ai jamais osé lui en parler ouvertement. Oups.

Il y a quelque temps nous avons toutes les trois été interviewées par Julie Leduc, journaliste pour le magazine Coup de Pouce, afin de collaborer à la rédaction d’un article sur les its après 35 ans.

Bien voilà. L’article Une chlamydia à 40 ans? est dans l’édition du mois de mai qui se trouve déjà en kiosque.  Évidemment, il n’est pas exclusif à MPB mais on y retrouve quelques petits clins d’œil de notre entrevue et un lien vers monpetitbobo.com.

Et comment on se sent quand on devient célèbre ?

Ah, ah, ah! On ne s’enfle pas trop l’égo.  On s’est inventé des noms fictifs et être célèbre anonyme ça ne change pas grand chose sauf qu’on est vraiment contente de faire connaitre le p’tit bobo… ! :)

Ceci dit, on tient à souhaiter la bienvenue aux lecteurs du magazine Coup de Pouce et à dire un gros merci à Julie!

J’avais quasiment oublié cette annonce lorsque tout dernièrement, branchée à mon réseau, les yeux rivés sur ma virtualité, elle m’est revenue comme une claque sur la gueule en même temps qu’un sentiment de rage qui m’habite chaque fois que je la vois.

Je voulais la mettre en lien, ne l’ai pas retrouvé sur le net mais en résumé, on y voit une jolie dame avec un gros feu sauvage allant à la rencontre de la gent masculine. Elle pose un timbre Polysporin sur son petit bobo, y applique du rouge à lèvres et le fait disparaitre en un rapide trait, rejoignant tout sourire son Adonis.

Au passage des images un flot de mots dont voici quelques extraits :
- Les feux sauvages vous empêchent d’aller de l’avant?
- …camouffle instantanément et guérit efficacement…
- …grâce à sa technologie hydrocolloïde crée une barrière protectrice et accélère la guérison, données cliniques à l’appui!

En fait on nous laisse entendre que le timbre-machin guérit le feu sauvage et le camoufle illico, redonnant du coup la confiance nécessaire à une bonne drague!

Et pendant que vous me lisez, c’est ici que je vous demande de prendre deux minutes sept secondes de votre temps et pour visionner cette très courte et plus qu’intéressante capsule de l’émission La Facture à radio Canada qui analyse justement cette publicité.

C’est fait?  Alors j’imagine que - surtout si vous avez attrapé l’herpès génital suite à une relation orale - ça vous irrite là, un p’tit peu.

J’aurais bien aimé qu’il mentionne également que non seulement on ne guérit pas l’herpès buccal mais qu’il se transmet aux parties génitales. Ouais! J’y ferais une suite moi à cette publicité avec l’Adonis qui se présente à la clinique Actuelle avec des bobos plein la verge!

Franchement, je trouve ça pitoyable de la part de la CRTC (par qui tout message publicitaire radio ou télé doit être approuvé) de laisser passer de telles débilités.  Non seulement la compagnie Johnson & Johnson joue avec la vulnérabilité des gens, elle leur ment à plein nez ; le timbre en question ne contient aucun médicament. C’est un simple diachylon!

Encore un coup de lobbying pharmaceutique? Je ne me prononcerai pas là-dessus mais ça me fâche tellement de voir que non seulement on est mal informé au sujet de l’herpès, on est faussement induit en erreur.

Tellement de gens passent ici après avoir été infectés par un porteur de feux sauvages…  Et bien, timbre ou pas, on n’est pas à la veille de manquer de membres!

Pour des raison qui sont à mille lieux de l’herpès, je me suis intéressée au livre de Jacqueline Lagacé Comment j’ai vaincu la douleur et l’inflammation chronique par l’alimentation qui tend à démontrer scientifiquement et par des expériences concrètes comment plusieurs maladies chroniques peuvent se résorber grâce à l’élimination d’aliments qui font parti de nos régimes, dont les produits laitiers et certaines céréales contenant du gluten…

J’avais déjà, et avec beaucoup d’enthousiasme, décidé de tendre vers ce nouveau style alimentaire qui, à mon avis, fait beaucoup de sens et voilà que dans les recoins du livre de Mme Lagacé j’ai fait une petite découverte que je vous partage…

La dermatite herpétiforme ne semble pas être due au virus de l’herpès même si elle lui ressemble beaucoup…  D’ailleurs je me demande même si certaines personnes n’auraient pas été pas faussement diagnostiquées vénéneux herpéthiques – ou, en pensant au cas de Maya qui dit qu’après vingt ans sans problème elle a maintenant des crises partout sur le corps, confondent herpès et dermatite herpétiforme.

Enfin bref, j’ai fait de petites recherches et j’ai découvert que dermatite herpétiforme et intolérence au gluten étaient liées… Comme iciici et ici

Alors je me suis dit – Bien coup donc! Et si ça fonctionnait pour réduire les récurrences d’herpès?

C’est à voir… Et je pense être la personne tout à fait indiquée pour vous faire un petit suivi sur le sujet!

And I’ll keep you posted comme ils disent!
:)

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

Première visite?

Tout d'abord bienvenue chez MPB! Afin de vous aider à nous connaître un peu et à en comprendre d’avantage sur notre situation, nous vous invitons à commencer la lecture de notre blogue par l'onglet «Billets choisis». Bonne visite!

Suivez-nous sur Twitter!

Blog Stats

  • 233,477 hits
Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 56 autres abonnés