Archive de Catégorie pour ‘Bonheur’.

Il nous arrive de magnifiques cadeaux sous formes de commentaires et de messages.  Des cadeaux qui nous font vachement plaisir.  Parce qu’on a beau le faire d’abord pour nous, sans trop d’attentes, il n’en demeure pas moins qu’il est bon de savoir qu’on fait du bien aux autres. On aura beau dire, l’altruisme c’est jamais gratuit. 

Alors chacun de vos commentaires, quel qu’en soit la nature, nous fait plaisir.  Parce qu’on aime pas parler seule et parce qu’on aime savoir que ce qu’on fait ici peut servir à d’autres. 

C’est dans cet esprit que j’avais envie de partager avec vous deux messages que nous avons reçus et qui sont des success story made in MPB.  Bon……. pas juste MPB mais quand même, on y a en quelque sorte contribué et franchement, on en est pas peu fières!

D’abord ce commentaire de Betty.  Qui nous a beaucoup touchées. Beaucoup.  Parce qu’on voulait aider.

Et ensuite ce message de Julie que nous avons reçu dans notre boîte courriel et qui rappelle qu’en plus d’aider, on voulait démystifier……et dé-démoniser l’infâme!

Elle a gentiment accepté qu’on le publie, sans en changer un mot ni une virgule.

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 Bonjour à vous trois,

Vos deux derniers articles m’ont vraiment interpelés (“…Réponse à Monsieur B” paru le 9 avril et”Figer sa position” paru le 12 avril dernier) parce que je suis de ces fous (ou folle dans mon cas) qui vous aiment (ou plutôt aime un de ces “Zerpétiques”).

J’ai envie de partager avec vous mon histoire.

Il y a bientôt un an, j’ai rencontré ce gars pour lequel j’ai eu un véritable coup de foudre! Quelques jours à peine après notre rencontre, avant même qu’il ne soit soit passé quoique ce soit autre que des discussions qui ne finissaient plus (pas d’échange de salive et encore moins de soirée torride) il a quitté pour un mois dans le cadre d’un voyage pour son travail. Durant tout ce temps, on s’est écrit, tous les jours, parfois même plusieurs fois par jour, c’était génial! Quand il est revenu, on s’est revu, ça n’a pas pris de temps pour qu’on s’embrasse à bouche que veux-tu, mais après une dizaine de jours de ce régime, il n’avait toujours rien risqué pour attenter à ma pudeur. Je commençais à trouver ça louche. Surtout pour un gars de presque 40 ans qui avait tout de même réussit à faire deux enfants à sa blonde précédente. J’y allais d’hypothèses du genre: il est peut-être juste respectueux, il fait peut-être partie d’une génération qui précipite moins les choses, il n’a peut-être pas eu beaucoup de femmes dans son lit, il ne sait peut-être plus comment faire en début de relation après tout ce temps passé avec la même femme. J’avais en partie raison sur toutes ces hypothèses, mais la seule que je n’avais pas vu venir c’était celle qui le retenait au delà de tout: il avait l’herpès.

Le soir où il me l’a annoncé, c’était comme si mon monde s’écroulait. J’avais ENFIN trouvé un homme avec qui je me voyais faire ma vie, il était parfait en tout, sauf pour ça. Après 4 ans de célibat, j’avais eu largement le temps de constater que de rencontrer quelqu’un avec qui on clique si fort n’était pas chose facile. Il était nerveux, m’expliquant comment c’était arrivé, me racontant comment il vivait bien avec la situation surtout depuis qu’il prenait du Valtrex tous les jours et qu’il n’avait plus de crises. J’ai écouté, attentivement, et lui ai demandé de réfléchir à tout ça.

Puis m’est revenu en mémoire une adresse, celle de votre blogue. Celui sur lequel j’étais tombé 2 ans auparavant, quand après un one night et un condom qui glisse étaient apparus d’étranges symptômes. N’étant pas du genre à me précipiter à l’urgence, j’ai enduré cette terrible démangeaison qui me grattait l’entrejambe et qui rendait inconfortable toute position assise et même le port de la petite culotte, jusqu’à ce qu’elle passe. Quand quelques semaines plus tard elle est revenue, j’ai attendu quelques jours et me suis présentée à la clinique. Diagnostic? Vaginite à levures. On m’a prescrit du flaconazole, et une dizaine de jours plus tard j’étais comme neuve. Puis c’est revenu, encore et encore, je me suis présentée à la clinique je ne sais combien de fois durant une période d’environ 6 mois. Dans la majorité des cas, les docteurs ne voyaient rien. 1 ou 2 fois on me diagnostiquait à nouveau une vaginite. Je suis restée perplexe. J’ai demandé à faire des tests sanguins dont celui de l’herpès. Résultat? J’avais un type 1. Comme j’avais déjà fait des “feux sauvages” étant plus jeune, pas moyen de confirmer quel était ce mystérieux mal qui me brûlait régulièrement de l’intérieur. Puis comme c’était venu, les démangeaisons me quittèrent du jour au lendemain, pour ne plus revenir depuis. Je suis toujours restée sur un questionnement à savoir si c’était vraiment les vaginites la cause de cet inconfort. J’ai beaucoup lu au sujet de l’herpès, j’ai fouillé votre blogue de fond en comble, mais j’ai surtout appris à démystifier. Quand j’étais ado, l’herpès était la pire chose qui pouvait m’arriver après le VIH. Je suis restée convaincue de ça durant bien des années. Au fil de mes lectures, mon préjugé a diminué. Votre blogue est en grande partie responsable de ça, mais aussi plusieurs sites de références médicales qui sans banaliser le virus expliquent que ce n’est vraiment pas la fin du monde et que peu importe les précautions que l’on prend, on n’a jamais de garantie de ne pas contracter le virus, surtout avec le type 1 qui se propage de plus en plus sous la ceinture et l’augmentation des relations bucco-génitales.

J’avais donc tout ceci qui me revenait en tête, j’avais surtout la conviction que si je passais à côté de ce gars à cause de son petit bobo, je m’en voudrais toute ma vie. J’ai donc rapidement décidé de foncer, mais en prenant mon temps ;-) Il s’est écoulé encore un autre mois avant qu’on n’ait une première relation sexuelle complète, toujours avec condom et surtout avec la promesse de la part de l’hommme de la situation de me tenir au courant si le petit bobo se pointait. Sans vouloir entrer dans les détails, c’en fut toute une. En fait, l’expérience se répète à chaque fois que nous faisons l’amour depuis. Je croyais au départ que j’aurais toujours en tête le coloc entre nous deux lorsqu’on ferait l’amour et à mon plus grand étonnement, je crois que si j’y ai pensé 2 ou 3 fois max depuis c’est bien beau. Après environ 4 mois du régime condom, et après être allés passer des tests de dépistages et appris que son petit bobo était de type 1, mais surtout après une soirée beaucoup trop arrosée, on a oublié le condom et on ne l’a pas réutilisé depuis, donc depuis plus de 6 mois. Et dans mes bobettes? Toujours rien!

Je sais que rien ne me garantis que jamais je ne l’attraperai, mais j’ai décidé de vivre avec le risque et je ne l’ai toujours pas regretté. Bien sûr il m’arrive de me demander ce que je ferais si je l’attrapais et que notre histoire était terminée. Est-ce que ma vie serait terminée? Non, je ne crois pas! C’est certain que ce serait probablement plus difficile lors des rencontres, parce que pour moi le fait que mon copain me l’ait dit avant que notre relation ne soit trop avancée et surtout avant que nous ayions notre première relation sexuelle a tout changé. Ça peut paraître étrange mais ça a grandement contribué à établir une solide base de confiance à son égard. Chose qui m’apparaissait difficile auparavant avec les gars que je rencontrais. Je l’ai vu comme un signe de respect envers moi, comme un choix qui m’appartenait. J’aurais détesté me faire mettre au pied du mur. Ma décision aurait probablement été toute autre s’il me l’avait dit après avoir couché avec moi. J’aime avoir le choix, j’aime pouvoir décider des risques que je prends, et mon amoureux a su me donner cette liberté. Bien entendu, quand on s’engage dans une relation où le petit bobo sera toujours présent en filigranne, il faut être conscient que quoi qu’il arrive, ça ne sera pas le porteur de l’herpès qui sera responsable si on l’attrape, mais bien soi-même. Mon copain fait sa part pour me protéger (Valtrex et examen régulier et minutieux de cette partie de son anatomie) et moi j’accepte que malgré ça, rien ne garantie que le risque sera réduit à 100%. C’est mon choix, à moi, pas le sien.

Je trouve dommage que l’herpès soit encore un sujet si tabou quand on sait que près du quart de la population est atteinte du type 2, et que 9 personne sur 10 ont le type 1. Ça fait beaucoup de monde, mais surtout beaucoup de gens qui ignorent souvent leur condition et plus encore les modes de transmission. Alors avec mon amoureux ou un autre, qu’est-ce qui me garantis que je ne l’aurais jamais attrapé (si je ne l’ai pas déjà) et surtout qu’est-ce qui me garantis que je ne l’attraperai peut-être jamais? (on dirait vraiment que les filles de MPB m’ont brainwashé hein? ;-)

La vie est ainsi faite, peu importe combien on pense faire les bons choix, elle nous réserve parfois des surprises, bonnes ou moins bonnes. Et si faire le bon choix dans mon cas c’était de choisir l’homme qu’il y a quelques années à peine j’aurais rejeté sous prétexte qu’un coloc partageait 3 ou 4 fois par année ses boxers alors que pour le reste il était parfait?

Pour terminer, il y a un truc auquel je réfléchis souvent, et c’est la façon dont on se lance rapidement dans une relation sans vraiment savoir ce qu’il en est. Je me dis que ce petit bobo a peut-être fait en sorte que nous fassions les choses dans le bon ordre, plutôt que de tout mélanger et restés pris avec les dégâts… peut-être que finalement le coloc a aidé au bon déroulement de notre relation (j’ai vraiment l’air pro herpès là, non ;-)

Bientôt un an, et oui, je suis toujours follement amoureuse d’un homme qui me le rend au centuple. C’est tout ce qui compte pour moi! Le reste qui peut me garantir quoi que ce soit? J’ai décidé de suivre mon coeur, et jusqu’à présent, c’est une des meilleures décisions de ma vie.

Je désire donc vous dire un beau GROS merci, parce que sans votre blogue les filles, je serais peut-être restée sur mes vieux préjugés et je serais passée à côté d’un homme plus que merveilleux.

Julie :-)

Dans la série Ces fous qui nous aiment, le voici, le voilà! L’ultime! Celui d’entre tous que j’attendais!  ENFIN!  Et j’ai nommé: Le texte de l’Amoureux! 

OUIII!  Mon Amoureux Moldu nous livre enfin sa vision de la vie avec l’herpétique que je suis. 

FIGER SA POSITION

Je suis le chum de Nitouchka. Je suis l’Amoureux.

J’ai longuement hésité à vous écrire. Les raisons sont multiples mais la plus importante est probablement l’impression que cela m’obligerait à figer ma pensée sur le petit bobo pour toujours. En plus, la barre avait été mise tellement haute par PresqueParfait… Qu’est-ce qui m’a fait changer d’idée? Nitouchka. Elle est tenace. Elle me relançait, semaine après semaine, sans lever le ton jamais mais j’ai finalement compris que c’était important pour elle. Pourquoi exactement? Simplement parce que du jour au lendemain, je n’en ai plus entendu parler, silence radio. Ça m’a décidé. Une fois décidé, le problème restait entier, je ne savais plus par quel bout prendre tout cela. En relisant les autres entrées sur MPB concernant la fameuse annonce, ou le dévoilement, j’ai découvert l’équivalent “Herpès” du questionnaire de Bernard Pivot. À partir de là, tout fut plus facile pour moi.

1. Est-ce que Nitouchka a bien choisi le moment pour t’annoncer qu’elle avait l’herpès?
Je pense que oui. Elle m’a averti à l’avance qu’elle avait quelque chose d’important à me dire. Ayant frayé avec des problèmes requérant l’aide d’un professionnel de la santé mentale et avec des femmes vivant des problèmes du même ordre, je m’attendais à tout sauf à ce qu’elle m’annonce qu’elle avait l’herpès… Je pensais qu’elle allait me dire qu’elle avait déjà été anorexique ou TOC ou je ne sais pas quoi d’autres.

Sincèrement, ça m’a scié en deux, pas tellement à cause de l’herpès en tant que tel mais plutôt parce que je ne m’y attendais pas du tout. De plus, ma connaissance du petit bobo était très limitée. J’avais une maîtrise ès problèmes psychologiques, pas une maîtrise es herpès! J’ai des feux sauvages qui refont surface depuis mon enfance mais je n’avais jamais vraiment fait le lien entre le type 1 et le type 2… La leçon que j’ai apprise de tout cela? Nous sommes tous dans notre monde, dans nos bobos, mais ceux des autres ne sont souvent pas les mêmes.

2. Est-ce qu’elle a dit les bonnes choses ?
Je pense que ça a été très difficile pour elle de m’en parler. En fois lancée, Nitouchka, m’a fait le topo de sa situation assez clairement: le virus lui-même, son arrivée, elle et son virus, sa vie avec son virus, etc. Je pense qu’à ce stade, j’avais besoin de digérer tout ce qu’elle m’avait dit. J’essayais d’avoir l’air en contrôle mais je pense que ça ne marchait pas trop. Elle a continué à me parler de sa manière de voir le petit bobo… c’est un peu bizarre parce qu’elle l’accepte tellement bien que j’avais presque le goût de l’attraper tout de suite!

3. Est-ce que ça aurait été différent si elle te l’avait dit après une première relation sexuelle ?
En fait non puisqu’on a eu une relation sexuelle protégée avant. Néanmoins, elle a vraiment bien fait de ne pas trop attendre à cause des risques que je prenais sans le savoir.

4. Pourquoi es-tu resté ?
Tout simplement parce que l’élan que j’avais pour elle ou vers elle était plus fort que son petit bobo.

5. Comment as-tu pris ta décision ?
Ce fut comme une non-décision, qui perdure depuis tout ce temps. Comme elle est asymptomatique, l’herpès est en filigrane, jamais en une. C’est donc très abstrait même si je me demande parfois si le côté plus dur de Nitouchka ne vient pas en partie de ça. J’ai fait des tests à l’automne, qui ont confirmé que j’avais bel et bien l’herpès de type 1 (asymptomatique depuis quelques années) mais pas celui de type 2. Ça m’a rassuré puisque ça fait plus de deux ans que je fornique avec elle. En somme, pour répondre à la question, c’est probablement comme dans n’importe quelle relation amoureuse, ça demande une grande part d’amour avec une petite dose d’inconscience.

6. Que ferais-tu si tu l’attrapais ?
Je pense qu’au départ je capoterais. L’idée qu’en 2012 on soit encore au prise avec un virus qui ne partira jamais ne me rentre pas dans la tête. Néanmoins, et je ne dis pas ça pour flatter la gang du petit bobo, j’ai découvert vraiment des gens supers ouverts dans ce monde interlope de l’herpès de tous les types. Probablement que je me tournerais davantage vers ceux qui l’ont, d’ailleurs j’en connais pas mal déjà alors je suis prêt!

Par ailleurs, je ne sais pas si la question sur l’état des recherches sur l’herpès a été abordée dans le blogue mais il me semble que ça serait intéressant d’en savoir plus sur le sujet.

7. Mets-tu ton choix en doute ?
Parfois, ce qui me vient en tête est plus: que ferais-je si je l’attrapais? Que ferais-je si je l’attrapais et que c’était fini entre nous? Et j’ai pas trouvé la réponse…

8. Est-ce que tu y penses souvent ?
Parfois, mais comme ma Nitouchka n’a pas de crise récurrente, c’est pas régulier. Je suis certainement plus attentif à l’évolution de mes parties intimes…

9. Voudrais-tu ajouter un commentaire ?
Je ne m’entends pas toujours avec Nitouchka sur le sujet du petit bobo, notamment le fait que pour elle les deux types d’herpès sont exactement pareils. Cela dit, avec le temps, je respecte son univers, c’est elle qui vit cela, pas moi. Parfois je me dis: pourquoi elle ne prend tout simplement pas du Valtrex puisqu’il semble que cela réduit les risques. Mais j’ai jamais osé lui en parler ouvertement. Oups.

Lorsqu’on a eu l’idée d’écrire ce blogue il y a deux ans déjà, les filles et moi étions célibataires.

Mais là, voilà qu’on se voit un peu moins…

Qu’on compte sur une main nos escapades arrosées.

Qu’il n’y a plus d’histoire salace à raconter,

Et qu’on ne cherche plus l’âme soeur…

C’est qu’il faut dire que c’est l’été des amours pour MPB…

Toutes trois éprises d’hommes qui ne craignent pas les vénéneuses !

On l’a souvent écrit : l’herpès n’est pas la fin du monde, il n’est qu’un petit virus de peau porté par une majorité de personne !

Et on vous a raconté nos histoires…

Mais vous a t’on raconté celle de cette femme qui vit depuis dix ans avec son homme porteur sans jamais avoir attrapé l’herpès ?

Et celle de cette fille qui s’est pris en main suite à l’annonce, qui a perdu du poids et qui a pris soin d’elle pour enfin rencontrer l’homme de sa vie ?…. Bien cette fille là vous dirait que l’herpès est la meilleure chose qui lui soit arrivée !

Des histoires positives il y en a tout plein alors profitez de l’été et amusez-vous !

L’herpès ça ne détruit pas la vie, ça modifie les habitudes. Point !

Et si vous avez de belles histoires, n’hésitez pas à nous écrire. On aime bien les partager !

L’entrevue de Bobette m’ayant franchement charmée, j’ai décidé de pousser l’exercice plus loin.  J’ai adoré connaître l’opinion de PresqueParfait et je me suis demandée si tous ces fous qui nous aiment pensaient comme lui.  Et quoi de mieux que d’aller vérifier sur le terrain.  On a l’air de rien comme ça mais on a plein d’amis les filles et moi.  Et sur le lot, plusieurs ont l’herpès.  Alors j’ai sorti mes questions et je suis partie à la chasse de ces fous qui nous aiment. Je vous présente aujourd’hui:

 Fanfois et Dulcinée.

Fanfois c’est l’histoire banale de celui qui, suite à une séparation, décide d’arpenter les réseaux de rencontres pour trouver celle qui ferait de nouveau battre son cœur .  Banal, si ce n’eut été du petit coloc venu se loger dans sa culotte au détour d’une rencontre.  Misère, s’est-il dit, déjà pas facile de rencontrer quelqu’un, me voilà avec cette bête infâme à gérer.

Bien qu’embarrassé par l’H,  Fanfois ne s’est jamais démonté et a dévoilé sa situation plus d’une fois à ses prétendantes.  Avec succès bien souvent, avec douleur d’autres fois.  Puis est arrivé Dulcinée, entrée discrètement par la porte dérobée de l’amitié.

Et cette folle s’est mise à l’aimer.

Nous avons demandé à Dulcinée de se prêter au jeu des questions et c’est avec beaucoup de générosité qu’elle s’y est livrée.

Q : Est-ce que j’ai bien choisi le moment pour te l’annoncer ?

Définitivement non. Le rapprochement sexuel buccal sans protection était déjà terminé lorsqu’il m’a fait part de son vilain secret  Ma première réaction fut: “T’aurais dû me le dire avant!!!”   Curieusement, je ne lui en ai pas voulu. Je m’en voulais personnellement de ne pas m’être protégée et, par le fait même, de m’être mise les pieds dans les plats!  Je me sentais fautive de ne pas avoir suivi les conseils dont on nous martèle les oreilles.  J’ai toujours su qu’une transmission pouvait se produire mais que ça ne devait s’appliquer qu’aux femmes qui choisissent mal leurs fréquentations. Ce mec-là, c’est un homme doux, intelligent, sensible, généreux, serviable bref, tout-à-fait fréquentable!!  De plus je connaissais quelques amis(es) avec lesquels(les) il partage un bon lien d’amitié.  À mon point de vie, c’était impensable d’être à risque avec lui puisque je le connaissais, je connaissais son entourage et que je n’en avais surtout jamais entendu parler par qui que ce soit!

Q: Est-ce que je t’ai dit les bonnes choses ?

Bref, 1000 et une questions ont suivies le même soir.  Ça se transmet quand et comment?  Tes EX l’ont-elles attrapé?  Te protégeais-tu avec tes EX ou pas?  Ça se guérit comment?  Ça se soigne comment?  C’est grave ou pas?  Il n’était pas plus fier de lui que je ne l’étais de moi-même, mais il a répondu à toutes mes questions tout en m’assurant, qu’à sa connaissance, ne l’avoir jamais transmis.  J’ai été rassurée sur le coup mais je devais m’informer d’avantage.  Ni le WEB, ni info-santé, ni mon doc n’ont exactement la même version face à cette ITS.  Selon la médecine, je suis à risque en tout temps, par fellation et par pénétration, plaies apparentes ou pas.  Les images affichées sur le WEB ne sont pas très rassurantes non plus….

Q: Pourquoi es-tu restée ?

Cet ami ne m’avait jamais fait d’approche sexuelle, ni d’allusion, ni de proposition, ni d’attouchement, ni même de propos taquin.  Nous étions 100% ami-amie, partageant des loisirs communs. C’est un concours de circonstance qui a fait que le rapprochement physique s’est produit entre nous. J’avais déjà partagé assez de bons moments avec lui pour savoir qu’il devenait tranquillement plus qu’un grand ami à mes yeux.  Je n’en avais pas encore abordé le sujet mais je commençais déjà, avant ce moment d’intimité, à ressentir de l’amour naissant pour lui.  D’ailleurs, ce n’est pas lui qui a fait le “move”, c’est moi.  Je n’essaie pas de le déculpabiliser mais le fait de prévoir le port du condom ne revient pas qu’aux porteurs d’ITS.  Je reconnais qu’il est pleinement responsable de son écart de conduite mais que, pour avoir déjà contracté des condylomes,  je suis responsable de mon écart toute autant que lui.  Pourquoi donc lui aurais-je attribué tout le blâme?

Q: Comment as-tu pris ta décision ?

De par notre amitié, nous avions toujours été ouverts à communiquer ensemble.  Non pas que tout avait été dit, mais le fait d’être assez à l’aise pour parler franchement de son vilain secret a appuyé ma prise de décision.  J’ai voulu savoir comment il vivait ce problème avec ses EX, comment se passait leur vie sexuelle, combien il a eu de femmes dans sa vie depuis qu’il le sait,  comment vit-il sa sexualité lorsqu’il a une crise, ça lui prend combien de temps à se remettre, comment évitait-il que ses partenaires ne le contractent, qu’elles activités sexuelles se permettait-il avec ses partenaires, etc.  Il a répondu clairement et calmement à toutes mes questions.  Nous n’avons pas poursuivi notre lien d’intimité tant et aussi longtemps que mes pensées furent troublées.  Sans pression, j’ai eu tout le temps nécessaire pour déterminer si les inconvénients de cet ITS étaient plus dérangeants que l’amour naissant ressenti pour lui. 

Q: Que ferais-tu si tu l’attrapais ?

Je suis consciente de ne pas être immunisée par le fait d’être amoureuse de lui.  Pour savoir où j’en suis actuellement, j’ai passé un test sanguin.  J’attends les résultats.  Nous avons mutuellement envi de passer notre vie ensemble, je ne souhaite pas pour autant contracter le virus.  Si j’en étais atteinte, je ferais ce que la médecine me propose pour diminuer le plus possible les effets des crises.  Je suis consciente que c’est incurable, mais ma vie ne s’arrêterait pas là pour ça.

Q : Remets-tu ton choix en doute ?

Jamais.

Q: Est-ce que tu y penses souvent ?

J’y pense à chaque relation.  Je ne dis pas ici que j’évite de le toucher ou de me faire toucher.  Je dis ici que je suis consciente du problème et que nous agissons en conséquence.  Je constate évidemment qu’il y a moins de place pour de la spontanéité sexuelle, mais c’est une situation qui, en revanche,  laisse amplement de place à la tendresse amoureuse.  

L’histoire pourrait se terminer ici.  Elle est déjà colorée d’espoir pour ceux qui serait tenté d’abandonner la recherche amoureuse sous prétexte du petit bobo. Mais voilà, cette histoire se poursuit.

Cette histoire était déjà très jolie en soit et s’apprêtait à être publié lorsque j’ai croisé Fanfois sur MSN:

Nitouchka says:

Salut Minou! As-tu reçu mon texte?

Fanfois says:

Oui.  C’est parfait !

Nitouchka says:

Pis?  Vas-tu ajouter tes commentaires personnels?

Fanfois says:

Pas eu le temps encore…  Pis tu pourras penser à une suite parce qu’il y  a des développements…

Nitouchka says:

Dis-moi…………. suis curieuse

Fanfois says:

Elle a passé des tests et elle n’est plus une moldue…  Ça doit faire environ 20 ans !!!

Nitouchka says:

No way!!?!?!  Elle a quel type?

Fanfois says:

2

Nitouchka says:

Ben voyons donc!  C’est trop drôle!  C’est comme un film!

Fanfois says:

Oui !

Nitouchka says:

Pis y’a absolument rien qui dit que c’est toi!

Fanfois says:

Ça peut pas être moi

Nitouchka says:

pourquoi?

Fanfois says:

Toujours protégés, pis au moindre doute on faisait rien.  Elle a passé la batterie de test il y a 2 ans et le hsv2 n’était pas inclu

Nitouchka says:

Cool!  Je serai contente d’ajouter ça au texte car tu sais quoi…

Fanfois says:

Quoi ??

Nitouchka says:

Ça sera l’exemple parfait qu’il ne faut jamais s’empêcher d’entrer en relation avec quelqu’un sous prétexte qu’on a l’herpès et qu’on pourrait être rejeté!

Fanfois says:

T’As raison, tu peux faire un update c’est définitivement d’intérêt public.  Que de rebondissements !!lol

Nitouchka says:

Mets-en.  C’est trop hot!  Pis en plus ça illustre bien qu’il n’y a pas une histoire pareille et que le risque en vaut trop la chandelle!! :)

Fanfois says:

jE VAIS ESSAYER DE RAJOUTER DE QUOI…. (il ne l’a jamais fait! Ah Fanfois!!)

Nitouchka says:

On attend tes commentaires comme une pré-pubère se languit de Justin Bieber!

Fanfois says:

Pff!

L’autre jour j’avais une discussion sérieuse avec Nitouchka :

- Tu sais Nitou, bien que je ne sois pas dans la peau de mon chum, si on inverse les rôles, j’suis pas certaine que je serais restée s’il m’avait annoncé qu’il partageait sa culotte avec notre cher coloc herpès.

- Bien moi non plus je ne sais pas ! Qu’elle me répond.  À bien y penser,  j’aurais p’t’être pris mes jambes à mon cou !

- Ouin, je n’ai jamais été mise en face du problème (étant moi même le problème) mais ouffff… Tu sais quoi ?  Je le trouve bien courageux mon Presqueparfait !

- T’as raison, ils sont braves nos amoureux !

- On n’en a jamais parlé de ça sur Monpetitbobo…

- De quoi ?

- Bien du fait que peut-être on ne serait même pas restées nous mêmes… On dit toujours que c’est pas si grave, on relate les choses de manière super positive pour ménager tout le monde mais c’est p’être pas tout-à-fait ce qu’on pense vraiment !

- Oui mais Bobette, on ne le sait pas ce qu’on aurait fait.  On est des bonnes personnes, on a de bonnes valeurs et c’est tellement dur de trouver quelqu’un qui nous plait et qui nous convient… On serait probablement restées nous aussi.

- Ouais, p’t'être bien…

Et on s’est laissé là-dessus…

Et c’est venu me tracasser……

Et j’ai réfléchi……..

Et j’en suis venue à la conclusion que je devais vraiment savoir ce qui s’était passé dans la tête de mon Presqueparfait. Pourquoi était-il resté alors qu’il ne me connaissait pas ? Que s’est-il passé au fond de lui ?  Comment on se sent quand quelqu’un qui nous attire nous dit qu’il a une its ?

Et c’est ainsi, à petits coups de questions me martelant le cerveau, qu’est née l’idée de lui passer une petite entrevue «spécial herpès» !

_________

On déjeunait. J’avais déjà préparé quelques questions.

- Mon Presqueparfait que j’aime beaucoup ?

- Oui Bobette ?

- Que dirais-tu si je te faisais passer une petite entrevue ?

- Une entrevue ?

Alors je lui explique en grandes lignes la conversation que j’avais eue avec Nitouchka et mon désir de connaître son processus de décision.

- Quand je t’ai appris que j’avais l’herpès, tu me connaissais à peine… Tu n’étais même pas impliqué émotivement.  Tu aurais pu partir, prendre tes jambes à ton cou et passer à la suivante !!!  Je veux savoir pourquoi tu es resté et pouvoir en parler à nos lecteurs. On offre toujours notre point de vue d’herpéthique et ce serait tellement fantastique de pouvoir offrir le point de vue d’une personne qui est restée.  S’il te plait mon chéri (yeux doux ici), s’il te plait !

Et il a accepté d’emblée.  Ce qu’il est merveilleux mon Ppf !

Nous en avons jasé un peu mais n’avons pas eu le temps de faire le tour de toutes mes questions et je me suis dit que, tant qu’à y être, je devrais vous soumettre ma liste de questions au cas où vous en auriez quelques pertinentes que je pourrais ajouter…

Alors la voici :

Est-ce que j’ai bien choisi le moment pour te l’annoncer ?

Est-ce que je t’ai dit les bonnes choses ?

Est-ce que ça aurait été différent si je te l’avais dit après une première relation sexuelle?

Pourquoi es-tu resté ?

Comment as-tu pris ta décision ?

Que ferais-tu si tu l’attrapais ?

Mets-tu ton choix en doute ?

Est-ce que tu y penses souvent ?

Et en finale : Est-ce que tu voudrais ajouter un commentaire ?

Voilà… Je crois que ça risque d’être étrange et bouleversant de parler de ce sujet aussi ouvertement - parce que oui, c’est toujours difficile d’en parler - mais j’ai vraiment hâte de connaître à fond son point de vue…

Ouiiiiiiiiiiiiii….

Et puis NON!

JE NE VOUS DIS PLUS RIEN!

Je n’en dis pas plus pour ne pas que ça fouèèèèèère….

Parce qu’à chaque fois que je vous en parle ça se termine en queue de poisson!

C’est ça!!!!

CE BLOGUE ME PORTE MALHEUR… ;-)

Alors! Chuuuuuuut!

?!?

Ah puis Ok!!! Juste un petit secret…..

C’est un superbe spécimen de la famille des moldus!

Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir!!!

Bobette nous tance depuis un bon moment: 

-   Je suis seule à faire vivre ce blog.  Mais qu’est-ce que vous foutez bordel.  Vous viendrait pas l’envie de contribuer un peu par hasard bordel de ….. )&* »()%?$ ???

Comme elle nous semonce séparément Amétys et moi, je ne sais pas ce que ma collègue d’ingratitude répond.  Mais moi je le sais pourquoi je n’écris pas :  Je n’ai rien à dire!

Vous le savez; le gros drame avec l’herpès c’est la peur de se faire rejeter et de ne plus pouvoir rencontrer un amoureux digne de ce nom.  L’autre petit problème, c’est d’avoir des crises à n’en plus finir.

Ben…….je ne veux faire chier personne avec ça mais, dans mon cas, je suis de ces chanceuses qui ont l’herpès de façon asymptomatique.  Alors exit le petit problème.  Et pour le gros drame, vous le savez si vous nous suivez depuis quelques mois, j’ai rencontré un Jules! (ici vous pouvez vous imaginer ma bouille de la façon que vous voulez et y coller un petit sourire de satisfaction un peu niais!)  Alors je peux vous raconter quoi au juste hein?  Dites-moi parce que je manque franchement d’idée.

C’est pas des blagues!  Dites-moi ce que vous voulez savoir et je vous le raconte avec humour, sensibilité, rage ou philosophie mais surtout – et prenez mes mots pour une garantie écrite- sans aucune censure.  Je suis ainsi, quand l’exhibitionnisme a été distribué, je suis demeurée coincée sous le distributeur.  L’affaire c’est que je ne sais pas quoi exhiber.  Peut-être parce que lorsque la chaine est repartie, on a du me faire sauter l’étape de l’imagination pour ne pas devenir une maniaque en puissance.  Qui sait.  N’en demeure pas moins que maintenant, Bobette, la pauvre, se retrouve seule à causer petite gale et Valtrex. C’est inacceptable!

Allez!  Demandez et je vous promets du show time!!!

J’étais décidée.  Décidée mais crispée  jusqu’au bout des cheveux.  Il m’a embrassée, fait du thé, embrassée de nouveau,  souri, rerembrassée encore et m’a dit de prendre mon temps si ça m’angoissait autant.

Finalement,  devant ma nervosité et avant que je ne mette en lambeau le Fred Poulet que je triturais comme de la pâte à modeler qu’on cherche à ramollir, il a imposé son véto. 

- Ok vas-y!  Qu’est-ce que tu veux me dire?

J’ai péniblement extirpé du fond de mes entrailles le petit laïus que je m’étais récité comme un mantra toute la journée; dans le traffic, en lisant mes rapports, en lunchant,  en courant sur le treadmill, en faisant claquer mes talons jusque chez lui et en attendant qu’il ouvre la porte.

- Hey bien, a-t-il dit surpris, je suis déstabilisé.  Pas par ce que tu as mais parce que je m’attendais tellement à autre chose. 

- Genre?

- Genre…. je sais pas……….genre j’ai la facheuse manie de croquer les pénis lorsque je deviens trop excitée par exemple.

- …………

- Mais si c’est juste ça et que mon pénis demeure intact, il n’y a aucune raison de s’en faire.   Rien pour se faire du sang de cochon anxieux et rien pour tourner les talons surtout.

- …… tu n’as pas de question?

- Qu’est-ce que je devrais savoir?

********************************************

Je suis aux anges, je n’ai pas dormi de la nuit et j’ai un vilain rhume.  La vie est belle.

Il n’était pas encore 18h00.  La soirée était embryonnaire.  L’ardoise toute propre.  Les possibilités infinies.

Amétys m’a déposée devant le restaurant où il m’avait donné rendez-vous, me libérant ainsi de mes obligations de conducteur responsable.  Comme si je savais d’avance que j’allais abuser du Syrah que je trainais avec moi.  Comme si j’avais inconsciemment décidé que ce soir là, je serais irresponsable. 

C’était notre deuxième rencontre et juste le fait  d’avoir attendu impatiemment ce moment me remplissait de joie.  Il y avait si longtemps que quelqu’un ne m’avait pas donné envie de le revoir.

Une bouteille et deux assiettes nous séparaient comme il l’avait souhaité.  Je me sentais bien.  Autant qu’on puisse l’être lors de ces rencontres.  Un peu carrée.  Mais bien. 

Plus la soirée avançait, plus le vin descendait.  Et plus il descendait, plus j’allais bien.  Trop peut-être.

On a marché jusque chez lui, enveloppés par la douceur de cette soirée d’été inespérée.  Montréal semblait transportée par un courant fébrile, surprise et enchantée par ce cadeau de Mère Nature.  Et surprise et enchantée, je l’étais tout autant.  Il y avait si longtemps que je n’avais pas moi-même vibré.

J’avais mal aux pieds dans mes petits souliers de matante tout neufs mais j’étais heureuse.  Sa voix était douce, sa présence rassurante.  Et la dernière fois où j’avais autant eu envie de suivre quelqu’un me semblait relever d’une autre vie.

Moi dans son hamac, lui sur une chaise, nous avons siroté un martini.  Puis deux.  Puis trois.  Puis j’ai arrêté de compter. 

J’avais envie de son odeur, de ses mains, de sa bouche, de sa présence.  Et noyée dans mon désir et l’alcool, j’ai arrêté de réfléchir sainement.  J’ai tourné la switch à off.  Celle du bon sens.

Il est venu me rejoindre dans le hamac. 

Le reste relève de l’intimité et des vagues souvenirs que j’ai pu sauver des vapeurs éthyliques.

J’ai brûlé toutes les étapes.  Celles qu’on doit respecter lorsque quelqu’un nous plait vraiment.  J’ai brûlé toutes les étapes normales et celles aussi qu’impose ce putain de petit intrus. 

Et me voilà avec le poids de mon secret.  Alors qu’on se connaît si peu, si mal, alors qu’on a déjà fait l’amour, alors que j’ai envie d’une troisième fois – au moins - je dois lui parler du petit merdeux qui partage la culotte qu’il a si bien visitée.

Il n’y avait pas que l’été d’hâtif ce soir là. 

Puisse cette hâte avorter de l’échec.

On vous en souhaite toute une bonne…

Amour, santé, sexe et succès…

Amétys xxx  :-D   Bobette xxx  :-P   Nitouchka xxx ;-)

Mon petit bobo…

Le blogue de trois filles bien sympathiques, Amétys, Bobette et Nitouchka, vivant chacune avec un petit coloc dans la culotte!

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