You are currently browsing the category archive for the 'cul' category.
Messieurs, me prend l’envie aujourd’hui de réaliser un de vos fantasmes. Calmez-vous et rangez votre gallon de KY et vos Kleenex, je ne vous ferai pas cadeau d’une histoire de trip à trois ou tout autre récit scabreux. Je vais plutôt vous offrir l’accès à un territoire interdit, une chasse farouchement gardée qui vous est de tout temps interdite.
Je ne sais vraiment pas ce qui me prends aujourd’hui mais, pour un court moment et un tout petit extrait, je vais vous donner accès au sacro-saint temple de ……… La Conversation Féminine!
Oui messieurs, on le sait que vous avez tous un jour ou l’autre rêvez d’être un petit oiseau pour venir écouter ce que ça se racontent des filles quand elles sont entre elles. Vous faites bien parce que c’est sacrément édifiant.
Les sujets sont variés mais comme nous connaissons vos limites centres d’intérêts, j’ai sélectionné parmi vos préférences. Vous ne pourrez pas dire que nous n’avons pas à coeur votre plaisir.
Dans l’extrait qui suit, les noms ont été changés afin de préserver l’anonymat des protagonistes. Les ils, comme les elles.
INTÉRIEUR. SOIR. Le Salon
Mimi, Sissi et Lili discutent bout de gras. La télévision fonctionne en sourdine. La bouteille en est à ses dernières gouttes. Il s’agit peut-être de la deuxième. Voire même de la troisième.
Lili : Bla bla bla bla……..
Sissi : Bla bli bli bli…. Ah! Ah! Ah!
Mimi regarde le fond de son verre approcher dangeureusement: Ça me fait d’ailleurs penser…….. Ça faisait un méchant bail que c’était pas arrivé mais cette semaine j’ai fait une pipe de la mort. Osti que c’était bon! Je sais pas vous autres mais dans mon palmarès des actes sexuels, la pipe se situe dans le top trois. Sérieux, quand t’as le goût et quand elle est reçue avec délectation, une pipe c’est méga turn on.
Sissi: Mmmmmm! Ouiii! Ouiiii! J’en veux! J’en veux!
Lili: Moi j’ai développé une technique infaillible pour la pipe.
Sissi et Mimi: Raconte.
Lili joignant le geste à l’explication: J’utilise ma main comme une extension de ma bouche. Vous voyez, même lorsque ma bouche ne touche plus sa queue, la sensation demeure et l’heureux ne se rend même pas compte de ce qui lui arrive. Il a l’impression de se faire bouffer par deux grosses lèvres géantes.
Mimi: Le summum en effet. J’emploie une technique similaire. Il faut mettre ben de la salive pour que tout se lie dans un ensemble juteux et chaud.
Lili: Exact! Ben de la salive pour que la main glisse comme une grosse paire de lèvres supplémentaires. Succès garanti. Pis en plus, l’astuce avec cette technique c’est que lorsqu’il vient, tu peux recracher discrètement le sperme dans ta main sans que monsieur n’y voit rien.
Sissi : Ah ouin? Mais tu fais quoi avec après?
Lili : Je le mets dans un Kleenex.
Mimi : Ah! …… Moi j’avale.
Lili : J’pas capable. Y’a rien à faire ça me lève le cœur.
Sissi : Non non! Moi aussi j’avale. C’est ben moins dégueux à part ça. Quand tu le recraches le goût te reste dans la bouche forever. C’est ben pire.
Lili : Ah non! J’pas capable.
Sissi : Le truc c’est de t’arranger pour qu’il te vienne loin dans la bouche, pratiquement dans la gorge. Une p’tite gorgée pis t’as rien senti, rien vu, rien gouté. Quand tu le recraches ça se ramasse sur tout ce que t’as de papilles gustatives pis on s’entend tu que c’est pas bon!? Mettons qu’y’en a qui goûte moins que d’autres mais quand même, c’est pas bon!
Lili et Mimi : Ouais! Ouais! En effet. Pas la haute gastronomie.
Sissi : Remarque que ça doit pas être meilleur pour eux-autres….
Mimi : Non! J’pas d’accord. J’dis pas qu’on goûte la tire d’érable mais quand même, on goûte 100 fois meilleur qu’eux.
Sissi : beeeen…… y’en a qui sont amères chus sure!
Mimi : Oui c’est vrai que des fois c’est plus tough que d’autre. Mais avoue que lui faire une pipe quand il vient juste de te pénétrer et que t’étais toute mouillée ça se compare en rien à avaler un load de sperme amer.
Sissi : Ah oui! Ça c’est cochon manger une queue qui vient de te ramoner!
Mimi : Ouiiii! Surtout lorsque c’est langoureux et pas trop rapide.
Lili : Ah oui! Y’a tu d’quoi de plus plate que de faire une pipe à vitesse grand V. (mimant la pipe à haute vitesse) Ah Ah Ah Ah Ah! C’est ben juste si t’as l’impression de la sentir passer dans ta bouche! Les dents accrochent partout! Ah s’ti qu’j’hais ça! Avec Coco c’était d’même! Ça m’énarvait!
Mimi : Moi non plus j’aime pas ça. J’aime ça langoureux. Jusqu’à la fin. D’ailleurs avec Roro cette semaine, c’était de même. Quand il m’a gémi “ouiii! Comme ça” c’était le rythme parfait! Juste assez lent, juste assez vite. Le summum de la pipe!
Sissi : Exactement! C’est comme pour le cunnilingus! Y’a tu d’quoi de plus énervant que de se faire manger et là, quand le gars a finalement le tempo parfait, la langue à la bonne place et que tu lui fais savoir qu’y'est right on the spot……………. y se met à s’énerver pis y te lèche comme si sa vie en dépendait. Relaxe ciboire!! J’viens de te dire que c’était ça mon homme! Pourquoi tu passes en cinquième vitesse?
Mimi : Ouiiiiiii! S’ti que c’est vrai!
Sissi : Non mais c’est quoi l’affaire. Si je te dis “Oui! Oui! Comme ça! C’est bon!” C’est parce que j’aime ce que tu me fais dret là. C’est bon ça veut pas dire plus vite me semble! Accèlere pas ciboire! Tout est à recommencer après. Retour case départ!
Mimi : JE SUIS PAREILLE!!! Autant j’hais donner des pipes bioniques, autant j’hais recevoir des cunni de lapin! Momo y’était de même quand ça lui tentait pas de baiser. Il me faisait des cunni express pour se débarasser de moi. Cibole, oublie ça. Quand je me fais lécher comme une crème glacée qui fond, ça me turn off ben raide!
Sissi : Prends ton temps chéri! De toute façon, une fois que je suis venue, c’est pas une raison pour arrêter. Je vais revenir encore!
Mimi : ah ouin? Chanceuse! Arrives-tu à éja……..
Lili pointant la télé : Check c’est chose là!
Sissi : Ah oui! C’est quoi son nom déjà?
Mimi : Ouiiii! Le gars qui bla bla bla
Lili : Bli bli bli
Sissi : Ah! Ah! Ah! Blo blo blo……………
Ainsi va la vie et ses petits moments impromptus. Messieurs ne me remerciez pas pour cet extrait du monde interdit. Ne faites que parfaire votre technique du cunnilingus et on vous en sera éternellement reconnaissantes! À bon entendeur………
On est sage hein !? Je ne sais pas pour mes collègues mais moi, je vais vous le dire pourquoi je me tiens bien peinarde ces derniers temps. Je le sais elles vont peut-être m’en vouloir un peu parce que le but ici, c’est de dédramatiser l’herpès et non pas d’en faire un plat.
Mais je vais vous dire un truc pour vous rassurer, vous qui vous morfondez de devoir vivre avec ce petit parasite et qui vous demandez comment je peux sembler si sereine avec mon petit ami : Je ne vis pas en harmonie avec l’herpès. Il me fait chier et je l’endure parce que vous savez quoi? JE N’AI PAS LE CHOIX.
Oui oui ! Vous avez bien lu. Le coloc me fait royalement chier et si j’avais le choix, j’aimerais mieux vivre sans.
Voilà c’est dit. C’est affirmé. Maintenant vous savez qu’à quelque part, derrière mon image de stilleto, je suis de nature plutôt humaine. Et putain que ça fait du bien. Tiens je vais même m’en permettre une autre : MANGE DE LA MARDE MAUDIT HERPÈS !!! Un peu puéril j’en conviens mais vous ne me l’enlèverez pas. Je le garde tel quel en grosses lettres « capitales » !
Quoi ? Je ne vous apprends rien ? Vous aviez vu à travers mon jeu lorsque je vous laissais sous-entendre que l’herpès avait pratiquement été une bénédiction du ciel ? Vous avez bien fait de ne pas y croire. C’était faux. L’herpès c’est une merde qui se loge d’abord dans la culotte pour après vous beurrer de brun jusqu’au fond de l’âme !
Mais pour rassurer les copines, qui doivent à ce moment ci de leur lecture avoir envie de me crucifier pour avoir écrit un texte si noir – et parce que c’est vrai auss – les coups de gueule et les coups de cafard provoqués par notre petit ami, comme la majorité des autres coups d’ailleurs, on s’en remet. Toujours. Ça passe. J’avais juste pas envie de le garder pour moi celui là.
Si vous êtes bien gentils (mais vous l’êtes toujours !) et que j’arrive à trouver les mots justes, je vous raconterai la raison de mon coup de gueule. Puéril aussi bien entendu. Mais je parie que vous le savez déjà. Parce qu’en final, le coloc n’a de pouvoir qu’à un seul et unique endroit : dans la culotte !!
Alors ma gang de chanceux, vous allez avoir le droit à une autre histoire de sexe !! Encore !
V’voyez !! Ça va déjà mieux ! Ah si je ne vous avais pas !!
Je vous avais commencé un petit texte plutôt sombre, chargé de la colère que, veut veut pas, le petit coloc soulève parfois en moi. Rien pour remonter le moral des troupes. C’était toutefois sans compter le support irritant indéfectible de mes bonnes amies qui savent toujours ramener de force la bonne humeur en moi.
*************************************
1er Acte: Le texte
À première vue, vite de même, j’ai l’air bien heureuses de vivre avec “mon” herpès. Avouez! J’assure et j’assume comme une grande!
L’herpès a changé ma vie pour le mieux n’est-ce pas? N’ai-je pas fait d’inestimables rencontres? N’ai-je pas appris à mieux me connaître, à m’accepter, à prendre mon temps, à dédramatiser?
En plus, de par mon expérience, j’arrive même à aider les autres. Non mais ne suis-je pas une femme comblée qui devrait bénir le jour où l’herpès est entré dans sa vie?
Et cette vie, serait-elle aussi accomplie sans lui? Non mais franchement, dites-moi, que serais-je sans mon cher et bien-heureux coloc?
BEN JE SERAIS MIEUX CÂLISSE!!!
Parce que je dois me l’avouer, ma vie serait drôlement plus simple sans ce bacille indélogeable. Je n’aurais pas à enfiler une armure de courage chaque fois que se pointerait le prince charmant; juste un condom.
Je vais me permettre de vous le dire; ça me fait royalement chier d’avoir l’herpès et j’ai beau faire contre mauvaise fortune bon coeur, il n’en demeure pas moins que je préfèrerais, et de loin, me balader la culotte libre de cet infâme.
Pourquoi cette montée de lait soudaine? Parce que d’une part faut bien se dire les vraies affaires; avoir l’herpès, peu importe l’angle d’où on l’aborde, ce n’est quand même pas la joie. Un point c’est tout.
Mais en fait, la véritable raison de cette montée de lait est plus circonstancielle. J’aurais ces jours ci l’opportunité de vivre un moment doux et de me plonger à corps que veux-tu dans un voluptueux instant présent sans trop songer aux lendemains.
Ses douces et chaudes mains ont glissé sous ma robe, ses lèvres ont tracé un chemin de ma gorge à ma bouche et parce que le temps nous faisait défaut, il a chuchoté à mon oreille que ce ne serait pas aujourd’hui mais que ce serait, sans aucun doute.
Mais voilà, malgré le fait que j’en aie langoureusement envie, ce moment ne sera pas. Parce que, grâce à ma conscience opiniâtre, pas question de lui cacher la tierce partie. Mais vous pensez bien que lui avouer au risque d’être rejetée et ce, pour un instant qui se conjuguera au singulier, que je trimbale un petit ami collant? No way!
Alors, thanks to mon petit coloc, je vais hélas laisser s’ouvrir la parenthèse et laisser filer l’instant.
Le coeur chargé d’acrimonie à l’égard du p’tit criss qui squatte ma culotte.
***********************************
2ième Acte: La bonne amie
Amétys mon texte à la main: Ouais. C’est vrai que ça fait chier quand même de ne plus se sentir libre de s’envoyer en l’air.
Nitouchka encore pompée: Oui fait chier! Royalement. Fait chier aussi toutes ces belles théories sur le fait d’assumer, d’être devenue meilleure, du positif que c’te merde est supposée m’avoir apporté et bla bla bla……..
Amétys surprise: Et ben………. J’avoue que c’est rare qu’on t’entend dire ça! D’habitude ton discours tend plus de l’autre côté!
Nitouchka: Ouais d’habitude mon verre est à moitié plein! Mais là il est à moitié vide faique gêne-toi pas pour le remplir.
Amétys remplissant les coupes à moitié vides: Tu penses vraiment qu’il n’y a rien de positif à tout ça?
Nitouchka: Bof……….
Amétys: Ok , mettons qu’on frotte le shiraz et qu’un petit génie sorte de la bouteille. Mais un petit génie un peu tordu, du genre qui troque au lieu de donner.
Nitouchka le sourcil dans les airs: …….. mouais………?????
Amétys: Le petit génie bien il t’offre de te débarasser de ton coloc en échange de mon amitié. Plus de coloc, mais plus d’Amétys non plus.
Nitouchka intéressée: Plus de coloc? Jamais jamais? Genre, immunisée?
Amétys: Mouais.
Nitouchka faisant mine d’y réfléchir sérieusement: ……..huuummmm…………
Amétys levant le sourcil à son tour: ……
Nitouchka: BEN NON!!! Qu’est-ce que tu penses! J’échangerais rien pantoute!!
Amétys: Quand même……..
Nitouchka: J’échangerais jamais votre amitié c’est clair. Pis en y réfléchissant, bien que toutes les fois où j’ai eu à l’annoncer ait relevé du supplice, je n’en échangerais aucune non plus. C’est vrai! Chaque homme et chacune de leur réaction m’a fait vivre un moment de véritable bonheur que je porte comme un cadeau que je ne retournerais pour rien au monde. À vrai dire, si je savais d’avance que leurs réactions seraient toujours celles que j’ai connues, je me ferais un job à temps plein de l’annoncer. Frissons de bonheur et surtout, d’authenticité garantis!!
Amétys: Quand même……. Pour une fille qui maudissait son herpès y’a pas dix minutes, tu me rassures. Je pensais qu’on avait perdu notre optimiste en titre.
Nitouchka: L’affaire c’est qu’on la connaît jamais d’avance la réaction et que chaque fois, le risque est présent.
Amétys: Vrai. Mais ça ne t’as jamais empêché. Pourquoi tu ne risquerais pas de savoir avec lui?
Nitouchka: Parce que je la connais d’avance sa réaction.
Amétys sceptique: Ah bon?!?! Et pourquoi, ce qu’apparamment on ne sait jamais d’avance, soudainement tu le sais.
Nitouchka: Parce que je sais……..
Amétys: ………
Nitouchka s’impatientant: Parce que c’est clair qu’il ne voudra jamais prendre le risque d’être contaminé bon! Aussi infinitésimal puisse être ce risque.
Amétys: Et pourquoi lui plus qu’un autre?
Nitouchka: Parce que……..
Amétys: Parce que quoi?
Nitouchka: Par-ce-que bon!!!
Amétys: Par-ce-que-quoi ciboire????
Nitouchka: Parce qu’il est MARIÉ!!!!
Amétys: Marié?
Nitouchka: Oui, marié!
Amétys: Es-tu entrain de me dire que tu maudis l’herpès de t’avoir empêché de t’emmêler le coeur dans les filets d’un homme marié?????
Nitouchka: Ben………
Amétys: BEN …… ALLO!!!!
Nitouchka: Ouais……….. vu de même………
Amétys: Ben kin! On va pas le maudire ma chère, on va lui déboucher une autre bouteille et si ça se trouve, lui ériger un monument tiens!!! Un homme marié! Pffff……… Cheers l’herpès ouais!!!
Nitouchka: Ok! Ok! C’correct là. Rajoute s’en pas! Donne-moi pas le goût de rappeler le p’tit génie ok!!
Amétys: Je ne sais pas t’étais rendu où dans ton décompte mais laisse-moi te dire une chose, on aura pas à faire à un blanchissage. L’herpaize, cet infâme, vient de scorer ma chère!
Nitouchka: pffff……….. Débouche donc l’autre bouteille au lieu de dire des conneries!
Ainsi elles burent heureuses et rêvèrent de beaucoup d’amants………. libres! Et d’herpès pour les protéger des autres.
C’était dans ma vie pré-herpétique, dans le temps où il m’était facile de sauter à pieds joints dans l’aventure d’un soir. On était parti pour une belle fin de semaine en canot-camping aux States et afin d’alléger les bagages pour le portage, j’allais partager ma tente avec le seul autre célibataire du groupe. Appellons-le Garçon. Cute, mon âge, pas mon style mais bien gentil et surtout disponible.
Alors après une belle journée au soleil à ramer, un souper au coleman et un feu à la belle étoile, nous rejoignons nos thermarests et brassons allègrement le duvet de nos sacs-à-couchage. L’alcool aidant, nous tombons dans les bras de Morphée aussitôt le plaisir consommé.
Mais même sans l’herpès, les choses ne sont pas toujours simples. Au petit matin, voulant effacer les traces de notre pêché, je demande à Garçon de me donner le condom. Euhhhh, il ne sait pas trop où il l’a mis. Il ne peut pas être bien loin que je me dis alors on fouille activement notre abri de toile. Plus les recherches avancent et plus je sens la panique monter en moi. Après avoir tout viré sens dessus-dessous, je dois me rendre à l’évidence: Notre assurance-tous-risques s’est poussée au plus profond de mon moi-même. J’ai donc dirigé les recherches vers un autre endroit encore plus exigu que la tente lightweigh mais j’ai eu beau fouiller comme j’ai pu, je n’ai rien trouvé.
On est en plein milieu d’un lac, à deux jours de notre retour et je dois avouer que Garçon ne m’apparait plus aussi sympatique soudainement. C’est probablement psycho-somatique mais je me sens un peu comme Ripley dans Alien.
En amour comme en plein air: Take only memories, leave nothing behind. Non mais… ça prend combien de temps à se décomposer du latex?!
Je me retrouve donc à la clinique, seule sur la table, le spéculum bien en place, à attendre Doc qui est allé chercher une paire de longnose à la quicaillerie. C’est qu’il était bien caché notre ami Trojan. Une chance que Doc avait la spéléologie comme passion.
Misèèèère!! Il y a de ces jours où on voudrait se glisser entre les touches de son clavier et n’en ressortir que lorsque son lap top sera doté d’un gros bon sens. Je n’arrive pas à croire que je vais vous raconter ça. Il faut que je sois rendue bien bas dans le trou de la honte pour vous confier une histoire pareille. Comme si le destin avait décidé de me faire mentir après que j’aie osé dire que je n’arriverais jamais à vous raconter une histoire croustillante. Il me l’aura bien fait ravaler ma pudeur.
Bon allez. Je vous raconte. Tant qu’à s’humilier……
C’était une petite soirée solitaire et l’oisiveté aidant, mes pensées se sont mises à surfer sur la vague de la lubricité. Armée de mon lap top et de mon internet sans fil, je suis allée fureter sur des sites non recommandables aux moins de 18 ans. Hou là là ! C’est fou ce qu’on peut trouver sur le web en terme de stimulant solitaire !
J’explorais la forme 3 X de YouTube lorsqu’en plein milieu d’une vidéo, BANG !, ma batterie de lap top lâche ! Le fil est en bas et mon envie de sortir du lit pour aller le chercher encore plus basse. Je décide donc d’arrêter là mon exploration grivoise et je ferme le lap top illico sans autre forme de shut down !
Le lendemain matin, jasant avec les collègues alors que j’installe mon attirail en vue de la réunion, j’allume la bête que j’avais pris soin de recharger pendant le petit-déj. Je m’éloigne ensuite. À peine. Quelques pieds sans plus, juste pour aller brancher le fil d’alimentation de mon petit DELL d’amour. Quatre pas, peut-être même juste trois. Si peu. Mais juste assez du moins pour permettre à tous d’entendre mon cher lap top s’écrier sans aucun préavis:
- OH YEAH BABY! YEAH ! RIGHT THERE. KEEP GOING! KEEP GOING! HARDER! HARDER!
Non.
Non !
NOOOOOONNNNNN!!
Comment, dites-moi, un ordinateur qui n’est même plus branché sur internet peut-il continuer à diffuser une vidéo qui elle, n’a jamais quitté la toile ? Comment dites- moi ?
Et dites-moi donc par la même occasion, ce qu’on doit, ou SI on doit répondre à son collègue aux bas blancs qui s’exclame devant tous vos autres distingués partenaires de vie professionnelle: « Ouais ! Ça a l’air d’être le party dans c’te lap top là » !
Monsieur le Destin m’a peut-être exempt de ses plus cruels desseins en ne diffusant que la bande sonore de sa joke plate mais reste que maintenant, en plus d’une honte innommable, je souffre également de Logizomechanophobie . Plus particulièrement celle de mon propre lap top. Que je n’arrive depuis plus à ouvrir sans entendre crouncher dans mon ventre tordu, les chips tranchantes de la Honte !
Tout ça c’est de la faute à Marilou. Elle se plaignait de l’absence désolante de détails croustillants dans nos histoires à Amétys et moi. C’est vrai que la dernière histoire d’Amétys nous a tous un peu laissés sur notre faim mais de là à m’inclure, c’était assez pour gifler ma fierté.
On a beau être prude, on sait très bien que le sexe, ça vend. Et comme on est marketingting chez MPB, j’avais décidé de sacrifier notre légendaire pudeur pour la cause.
Mais calmez-vous immédiatement. J’ai bien essayé mais je ne crois pas être en mesure de vous écrire une histoire salace. Le cul j’aime le faire, j’aime en parler, mais quand vient le temps de l’écrire, la verve me ramollit.
En fait, ce qui m’a réellement inspirée ce n’est pas le cul mais la question soulevée par Marilou :
Est-ce que nos beaux mâles moldus (sans herpès) nous font l’amour avec autant de passion que si nous n’avions pas de coloc? Est-ce une barrière à l’abandon?
Je ne m’étais jamais posée la question. Mais quelle question ! J’ai eu envie de me la poser et d’y répondre.
Je ne peux pas parler pour les autres et surtout pas pour ceux qui me font ou m’ont fait l’amour. Pourtant, si je me fie aux hommes que j’ai connus post H, je peux affirmer que l’herpès n’a jamais été un frein à leur abandon. Au mien peut-être à quelques reprises, mais jamais au leur.
Même que, vous allez peut-être trouver ça étrange mais, j’ai souvent eu l’impression que la présence de l’herpès, loin de réduire leur ardeur, semblait plutôt la décupler.
Attendez, laissez-moi m’expliquer. Je n’ai pas fréquenté de psycho-weardo qui fantasmait sur des lésions d’herpès. Rassurez-vous.
En fait, c’est leur ardeur machiste que mon coloc a semblé éveiller chez mes partenaires. Comme si le fait d’avoir eu à m’ouvrir aussi intimement à eux, d’avoir dévoilé une fragilité que de prime abord ne laissait pas soupçonner ma personnalité, les avait séduits et confirmés dans le rôle de mâles protecteurs que tout homme aime à prendre (et qu’on a tendance à castrer parfois, jeeee l’avoue !!). Cette vulnérabilité insoupçonnée a semblé conforter leur vitalité masculine et c’est moi la chanceuse qui en ai fait les frais.
Entre la tendresse qu’ils ont mis à me rassurer par leurs caresses et le contrôle que je leur ai abandonné au lit, question de leur offrir le loisir de m’indiquer les limites que mon coloc leur imposait, je me suis trouvée très choyée et croyez-moi, des limites, je n’en ai vue aucune. Du moins, aucune dictée par mon coloc.
Je ne sais pas si ça y joue pour beaucoup et j’aurais tendance à croire que oui mais, lorsque j’ai reçu mon diagnostique d’herpès, je me suis promis une chose : Jamais je ne ferais de compromis quel qu’il soit sur ma vie sexuelle et affective à cause de l’herpès. Et jamais je ne permettrais à quiconque, en commençant par moi-même, de me traiter comme un bouton.
Alors est-ce que les hommes m’ont fait l’amour avec autant de passion qu’ils en auraient mis si je n’avais pas eu l’herpès ? Je tends à dire que oui.
Et malheureusement, je n’ai aucune histoire croustillante à vous donner en exemple. Désolée Marilou. Je croyais pouvoir y parvenir mais apparemment je vais devoir me rendre à l’évidence : J’ai le verbe prude.
Bon, j’allais, pour le grand plaisir de tous, vous raconter plus en détails mon aventure cubaine, mais je me ravise. Il y a encore, de nos jours, certaines choses qui doivent rester secrètes.
Bon bon, si vous insistez mais il faudra vous contenter de peu.
C’est bien lui qui m’ait choisie et non l’inverse. Je n’étais pas trop intéressée au début. Principale raison des 4 jours de travaux forcés. Il y a aussi l’herpès, ce cher ami, que je traîne comme une ceinture de chasteté et aussi, la conscience de me faire monter un bateau par un pro de la cruise. Je me protège! Mais de quoi? Du plaisir d’une baise?!
Donc, poursuites, sérénades, regards langoureux, massage de pieds en cachette sur la plage, salsas lascives à la disco, discussions passionnées sur la situation et quelques baisers, bien sûr!
J’aurais pu partager mes draps plus tôt mais sans le savoir, ce prélude à l’amour allait devenir le meilleur souvenir de mes vacances. Enfin, il arrive ex æquo avec les 3 derniers jours. En ces temps modernes, on passe souvent trop vite au lit et on oublie les plaisirs de la séduction. Ces plaisirs que l’on manque tant quand la relation s’installe dans le quotidien.
Pour ce qui est des 3 derniers jours, il ne faut pas oublier que Cubanito travaille jusqu’à 23h et reprend du service à 8h. Je ne sais pas comment il fait, étant moi-même une vraie marmotte, mais il ne manque pas d’énergie. Sauf que quand il dort, il dort. Un vrai roc! Enfin!
Bien sûr, je l’ai informé du coloc. Pas facile mais pas si dur non plus une fois que le moment est venu. Je n’aurais pas pu faire autrement, j’en suis incapable. De plus, j’entendais déjà les commentaires de Bobette et de Nitouchka et je me voyais mal affronter leurs reproches à mon retour. Donc, je l’ai dit et ça a bien passé!
Dans l’esprit de dédramatisation et de libération, j’en ai même parlé ouvertement à un (nouvel) ami qui nous accompagnait. Célibataire de sa personne, le seul autre du groupe, on se faisait un devoir sociologique de partager l’information recueillie lors de nos activités nocturnes.
Alors, un bon midi, cuba libre à la main, je me suis dit que tant qu’à parler de nous et de nos relations manquées et manquantes, aussi bien y aller franchement. Et lui de répondre, après quelques questions et éclaircissements sur le sujet: Ben tu sais, on à tous notre petit problème qui nous complique les relations. Simple et tellement véridique.
Avec tout ça, j’ai faillit à ma tâche principale: distribuer des cartes d’affaires à l’aéroport. À l’allée, j’étais trop gênée et au retour, trop brulée pour même y penser.
Je devrais peut-être y retourner!
Dans la gestion de problèmes de cul, je ne donne pas ma place! Je dirais plus précisément que je fais de la gestion H depuis déjà plusieurs années et, vous l’aurez deviné, j’ai une maîtrise en Herpès, ce qui n’est pas une petite affaire, enfin…
H aussi comme le début du nom d’un autre coloc que j’ai finalement réussi à évincer, dont les syllabes réunies donne la chair de poule sauf pour son ami Herpès qui va certainement s’en ennuyer puisqu’ils venaient m’emmerder à tour de rôle et que, comme lui, il récidivait un peu trop souvent à mon goût…
Je vous donne un autre indice? En plus d’avoir la même initiale que le coloc il a un tréma sur le i…
Toujours est-il que je me suis dit que je n’avais pas à endurer monsieur «Pain in the ass» plus longtemps et que lui, je le mettais dehors, son bail était terminé! J’ai donc pris mon courage à deux mains et suis allée voir une chirurgienne qui m’a débarrassé de ce monsieur disgracieux à coup de minis élastiques qu’elle lui a ficelés autour du cou… Ça pris 5 petites minutes… Je suis retournée chez moi, un petit serrement entre le fesses et 48 heures plus tard, il n’y avait plus aucune trace de «Pain in the ass». Oh yes… Je me suis débarrassée de l’un de mes hôtes!!!
Tiens, ça me fait penser… Il y a le coloc se tient pas mal peinard ces temps-ci… Pour moi il a peur de se faire serrer les ouïes lui aussi parce que si je pouvais, je lui ferais volontiers une petite strangulation!!!

Commentaires récents